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oeuvre des partants La Vie de l'oeuvre Bien que nos petites Annales portent le titre d' « Annales de la Société des Missions Etrangères et de l'oeuvre des Partants », il peut paraître à d'aucuns que la partie réservée dans chaque numéro à cette dernière oeuvre est vraiment bien minime ; d'où ils croient peut-être pouvoir conclure qu'elle a bien peu d'importance ou que, si elle en a eu jadis, dans les premières années de sa fondation, aujourd'hui elle végète, vivant surtout du souvenir de sa prospérité passée.
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    oeuvre des partants

    La Vie de l'oeuvre

    Bien que nos petites Annales portent le titre d' « Annales de la Société des Missions Etrangères et de l'oeuvre des Partants », il peut paraître à d'aucuns que la partie réservée dans chaque numéro à cette dernière oeuvre est vraiment bien minime ; d'où ils croient peut-être pouvoir conclure qu'elle a bien peu d'importance ou que, si elle en a eu jadis, dans les premières années de sa fondation, aujourd'hui elle végète, vivant surtout du souvenir de sa prospérité passée.
    Une telle appréciation serait une regrettable erreur. L'oeuvre des Partants n'a jamais périclité ; elle est actuellement aussi active que jamais ; mais, comme il convient aux oeuvres du bon Dieu, elle suit sa voie modestement, sans bruit, sans réclame, et seul le Maître des Apôtres connaît la somme de prières, de travail et de générosité qu'elle voue chaque année au service des missionnaires de notre Société.
    Il n'est pas étonnant, par conséquent, que chaque numéro de notre Revue n'ait pas à signaler quelque fait saillant relatif à l'OEuvre des Partants. De temps en temps cependant, une occasion se présente qui fait ressortir clairement la vitalité de notre oeuvre : la récente Vente de Charité, par exemple. Le compte rendu de la réunion annuelle de deux ouvroirs de province en sera aussi le probant témoignage, et nous sommes heureux de leur donner place ici.
    Ouvroir d'Amiens. Le 10 juin, l'ouvroir de l'OEuvre des Partants d'Amiens célébrait, avec sa réunion annuelle, le 50e anniversaire de sa fondation. S. Exc. Mgr Martin, évêque d'Amiens, le T. R. P. Robert, Supérieur Général de la Société des Missions Etrangères, Mme Tuffier, Présidente de l'OEuvre, avaient tenu à apporter aux Associées amiénoises le témoignage de leur sympathie et de leur gratitude. Dans un très intéressant rapport sur les travaux de l'année, Mme Prévost, Présidente, rappelle les débuts d'un Ouvroir devenu si florissant.
    L'année 1938, dit-elle, est pour nous une date importante : elle marque le 50e anniversaire de notre fondation. Il y a cinquante ans que notre petit groupe collabore à cette oeuvre immense qu'est la propagation de l'Evangile chez les infidèles : cinquante années de grâces, car ces travaux ont attiré des bénédictions certaines sur celles qui ont bien voulu y prendre part.
    Par le souvenir, reportons-nous en 1888. Mme Roux habitait alors à Paris, au n° 26 de la rue de Babylone, l'immeuble dans lequel se trouve encore le siège de l'oeuvre des Partants. Dans la même maison habitait Mme la Vicomtesse de Saint-Jean, fondatrice de l'oeuvre, qui ne datait que de deux ans. Venant à Amiens chez ses enfants, Mme Roux eut à coeur de faire connaître cette oeuvre naissante ; elle se mit en rapport avec quelques dames de la ville, leur parla de l'ouvroir de la rue de Babylone ; elle recruta quelques associées qui, tantôt chez l'une, tantôt chez l'autre d'entre elles, se réunirent pour travailler ; à plusieurs reprises, Mme de Saint-Jean vint les visiter, les encourager...
    L'Ouvroir d'Amiens était fondé. Les Soeurs de l'Immaculée Conception mirent à sa disposition le parloir de leur maison, où les Associées se réunirent chaque semaine jusqu'au jour où des lois néfastes vinrent fermer les couvents. L'OEuvre ne disparut pas cependant pour cela ; la guerre même n'interrompit pas les travaux, mais la plus large part en fut pendant quelques années réservée aux églises éprouvées du diocèse ; puis peu à peu les choses revinrent en l'état d'avant guerre.
    Après ce retour sur le passé, Mme la Présidente mentionne le nom des dix associées que Dieu a rappelées à Lui dans le cours de l'année, puis, en terminant, elle fait un chaleureux appel à la bonne volonté et au zèle de ses auditrices.
    Il ne faut pas, dit-elle, que ce cinquantenaire passe inaperçu pour l'oeuvre des Partants d'Amiens ; il faut que nous fassions effort pour que le nombre des Associées se rapproche le plus possible de celui des premières années, où il s'éleva jusqu'au beau chiffre de 225. Ce n'est peut-être pas facile dans une ville où la charité est si souvent sollicitée de divers côtés ; mais avec de la conviction et de la ténacité, pourquoi n'y arriverions-nous pas ?
    On nous permettra d'ajouter que ces conseils, ces encouragements adressés aux Associés d'Amiens trouvent aussi leur application dans tous les ouvroirs de l'oeuvre, à un moment surtout où les dépenses de trousseau et de voyage des Partants deviennent de plus en plus lourdes.
    Ouvroir de Rennes. Quelque temps avant la réunion d'Amiens avait eu lieu celle de l'Ouvroir de Rennes. La Présidente, Mme de Kerlivio, avait aussi présenté le rapport des travaux de l'année.
    Je suis confuse, dit-elle modestement, d'avoir si peu à dire et de la monotonie qu'ont forcément mes rapports.
    En réalité, ce « peu » est beaucoup et, s'il y a monotonie, c'est dans la quantité de travail effectué, car la liste des objets envoyés en 1937 par l'Ouvroir est vraiment suggestive, mais nullement d'insuffisance ni de monotonie. J'en extrais seulement quelques chiffres qui parleront d'eux-mêmes :
    31 chasubles avec leurs accessoires ; 288 purificatoires, 144 corporaux, 108 amicts ; 72 chemises, 78 mouchoirs, etc.
    Lorsqu'on connaît le prix actuel de toutes choses et la modicité de notre budget, on demeure étonné du résultat, que, d'ailleurs, je sais très apprécié par le Comité de Paris ; on comprendra que certaines générosités, quelque discrètes qu'elles soient, méritent tous nos remerciements ; la zélée Directrice de l'Ouvroir ne donne pas que son dévouement : c'est tout ce que j'ai le droit de dire ici.
    Mais nous avons le droit et même le devoir d'ajouter que l'Ouvroir de Rennes donne, lui aussi, un bel exemple d'activité, de persévérance et de générosité.
    Nul doute cependant que bien d'autres Ouvroirs de l'OEuvre des Partants n'apportent le même dévouement aux Missions par leurs prières, leur travail et leur générosité. A toutes nos Associées de Paris et de la province que l'exemple d'Amiens et de Rennes soit un encouragement et un réconfort ; qu'en faisant travailler leurs aiguilles elles aient la conviction douce et forte qu'elles sont les ouvrières de Notre Seigneur.
    A toutes nous disons : « Merci et bon courage toujours ! »

    Cotisations Perpétuelles

    Mlle L. Boyer. Anonyme.

    Recommandations

    Plusieurs vocations missionnaires. Plusieurs examens. Plusieurs conversions. Plusieurs malades. Quelques intentions particulières.

    Nos Défunts

    Une messe est célébrée le troisième vendredi de chaque mois pour les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    M. DESCHAMPS, père d'un missionnaire.
    Général DE WOILLEMONT. M. Robert DE CROISMARE.
    Mme DOUCE. Mme J.-B. CAILLEAUX.
    Mme RUDELLE. Mme DAZIN-ELOY.
    M. DEMOGUE. M. TEINTURIER.
    Mme MENAULT. Mis et Mise DE THEVRAY.

    Le Gérant : GATELET

    232-38. Imp. des Orphelins Apprentis d'Auteuil, 40, rue La Fontaine, Paris (16°).

    1938/230-235
    230-235
    France
    1938
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