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oeuvre des partants La Femme dans les missions
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    oeuvre des partants

    La Femme dans les missions

    Sous ce titre M. Georges Goyau vient de publier un livre (1) qui expose, dans son ensemble, le dévouement admirable et parfois héroïque que les religieuses prodiguent dans les missions. C'est une large vision du monde et de l'histoire que nous donne l'éminent académicien, dont la compétence missiologique est hors de pair. Des aurores chrétiennes au XVIe siècle, il nous fait mesurer le progrès lent de l'activité féminine missionnaire. Puis, aux XVIIe et XVIIIe siècles, c'est l'éclosion de puissants instituts religieux féminins, l'éveil d'un esprit missionnaire qui se développe au XIXe siècle, jusqu'à l'éclosion récente de Congrégations nouvelles appelées à apporter une aide précieuse à l'apostolat.
    Nous détachons de ce volume les passages suivants, dans lesquels les Associées de l'OEuvre des Partants trouveront de nouveaux motifs d'aimer leur OEuvre et de lui apporter toute leur bonne volonté.

    ***

    Les premières lèvres qui proclamèrent l'Incarnation furent celles d'Elisabeth et de la prophétesse Anne, la première saluant Marie comme bénie entre toutes les femmes et le fruit de ses entrailles comme béni ; la seconde parlant de l'Enfant divin « à tous ceux qui attendaient la rédemption d'Israël ».
    Les premières lèvres qui parlèrent de la dignité messianique du Christ furent celles de la Samaritaine : aucunes oreilles humaines, avant les siennes, n'avaient entendu le Christ affirmer qu'il était le Messie. Quoiqu'il ne l'invite nullement à répéter ce qu'elle vient d'entendre, elle s'improvise missionnaire, va porter aux gens de Samarie cette grande nouvelle, et beaucoup d'entre eux, nous dit saint Jean, crurent en Jésus à cause du discours de cette femme.

    (1) Un volume in-18 jésus. Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris (6e). Prix : 12 francs.

    Les premières lèvres qui annoncèrent la résurrection furent des lèvres féminines : Madeleine, d'abord, puis d'autres saintes femmes déférèrent à une consigne expresse du Seigneur en allant informer les disciples qu'Il n'était plus au tombeau ; ainsi s'improvisèrent elles missionnaires, elles aussi, pour relever l'énergie de ces missionnaires de profession que devaient être les apôtres.
    « Quiconque lit avec attention le Nouveau Testament et les écrits immédiatement postérieurs, a remarqué le professeur Harnack, doit observer que les femmes, dans la période des apôtres et de la génération suivante, jouèrent un rôle important dans la propagation du christianisme et dans les communautés chrétiennes ».
    Feuilletez l'histoire même des courses apostoliques de saint Paul, vous y pourrez relever la trace constante de collaboratrices féminines, dont vingt-cinq au moins expressément nommées.
    Plus tard saint Jean Chrysostome, faisant allusion aux femmes de la première génération chrétienne, dira qu'elles furent de vraies lionnes dans leur zèle et dans leur promptitude à partager avec les apôtres les soucis qu'imposait la prédication de l'Evangile.

    De bonne heure on sentit une flamme d'apostolat s'allumer dans les âmes de ces riches Romaines, qui fondèrent la moitié des paroisses de Rome et qui avaient mis à la disposition de la petite communauté chrétienne vingt-quatre catacombes, dont onze portant les noms de leurs fondatrices.
    La paix de l'Eglise s'installe : c'est à une femme, sainte Hélène, mère de Constantin, qu'est réservée la découverte de la croix du Christ.
    Durant une grande partie du moyen âge et durant la période moderne où l'expansion de l'Europe au delà des mers fut oeuvre espagnole et portugaise, il ne fut pas question de femmes missionnaires. Au XVIe siècle, on voyait sainte Thérèse, fillette encore, s'évader avec un de ses frères de la maison paternelle : elle voulait courir chez les Maures de l'Afrique du Nord, prêcher, souffrir, mourir ; et sans doute plus tard se rappellera-t-elle cette apostolique incartade de ses heures enfantines, lorsqu'elle enviera ceux qui se dévouaient à la conversion des païens. Elle était née trop tôt dans une époque trop vieille ; elle aura la gloire de susciter plus tard, par ses écrits, des vocations missionnaires ; mais elle ne fut jamais elle-même qu'une missionnaire de désir.
    Est-ce là, d'ailleurs, un rôle tellement ingrat ?
    Et de même qu'une certaine ardeur de désir, en des curs assoiffés d'eau baptismale, affamés d'Eucharistie, peut suppléer aux sacrements qui font défaut, de même ne peut-on pas supposer que les aspirations inexaucées qui entraînaient une âme vers les missions deviennent, dans le mystérieux mécanisme de la communion des saints, d'authentiques et fécondes sources de grâces pour celles, plus heureuses, qui purent porter au loin leurs pas et l'offrande de leur sang ?
    Toutes les femmes missionnaires se sentirent honorées le jour où Pie XI proclama sainte Thérèse de l'Enfant Jésus patronne des missions. Missionnaire, elle avait, en certains instants de sa jeunesse, souhaité de l'être, comme l'avait souhaité la grande mystique d'Avila, son homonyme : telle ne fut pas sa destinée. Mais Pie XI, l'investissant d'une fonction dans l'Eglise triomphante, seul un Pape peut se permettre ces gestes, l'a mise à l'avant-garde de l'Eglise missionnaire jusqu'à la fin des temps !

    De ces quelques extraits du bel ouvrage de M. Goyau, on conclura aisément que l'on peut être missionnaire sans aller travailler en pays infidèle. Ni sainte Thérèse d'Avila, ni sainte Thérèse de Lisieux n'ont quitté leur patrie ni leur monastère, et cependant l'une est nommée par le Souverain Pontife Patronne des Missions, l'autre a été choisie, dès sa fondation, pour Patronne de l'OEuvre des Partants, oeuvre spécifiquement missionnaire. Pourquoi? Parce que ces deux Saintes ont été missionnaires d'esprit et de coeur, d'esprit en s'intéressant aux missions, de coeur en les aimant et en offrant pour elles leurs travaux, leurs prières, leurs sacrifices.
    Que les Associées de l'OEuvre des Partants soient, elles aussi, missionnaires d'esprit et de coeur, qu'elles demeurent généreusement fidèles à la prière et au travail pour les missions, qu'elles aient à coeur la prospérité de leur oeuvre en lui recrutant des bonnes volontés, et elles auront part à la récompense de celles qui ont tout quitté pour faire connaître et aimer le seul vrai Dieu et Celui qu'Il a envoyé pour être le Sauveur du monde.

    LE BAISER D'UNE MÈRE

    Un évêque missionnaire
    Allait partir pour l'Orient,
    Quand l'aborde, l'air suppliant,
    Une pauvre femme, une mère.

    « Monseigneur, en un archipel » Mais, au cours de votre voyage,
    » Perdu dans l'Océan immense, » Si vous passez par son couvent,
    » Ma fille aux lépreux se dépense : » Donnez à ma très chère enfant
    » Je ne la reverrai qu'au ciel ! » De l'amour de sa mère un gage,

    » Daignez emporter, Monseigneur, » Pour que ma fille a votre messe,
    » Cette blanche petite hostie » La recevant de votre main,
    » Qui deviendra le Pain de vie : » Trouve dans le baiser divin
    » Je la baise de tout mon coeur ; » Celui de ma vive tendresse ! ».

    OUVROIR DE LIMOGES

    7 ornements complets. 1 nappe d'autel.
    3 étoles. 1 bas d'aube.
    1 bourse de bénédiction. 60 palles.
    10 pavillons de ciboire. 4 garnitures de nappes.
    5 conopées. 17 tours d'étole.
    2 croix de chasuble. 6 couvre autel.
    4 amicts. 1 dessus de missel.
    20 purificatoires. 2 dessus de thabor.
    42 corporaux. 1 tapisserie.
    11 manuterges. 1 bourse viatique.

    ENVOI DE SAINTE-FOY-LA-GRANDE

    12 chemises, 4 paires de chaussettes, 3 gilets de flanelle.

    ENVOI D'UNE ANONYME DE SHANGHAI

    2 bas d'aube.

    DONS POUR L'OEUVRE

    Mlle G. S. . . 50 fr. Mlle J. B. . . 50 fr.

    RECOMMANDATIONS

    Plusieurs conversions. Une opération. Plusieurs intentions particulières. Plusieurs malades. Les intentions de plusieurs associés. Les associés de Lambersart et de la Vendée. Une naissance.

    DEFUNTS

    Le troisième vendredi de chaque mois une messe est célébrée pour les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    Mme Moccand, née Baud. Mme Senac.
    Mlle J. Peltier. Mlle de La Fage.
    Mme E. Lebas. Mme Sarte Sarrivatet.
    M. le Chanoine de Geuser. Mme Bouchon.
    Mlle Marie Coquilliette. Mme Vve Beauvisage.
    1933/292-298
    292-298
    France
    1933
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