Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

oeuvre des partants

oeuvre des partants SOMMAIRE ALLOCUTION DE SA S. G. Mgr DEMANGE. VENTE DE CHARITÉ. COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. RÉUNION MENSUELLE Le 1er mars, les dames de l'OEuvre des Partants ont tenu leur réunion mensuelle dans la crypte du Séminaire des Missions Etrangères. Elles ont eu, cette fois, le plaisir d'y entendre la parole du Vicaire Apostolique de la mission de Taïkou (en Corée).
Add this
    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    ALLOCUTION DE SA S. G. Mgr DEMANGE. VENTE DE CHARITÉ. COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    RÉUNION MENSUELLE

    Le 1er mars, les dames de l'OEuvre des Partants ont tenu leur réunion mensuelle dans la crypte du Séminaire des Missions Etrangères. Elles ont eu, cette fois, le plaisir d'y entendre la parole du Vicaire Apostolique de la mission de Taïkou (en Corée).
    Sa grandeur Mgr Demange, de passage en France, a tenu à remercier toutes ces dames à qui nos missions doivent tant. Mais beaucoup d'entre elles sont semées aux quatre coins de notre chère France. Aussi, Sa Grandeur ne m'en voudra pas si je donne à son allocution, destinée a un petit cercle intime, la publicité de nos Annales, qui comptent parmi leurs lectrices de nombreuses associées. Elle seront aussi heureuses que leurs soeurs parisiennes d'entendre la parole apostolique de l'évêque missionnaire.

    C'est pour moi, Mesdames, une joie profonde et une faveur très appréciée d'offrir, pour la chère OEuvre des Partants, une des premières messes, que je célèbre à Paris, pendant le bref séjour que je viens faire en Europe.
    Il y a vingt-deux ans (et il me semble que c'était hier), dans cette même crypte, nous vous disions un adieu que tous nous croyions sans retour. Dans notre Société, on ne revient en France que malade ou évêque. Puisque les intérêts des missions m'y rappellent, j'accepte, avec les charges de ce retour momentané, les joies qui y sont jointes ; celle de vous redire les sentiments, que tous les missionnaires professent pour votre belle oeuvre, en est une des plus douces.

    Nazareth est pour le missionnaire une des dernières visions de la Patrie, vision chère et persévérante, soit dans nos modestes chapelles, soit sous le chaume des trop pauvres paillottes dont nous faisons, une ou deux fois par an, le palais du Dieu descendu parmi nous, lorsque nous retirons du panier en osier, sacristie ambulante, les ornements pliés que nous tenons de vous. Votre souvenir, mesdames, traverse, comme un souffle rafraîchissant, la lourde atmosphère du local trop petit, et, quand arrive la mémoire de ceux que nous aimons, il est là, à sa place.
    En près d'un quart de siècle, plusieurs de nos chères bienfaitrices ont passé du mémento qui précède la consécration à celui qui la suit. C'est pour nous un doux devoir de leur être fidèles. Ce devoir, nous le remplissons, sans tristesse. Celui qui est la Vérité n'a-t-il pas dit qu'il ferait, de la mort, pour ceux qui l'auront vêtu dans les siens, la porte du séjour de l'éternel bonheur ?
    A ce souvenir qui m'est commun avec mes confrères de nos trente-cinq missions, s'en ajoute un qui m'est particulier.
    Aux débuts de mon épiscopat, qui sont ceux du vicariat de Taïkou, vous avez voulu, mesdames, être au chevet de la mission naissante.
    Sous l'épiscopat, heureusement long et béni par Dieu, de mon vénéré et très cher ancien père, Mgr Mutel, la ruche dont il était le chef était devenue trop petite ; un essaim fut envoyé dans le Sud.
    Pour construire la ruche nouvelle, ne pas ralentir le travail commencé et l'intensifier si possible, on chargea mes épaules de trente-six ans d'un fardeau disproportionné. Si pour tout le reste, je n'avais qu'à laisser se continuer le mouvement si bien donné, l'établissement de ce qui constitue l'organisme d'une mission distincte était mie vraie création, puisque créer c'est faire de rien.
    Dieu seul est créateur, mais Il a voulu qu'on ne s'adressât jamais en vain à celle que nos Coréens appellent la « Sainte Mère Maman ». Le premier dimanche de mon séjour à Taïkou, dans la petite chambre de la maison coréenne que j'avais louée, je rédigeai le voeu qu'ont publié vos Annales.
    La place que tient Notre Dame de Lourdes à l'OEuvre des Partants est connue de tous, et vous fûtes les premières parmi les âmes généreuses dont l'Immaculée voulut faire ses instruments.
    Le 13 octobre 1918, eut lieu à Taïkou une fête inoubliable. On célébrait, par la bénédiction solennelle de la grotte, la réalisation du voeu de 1911. Vos annales ont eu la primeur des comptes rendus de cette belle cérémonie, origine d'un pèlerinage qui continue.
    Personnellement j'ai retiré de ce contact avec l'action miraculeusement protectrice de la Bonne Mère une confiance, peu méritoire, car les bienfaits reçus sont garants de ceux que j'attends encore, mais bien nécessaire dans les conditions actuelles surtout. Notre Dame de Lourdes continuera, j'en suis sûr, à remplir son rôle d'économe si nous l'en prions. C'est pourquoi je sollicite ce secours de vos prières.
    Grâce à Marie nous avons les bâtiments indispensables, solides surtouts et mêmes beaux, le goût ne coûtant généralement pas par lui-même. En huit ans ! C'est assurément un résultat bien capable d'exciter ma gratitude et je n'ai garde d'y manquer ; toutefois cette façade ne doit pas faire illusion sur l'état réel des oeuvres de la nouvelle mission. Les constructions sont la condition indispensable des oeuvres, mais ne sont que cela.

    Votre si bienveillante attention m'autorise, Mesdames, à vous développer ma pensée.
    Une intervention surnaturelle de la Reine du Ciel est à obtenir encore : si faire de rien est un miracle, c'en est un autre de joindre un budget dont les deux éléments s'écartent violemment.
    La vie a plus que triplé en Corée ces dernières années ; or les ressources, par suite du change, ont suivi la même progression, mais en sens contraire, c'est-à-dire que l'argent de France rendu chez nous est réduit de plus de moitié. Plus de dépenses, moins de ressources ; c'est la situation de toutes nos missions. Elle est peut-être plus aiguë dans une mission neuve qui, sur neuf ans d'existence, n'en a eu que trois avant le cataclysme dont nous souffrons tous et qui, jusqu'ici a dû mettre la presque totalité des secours dans la brique, et le mortier.
    Vous qui connaissez, Mesdames, la constitution de la Société des Missions Etrangères, vous savez que notre méthode d'apostolat, approuvée par le Saint Siège depuis trois cents ans, est admirablement définie dans le triple but que nous devons poursuivre : Etablissement d'un clergé indigène, formation chrétienne des néophytes, conquête des infidèles.
    Au début de la mission j'avais six petits latinistes ; le dernier exercice, notait soixante-huit séminaristes grands et petits au séminaire de Saint Justin, à Taïkou. J'ai ordonné deux nouveaux prêtres la veille de mon départ ce qui porte à sept le nombre de nos collaborateurs Coréens. La rentrée de septembre prochain nous fera probablement dépasser le nombre de quatre-vingt séminaristes. J'ai trouvé des âmes généreuses et saintement habiles dans la gestion de leurs finances célestes qui ont fait sur la banque du Ciel le meilleur placement, en pensant à leurs enfants. Elles ont versé le capital qui, placé en rizières, constitue une bourse perpétuelle, c'est-à-dire, assurant à perpétuité, environ tous les douze ans, un nouveau prêtre. Autrefois 3.500 francs suffisaient à ce capital ; en escomptant la diminution vraisemblable du prix des terrains et de la vie, il faut au moins 5.000 francs aujourd'hui. Mais si l'on trouve des bourses pour séminaristes, on ne trouve pas des bourses pour prêtres, de là l'angoisse de l'évêque qui se demande comment il assurera l'existence des prêtres qu'il ordonne. La Bonne Mère seule peut résoudre cette question insoluble.
    La formation chrétienne des fidèles dépend du travail des missionnaires. Vous connaissez trop bien en quoi consiste leur vie pour ne pas ignorer qu'elle exige une santé qui ne peut être maintenue que si un maximum de privations n'est pas dépassé. Presque tous ont dû vendre leur cheval, c'est une économie nécessaire qui se paie d'une aggravation de fatigue. Vous savez également, Mesdames, le chiffre de leur viatique, qui, réduit par le change, ne leur donne guère que la paie d'un domestique. Augmenter ce viatique, et fournir celui des prêtres indigènes que la Propagation de la Foi ne prend pas à sa charge, incombe encore à la mission, or la mission ne le peut pas. Encore un embarras que, seule, la Bonne Mère peut faire cesser.
    Enfin la conversion des infidèles ramène encore, hélas ! Une préoccupation du même genre. Ce n'est, certes, pas l'argent qui convertit, sans quoi l'or protestant qui alimente si largement l'hérésie venue après les persécutions pour moissonner sur cette terre arrosée de tant de sang des nôtres, ne nous laisserait rien à récolter ; mais l'argent permet d'envoyer aux païens des catéchistes. On ne peut exiger qu'ils parcourent en même temps les villages païens et soient dans leurs rizières pour y trouver leur vie matérielle. A ce point de vue nous n'avons rien pu faire et, jusqu'ici, le missionnaire, pêcheur d'hommes, ne prend que ceux qui viennent d'eux-mêmes chercher l'hameçon, sans pouvoir jeter le filet au large. Et pourtant nous avons tant d'indices qui nous permettent de croire, à la pêche abondante si nous pouvions la pratiquer.
    Il y a huit ans une de nos trop rares baptiseuses, qui ne recevait que quelques paquets d'aiguilles et de fil, prétexte à son commerce spirituel, arrive dans un village où jamais le nom de Jésus n'avait été prononcé depuis que la neige en couvre chaque hiver les montagnes.
    Elle entre dans la partie de la maison réservée aux femmes, un enfant gît sur la natte et l'oeil exercé de la baptiseuse découvre qu'il n'a plus que quelques heures à vivre. Elle s'approche. « Oh, dit-elle, comme ce pauvre petit a la tête brûlante, donnez-moi un peu d'eau et de ouate, je rafraîchirai son front ». La mère a suivi les mouvements « Que venez-vous de faire ? dit-elle, rafraîchir la tête du bébé est un prétexte : pendant que vous laviez le front, j'ai vu vos lèvres remuer ; que signifie cela ? » Confuse de ce qu'elle croit une maladresse, la chrétienne s'explique franchement. « Comment ! s'écrie la mère irritée, vous connaissez le moyen d'aller au ciel après cette misérable vie, et vous le cachez ! Ce petit ira, c'est bien, mais j'en ai quatre autres ; pourquoi n'iront-ils pas eux aussi ? Et moi ? Et mon mari ? Quand on possède un tel trésor est-il permis de le cacher ? » On réunit les voisines puis les voisins... Deux ans après ce village devenait, non seulement une station, mais le centre d'un nouveau district. C'est le premier prêtre indigène que j'ai ordonné qui y travaille maintenant avec succès.
    Cet exemple, entre beaucoup d'autres, fait voir qu'il n'est pas téméraire d'espérer de nombreuses recrues pour le royaume des Cieux quand le royaume des Cieux leur sera connu. Pourrai-je jamais, hélas, réaliser mes plans pour l'envoi des catéchistes ? Et pendant ce temps les âmes se perdent.
    Ces attristantes réflexions m'abattaient au début, maintenant elles m'affligent seulement. Je sais, par une expérience qui m'interdit la défiance, que l'on obtient tout de Notre Dame de Lourdes, patronne de Taikou ; tout en faisant connaître nos besoins, afin que ceux à qui elle l'inspirera se fassent nos bienfaitrices, je poursuis surtout le but de me procurer des aides dans les prières que je lui adresse.
    Pour cela, Mesdames, je le sais, je puis compter sur vous. Quand vous prierez devant la Grotte de la rue de Babylone vous vous laisserez transporter par la pensée un instant devant celle de Taïkou et, en union aux Coréens et Coréennes qui y viennent chaque jour, vous prierez la « Sainte Mère Maman » pour l'extension du règne de son Fils sur cette terre arrosée de tant de sang et si digne d'intéresser les heureux fidèles des pays chrétiens.

    VENTE DE CHARITÉ.

    Les misères à secourir dans notre chère France sont déjà si nombreuses qu'on hésite à faire appel à la charité pour l'étranger. Mais l'OEuvre des Partants est-elle bien destinée à secourir l'étranger ? Sans compter que toute l'Eglise catholique ne forme qu'une même famille, c'est bien les Français qui travaillent et qui peinent au milieu des païens que nous nous efforçons de secourir en leur fournissant les armes dont ils ont besoin pour conquérir des âmes à Jésus. En ce moment, le besoin s'en fait d'autant plus sentir que la situation de nos missionnaires en Extrême-Orient est très précaire. La vie chère y sévit, en effet, comme en Europe. Par contre, la chute de la valeur d'achat du franc et de la lire, provenant de nombreuses raisons qui ont motivé le change déplorable que l'on connaît, réduit dans des proportions inquiétantes les ressources de l'ouvrier apostolique. Aussi, c'est un appel plus pressant que jamais que nous lançons aux amis de l'OEuvre des Partants. Nous les invitons à venir nombreux à notre vente annuelle de charité, qui se fera, comme par le passé, au siège de l'OEuvre, au numéro 26 de la rue de Babylone, le 28 et le 29 avril.
    Que Dieu récompense tous ceux qui auront à coeur de participer de la sorte à l'extension de Son Règne parmi les peuples infidèles.

    COTISATIONS PERPÉTUELLES.

    Mlle AUGRY.
    Mme VANCOSTEU LAVERGNE (décédée).
    Mlle C. de PIREY.
    Mlle M. de PIREY.
    Mlle L. de PIREY.
    Mlle J. de HENDERYCKSEN.
    M. J. BOUDALOUX.
    Anonyme (en l'honneur de N.-D. de Lourdes et de St Adolphe).

    RECOMMANDATIONS

    Une guérison. Une naissance. La réussite d'une affaire importante. Une malade. Une action de grâce. Les défunts d'une associée. Une intention particulière. Plusieurs intentions. Deux conversions. La grâce d'une bonne mort. Plusieurs grâces spirituelles et temporelles. Une personne très affligée. Les associés de Roubaix et leur zélatrice. La santé de deux mères de famille. L'âme de 9 jeunes gens et leur persévérance. Les associés de Dunkerque. Plusieurs associés et leurs intentions. Plusieurs malades. Plusieurs intentions particulières. Un prêtre et son ministère. L'union et la paix dans une famille. Une conversion. L'avenir d'un jeune homme. La piété dans un ménage. L'union dans une famille. Une mère et sa fille.
    1920/379-382
    379-382
    France
    1920
    Aucune image