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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE AVIS. ALLOCUTION DU P. DEPIERRE. DÉPART. COTISATIONS PERPÉTUELLES. DONS. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. AVIS Nous prions nos associés et abonnés de bien vouloir envoyer le montant de leur cotisation et de leur abonnement à Mm GATELET, caissière comptable de l'OEuvre des l'artants, 26, rue de Babylone, Paris VIIe. ALLOCUTION DU P. DEPIERRE1 Aux Dames de l'OEuvre des Partants dans l'église de Saint Gervais à Avranches le 13 novembre. MESDAMES,
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    Oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    AVIS. ALLOCUTION DU P. DEPIERRE. DÉPART. COTISATIONS PERPÉTUELLES. DONS. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    AVIS

    Nous prions nos associés et abonnés de bien vouloir envoyer le montant de leur cotisation et de leur abonnement à Mm GATELET, caissière comptable de l'OEuvre des l'artants, 26, rue de Babylone, Paris VIIe.


    ALLOCUTION DU P. DEPIERRE1

    Aux Dames de l'OEuvre des Partants dans l'église de Saint Gervais à Avranches le 13 novembre.

    MESDAMES,

    Si, malgré mon manque d'entraînement de notre belle langue française j'ai accepté de prendre la parole aujourd'hui, c'est que j'ai confiance, car, de même qu'une mère aime à entendre parler de ses enfants et à s'intéresser à tout ce qui les touche, je viens à vous en tant que fils heureux de parler aux mères et aux bienfaitrices des missionnaires, de la vie de leurs enfants, de leurs oeuvres, de leurs joies, de leurs peines, de leurs espoirs et de tout ce qui les touche.

    1. Le P. Depierre nous a écrit combien il avait été touché de l'aimable réception qui lui avait été faite à Avranches, spécialement par Mme de Saint-Rémy, présidente de l'OEuvre Apostolique dans cette ville et par M. le Colonel de Saint-Rémy. Nous avons le vif regret de manquer de place pour insérer cette lettre si pleine de reconnaissance.

    Aussi vous parlerai-je tout simplement, en vous priant de porter davantage votre attention sur les choses racontées que sur la manière dont elles le seront.
    Vous verrez aujourd'hui, et surtout ce soir, une partie du très grand bien qui &été accompli par les missionnaires de la Société des Missions Étrangères en Extrême-Orient, au triple point de vue religieux, français et civilisateur ; je parle évidemment de la civilisation chrétienne, celle de l'intelligence et du coeur, la seule qui apporte avec elle le vrai bonheur.
    Quant au bien qui reste à faire, il est encore bien plus considérable. Pour arriver au résultat final il faut des prières, des sacrifices, du dévouement, de la générosité.
    Je sais que pour les apôtres, exilés volontaires pour la culture lointaine de la vigne du Seigneur, vous faites votre possible, tout votre possible. Votre oeuvre si belle, si charitable, apporte aux missionnaires non seulement une aide matérielle, mais encore de la joie, des encouragements, des consolations qui leur sont un précieux réconfort dans leurs pénibles quoique si attrayants travaux. Je ne puis que vous en remercier, vous engager à continuer, et vous promettre les bénédictions du bon Dieu.
    Je tiens également à offrir mes remerciements à M. l'Archiprêtre, le vénéré pasteur, qui après avoir voulu me faire chez lui si bienveillant accueil a la bonté de nous prêter sa splendide basilique pour cette réunion si agréable et si consolante.
    Vous connaissez déjà, en général, la vie du missionnaire, c'est pourquoi j'ai pensé que vous citer certains traits vous le montrant, ainsi que ses chrétiens, dans des circonstances particulières où l'amour du bon Dieu, le zèle et l'esprit de sacrifice ont plus spécialement à s'exercer, vous plairait davantage.

    Le Père dit alors les résultats que l'exemple d'un bon missionnaire peut obtenir, lesquels montrent à quel point sa vertu est récompensée par le bon Dieu. Il parla du P. Bertholet massacré en Chine en 1898, alors qu'au moment même de sa mort, la croix de l'une de ses chrétientés, située à quelques kilomètres du lieu de son supplice, se brisa et s'abattit. Il montra dans le P. Bertholet le travailleur acharné, le catéchiste soucieux de l'instruction de ses chrétiens, le missionnaire aux vertus héroïques, dont l'exemple entraînait ses fidèles à pratiquer eux-mêmes la vertu au plus haut degré. La vénération dont sa mémoire est encore entourée est la meilleure preuve des succès remportés par son zèle d'apôtre.
    Le P. Depierre narra ensuite l'histoire d'un confesseur de la Foi en Chine, dont la douceur et la charité transformèrent le coeur d'un cruel païen, fils de mandarin.
    Les chrétiens du Père, missionnaire en Annam, eurent leur part : il parla de leur amour envers Marie, des processions, de l'assistance aux offices, malgré parfois de très graves dangers provenant de la traversée de forêts infestées de bêtes sauvages ou même de la présence du tigre aux abords du village.

    ***

    Le P. Depierre convia ensuite ces Dames à une conférence avec projections qui eut lieu en leur honneur dans la soirée.
    Tour à tour il fit passer sur l'écran, en donnant des détails intéressants, variés et édifiants : des missionnaires, des églises, les oeuvres de la Sainte Enfance, des lépreux; il montra des prêtres indigènes, des séminaristes, oeuvre qui tient tant au cur du Souverain Pontife, et parla de leur passé, de leurs travaux actuels, des espoirs fondés sur eux pour l'avenir.
    Les anciens chrétiens, leur conduite durant les persécutions, les nouveaux chrétiens, les traits d'héroïsme de quelques uns d'entre eux en faveur de la France, excitèrent l'admiration.
    La vie païenne, les pagodes, les bonzes, les génies, les superstitions et les croyances superstitieuses au sujet des ancêtres, des âmes des trépassés et des animaux, des légendes et même des faits diaboliques, en un mot la mentalité païenne en opposition à la mentalité chrétienne, tous ces intéressants détails furent exposés en tant qu'obstacles aux conversions. La vie courante avec ses us et coutumes particulières : repas, arts, commerce, vêtements, fiançailles, enterrements, voyages, maisons, fêtes, barques royales, courses en pirogues, faune, flore, paysages et différentes scènes de vie et moeurs apparurent sur l'écran.
    Le Père termina en exprimant le désir que le résultat de cette belle journée fût, en plus de l'édification, des prières ferventes que feront et des sacrifices que s'imposeront les assistants pour le règne de Dieu dans les Missions, et aussi le bon souvenir que tous voudront bien garder du missionnaire qui, demandera chaque jour au bon Maître de bénir avec le vénéré archiprêtre et sa paroisse les familles et les oeuvres des Dames de l'OEuvre des Partants et de celles qui se dévouent aux oeuvres apostoliques.

    1923/231-234
    231-234
    France
    1923
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