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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE Mgr AMETTE A L'OEUVRE DES PARTANTS. — COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS. — NOS MORTS. S. G. Mgr AMETTE A L'OEUVRE DES PARTANTS
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    Oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    Mgr AMETTE A L'OEUVRE DES PARTANTS. — COTISATIONS PERPÉTUELLES.

    RECOMMANDATIONS. — NOS MORTS.

    S. G. Mgr AMETTE A L'OEUVRE DES PARTANTS

    Le 1er mai dernier, S. G. Monseigneur l'archevêque de Paris a bien voulu venir célébrer la sainte messe à la crypte de l'église de notre Séminaire, lors de la réunion mensuelle de nos Associés. Il a dans une touchante allocution, dont malheureusement nous n'avons pas le texte intégral, exposé le bien fait par l'oeuvre et les mérites acquis par les Associés. Quelle qu'imparfaite que soit la reproduction de ses paroles, nous pensons que ceux de nos Associées qui ne les ont pas entendues seront contents de lire ce que notre mémoire a pu retenir.

    MESDAMES,

    Je suis heureux de venir aujourd'hui vous bénir et bénir en même temps l'OEuvre des Partants que j'aime et qui étend ses bienfaits jusqu'en Extrême-Orient ; car on peut dire de votre oeuvre ce qu'on dit à la sainte Messe : aequum et salutare.
    L'oeuvre à laquelle vous coopérez, Mesdames, est très grande. En préparant aux Partants les menus objets dont ils ont besoin dans les pays infidèles qu'ils vont évangéliser, vous coopérez à l'oeuvre du Christ, et pour les missionnaires, c'est une consolation de savoir qu'on s'intéresse à eux. Qui aidez-vous ? Vous aidez le Christ lui-même ; vous imitez les saintes Femmes qui suivaient Notre Seigneur au moment de sa Passion et celle qui, de tous temps, même aux temps apostoliques, aidaient et suivaient les apôtres dans leur ministère.
    AEquum et salutare, votre oeuvre est juste et salutaire. Il est juste que vous aidiez le missionnaire ; en effet, s'il est bon d'aider le pauvre et de donner votre obole au mendiant que vous rencontrez, à combien plus forte raison quand il s'agit du missionnaire qui est pauvre d'une pauvreté sublime. Le missionnaire est un homme qui a tout quitté pour Jésus et qui s'est dépouillé de tout pour suivre son divin Maître, à tel point qu'on peut presque dire de lui « qu'il n'a plus une pierre où reposer sa tête ».
    Le missionnaire abandonne tout ; il quitte sa patrie, son village natal, le clocher qui a abrité son enfance, l'église à l'ombre de laquelle il a grandi ; il quitte sa famille, un vieux père, une vieille mère qu'il laisse éplorés, et qu'il ne reverra plus. N'allez pas dire qu'il a le coeur endurci et qu'il ne souffre pas de ses séparations ; car s'il parvient à refouler ses larmes, ses larmes qui lui brûlent le coeur, et s'il impose de rudes sacrifices à ceux qu'il aime, soyez sûres que c'est lui qui en a la plus large part. Il quitte sa patrie, la vie de famille, ses amis, ce qui l'attachait à la terre et faisait son bonheur, il quitte tout ; et cela non pour quelques années seulement mais pour toujours et sans espoir de les revoir jamais ; car le missionnaire s'en va avec la résolution de ne plus revenir, d'user sa vie jusqu'au bout et de mourir à la tâche.
    De plus il ne part pas pour faire fortune : il habitera des contrées où il sera méprisé, dédaigné, persécuté ; il aura à apprendre une langue ardue ; il devra se former à des coutumes qu'il ne connaissait pas ; et en cela il n'a qu'un but, faire connaître la vérité dont il est possesseur. Il ne part pas pour acquérir de la gloire, car une fois éloignée, ou ne parlera plus de lui. On parlera des médecins qui se sont dévoués aux pestiférés ; on parlera des officiers qui ont fait quelqu'action d'éclat, mais le missionnaire, dont toute la vie n'est qu'un acte d'héroïsme, on n'en parlera pas ; et son nom ne sera pas cité dans les journaux. A peine verra-t-on de temps en temps sa signature au bas d'une lettre insérée dans les Annales des Missions et ce sera tout. Eton a bien raison de ne pas parler de lui, car il ne désire qu'une chose : être inconnu des hommes et dépenser sa vie pour Dieu.
    Le missionnaire quitte les joies les plus légitimes et les plus pures : en retour que trouve-t-il? Les labeurs incessants et la souffrance sous toutes ses formes, souffrances du corps, souffrances de l'âme, souffrances du coeur. Il est éprouvé par un climat auquel il n'était point fait, une nourriture malsaine, des fatigues continuelles, des maladies de toutes sortes. Dans son âme il souffre de voir ces foules immenses d'infidèles, et de son impuissance à les amener au bercail ; bien souvent le résultat obtenu ne répond pas à ses efforts et c'est sa plus grande peine. Il voudrait faire rentrer dans l'Eglise ces milliers de païens qui l'entourent ; il se sent en possession de la vérité, il voudrait la répandre à pleines mains et il ne rencontre qu'un nombre restreint de bonnes volontés. Sa vie toute entière se passe à lutter contre la dureté des coeurs. Et quand, après de longues années d'efforts, il arrive à avoir un petit noyau de chrétiens, parfois la persécution surgit et détruit tout. L'apôtre voit ses chrétiens massacrés ou dispersés, son église brûlée ; lui-même est arrêté, enfermé dans des prisons infectes où il est dévoré par la vermine ; il doit subir tous les tourments et parfois il est mis à mort.
    Voilà, Mesdames, ce qui attend le missionnaire, le martyre, ou au moins une mort prématurée, car, d'après les statistiques, on calcule qu'un jeune homme qui s'en va à la fleur de l'âge et en bonne santé, abrège sa vie d'un tiers : le Partant n'y pense même pas.
    Il est donc juste et salutaire, Mesdames, que vous aidiez les ouvriers évangéliques : salutaire pour les païens, car sans les ressources que vous envoyez, le missionnaire pourrait peu de choses ; salutaire pour vous-mêmes, car en donnant la nourriture au prophète, vous avez droit à la récompense du prophète ; et après votre mort vous serez heureuses d'avoir coopéré à l'oeuvre de Dieu, car Dieu vous rendra au centuple le bien que vous aurez accompli. Ainsi soit il.

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Rev. T. MURPHY, à Boston.
    Mme DE LOMAS.
    M. GRANDJEAN (En souvenir de).
    Mme MESNY.
    Mlle JOSÉPHINE DROT.
    Mlle VIRGINIE AUVRAY.

    RECOMMANDATIONS ET ACTIONS DE GRACES

    Nous recommandons aux prières de nos associés : la France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Etrangères, nos Séminaristes soldats.
    Plusieurs premières communions. — Quinze malades. — Des associations demandant des prières pour des intentions particulières. — Un jeune homme dans une situation malheureuse. — Les associées d'Aubenas et surtout la bonne tricoteuse de 80 ans. — Un père et ses trois fils. — Dix examens. — Une situation difficile. — L'avenir d'un jeune homme. — L'avenir d'une demoiselle. — La grâce d une bonne mort. — Les intentions d'une zélatrice.
    Deux actions de grâces.

    1911/221-223
    221-223
    France
    1911
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