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uvre des Partants SOMMAIRE DÉPART DE MISSIONNAIRES. L'OEUVRE DES PARTANTS A AMIENS. VISITES DU P. BOUFFANAIS AUX ASSOCIÉES DE LIMOGES ET DE TOULOUSE. COTISATIONS PERPÉTUELLES. NOS MORTS. BIBLIOGRAPHIE : HISTOIRE DES CROYANCES, PAR M. F. NICOLAY, DÉPART DE MISSIONNAIRES Sont partis du Séminaire des Missions Étrangères le 21 novembre 1920 : DIOCÈSE MISSION MM. RICHARD, François..............Rennes............ KOUY-TCHEOU ANDRÉ, Georges. .............. Besançon....... THIBET
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    uvre des Partants

    SOMMAIRE

    DÉPART DE MISSIONNAIRES. L'OEUVRE DES PARTANTS A AMIENS. VISITES DU P. BOUFFANAIS AUX ASSOCIÉES DE LIMOGES ET DE TOULOUSE. COTISATIONS PERPÉTUELLES. NOS MORTS.
    BIBLIOGRAPHIE : HISTOIRE DES CROYANCES, PAR M. F. NICOLAY,

    DÉPART DE MISSIONNAIRES

    Sont partis du Séminaire des Missions Étrangères le 21 novembre 1920 :

    DIOCÈSE MISSION

    MM. RICHARD, François.............. Rennes............ KOUY-TCHEOU
    ANDRÉ, Georges. .............. Besançon....... THIBET

    L'OEUVRE DES PARTANTS A AMIENS

    Nous avons reçu d'excellentes nouvelles de notre OEuvre à Amiens. Malgré toutes les misères qui ont affligé cette ville pendant la guerre, et qui, hélas! Ne sont pas encore finies, notre Présidente, Mme Antoine, et nos Associées montrent le plus grand dévouement pour nos Partants; qu'elles en soient bénies et remerciées.

    Lettre de Mme Antoine à M. le Directeur de l'oeuvre.

    Amiens, 17 janvier 1920.

    MON RÈVÉREND PÈRE,

    L'OEuvre des Partants, à Amiens, n'est pas près de mourir, grâce à Dieu! J'espère vivement que nos chères Fidèles Compagnes de jésus aidées de leurs amies et de leurs anciennes élèves vont nous donner un solide appui. D'après votre désir, je vous envoie un compte rendu de la réunion du 20 décembre; nous en aurons une autre demain. On doit travailler 2 heures le matin, 3 heures l'après-midi; espérons que les travailleuses y seront très nombreuses et de plus en plus zélées. Bien entendu, j'apporterai à ces dames tout mon concours le plus dévoué, et je compté aussi sur celui des Fidèles Compagnes qui, pendant les seize années d'exil; avaient continué leur concours à l'OEuvre. Puissent toutes ces bonnes volontés réunies faire des merveilles pour les Partants.
    Il me reste à vous remercier, mon Révérend Père, des bonnes prières que vous voulez bien adresser pour moi et les miens, en même temps que pour nos OEuvres de charité. C'est là un grand secours dont j'apprécie, croyez-le bien, toute la valeur.



    Réunion des Associées.
    Mgr du Bois de la Villerabel 1.

    Le lundi, 20 décembre, là réunion de nos pieuses Associées eut un caractère tout particulier de solennité et de joyeuse espérance.
    C'était la première fois, après seize ans d'absence, que les Fidèles Compagnes de Jésus reprenaient contact avec l'OEuvre établie autrefois dans cette ville, pour développer le zèle de leurs amies et de leurs anciennes élèves.
    Mgr du Bois de la Villerabel, évêque d'Amiens, tint à venir féliciter Mme Antoine, la présidente, et ses dévouées collaboratrices qui, malgré tant de difficultés, ont su maintenir l'OEuvre jusqu'à ce jour.
    A 3 heures, Sa Grandeur visita l'exposition des ouvrages et remercia non seulement les zélées ouvrières, mais aussi la Société des Missions Étrangères qui, ces dernières années, a consenti à abandonner le fruit du travail au profit des pauvres églises dévastées de la Somme.
    La nombreuse assistance se rendit ensuite à la chapelle où Monseigneur, dans un éloquent discours, rappela le but et les beautés de l'oeuvre, expliquant que travailler pour les Missions, pour les Autels, pour les Tabernacles, c'est rendre à l'Enfant divin le même service que lui rendit à Bethléem sa Très Sainte Mère, quand elle l'enveloppait de langes ; c'est mériter la récompense promise dans l'Evangile : « Venez les bénies de mon Père, car j'étais nu et vous m'avez vêtu » ; c'est se rapprocher de Dieu en cultivant en soi la pensée du Beau et du Bien, puisque l'aiguille sait si bien reproduire, sous les doigts de l'artiste, le lis des champs, la rose empourprée, les grappes dorées de la vigne.

    1. Mgr du Bois de la Villerabel est maintenant archevêque de Rouen.

    En terminant, Monseigneur accorda une indulgence de 50 jours aux membres de l'OEuvre, pour chacune des réunions auxquelles elles prendront part.
    La bénédiction du Saint-Sacrement fut suivie de la bénédiction papale, accordée par Sa Sainteté Benoît XV aux Fidèles Compagnes de Jésus, à leurs amis et à leurs élèves, à l'occasion du centenaire de la fondation de leur Société, dont Amiens est le berceau.
    Puisse leur vénérable fondatrice, Mme de Bonnault d'Houet, qui avait une si tendre dévotion pour les Missions, obtenir de grandes grâces pour toutes celles qui travaillent à la belle OEuvre des Partants.

    VISITES DU P. BOUFFANAIS
    directeur de l'OEuvre des Partants,
    à nos Associés de Limoges et de Toulouse.

    Notre directeur a voulu se rendre compte par lui-même de la situation de notre chère OEuvre à Limoges et à Toulouse, remercier les Associées persévérantes que nous avons dans ces deux villes, et, autant que possible, susciter de nouveaux dévouements.
    A Limoges il a été reçu par Mlle Berthe de la Chapelle qui a recueilli l'héritage de sa cousine, Mlle Marie-Thérèse de la Chapelle, maintenant bénédictine dans un couvent de Hollande. En quittant le monde, la nouvelle religieuse n'a pas oublié notre OEuvre; elle a laissé une somme qui permet d'acheter de la toile, du coton, de la laine pour confectionner quelques-uns des objets nécessaires à nos Partants. Malheureusement, le nombre de nos ouvrières à Limoges est bien restreint, et celles qui restent se demandent parfois avec une certaine inquiétude comment elles pourront recruter des adhérentes. Notre directeur n'a point eu de peine à leur persuader que le meilleur, moyen d'en trouver était d'en chercher aujourd'hui, demain, toujours; d'en demander à Dieu dans leurs prières du matin, du soir, dans toutes leurs prières. Et alors se réalisera pour elles, ou plus exactement pour notre OEuvre, la parole du divin Maître : « Cherchez et vous trouverez ». C'est notre conviction absolue. Cherchez, Mesdames, cherchez, Mesdemoiselles, et Limoges vous donnera, par la grâce de Dieu, des Associées excellentes et nombreuses.
    Le lendemain, le P. Bouffanais était à Toulouse. Mgr Breton, le recteur de l'Institut catholique et le directeur de notre OEuvre dans la grande cité du lui midi, lui donnait la plus cordiale hospitalité.
    Mlle de la Tour-Landorthe, notre présidente, réunissait la plus grande partie de nos Associées dans cette chère chapelle de la Visitation qu'elles aiment tant et fréquentent depuis si longtemps. C'était le 3 février. La réunion commença à 2 h. 1/2 ; Mgr Breton la présida. Il présenta à l'assistance notre directeur qui, dans une allocution, pleine de piété et de sens pratique, exposa les besoins de notre oeuvre :
    « Toutes, Mesdames, vous connaissez notre double but : D'abord fournir à tous les jeunes missionnaires qui partent de chez nous leur trousseau complet (objets de culte, ornements, linge de corps); ensuite payer leur voyage de Paris à Marseille, et si les ressources le permettent, de Marseille jusqu'à leur destination en Extrême-Orient.
    « Or, avant la guerre, chaque trousseau était estimé à 1.000 fr. Maintenant, e'est au minimum 5.000 francs. Les ornements que nous payions 32 francs chacun, nous coûtent 126 francs; la toile est passée de 1 fr. 50 le mètre à 15 francs; les calices que nous pouvions avoir pour 120 francs se vendent 350 ou 400 fr.; le prix du drap, pour soutanes qui était 6 francs le mètre, oscille entre 25 francs et 30 francs. Voilà pour les ornements et autres fournitures indispensables. Quant aux voyages, vous savez dans quelle proportion le prix en est augmenté en France. Or, les compagnies de navigation ont fait comme les compagnies de chemins de fer. Et les voyages sur mer qui ne coûtaient guère que 1.000 francs à 1.200 francs, en moyenne, par missionnaire, de Marseille au port de débarquement, se montent maintenant à 5 et 6.000 francs.
    « Il est donc de toute nécessité que vous continuiez votre concours à votre oeuvre bien-aimée. Comment le ferez-vous? De quatre manières.
    « D'abord par la prière. C'est là surtout ce qui importe, le concours de vos prières, ferventes, assidues, je vous le demande très instamment. Ne l'oubliez pas : « Ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne l'accroissement : Dieu ».
    « Par le travail. Votre ouvroir a derrière lui un passé admirable qui vous a été légué en héritage. J'ai confiance que cet héritage ne sera pas amoindri.
    « Par l'aumône. Tout en soutenant les oeuvres locales, nécessaires également, et également méritoires, vous n'oublierez pas les besoins des Missions. Vous inspirerez de cet acte de charité de saint Martin partageant son manteau et en donnant la moitié au pauvre qui lui tendait la main. Vous connaissez le remerciement : la nuit suivante, Notre Seigneur apparut au charitable soldat et dit aux anges qui l'entouraient : « Bien que Martin ne soit encore que catéchumène, il m'a pourtant donné ce vêtement ». Ainsi Notre Seigneur confirmait une fois de plus la parole qu'il avait prononcée : « Ce que vous faites au moindre de mes frères, c'est à moi que vous le faites ».
    « Enfin, par la propagande. Je voudrais avoir le temps et le moyen de visiter tous les centres où l'on travaille pour nous, et redire à toutes les Associées que payer leur cotisation, c'est bien; monter un ornement, broder une pale, confectionner des nappes d'autel, c'est nécessaire, autrement l'oeuvre ne vivrait pas ; mais cela ne suffit pas : il faut nous faire connaître, dire ce que nous sommes, ce que nous faisons. Pour cela, Mesdames, votre collaboration est indispensable ; donnez-nous quelque chose de votre parole, de votre action, de votre influence. Recrutez des Associées parmi vos parentes, vos amies, parmi les amies de vos amies. Vous connaissez le proverbe presque aussi ancien que le monde : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Un abonnement de 5 francs, une cotisation de 5 francs sont peu de chose ; mais dix abonnements et dix cotisations nous donnent 100 francs. Que chacune de vous les trouve, et notre budget sera bientôt équilibré.
    « Courage donc, Mesdames, courage ! C'est mon dernier mot avec le merci très vif de notre grande reconnaissance ».

    Mgr Breton voulut bien conclure. En termes exquis, il remercia les Dames qui, malgré le mauvais temps, avaient répondu à l'invitation de Mlle de La Tour-Landorthe ; il les encouragea à travailler, à donner, et surtout à prier. « En définitive, termina-t-il, c'est la prière qui s'en va là-bas toucher les coeurs des infidèles et contribue puissamment à la diffusion de l'Évangile. C'est la graine portée à travers le désert sur l'aile du petit oiseau ; elle tombe, elle féconde le désert, et le désert devient plus petit ».

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Vte DE CHATILLON.
    Vtesse DE CHATILLON.
    Mme MAUGIN.
    Mme DE COSSÉ BRISSAC.
    M. ROGER THÉRON DES NAVINIERES.
    Mlle PUNCET, décédée.
    Anonyme (Bordeaux).
    Mme MOREAU.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associées :
    La France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Étrangères.
    Plusieurs intentions particulières. Plusieurs conversions. Cinq malades. Deux familles très éprouvées. Deux examens. Une naissance. La grâce d'une bonne mort. Une affaire importante d'où dépend l'avenir de plusieurs familles. Plusieurs défunts. Les Zélatrices et les Associées de Roubaix, Yvetot, Lorient, Nancy, Angers, Lille et toutes leurs intentions.

    1921/75-79
    75-79
    France
    1921
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