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oeuvre des partants SOMMAIRE Textes : NOTRE VENTE DE CHARITÉ. DONS POUR L'OEUVRE DES PARTANTS, RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. MADAME SALLÉ LA SAINT JEAN-BAPTISTE A LA RUE DU BAC. NOTRE VENTE DE CHARITÉ 4 et 5 Juin Ce mois de mai fut si pluvieux que petites et grandes écluses du ciel se sont ouvertes pour laisser choir sur Paris tous les éléments humides que renfermaient les nuages. Nous aurons meilleur temps à la lune nouvelle !
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    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    Textes : NOTRE VENTE DE CHARITÉ. DONS POUR L'OEUVRE DES PARTANTS, RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. MADAME SALLÉ LA SAINT JEAN-BAPTISTE A LA RUE DU BAC.

    NOTRE VENTE DE CHARITÉ

    4 et 5 Juin

    Ce mois de mai fut si pluvieux que petites et grandes écluses du ciel se sont ouvertes pour laisser choir sur Paris tous les éléments humides que renfermaient les nuages.
    Nous aurons meilleur temps à la lune nouvelle !
    Hélas ! La lune nouvelle s'annonce mal : ciel gris, temps lourd, nuages chargés d'orage, d'éclairs et de tonnerres...
    Et cependant notre vente était fixée aux 4 et 5 juin. Quelle tristesse qu'une kermesse sous la pluie, dans les beaux jardins du Séminaire !
    Espérez donc, âmes timorées, et ayez robuste confiance qu'une fervente prière dissipera la mauvaise humeur du premier quartier lunaire.
    Et nous voici au 2 juin : dans la soirée, orage et pluie diluvienne qui se prolonge pendant toute la nuit. Le 3 juin, temps incertain, voire menaçant. Le 4 au matin, brouillard épais ; manifestement le ciel boude encore. Ne désespérons pas, qui sait ?
    Cependant les comptoirs s'élèvent dans la cour du jardin, de vrais comptoirs chinois et japonais, avec une tour authentique, des toitures aux corniches recourbées, des enseignes rutilantes de couleurs vives, des ruissellements de caractères chinois, des cascades de dentelles et de broderies aux étalages. Oh ! Si le soleil pouvait percer ! Ce serait une folie de lumière jouant dans les merveilles de cette exposition d'objets exotiques.
    2 heures ont sonné, c'est l'ouverture du bazar oriental et ce sera la récompense de votre foi, Mesdames. Tout à coup, le soleil mange les dernières buées : il apparaît redoré, rutilant, un vrai soleil de canicule !
    Une avalanche, un torrent, un fleuve de visiteurs déferlent jusque dans les profondeurs ombrées du jardin.
    Nos charmantes vendeuses Chinoises, Japonaises, Annamites, Indiennes, à s'y méprendre, tant leurs travestis sont d'authentique provenance et signés de maîtres tailleurs de là-bas ont à peine besoin d'inviter les curieux, les amateurs ou les intéressés, à délier les cordons de leur bourse et à échanger leurs billets bleus contre un bibelot, un coffret, un vase en cloisonné, un plateau laqué, une bonbonnière incrustée, un éventail, et..ces mille petits riens d'une sapèque que l'on achète volontiers quatre sous.
    La tentation est contagieuse, et je vois une bonne âme qui avait pris la ferme résolution de ne dépenser que 20 francs, et qui en laissa 50 aux différents comptoirs. On achète, on part, on revient, on achète encore : pour faire plaisir aux gracieuses vendeuses, sans doute, car leur charmante importunité mérite bien sa récompense, mais aussi, mais surtout pour laisser une offrande à l'OEuvre des Partants. La foule de ceux qui viennent à la Vente de Charité trouve même qu'en achetant à un prix modéré un souvenir d'Extrême-Orient, elle peut faire, en même temps qu'une bonne oeuvre, une affaire profitable, double gain.
    La température élevée invite tout naturellement les visiteurs à s'arrêter au buffet que Mme O'Callaghan a amplement approvisionné. On stationne à mi-chemin chez le marchand de gaufrettes, des gaufrettes toutes chaudes qu'une neige de sucre rend fort appétissantes. Tout proche un cabaret où l'on sert de délicieux sorbets et des fruits glacés.
    Fructueuse fut donc la journée du 4 juin ; celle du 5 nous apporta un supplément de jeux variés que de jeunes et très actifs « scouts » avaient su organiser. Pour quelques sous, on gagnait gros à ce nouveau Monte-Carlo ! Et cependant, à la fin de la soirée, les meilleurs joueurs, fortune faite, laissaient encore à nos petits scouts une bourse bien garnie qu'ils remettaient à la Présidente de l'OEuvre.
    Nous avons compté la recette ; elle atteint l'importance de celle de l'année dernière. Que soient ici remerciés nos chères et dévouées vendeuses, le groupe des jeunes filles françaises et américaines qui nous prêtèrent leur concours, M. Roque, dont le génie artistique décora si bien nos comptoirs, tous ceux qui directement ou indirectement ont contribué au succès de la vente.
    Merci au Bon Dieu de nous avoir donné pendant ces deux jours un temps superbe et un soleil d'été.

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Mlle DE THY.
    Mme Paul NOURRISSON.
    Mme la Supérieur du Couvent de l'Union à Rodez.
    M. Philippe DELMAS.

    DONS

    Pour l'OEuvre des Partants.

    Anonyme de Saumur . . . . . . 20 fr.
    Mme D., Paray le Monial . . . . . 200 fr.
    Mlle Amélie Turin, au nom de sa sur décédée . . 50 fr.
    Mme J.-M. Charente . . . . . . 100 fr.

    Pour Mgr CARLO :
    1 statue de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

    1930/181-183
    181-183
    France
    1930
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