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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE CHRONIQUE DE L'OEUVRE : UNE PERLE SUR LA GRAND ROUTE. - PAIN DE SAINT ANTOINE. - RECOMMANDATIONS. - Nos MORTS. CHRONIQUE DE L'oeuvre
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    Oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    CHRONIQUE DE L'OEUVRE : UNE PERLE SUR LA GRAND ROUTE. - PAIN DE SAINT ANTOINE. - RECOMMANDATIONS. - Nos MORTS.

    CHRONIQUE DE L'oeuvre

    Il nous souvient qu'à cette époque de l'année nous nous sommes, à différentes reprises, trouvé assez embarrassé pour insérer quelque chose sous cette rubrique. Grâce à la dévouée Trésorière de l'CEuvre, la marquise de Laubespin, nous n'éprouvons pas cette fois pareil embarras; en effet, elle nous a envoyé l'intéressante nouvelle qui va suivre et qu'elle-même a intitulée :

    Une perle sur la grande route.

    Ce n'était pas une des grandes routes de Ceylan, le pays des perles, assurent les voyageurs, que parcourait ma pauvre petite perle, mais une route isolée de nos montagnes serpentant à travers de grands bois sombres et sévères. Elle avait huit ou neuf ans, dix peut-être... elle ne le savait pas au juste. On l'avait appelée Mariette, mais elle disait : Ce n'est pas mon nom, et quand on lui demandait quel il était, elle répondait : Je n'en sais rien!
    D'où venait-elle? Elle-même l'ignorait et se souvenait seulement que, toute petite, elle demeurait dans une pauvre mansarde ouvrant sur une rue étroite et obscure. Avec elle; il y avait une femme qui souvent la battait; souvent aussi elle avait faim! Un jour, cette femme l'avait conduite sur une grande place couverte de gens qui riaient-et menaient grand bruit, et tandis qu'elle admirait le paradis des enfants et les chiens savants, elle avait été abandonnée.

    NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1898. - N° 6.

    Elle avait beaucoup cherché, criant et pleurant, puis elle s'était endormie sous un banc; la police l'avait recueillie et placée dans un orphelinat. Bientôt un cultivateur l'avait prise à son service : elle gardait les moutons. Un peu sombre, on disait sournoise, elle parlait rarement, et le soir, ses brebis enfermées, elle s'en allait chez les Soeurs du village avec ses compagnes, mais elle s'asseyait à l'écart, écoutant de loin les histoires qu'une humble et pieuse religieuse racontait.
    Elle l'avait entendu parler des mères qui jetaient ou vendaient leurs enfants, et son coeur de petite abandonnée s'était ému. On avait dit aussi que des prêtres généreux s'en allaient au loin pour sauver ces enfants et qu'il les fallait aider. Cette fois encore elle avait tressailli et presque désiré de pouvoir crier merci à ces prêtres-là. Elle avait vu ses compagnes faire des chaussettes pour eux ; mais elle, enfant indomptée de l'air libre, n'avait jamais voulu se soumettre au travail. Elle avait brisé ses aiguilles et ne savait guère tricoter, et puis elle n'avait pas de laine et elle était trop timide ou trop farouche pour en demander, et pourtant...
    Alors elle prit un de ses bas, et lentement, avec mille précautions. elle en défit la trame ; elle chercha ensuite les débris de ses aiguilles, les redressa et se mit à l'ouvrage. Ce fut long, mais le temps lui avait paru bien court; c'était mal fait, mais son travail lui sembla merveilleux, et, le coeur tout gonflé d'émotion, elle l'apporta à la bonne soeur, un peu hésitante pourtant et se demandant s'il serait agréé.
    Aussi de quelle joie fut-elle remplie, quand en échange on lui confia une grosse pelote de coton pour continuer son oeuvre.
    Les anges du ciel souriaient sans doute à ce bonheur enfantin, et moi, qui vous le raconte, je souris aussi, mais je crois bien qu'une larme se mêle à mon sourire.

    PAIN DE SAINT ANTOINE

    PAIN DES APOTRES

    Vingt francs, promesse faite à saint Antoine qui a guéri mon petit enfant, lui a rendu le sommeil perdu et a remis son estomac malade.

    Je vous prie de vouloir bien agréer une petite obole, un mandat-poste de 2 francs, pour l'OEuvre des Partants, en l'honneur de saint Joseph et de saint Antoine de Padoue, en actions de grâces d'un procès gagné dans des circonstances difficiles.

    Mme D... m'a chargée, de la part d'une de ses connaissances, de vous remettre 5 francs pour le pain de saint Antoine, oeuvre des Partants.
    Cette personne, en parcourant le Bulletin, fut frappée de la puissance de ce pain des Partants. Elle avait depuis longtemps une affaire pécuniaire qui la tourmentait beaucoup. Elle fait une promesse à saint Antoine, et dès le lendemain, elle apprend qu'elle a gagné sa cause ; elle est ravie.
    Elle est préoccupée d'une autre affaire bien plus importante et presque perdue ; elle dit que si elle gagne cette fois encore, elle enverra en conséquence une forte somme pour le pain de saint Antoine, pain des Apôtres.

    Reconnaissance à saint Antoine pour deux grâces obtenues (un billet de 50 francs accompagnait ce mot de religieuse gratitude).

    Cinq francs, reconnaissance à saint Antoine de Padoue pour une grâce spirituelle obtenue par son intercession, et pour des objets retrouvés.
    Grand saint Antoine, je viens vous demander de m'obtenir la grâce que je sollicite près du bon Dieu. Je vous en prie, aidez-moi. Pour vous remercier, je m'engage à vous donner chaque semaine et pendant un an, à dater du jour où vous m'aurez obtenu cette grâce, 50 centime pour le pain de vos pauvres.

    Je promets 5 francs pour le pain de saint Antoine, si mon frère. obtient sa guérison.

    Je m'adresse à saint Antoine de Padoue, afin qu'il vienne en aide à mes chers parents et qu'il leur obtienne une entière réussite dans le commerce entrepris par eux pour notre avenir. A cette intention, je remets 2 francs pour le pain des pauvres.

    Une personne menacée de paralysie a fait remettre Io francs pour le pain des Apôtres. Elle demande aux associés de l'OEuvre des Partants de vouloir bien prier en union avec elle pour sa guérison et pour celle d'un de ses neveux, lui aussi bien souffrant.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos associés l'Église, la France, le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes soldats, la Société des Missions-Étrangères.
    Une jeune fille malade. Une affaire très importante. Un mariage. Une oeuvre et le choix d'une personne pour la diriger. Un médecin gravement malade. L'examen d'un jeune homme. Une mère affligée qui ne peut se consoler de la mort de son fils. Une famille et toutes ses intentions. Deux curés et leurs paroissiens. Six jeunes
    gens. Une première communion. Deux mariages. Deux jeunes filles souffrantes. Une conversion. Le rétablissement d'une santé. Une orpheline, son avenir. La situation d'une dame âgée. Plusieurs conversions. Plusieurs familles. Plusieurs défunts. Une action de grâces à Notre-Seigneur. Deux petits enfants malades. Les études et les examens d'un jeune homme. Les études et la première communion d'un enfant. Les études et la première communion d'une petite fille. La conversion d'une jeune fille. L'heureuse issue d'une affaire temporelle d'assez grande importance. Un examen. Un jeune séminariste de Nancy. Les intentions d'une personne qui souffre de grandes peines intérieures.
    1898/277-279
    277-279
    France
    1898
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