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oeuvre des partants SOMMAIRE LE P. FLEURY. AVIS. VISITE DE Mgr CASTANIÉ A NAZARETH. RÉUNION A LA CRYPTE. UN DON. NOTRE OEUVRE A LANGRES. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. Gravure : PORTRAIT DU P. FLEURY. FLEURY LE P. FLEURY ANCIEN SUPÉRIEUR DU SÉMINAIRE DES MISSIONS ÉTRANGÈRES DIRECTEUR DE L'OEUVRE DES PARTANTS Nous avons eu, il y a quelques semaines, la douleur de perdre le vénéré P. Fleury, pendant de longues années directeur de notre chère OEuvre.
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    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    LE P. FLEURY. AVIS. VISITE DE Mgr CASTANIÉ A NAZARETH. RÉUNION A LA CRYPTE. UN DON. NOTRE OEUVRE A LANGRES. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.
    Gravure : PORTRAIT DU P. FLEURY.

    FLEURY LE P. FLEURY

    ANCIEN SUPÉRIEUR DU SÉMINAIRE DES MISSIONS ÉTRANGÈRES DIRECTEUR DE L'OEUVRE DES PARTANTS

    Nous avons eu, il y a quelques semaines, la douleur de perdre le vénéré P. Fleury, pendant de longues années directeur de notre chère OEuvre.
    Il nous a quittés le 30 décembre, à la fin de cette année 1918 qui nous a apporté de si cruelles angoisses et des joies si profondes.
    Ses souffrances dataient de loin ; à voir ses épaules qui se voûtaient, sa tête qui s'inclinait, à entendre sa parole lente et embarrassée, on sentait que la vie disparaissait peu à peu. Mais pour attendue qu'elle soit, la mort de ceux qu'on aime, qu'on respecte, n'est-elle pas toujours soudaine par quelque côté. Nous nous disions : « Il s'en va ». Mais qu'il y a loin de cette parole à l'impression produite par celle-ci : « Il est parti ».
    En la fête de Noël, il avait, non sans fatigue, assisté à la messe de minuit et ensuite célébré le Saint Sacrifice. Il avait récité, avec le grand recueillement que l'on voyait en lui, surtout dans ces dernières années, le cantique d'action de grâces et d'amour : Gloria in excelsis Deo, pax hominibus bonae voluntatis ; il est allé le chanter là-haut... et jouir de la véritable paix, de celle qui n'aura jamais de fin.
    Nos Associés prieront pour lui de tout leur coeur. Il fut si dévoué à notre oeuvre ; il l'aima tant qu'il la voulut servir jusqu'à la fin.
    Nommé directeur au mois de décembre 1893, il le resta d'abord jusqu'à sa nomination de supérieur du Séminaire des Missions Etrangères en 1904, pendant onze ans. Son successeur, le P. Hinard, ayant en 1907 quitté Paris pour notre séminaire de l'Immaculée Conception à Bièvres, il reprit cette direction, malgré la lourde charge du supériorat. Et dès lors, ni les travaux et les misères des mauvais jours, ni l'âge et la maladie ne la lui firent abandonner.
    « Gardons lui, comme l'écrivait il y a quelques jours notre présidente. Mme la marquise de Laubespin, gardons-lui de cet attachement si vrai et si persévérant une très vive reconnaissance ; non seulement cet attachement est beau, comme le sont les fidélités qui ne défaillent jamais, mais il nous est un enseignement, un encouragement, un exemple à demeurer inébranlablement dévouées à notre oeuvre, à nos Partants, au cher Séminaire. Comprenons cet enseignement, et animons-nous par cet encouragement à suivre cet exemple».
    Le P. Fleury était né à Notre Dame dAvenières, Laval (Mayenne), le 3 juillet 1851. Elève du Petit Séminaire de Mayenne, du Grand Séminaire de Laval, il entra aux Missions Étrangères le 7 septembre 1871, et partit pour la mission de Pondichéry le 15 juillet 1874.
    Il y exerça successivement les fonctions de professeur au collège colonial, chef du district de Tindivanam, supérieur du Petit Séminaire, assistant du procureur. Dans ces diverses situations, il montra toujours, comme le disait son ami, le P. Fourcade, « une attention soutenue, faisant tout avec certaine perfection ».
    Rappelé au Séminaire des Missions Étrangères en qualité de directeur, il y fut principalement chargé de la procure et de l'économat, auquel on adjoignit pendant quelques années le cours d'Ecriture Sainte. Esprit clair et méthodique, servi par une imperturbable mémoire, il fut fort apprécié de ses élèves.
    Aux élections de 1896, à celles de 1898 et 1901, il fut nommé assistant du supérieur, et le 27 juin 1904 supérieur; il devait le demeurer pendant neuf ans. Quelle dure période, hélas! Celle de l'expulsion des religieux, de la fermeture de leurs maisons, de la séparation de l'Eglise et de l'Etat avec la brutale rupture du Concordat. Nous eûmes un instant la crainte de voir noire Séminaire emporté par la tempête... N'insistons pas et gardons l'espoir que ces heures sombres ne reviendront jamais.
    Ayant été frappé d'une attaque d'apoplexie, le P. Fleury redevint assistant en 1913.
    Dieu lui accorda plusieurs années pour sa préparation au suprême jugement de justice et de miséricorde. Avec quelle sollicitude il les employa ! Ses fréquentes visites au Saint-Sacrement, la ferveur qu'il y portait étaient pour tous des sujets d'édification.
    En toute vérité, il pouvait dire comme son ancien archevêque, Mgr Laouenan : « Je vous avais prié, Seigneur, de me donner le temps de me préparer à la mort, et de m'envoyer telles souffrances qu'il vous plairait pour l'expiation de mes fautes. Je sens que vous m'avez exaucé et je vous en remercie de tout mon coeur. J'ai la confiance que je chanterai éternellement vos miséricordes infinies ».

    AVIS

    En attendant la nomination du successeur du P. Fleury, le P. Delmas, Supérieur du Séminaire des Missions Etrangères, a pris la direction de l'OEuvre des Partants.

    OUVROIR DE NAZARETH

    Visite de Mgr CASTANIÉ, Évêque d'Osaka.

    Pendant le mois de novembre, notre ouvroir a reçu une visite qui nous a causé un vif plaisir. Celle de Mgr Castanié, le nouvel évêque d'Osaka, démobilisé à l'occasion de sa nomination épiscopale. Sacré à Aurillac, il y a quelques mois, Mgr Castanié repartait pour le Japon en passant par l'Amérique. Il nous a parlé avec effusion de sa chère mission vers laquelle il est si heureux de retourner. « Avant la guerre, avant la victoire, des alliés, mous a-t-il di t en terminant, de très nombreux Japonais tenaient en haute estime la force et la science de l'Allemagne ; cette admiration les éloignait de la France et certainement aussi du catholicisme. Des jeunes gens qui chaque année venaient en Europe, plus des deux tiers faisaient leurs études dans les universités allemandes, et s'imprégnaient de protestantisme et plus encore de scepticisme. La victoire que la Providence, dans son infinie bonté, nous a permis de remporter va les rapprocher de nous. Certainement, notre oeuvre d'évangélisation va devenir plus facile et plus féconde. Ensemble bénissons-en le bon Dieu de tout coeur ».

    RÉUNION A LA CRYPTE

    Lors de la réunion pour l'assistance à la messe, le 2 décembre, nos Associés ont entendu l'intéressante allocution d'un missionnaire du Japon, mobilisé, le P. G. Cesselin.
    Nous en résumons les principales idées :

    A l'époque de l'établissement des missions, il y a un demi-siècle, le catholicisme avait un long passé au Japon. Ce lui fut une cause de force et de faiblesse ; s'il y retrouvait, en effet, des milliers de ces chrétiens qui, depuis les jours de saint François-Xavier, s'étaient transmis fidèlement le flambeau de la foi, il se heurtait aussi à d'opiniâtres préjugés que le gouvernement avait, à la faveur de deux siècles de persécution, enracinés profondément dans l'âme populaire contre la religion étrangère.
    Aujourd'hui cependant, dans le sud et sur la côte orientale principalement, on trouve de nombreuses chrétientés où des écoles florissantes et d'admirables oeuvres de charité prouvent l'intensité de la vie chrétienne.
    Dans le centre, au nord, et sur la côte occidentale, les progrès sont plus lents. Les âmes viennent une à une, mais elles viennent et sont d'excellente qualité, car le Japonais, dilaté par le christianisme, forme un des êtres les plus exquis que la nature et la grâce aient jamais façonnés.
    Le terrain à cultiver est loin d'être ingrat ; par la conférence, le tract, la revue, le livre, on trouve facilement accès auprès du Japonais avide de savoir, sensible au point d'honneur, franchement maître de soi et possédant à un haut degré le sentiment de l'invisible.
    Les difficultés viennent moins du bouddhisme que du culte des ancêtres nationaux, éminemment propre à exalter un chauvinisme des plus étroits. Aux yeux des shintoïstes, conversion au catholicisme est synonyme de dénationalisation.
    On peut espérer que de concept du catholicisme va évoluer au Japon où l'on comprendra, d'après l'exemple des missionnaires mobilisés, qu'un fervent catholique peut se doubler d'un ardent patriote.
    Le P. G. Cesselin a ensuite raconté la conversion d'un jeune homme de la haute société japonaise, dont nous avons l'intention de donner dans un de nos prochains numéros le récit détaillé.

    DON

    Notre oeuvre a reçu, il y a quelque temps, d'une personne qui n'a pas dit son nom, un don de 140 francs.
    Nous remercions vivement la généreuse bienfaitrice et nous l'assurons de nos prières et de celles de nos missionnaires.

    NOTRE oeuvre A LANGRES

    Nous recevons de notre excellente zélatrice de Langres ré compte rendu suivant, que nous sommes heureux de publier, en exprimant le vif désir de recevoir également quelques lignes de nos autres zélatrices. Ces nouvelles de l'état de notre OEuvre dans nos centres provinciaux apportent avec elles intérêt et encouragement ; elles font connaître à toutes nos Associées ce qui se passe ailleurs que chez elles ; et il est si bon, si doux, si réconfortant de savoir que des dévouements s'unissent aux nôtres, et que des prières semblables aux nôtres montent vers le Ciel pour l'OEuvre de l'Apostolat si chère au coeur de Notre Seigneur.

    MONSIEUR LE DERECTEUR,

    Nous avons perdu, en cette année 1918, deux associés ; M. le chanoine Garnier et Mme Ragoût.
    Six personnes ont bien voulu remplacer les disparus, ce qui porte à trente-trois le nombre de nos associés dans notre petite ville. Je voudrais bien que ce nombre augmentât ; mais les oeuvres lourdes se multiplient plus que jamais...
    Remercions Dieu de trouver encore des âmes qui continuent à l'OEuvre des Partants l'offrande de leur sympathie et de leur obole. Elles se recommandent aux prières des chers missionnaires, et surtout des nouveaux partants, et prient Dieu de vous envoyer des ouvriers pour remplacer ceux qui ont disparu pendant les terribles années que nous venons de passer.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associés la France, le Souverain Pontife, la Société dès Missions Etrangères, nos missionnaires, nos séminaristes soldats, de nombreux réfugiés français et belges. Un officier supérieur et son régiment. Les associés de Lamballe. Plusieurs défunts. Dix militaires. Cinq prêtres. Une carmélite. Naissance vivement désirée. Nombreuses intentions particulières. Grâce particulière. Actions de grâces.

    1919/43-46
    43-46
    France
    1919
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