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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE A RENNES. ADORATION DU SAINT-SACREMENT A NAZARETH. PAIN DE SAINT ANTOINE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. Rennes
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    Oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    A RENNES. ADORATION DU SAINT-SACREMENT A NAZARETH. PAIN DE SAINT ANTOINE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    Rennes


    Les Annales ont publié, il y a quelque temps, une légende gracieuse où le moyen âge avait mis un peu de sa naïveté, le zèle apostolique de sa ferveur et la poésie de son charme, elle était intitulée : Pourquoi les Bretons sont missionnaires, mais il n'y a pas que les Bretons qui soient missionnaires, les Bretonnes le sont aussi, à leur manière, et j'imagine que, sans trop tarder, les Annales inséreront une autre légende qui, cette fois, sera en leur honneur. Vous savez que les légendes sont toujours des vérités, seulement ce sont des vérités habillées.
    En attendant, je veux raconter qu'il y a eu fête à Rennes le 23, le 24 et le 25 mai. Mon Dieu, ce ne fut pas une fête bruyante, ni étourdissante. On n'y vit pas de cavalcades, de chars, de drapeaux, et bien d'autres choses, qui, d'ordinaire, constituent ou du moins accompagnent les fêtes ; mais il y eut des réunions aimables, dans un salon fort gracieusement décoré de fleurs printanières et de plantes exotiques, où une jeune personne que je ne voudrais pas vieillir en lui accordant huit ans, offrait aux invités le moyen de placer leurs économies ; il y eut la présence d'un étranger, qui n'était pas une manière de grand personnage, mais que l'on était heureux de voir ; il y eut même un discours qui peut passer pour une causerie pieuse ou pour un sermon et qui a l'agrément des deux ; il y eut une messe dans une chapelle où l'on prie bien, parce que le calme s'y rencontre et qu'un coin du ciel bleu y reluit.

    JUILLET AOUT 1899. N° 10.

    Voilà ce qui s'est passé à Rennes il y a un mois chez Mme René Oberthür, une zélatrice, comme nous en demandons seulement une trentaine, que nous placerions dans les principales villes de France, afin de conquérir à notre OEuvre les sympathies dont elle a besoin et les ressources qui lui sont nécessaires.
    Mme René Oberthür avait exposé chez elle tous les travaux confectionnés pendant l'année par ses associées de Bretagne et du Midi ; les étoles longuement brodées, les pavillons de ciboire peints artistement, les linges d'autel, les aubes s'entassaient sur une grande table autour d'une croix qui indiquait tout de suite une réunion pieuse. Il y avait la quantité et aussi la qualité ; en Bretagne on aime le linge qui dure.
    Le P. Fleury, directeur de l'OEuvre des Partants, avait été invité, et comme depuis l'invention des chemins de fer Ce qui remonte déjà très loin Rennes est presque aux portes de Paris, il avait pu, pendant quelques heures, laisser ses occupations de professeur pour aller remercier les soutiens et les amis de nos Partants. Dans la chapelle des Carmes, il leur a dit sa reconnaissance et celle de plusieurs centaines de missionnaires, il a rappelé le but de l'OEuvre, son fonctionnement et ses avantages spirituels ; et sur ce dernier point, il a pris soin de bien exposer les trois moyens de gagner les indulgences plénières ou partielles, qui nous ont été si gêné creusement accordées par le Souverain Pontife ; c'est-à-dire la prière en union avec la Vierge Immaculée et les saintes femmes de l'Évangile ; la souscription soit annuelle de 5 fr., soit perpétuelle de 120 francs ; le travail pour la confection du trousseau des Partants.
    La prière fera descendre sur nos Partants la grâce de Dieu; la souscription nous aidera à payer les frais de leur voyage, ce qui est indispensable ; quant au travail, pas n'était besoin d'y appuyer longuement en semblable assemblée.
    En cette occasion également et dans les salons de la famille Oberthur, le directeur de l'OEuvre a pu faire la connaissance des travailleuses et je ne voudrais pas être indiscret, parce que c'est un défaut sans utilité pour moi, mais je crois bien qu'il est revenu si heureux et si enchanté de son voyage, qu'il a promis de le recommencer ; alors les travailleuses ont, de leur côté, promis que l'exposition serait plus belle encore, et la réunion plus nombreuse. Et maintenant étonnez-vous de ce que je disais à ma première ligne, que les Bretonnes sont missionnaires, tout comme les Bretons.

    ADORATION

    DU SAINT-SACREMENT A NAZARETH

    Cela remonte assez haut, en 1888, si je ne me trompe ; je racontais pour la première fois la fête de l'adoration du Saint-Sacrement à Nazareth, au premier Nazareth aujourd'hui oublié peut-être, qui se trouvait boulevard des Invalides.
    Depuis lors, chaque année très fidèlement, que Nazareth soit boulevard des Invalides ou rue de Babylone, la même fête se célèbre ; je l'ai revue le 23 mai dernier, dans ce sanctuaire d'une émouvante piété et d'une grâce exquise. J'y ai retrouvé le même autel décoré des mêmes inscriptions, orné de fleurs semblables, et que j'aurais pu croire les mêmes, si les fleurs ne passaient plus vite que les hommes, puis groupés dans la petite chapelle toujours aussi fervents, mais plus nombreux, les amis de notre OEuvre et les aspirants missionnaires ; et j'ai éprouvé une joie profonde de cette stabilité de la prière adressée à Dieu pour nos missions, de cette persévérance de l'amitié et du dévouement, en face de tant de choses qui changent.
    Le prédicateur n'était cependant pas le même ; il y a onze ans, c'était un étranger, hier c'était un des nôtres, le P. Rondy, vicaire général du Coïmbatour, dont tous ceux qui le connaissent admirent l'étonnante activité ; il a parlé d'un sujet que nos lecteurs ont entendu bien des fois : l'amour de Notre Seigneur pour nous, l'amour que nous devons à Notre Seigneur, mais il y a mis tant de piété et d'ardeur apostolique que nos coeurs ont été émus et entraînés ; comme l'on voyait clairement à quel foyer s'allume et se réchauffe le zèle des missionnaires et combien sont réconfortantes de telles paroles accompagnées de tels exemples.
    M. le Supérieur du Séminaire a donné la bénédiction du Saint-Sacrement, pendant laquelle, sur les fronts pieusement inclinés, on pouvait lire la ferveur de l'âme se reposant en Jésus, et le suppliant avec tendresse d'accorder à tous ceux qui bientôt s'en iront sur les plages lointaines, les grâces de force et de courage, nécessaires pour soutenir les combats du Seigneur, et pour remporter la victoire à l'honneur de son Eglise.

    PAIN DE SAINT ANTOINE

    PAIN DES APOTRES

    REMERCIEMENTS

    J
    'envoie 5 francs pour le Pain des Apôtres, en l'honneur de saint Antoine. Je remercie ce grand saint d'une grâce obtenue et lui recommande plusieurs intentions particulières.

    ***

    B. B. remercie saint Antoine de Padoue de sa protection et lui demande de ne pas l'oublier, lui promettant 20 francs si le mariage désiré se réalise (avec 5 francs).

    ***

    Remerciements au bon saint Antoine. Six francs pour trois grâces obtenues. C'est une commission que je fais pour une amie de ma fille.
    Remerciements pour grâce obtenue et pour la réussite d'un examen (avec 3 francs).
    O grand saint Antoine, vous m'avez exaucé. Merci. Je dépose l'offrande promise.
    Un de vos dévoués.
    A saint Antoine cinq francs sur ma petite rente et dix francs que je lui ai promis pour trois guérisons et pour un voyage de retour chez moi.

    DEMANDES

    Plusieurs personnes demandent la protection de saint Antoine pour : une position difficile, le succès d'examen, des travaux dangereux (avec 5 francs), la guérison d'un frère, une somme d'argent qui représente les économies de vingt-trois ans, une place à Paris, une personne bien chère, afin qu'elle reconnaisse ses torts, une affaire pressante (avec promesse de 10 francs). Une vocation sacerdotale.

    ***

    O grand saint Antoine, puisque vous êtes si bon pour tout le monde, je viens aussi vous demander, avec grande confiance, votre puissant secours pour la réussite d'une affaire très importante, et je vous promets de tout coeur la somme de 20 francs aussitôt la chose que je souhaite obtenue dans de bonnes et pieuses conditions, et je vous en serai reconnaissante, ô bon saint Antoine, le restant de mes jours.

    J. L.

    ***

    Bon saint Antoine, faites que papa et maman trouvent une situation meilleure et qu'ils trouvent une bonne place de concierge, on vous en sera bien reconnaissant, on vous fera brûler des cierges, et on vous mettra des sous pour vos pauvres et des bouquets.
    Je vous en remercie à l'avance, bon saint Antoine, parce que je sais que tout ce qu'on vous demande, vous ne le refusez pas quand on vous le demande de bon coeur.
    Votre petite Marguerite.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associés l'Église, la France, le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes soldats, la Société des Missions Étrangères.
    Dix intentions particulières. Quatorze pécheurs. Une famille plongée dans la douleur par la mort de sa fille. Un franc-maçon et toute sa famille. 15 malades, particulièrement deux, dont l'un est souffrant depuis le mois d'octobre, et l'autre est un de nos excellents abonnés du Nord. Plusieurs grâces spirituelles. Plusieurs grâces temporelles. Un jeune homme qui cherche une place. Une maison de commerce à Moscou. Un procès recommandé par une Russe. Un militaire qui mérite de l'avancement. Deux nouveaux abonnés à nos Annales. La vente d'un hôtel, rue Saint-Roch. Une entreprise qui nécessite un travail dangereux. Un vicaire du diocèse de Saint-Brieuc nous écrit : « J'ai l'honneur de vous expédier 20 francs en mandat poste pour votre chère OEuvre des Partants. Cette somme est modique, mais représente une grande générosité : elle est versée par la même personne qui a fait l'année dernière une fondation; vous le voyez, Madame, elle s'intéresse de plus en plus à lOEuvre, et elle lit ou plutôt se fait, lire les Annales, puisqu'elle est aveugle depuis quelques années mais la foi est bien vive en elle, elle voit bien clair de ce côté et dans les choses du bon Dieu. La guérison de la supérieure d'un couvent d'Ursulines en Bourgogne. Deux conversions. Une naissance.


    1899/186-191
    186-191
    France
    1899
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