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oeuvre des partants SOMMAIRE AUX ASSOCIÉES DE L'oeuvre DES PARTANTS. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. CHRONIQUE DE L'oeuvre. COTISATIONS PERPÉTUELLES. PAIN DE SAINT ANTOINE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. AUX ASSOCIÉES DE L'oeuvre DES PARTANTS Sous les plis bien-aimés du Drapeau de la France Il nous faut aujourd'hui marcher tambour battant. Mon Dieu, ce sont des jours d'épreuve et de souffrance, Mais nous souffrons pour vous et nous vous aimons tant! C'est noble, grand et beau que d'aimer sa Patrie
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    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    AUX ASSOCIÉES DE L'oeuvre DES PARTANTS. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. CHRONIQUE DE L'oeuvre. COTISATIONS PERPÉTUELLES. PAIN DE SAINT ANTOINE.
    RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    AUX ASSOCIÉES DE L'oeuvre DES PARTANTS

    Sous les plis bien-aimés du Drapeau de la France
    Il nous faut aujourd'hui marcher tambour battant.
    Mon Dieu, ce sont des jours d'épreuve et de souffrance,
    Mais nous souffrons pour vous et nous vous aimons tant!

    C'est noble, grand et beau que d'aimer sa Patrie
    Mais la plus belle cause est la cause de Dieu!
    Nous sommes ses soldats; ô ma France chérie,
    Malgré tout notre amour nous te dirons adieu.

    Nous avons pris Jésus pour notre Capitaine,
    Nous avons tous juré de marcher sur ses pas.
    Nous partirons bientôt pour la rive lointaine
    De l'Orient sanglant d'où l'on ne revient pas.

    Plusieurs de nos aînés, vaillants missionnaires,
    Sont cette année encor tombés au Champ d'Honneur,
    Aussi pour convertir leurs bourreaux sanguinaires
    Le Christ a-t-il besoin de plus d'un moissonneur.

    Du beau jour du Départ quand verrons-nous l'aurore
    Pour aller remplacer tous ces saints pionniers?
    Maintenant, sous les plis du drapeau tricolore
    Nous sommes pour longtemps retenus prisonniers.

    Lorsqu'il faudra partir pour les lointaines terres,
    Ainsi que du bon Dieu les fidèles oiseaux,
    Rien ne nous manquera, car nous avons des mères
    Et de petites surs qui filent nos trousseaux.

    Mères, surs des Partants, aimables ouvrières,
    Anges venus du Ciel qui travaillez pour nous,
    Ils redisent vos noms dans leurs humbles prières
    Tout en portant le sac vos chers petits pioupious.

    Bénissez, ô Jésus, nos saintes Bienfaitrices,
    Et leur travail fini, pendant l'éternité
    Pour les récompenser de tous leurs sacrifices
    Placez au Paradis ces Anges de Bonté!

    UN ASPIRANT SOUS LES DRAPEAUX.

    Départs de Missionnaires

    SONT PARTIS DU SÉMINAIRE DES MISSIONS ÉTRANGÈRES

    Le 24 octobre 1900

    MM. Diocèses Missions
    LAMBERT Louis Angers Malacca
    GUILLOU Yves Quimper Cochinchine occid.
    CHAMBON Jean Clermont Hakodaté
    HÉBRARD Ferdinand Agen Toukin occidental
    CROCQ François Marie Rennes Kouang-si
    THIÉBAUD Charles Saint-Dié Hong-kong
    QUENTIN Léon Coutances Laos
    CHAUVIÈRE Gaston Luçon Tonkin occidental

    Le 14 novembre 1900

    PROVOST Frédéric Angers Birmanie méridionale
    BURGUIÈRE Joseph Rodez Laos
    DANIEL François Saint-Brieuc Pondichéry
    CHANAL Henri Le Puy Pondichéry
    FAIVRE Louis Besançon Siam
    STOCKER Jean-Baptiste Strasbourg Laos
    MERDRIGNAC Jean-Marie Saint-Brieuc Cambodge
    GUÉGUEND Jean-Marie Saint-Brieuc Cochinchine orientable

    CHRONIQUE DE L'OEUVRE
    ~~~~~~~~~~~~~

    Les réunions mensuelles que les associés de notre oeuvre tiennent chaque mois dans notre crypte, ont été, à deux reprises depuis quelque temps, présidées par le vénérable Vicaire apostolique du Tonkin occidental, Mgr Gendreau.
    Venu en Europe pour assister à la Béatification de nos Martyrs, dont un grand nombre appartiennent à sa mission, Mgr Gendreau avait adressé la parole à nos associés au mois de mai dernier, quelques jours après son arrivée.
    C'était le salut du cur, celui qu'on a hâte de donner aux amis connus ou inconnus, mais profondément dévoués.
    Au mois d'octobre, Mgr Gendreau est allé à Lisieux. Nos associés de cette ville se sont aussitôt réunis et notre zélatrice principale a eu la grande amabilité, que vous voudrez bien imiter, Mesdames, de nous écrire les paroles de notre évêque et les réflexions de piété et de dévouement qu'elles ont suggérées. Voici la lettre de Mme de Richemont :
    La venue de Mgr Gendreau, votre évêque du Tonkin, a été une bénédiction pour notre ouvroir de Lisieux.
    Déjà le passage du R. P. Lecornu, un Lexovien dont on a apprécié l'absolu dévouement au moment où il quitta l'armée pour se faire missionnaire; avait réveillé le zèle.
    Les salons de Mme de Mely contenaient avec peine les associées venues pour entendre Monseigneur. Les détails que Sa Grandeur a bien voulu nous donner sur les Missions ont vivement intéressé.
    Le nombre imposant des fidèles, l'accroissement constant des baptêmes affirment la bonne volonté de ces pauvres Annamites ; leurs murs douces et paisibles, leur amour de la famille, les disposent à bien accueillir le saint Évangile. Ils n'ont pas l'entêtement farouche des sectaires de Mahomet, ils sont éloignés des plus grossières et des plus cruelles superstitions du paganisme. Et lorsque jadis le vent de la persécution s'est levé, beaucoup ont retrouvé les accents courageux des martyrs des premiers siècles. D'autres, qui avaient un instant faibli, ont racheté cet égarement par la plus sincère pénitence.
    Les contrées lointaines semblent donc destinées à devenir des chrétientés ferventes.
    Mais le nombre des missionnaires est insuffisant, les ressources matérielles font défaut. Ce que nous appelons le strict nécessaire dans notre confortable Europe serait un grand luxe là-bas. Les Annamites, pour la plupart, se contentent forcément d'un seul repas de riz par jour, beaucoup d'enfants ne grandissent pas et sont enlevés par des privations au-dessus de leurs forces.
    En Chine, les persécutions de cette année ont ruiné bien des écoles, bien des chapelles...
    Il faudrait redoubler d'efforts, de travail, demander autour de soi sans se lasser. Ce que l'on perd en fantaisies inutiles pourrait faire tant de bien!
    Le jeune prêtre annamite qui accompagnait Monseigneur, a fait toucher du doigt le résultat des Séminaires dans les Missions. Un clergé indigène affermirait la foi. On ne pourrait plus craindre, si les Missionnaires devaient encore être éloignés par d'injustes préventions contre les étrangers, de voir les chrétientés privées de tout secours spirituel.
    Monseigneur a parlé aussi du dévouement admirable des Surs dans les écoles de jeunes filles et dans les hôpitaux, du zèle des catéchistes. Là encore des Annamites joignent leurs efforts à ceux des Européens.
    Puis le jeune prêtre a récité le Pater, l'Ave Maria, chanté les prières préparatoires à la sainte communion dans sa langue maternelle.
    La béatification de vos premiers martyrs du Tonkin nous a valu cette précieuse visite ; nous espérons aussi leurs prières. Monseigneur nous a promis les siennes, en nous bénissant.
    Enfin, avant de quitter la France, le même prélat a adressé des adieux pleins de reconnaissance à nos associées de Paris, dans cette crypte « où, a-t-il dit, nous nous trouvons au milieu des reliques de nos Martyrs récemment béatifiés par Sa Sainteté Léon XIII, chaque autel contient un trésor, et c'est au milieu de ces trésors que nous nous unissons pour prier.
    « Pour moi en particulier, ce m'est une grande douceur de pouvoir dire cette dernière messe en ce jour où l'on honore la sainte Vierge, cette mère remplie de bonté, je devrais dire plutôt d'amour, et d'amour presque aveugle. »
    Et après avoir indiqué les motifs qui nous font un devoir d'aimer Marie, de nous confier à elle, Mgr Gendreau a solennellement remercié nos associées présentes, et avec elles toutes nos associées, de leur dévouement si persévérant et si courageux :
    « Notre - Seigneur dit dans son Évangile que lorsqu'au dernier jour le monde sera réuni devant son Juge, Il dira aux élus : « Venez les bénis de mon Père, partager l'héritage céleste, car j'étais nu et vous m'avez revêtu, j'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'étais sans abri et vous m'avez donné une couverture. » Et les justes répondront : « Quand donc Seigneur nous avons-vous revêtu? Quand nous avons-vous donné à manger? » Et le Seigneur leur répondant, dira : « En vérité je vous le dis, tout ce que vous avez fait au moindre de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »
    « Ces paroles s'adressent, il me semble, d'une manière spéciale, aux associés de l'oeuvre des Partants, car en donnant des vêtements aux missionnaires, en leur donnant la nourriture, c'est Jésus même que vous aidez. Donc au dernier jour quand vous entendrez cette parole de Notre Seigneur et que vous recevrez cette récompense, les missionnaires parleront pour Jésus et diront : « Nous étions sans vêtements et vous nous avez vêtus. »

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Notre dernier numéro annonçait plusieurs cotisations perpétuelles. Cette fois la générosité de nos associées nous permet d'en signaler de nouvelles. Nous inscrivons ici les noms des donateurs et des donatrices, et désormais, sauf avis contraire, nous les publierons, afin que nos missionnaires sachent vers qui doit aller leur reconnaissance et les prières particulières qu'ils récitent.
    Mlle Claudine DUIVON.
    Mlle Thérèse BREGEAULT.
    Mlle Marie DERYKE.
    Mme Veuve DELELIS.
    Mlle Alexandrine BOUCOT.
    M. l'abbé SIMON.
    Mme LESSERTEUR.
    Mme LAFAILLE,
    Comte Paul DE BRUC (au nom du)

    PAIN DE SAINT ANTOINE

    PAIN DES APOTRES

    REMERCIEMENTS
    Mille remerciements (avec 2 fr.). Une offrande en reconnaissance (avec 1 fr.). Pour un objet trouvé (avec 1 fr. 50). Une heureuse naissance. T. B. Remerciements (avec 10 fr.). Mgr G. Une faveur obtenue (avec 20 fr.). H. T. Grâces (avec 10 fr.).

    DEMANDES
    Une situation. Plusieurs grâces (avec 5 fr.). Le recouvrement d'une créance (avec 10 fr.). La guérison de M. J. R. Une opération. Une entreprise financière. Une grâce (avec 10 fr.), et une faveur temporelle. G. D. Un examen E. F. (avec 3 fr.). La conversion d'une famille. La santé de quatre personnes et la réussite de deux affaires très importantes (avec 20 fr.). Une situation. Du travail.
    « Une personne pieuse a bien voulu me prêter vos Annales des Missions Étrangères. Depuis longtemps j'avais perdu pour ainsi dire toute dévotion, j'étais devenu indifférent. Vos Annales m'intéressent beaucoup, d'abord parce que moi-même je suis allé au Tonkin comme soldat à la Légion étrangère, ensuite parce qu'elles ravivent en moi la piété et la ferveur. Les grâces obtenues par saint Antoine m'encouragent à m'adresser à lui aussi. Je vous envoie ci-joint cinq francs pour une grâce très personnelle. Une autre grâce que je lui demande encore et pour laquelle je le prierai à présent tous les jours, c'est d'affermir en moi la vocation que j'aurais suivie avec plaisir dès mon jeune âge, mais dont le manque de soutien et la pauvreté m'ont détourné. » (Nancy, le 1er novembre 1900.)


    RECOMMANDATIONS
    ~~~~~~~~~~~

    Nous recommandons aux prières de nos Associés : l'Église, la France. Le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes soldats, la Société des Missions Étrangères.
    Dix conversions. Trois bonnes morts. Une innocence reconnue. Quatre jeunes gens, leurs examens. Deux jeunes marins très exposés. Une affaire très importante. La vente d'une propriété. Une famille dans la désolation. Deux grâces sollicitées ardemment. L'acceptation joyeuse d'une grande ingratitude. Une guérison obtenue (avec 5 fr.). Une naissance. Une vocation. La réussite pour des affaires. Une mère et ses sept enfants. La conservation de la vue d'une personne. La vente avantageuse d'une maison. Plusieurs intentions particulières (avec 20 fr.). Deux fiancés. Deux collégiens. L'avenir et la santé d'un jeune homme qui vient de partir pour la côte orientale d'Afrique. Une mère oublieuse de ses devoirs. Une opération. Actions de grâces pour une épreuve disparue. Une affaire temporelle. Actions de grâces aux Bienheureux Martyrs des Missions-Étrangères pour une affaire très importante heureusement terminée grâce à leur intercession.
    « Une dette de reconnaissance m'oblige à vous envoyer la somme de cinq francs. Ma sur était bien malade, désespérée des médecins. Je me suis adressée à la Reine des Apôtres et aux nouveaux Bienheureux Martyrs, leur promettant de m'associer à l'oeuvre des Partants si elle guérissait; elle est maintenant aussi bien que possible. Je m'empresse de m'acquitter de mon devoir en vous envoyant ma cotisation annuelle. » (25 décembre 1900.)

    1901/72-78
    72-78
    France
    1901
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