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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE NOS VUX ET NOS ÉTRENNES. L'OEUVRE À NANCY ET EN LORRAINE. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS ET ACTIONS DE GRACES. NOS MORTS. NOS VOEUX ET NOS ÉTRENNES
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    Oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    NOS VUX ET NOS ÉTRENNES. L'OEUVRE À NANCY ET EN LORRAINE. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. RECOMMANDATIONS ET ACTIONS DE GRACES. NOS MORTS.

    NOS VOEUX ET NOS ÉTRENNES

    Oserions nous désirer des étrennes ? Ne sommes-nous pas trop grands ? Songez donc, bientôt 29 ans ; car c'est le 8 mars 1886 que le P. Péan, le premier directeur de l'OEuvre des Partants, fit le premier Rapport annuel, en ce petit berceau du boulevard des Invalides, resté dans mon souvenir, dirai-je comme un idéal.... Notre bon Père commençait par une parole bien douce à ceux qui assistaient à la naissance de notre OEuvre : il nous disait que la Bénédiction donnée par le Souverain Pontife Léon XIII assurait son avenir. Cette parole a été vraie jusqu'à ce jour. Espérons, souhaitons, demandons au bon Dieu qu'elle continue de l'être, malgré les périls et les difficultés qui s'amoncellent à chaque pas.
    Vivre doucement, modestement, longtemps, pour aider, à travers le monde, à la réalisation du chant entendu, il y a bientôt deux mille ans, dans les campagnes de Bethléem : Gloria in excelsis Deo et pax hominibus bonae voluntatis ; tels sont nos veux ; mon Dieu, réalisez-les, nous ne saurions recevoir de meilleures étrennes.

    COMPTE RENDU DE L'OEUVRE A NANCY

    PAR Mlle E. BASTIEN

    MONSIEUR LE DIRECTEUR,

    Puisque le fait même d'une coutume devient presque une loi, je viens, selon l'usage, vous dire deux mots de l'OEuvre à Nancy. Si elle n'augmente pas, du moins elle se maintient, et c'est déjà beaucoup obtenir dans un temps où des oeuvres capitales appellent l'attention et le dévouement des catholiques sur tant de points menacés ; mais, je l'ai constaté maintes fois, il y a toujours un charme pour les âmes pieuses à s'occuper des missions : le récit de ce que font les missionnaires ou l'exposé de leurs besoins excitent de suite les sympathies ; même quelquefois on entend le raisonnement suivant qui ne manque pas de logique : « Ici, il faut tant d'argent pour faire un peu de bien ; en mission, il faut parfois si peu d'argent pour faire beaucoup de bien ! » et alors on ne refuse pas « ce peu » aux demandes des zélatrices.
    C'est ainsi que nous continuons à tricoter et aussi à broder des nappes d'autel. Vous parlerai-je de cette bonne ancienne associée de quatre-vingt-sept ans qui, il y a plusieurs années déjà, venait nous demander du coton « pour faire, disait-elle, ses six paires de chaussettes aux missionnaires avant de mourir ». Depuis ce temps, les demi-douzaines se multiplient dans ses doigts. Elle a perdu dernièrement une soeur de quatre-vingt-quatre ans qui vivait avec elle ; ses forces lui permettaient encore de veiller la malade une partie des nuits ; afin de combattre le sommeil, elle tricotait infatigablement : les apôtres pour lesquels elle travaillait obtiendront à l'âme qui l'a quittée une miséricorde plus grande auprès de Dieu.
    Plusieurs dames dévouées, très occupées durant le jour, ont pris pour règle de consacrer leurs soirées aux Partants et c'est à ce moment que se font les beaux ouvrages que nous vous avons envoyés sous forme de tours d'autel ou d'objets pour la Vente de charité. Mais je mentionnerai tout particulièrement, comme notre maison de ressources, la communauté de la Doctrine Saint-Joseph, où le travail pour les missionnaires est régulièrement organisé.
    Je voudrais vous en dire plus long, Monsieur le Directeur, ce qui prouverait que nous en faisons davantage ; du moins, toute modeste que soit notre coopération, nous nous efforcerons de vous la continuer ; veuillez en agréer l'assurance, avec les sentiments respectueux de la secrétaire.

    ELISABETH BASTIEN.

    L'OEUVRE EN LORRAINE

    Selon une tradition déjà ancienne et inaugurée par notre très regrettée vice-présidente, Madame la baronne Théodore de Gargan, la réunion annuelle des membres de l'OEuvre en Lorraine a eu lieu le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, dans la jolie petite église d'Inglange, gracieusement ornée par les soins de Monsieur le curé d'Eslange et de Mademoiselle Marie de Puymaigre, qui a remplacé la baronne de Gargan comme directrice de notre comité lorrain.
    Monsieur Hinard, directeur de l'OEuvre des Partants, présidait cette fête de famille, qui fut très touchante.
    Monseigneur l'Évêque de Metz ayant daigné autoriser, pour la circonstance, une bénédiction solennelle du Très Saint-Sacrement, la cérémonie avait été fixée à trois heures de l'après-midi.
    Dans l'assistance, on remarquait, outre Mademoiselle de Puymaigre et son excellente soeur, la comtesse de Riocour, Madame Louis de Gargan, Madame Guy de Wendel, Madame et Mademoiselle de Marin, Monsieur et Madame Henri de Marin, Messieurs de Marin, Monsieur et Madame de Noiron, Madame Châtillon, Madame de la Vernette, la comtesse Jacques Aymar de la Chevalerie, la baronne et Mademoiselle de Colla, Monsieur et Madame Thomy, Mademoiselle Thomy, Made mois elle Théremin d'Ham le comte de la Bégassière, Monsieur d'Hannomelles, Madame de Distroff, Monsieur le curé d'Eslange, desservant d'Inglange, Monsieur l'abbé Frantz, Monsieur le curé d'Oudren, le personnel de l'ouvroir, etc.
    Après le chant de « l'Ave Maris Stella », Monsieur le Directeur de l'OEuvre adressa une allocution aux associés, pour les remercier de leur dévouement aux intérêts des missions et les supplier de vouloir bien continuer à soutenir les missionnaires par leurs aumônes et leurs prières.
    Au salut, les chants, dirigés par Mademoiselle Thomy et accompagnés sur l'harmonium par Madame Thomy, furent exécutés avec non moins de piété que de brio et d'ensemble.
    Une quête fut faite, au profit de l'OEuvre, par Mademoiselle de Marin, qui eut la joie de recueillir plus de 300 francs.

    Merci à nos chers associés de la Lorraine ! En vérité, ils font bien les choses... Si Madame la baronne de Gargan était encore là, elle leur dirait : « Je suis contente de vous ».

    1907/59-61
    59-61
    France
    1907
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