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oeuvre des partants SOMMAIRE L'OUVROIR DE RENNES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. L'OUVROIR DE RENNES Rennes, 3 juin 1921. MON RÉVÉREND PÈRE, Puisque les Annales « pleureraient l'absence de ma lettre racontant le séjour à Rennes du vénéré Directeur de notre OEuvre », je ne veux pas les faire « pleurer ».
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    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    L'OUVROIR DE RENNES. COTISATIONS PERPÉTUELLES.
    RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    L'OUVROIR DE RENNES

    Rennes, 3 juin 1921.

    MON RÉVÉREND PÈRE,

    Puisque les Annales « pleureraient l'absence de ma lettre racontant le séjour à Rennes du vénéré Directeur de notre OEuvre », je ne veux pas les faire « pleurer ».
    J'ignore complètement quel jour et à quelle heure le Père Directeur a quitté Paris ; je suis aussi bien renseignée sur son arrivée à Rennes. Evidemment j'ai des qualités de «reporter», mais pas toutes...
    Le 1er juin à 9 heures du matin, nous étions réunies près de 100 associées ou amies de l'OEuvre des Partants dans la chapelle de la Vierge miraculeuse de la basilique de Bonne-Nou-velle, pour entendre la messe célébrée par le P. Bouffanais. Les communions ont été nombreuses. Les prières paraissaient ferventes. Je dis paraissaient, j'en suis certaine. Cela se voyait à la tenue, à l'expression du visage ; cela se sentait même... On eût dit qu'un fluide de piété se dégageant du coeur des voisines passait dans le nôtre. Quoi d'étonnant! Notre OEuvre est si belle! Elle et aussi celles qui la servent doivent être regardées avec tant de faveur par Notre Seigneur !

    Après la messe, le Rév. Père nous a parlé des lépreux de Mandalay dont il a été l'aumônier. Quand Jésus voyageait sur les routes de Judée, il guérissait les lépreux; je ne sais si en Birmanie on les guérit, mais avec quel amour on les soigne.
    Ils sont plusieurs centaines, reçus dans un très vaste établissement pourvu de tout ce qui est nécessaire pour permettre à ces malheureux de passer leurs jours dans la paix. Les religieuses franciscaines missionnaires de Marie leur donnent les soins les plus dévoilés. L'aumônier leur enseigne la voie du salut qui est pour eux le seul moyen de goûter un peu de joie sur la terre et beaucoup dans le ciel.
    Après nous avoir édifiées par le tableau de cette OEuvre, le P. Bouffanais nous a parlé de la nôtre ; et comme il est fort aimable, il nous a adressé des compliments que nous nous sommes empressées de prendre pour des vérités. Il nous a rappelé une jolie phrase écrite naguère par la Présidente de l'oeuvre après un voyage chez nous : « L'ouvroir de Rennes est le plus brillant et le plus élégant de nos ouvroirs ; c'est l'ouvroir des évêques par la finesse des garnitures d'aubes, le bon goût des ornements et la richesse des antipendiums ».
    Et avec une délicatesse pleine de coeur dont toutes nous avons été charmées, il a ajouté en s'adressant à Mme R. Ober-thur, notre si aimable et si dévouée présidente :
    « En saluant ce matin la résurrection de votre ouvroir, en bénissant la divine Providence de lui avoir rendu sa splendeur d'autrefois, il est convenable, il est juste que j'adresse un hommage particulier à la vaillante et très digne chrétienne qui en est l'âme.
    « Je ne poncerai aucune parole dont sa modestie pourrait s'offenser. Mais je tiens à rappeler, pour la grande édification de tous, le bel exemple de foi et de charité qu'elle donne à cette paroisse et à cette ville. Et je dois lui redire ici mon admiration et m gratitude pour avoir, malgré des deuils récents et combien cruel, chrétiennement surmonter sa douleur et repris avec une invincible confiance la tache sainte interrompue par la guerre. Son oeuvre nous est plus chère encore depuis qu'elle a reçu la consécration suprême du sacrifice et du malheur us ne l'oublions pas, et chaque matin dans notre chapelle de la rue du Bac, devant les ossements de nos frères les Bienheureux Martyrs, nous porterons votre souvenir et celui de vos morts ; nous supplierons le Maître bien-aimé de daigner exaucer la prière ardente par laquelle nous essaierons d'acquitter notre dette de reconnaissance ».
    L'excellent Père Directeur, n'oubliant personne, a bien voulu nous dire:
    « Et vous, Mesdames, associées du début ou d'hier seulement, je vous suis profondément reconnaissant d'être venues si nombreuses nous apporter un nouveau témoignage de votre attachement à notre OEuvre. J'ai la confiance la plus entière que vous saurez maintenir les glorieuses traditions de celles qui vous ont précédées.
    « Exemple oblige aussi bien que noblesse. Grâce à vous notre
    OEuvre deviendra chaque jour plus prospère et plus belle. Vous lui gagnerez des sympathies nouvelles, et sans vous lasser, sans vous décourager, vous continuerez à en être les infatigables apôtres ».
    Ce même jour, à 2 heures de l'après-midi, les salons de Mme R. Oberthur étaient ouverts à tous les amis de notre OEuvre pour la visite de l'exposition des objets destinés à nos Partants.
    Ces objets étaient nombreux et variés ; amicts, manuterges, nappes d'autel, conopées, antependiums, chasubles, et au fond de la salle, dans un décor charmant d'orchidées et de rhododendrons, se dressaient deux petits autels sur lesquels étaient placés 1 ostensoir, 2 calices, 2 ciboires et 3 croix.
    Le Père Directeur nous a beaucoup remerciées. Oserais-je dire que nous le méritions ? Et bien, oui, j'ose.
    En répondant aux remerciements du bon Père, notre chère Présidente de Bennes lui a dit « Mon Père, je donne plus ou moins à tous les missionnaires, qui me quêtent ; mais les missionnaires des Missions Etrangères de Paris sont les seuls pour qui je travaille, voulez-vous savoir pourquoi? »
    Et comme le Père souriait silencieusement, elle a ajouté :
    « Parce que ce sont les seuls missionnaires qui m'aient dit du bien de tous les missionnaires du monde ».
    Mon rôle de reporter est terminé.
    A mon récit, permettez-moi d'ajouter pour vous, mon Père, l'expression de mes sentiments bien respectueux.
    Une associée rennaise de l' OEuvre des Parlants.

    ASSOCIÉS

    Liste des objets envoyés à Nazareth par l'ouvroir de Rennes.

    1 Christ d'adoration. 1 voile huméral.
    180 purificatoires. 16 antipendiums.
    140 amicts. 1 clochette.
    1 pale brodée. 6 pelotes de sacristie.
    127 manuterges. 3 cordons d'aube.
    78 tours d'étole. images et chromos.
    1 nappe d'autel. 3 petites croix.
    1 chasuble noire. 2 garnitures de nappes
    1 pavillon de ciboire. d'autel (filet brodé et
    5 étoles pastorales. dentelle).
    26 conopées.

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Mlle M. A. GUILLOU.
    Mme PARISOT.
    ANONYME de Toulouse.

    DONS

    En l'honneur de saint Antoine de Padoue, le jour de sa fête, une amie des missions, 200 francs.
    D'une soeur d'un missionnaire, 50 francs.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associés :
    La France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Etrangère
    Six malades. Un mariage. Plusieurs intentions parti- culières. Quatre défunts. Un travail long et difficile. Une jeune mère et son enfant. Deux examens

    1921/158-160
    158-160
    France
    1921
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