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oeuvre des partants SOMMAIRE ALLOCUTION DU PÈRE ADEUX A LA CÉRÉMONIE DE DÉPART DU 18 SEPTEMBRE. NOS EXPOSITIONS MISSIONNAIRES, par le P. M. Depierre. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. DONS. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. Allocution de Départ du 18 septembre prononcée par le P. Adeux. Hoec est victoria quoe vincit mundum fides nostra (J. Ep. Joan, V). La force victorieuse qui triomphe du monde, c'est notre Foi. MES CHERS CONFRÈRES,
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    oeuvre des partants

    SOMMAIRE

    ALLOCUTION DU PÈRE ADEUX A LA CÉRÉMONIE DE DÉPART DU 18 SEPTEMBRE. NOS EXPOSITIONS MISSIONNAIRES, par le P. M. Depierre. DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. DONS. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    Allocution de Départ du 18 septembre prononcée par le P. Adeux.

    Hoec est victoria quoe vincit mundum fides nostra (J. Ep. Joan, V).
    La force victorieuse qui triomphe du monde, c'est notre Foi.

    MES CHERS CONFRÈRES,

    L'apostolat catholique n'est que la réalisation de la parole du Sauveur : « Je suis venu allumer le feu sur la terre et il faut le répandre partout ! » Il vivra autant qu'il y aura des âmes à sauver. Ne nous étonnons donc pas de trouver, en nous, ce besoin impérieux de faire connaître Dieu et son Christ pour les faire aimer et pour les faire servir, cet esprit de conquête qui est la caractéristique de l'apostolat chrétien.
    Au moment où vous allez vous engager solennellement dans la carrière apostolique, où vous allez partir semer le bon grain de la Parole de Dieu dans ces lointaines régions de l'Extrême-Orient si vastes, si peuplées et où le nom chrétien compte encore bien peu, laissez-moi vous dire quelques mots rapides sur la Foi et sur l'Esprit de Foi qui n'est que la Foi vécue. La vertu de foi n'est-elle pas le fondement de la vie chrétienne, la source de la justification et de la sainteté ? Fides est humanoe salutis initium, fundamentum et radix omnis justificationis, dit le Concile de Trente.
    Ce sera notre dernier entretien, le suprême écho des enseignements que vous avez reçus durant la période déjà longue de votre préparation au sacerdoce et à l'apostolat.

    I. Nous appelons esprit de foi la vie même de la Foi, c'est-à-dire la conviction profonde des vérités révélées agissant totalement en nous, au point d'en faire la règle pratique de notre conduite, jusque dans le détail de nos actions, pour les animer d'un principe de vie surnaturelle. C'est la véritable vie du juste : Justus meus ex fide vivit. Avec l'esprit de foi, l'esprit même de Jésus-Christ circule dans nos pensées, dans nos paroles, dans nos affections, dans tous nos actes. Par lui, Dieu s'empare de notre être, le pénètre, le transforme, le surnaturaliste, fait de nous des hommes nouveaux. Ainsi, l'esprit de foi devient pour l'homme en ce monde un éclatant flambeau, une lumière qui le transporte dans la région du surnaturel. Et c'est logique : la Foi n'est-elle pas par essence une vertu surnaturelle, un don de Dieu ?

    C'est elle qui vous a amenés ici ; elle va vous conduire aux extrémités du monde, malgré les durs sacrifices qu'impose la vocation apostolique. Laissez la Foi agir en vous et continuer son oeuvre, par vous, mes chers Confrères, elle fera de grandes choses car elle est naturellement créatrice : Fides, sine operibus, mortua est, dit l'Apôtre saint Jacques. Qu'elle pénètre d'abord toutes vos facultés !
    Qu'elle pénètre vos intelligences ! La Foi dans l'intelligence assure la solidité du jugement, produit le véritable bon sens chrétien, on ne voit bien que quand on voit de haut et l'oeil de la Foi juge du Ciel les choses de ce monde. L'homme de Foi estime tout au poids divin.
    Qu'elle pénètre vos volontés pour y produire la force du caractère et l'héroïsme conscient : Scio cui credidi, c'est une devise chère à l'apôtre !
    Qu'elle pénètre vos coeurs ! La Foi dans le coeur engendre la générosité, la grandeur d'âme. N'est-ce pas la Foi et le coeur qui font l'homme grand et sublime ? La Foi et l'Amour de Dieu, ce sont les deux principes du courage chrétien.

    Ce courage vous sera bien nécessaire. La vie apostolique est pénible, elle l'a toujours été : Dura evangelistarum conditio, disait déjà saint Jérôme. Il faut du courage pour être fidèle à une telle vocation, mais, ne craignez rien, la Foi décuplera vos forces et elle vous permettra de réaliser dans l'âge mûr, malgré tous les obstacles, la généreuse pensée de votre jeunesse. Elle vous soutiendra dans toutes les circonstances de la vie : Qu'importent, en effet, les honneurs ou les opprobres, la richesse ou la pauvreté, la maladie ou la santé, la vie ou la mort! L'homme de Foi en juge, non pas à la pâle clarté de sa raison, non pas au faux jour des maximes du monde, mais dans la pure lumière de Dieu, l'infaillible vérité. C'est pourquoi il arrive à dominer sa nature, à faire régner l'esprit sur la chair.

    Il. Mes chers Confrères, c'est encore la Foi qui agira dans votre vie apostolique et dans les âmes dont vous serez les instruments de salut et, réalisant la promesse du Sauveur, elle y fera des choses merveilleuses, de vrais miracles au besoin :
    « Le miracle, dit le Cardinal Pie (3 syn.), est le véritable pivot de la religion chrétienne. Ni dans la personne de ses prophètes, ni dans la personne de son Fils, Dieu n'a essayé de démontrer par des raisonnements quelconque la possibilité des vérités qu'il enseignait ou la convenance des préceptes qu'il intimait au monde. Il a parlé, il a commandé, et comme garantie de sa doctrine, comme justification de son autorité, il a opéré le miracle ».
    Apôtres de Jésus-Christ, vous devez imiter votre Maître! Et quels miracles êtes-vous tenus de faire pour authentiquer votre mission ? Ceux de l'abnégation et de la Charité héroïques, celui d'une âme transfigurée par la foi. Ce sera la meilleure des prédications, celle de l'exemple. Dans l'ordre surnaturel plus encore que dans l'ordre naturel, il faut être riche pour donner, car là surtout on ne donne que de son superflu.
    Le monde appartient aux convaincus, aux hommes de grande foi. Par eux la Foi agit comme un levain dans la masse de leurs frères. Prédicateurs de l'Evangile, il faut que la Foi vous remplisse, qu'elle déborde de votre personne pour s'écouler sur les âmes et leur apporter la première condition du salut.

    Vous êtes faibles, me direz-vous, et pour ce grand labeur vous avez conscience de n'être rien? Alors, rues chers amis, confiez-vous à Jésus pour n'être que ses instruments: Il ne vous demande qu'une entière bonne volonté faite de Foi et d'Amour. Ayez confiance, saint Paul ne nous dit-il pas que c'est quand l'apôtre se sent faible qu'il est vraiment fort ?
    Dites donc au Maître du plus profond de vos âmes : « In verbo autem tuo, laxabo rete». Oui, Seigneur, je travaillerai là où vous m'avez mis; je pars pour votre champ prêt à être le travailleur qui sème dans les larmes ou l'ouvrier qui va couper la moisson blanchissante. Dans aucune de ces situations, votre action ne sera stérile; l'homme en général, et le missionnaire en particulier ne vaut que par la souffrance : ne faut-il pas que le grain de blé tombe en terre et qu'il y périsse pour devenir fécond? Peu importe donc le succès direct puisque seuls les efforts et les sacrifices comptent devant Dieu. Même sous l'échec apparent ou sous la petite gerbe, il y a toujours pour l'homme de Foi un rôle magnifique à remplir. Et c'est justement le rôle que Jésus, votre Maître et votre Modèle, a choisi. Dans sa Vie publique, n'a-t-il pas fait le sacrifice du zèle apostolique récompensé en ce monde? Lui le Maître de la Grâce et le Maître des âmes, a semé dans les tribulations, arrosé de ses mérites et de son sang, mais il a laissé à ses disciples la joie de récolter.
    Vous ne serez donc point de ces esprits absolus et brouillons qui ne savent pas compter avec l'opportunité, la patience et le temps. Serviteur d'un Dieu éternel, le missionnaire doit savoir attendre l'heure de la grâce et l'heure de la Providence. Il a fallu douze siècles pour convertir l'Europe, combien en faudra-t-il pour convertir le monde? C'est le secret de Dieu. Pour nous, ayons confiance en Lui : son bras ne se raccourcit pas lors même qu'il se sert d'outils débiles ou qu'il se cache sous les dehors de la faiblesse.
    Les difficultés de l'apostolat catholique sont vraiment grandes: il vous faudra lutter à la fois contre les démons de toutes sortes, maîtres tyranniques et redoutés dans ces lointains pays; contre les idées païennes faites de préjugés absurdes mais combien tenaces; contre les passions humaines habituées à se donner libre cours. Il n'y a qu'un moyen de vous armer pour la lutte, c'est de mettre votre confiance, de placer votre appui en Jésus qui vous affirme : «Noli timere, ego vici mundum ». Ne craignez pas, j'ai vaincu le monde. Oh ! Que le Divin Maître n'ait jamais à vous reprocher d'avoir douté en travaillant pour Lui!
    Et fassent ce divin Maître, la Vierge Marie, nos Bienheureux Martyrs qu'animés toujours du plus pur esprit de Foi, nous n'arrivions tous au terme de la vie que pour échanger notre Foi obscure contre la claire Vision de Dieu; que ce jour de séparation soit suivi du jour sans fin de la réunion dans le Paradis. C'est avec cet espoir qu'à chacun de vous, mes bien chers Confrères, je dis comme au marin partant pour un long voyage : « A Dieu va! »

    NOS EXPOSITIONS MISSIONNAIRES

    Deux besoins très pressants sont actuellement la grande préoccupation des sociétés de missionnaires, les ressources financières d'une part et, d'autre part, le recrutement de zélés et solides aspirants. C'est de cette dernière et, je pourrais dire, angoissante préoccupation dont je voudrais entretenir brièvement aujourd'hui les chers lecteurs des Annales.
    La Société des Missions Etrangères a adopté deux moyens principaux de propagande, l'un, plus direct, qui se fait par des conférences données dans les séminaires, conférences qui, la grâce du bon Dieu aidant, font naître, réchauffent ou entretiennent les vocations à l'apostolat, elles suscitent des sympathies avec le corps professoral et créent des relations avec les jeunes gens. L'autre, d'une action ne permettant que l'espoir de résultats plus lointains mais exerçant son influence sur les familles en même temps que sur les futurs apôtres : il s'agit des nombreuses expositions missionnaires et coloniales auxquelles nous prenons part. Je passer a aujourd'hui sous silence le recrutement direct pour ne vous parler que des expositions.
    L'art varie beaucoup selon les pays de missions, en certaines régions il est assez rudimentaire, en d'autres il diffère tellement de celui que nous avons en France sous les yeux qu'il est une grande attraction pour la foule dont il suscite l'étonnement. En certain pays il atteint une perfection qui fait chez nous l'admiration des gens de goût qui ont le sens vraiment artistique. Dans notre Société des Missions Etrangères, de même que nous avons tous les climats, nous pourrions offrir aux regards des visiteurs la gamme complète de Fart depuis le plus simple jusqu'au plus savant, et aussi jusqu'au plus parfait et du goût le meilleur.
    Mettre devant les yeux du public divers objets de formes extraordinaires, de couleurs variées, de goût bon ou douteux, en racontant à leur sujet des choses qui suscitent l'étonnement en excitant la curiosité, tel n'est pas notre but, qui est et qui doit être le recrutement des sujets dans l'âme desquels le bon Dieu a imprimé des sentiments de bonté et de générosité qui les rendent dignes de devenir ses apôtres.
    A mon avis, les Expositions missionnaires sont précisément trop « expositions». Pour remplir vraiment leur but il faudrait exposer dans chaque stand objets, photographies, graphiques, nomenclatures, 1° indiquant ce que sont les superstitions et permettant à chaque missionnaire exposant de montrer jusqu'à quel point les us et coutumes superstitieux sont des obstacles aux conversions ;
    2° permettant d'éclairer le public sur la manière dont on arrive à franchir ces obstacles et sur les consolants résultats qui font oublier tant de peines et de si grandes fatigues ;
    3° indiquant quelles sont les oeuvres importantes dans chaque pays de mission et montrant à quel degré de prospérité elles sont arrivées à l'heure actuelle. Ceci jusqu'ici ne se fait qu'en partie.
    Les expositions ont leur complément dans les sermons et les conférences avec projections qui sont données à leur occasion.
    La Société des Missions Etrangères tient le record pour la beauté des choses exposées, il lui manque encore les objets d'art primitif ainsi que ceux permettant de développer le sujet des superstitions en tant qu'obstacles aux conversions. L'Exposition coloniale de 1929 sera peut-être l'occasion de demander aux Confrères des Missions les plus sauvages et les plus superstitieuses l'aliment nécessaire pour les explications à donner sur cet intéressant sujet.
    Jusqu'ici nous avons mis sous les yeux du public, en très gros caractères, sur de grands panneaux, les principaux résultats obtenus dans nos nombreuses missions et publiés dans le compte rendu annuel. C'est le chapitre : labeur et consolations. Le reste est formé surtout par d'immenses pièces de soieries brodées aux couleurs chatoyantes, avec personnages, oiseaux, paysages d'une finesse et de coloris qu'il vaut mieux renoncer à décrire pour n'en pas amoindrir la beauté. Des vêtements divers en fine soie brodée, des coiffures originales et d'une très rare beauté, des travaux de sculpture sur bois de rose, de fer, de teck, des objets d'art travaillés et ciselés sur ivoire, argent et or montrent jusqu'à quel degré de perfection l'art peut atteindre en Extrême-Orient.
    Cet ensemble de consolantes et belles choses fournit à l'exposant l'occasion de donner des explications, de redresser des erreurs et crée une atmosphère de sympathie favorable au recrutement des sujets ainsi qu'au développement des Missions.
    Les frais que nécessite le recrutement sont considérables, mais, si nous les comparons à ceux que font, pour le même but, la plupart des autres Instituts missionnaires, ils sont encore minimes. Daigne le bon Dieu susciter de nombreuses âmes généreuses qui nous viennent en aide pour notre grande oeuvre catholique et française !
    M. DEPIERRE.

    DEPART DE MISSIONNAIRES

    Sont partis du Séminaire des Missions Etrangères :
    Le 11 septembre :
    MM. PASTEUR pour Tatsienlou ;
    GRATUZE pour Padang (Thibet Indien) ;
    GUIRAUDET pour Lanlong ;
    DONJON pour Phatdiem ;
    CAVAILLIER pour Laos ;
    JUSSEAU pour Kumbakonam ;
    CHERVIER pour Coimbatore.

    Le 18 septembre :
    MM. Albert VIGNAUD pour la mission de Hanoi ;
    René FOURNIER pour la mission de Hanoi ;
    Pierre CHEVALLIER pour la mission de Birmanie Mérid.
    Jean LE PAGE pour la mission de Swatow ;
    Joseph BULTEAU pour la mission de Taikou ;
    Yves PERRIN pour la mission de Ghirin ;
    Joseph SY pour la mission de Malacca ;
    Fernand DELBOS pour la mission de Tôkyô.

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    Mlle LAPEYRADE, en souvenir de son frère Joseph Lapeyrade, décédé.
    Mme la Csse de MURAT.
    Mme NUGUES.

    DONS
    Pour l'OEuvre des Partants.

    M. le Chanoine N................................................................................................................ 50 fr.
    Mlle B., à Lourdes............................................................................................................. 200 fr.
    Une Institutrice vendéenne................................................................................................ 100 fr.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associés : la France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Étrangères ;
    Plusieurs projets de fondations pour la gloire du Sacré-Coeur. Plusieurs graves intentions. Toutes les intentions d'un prêtre et de deux autres personnes. Plusieurs malades. La vente d'un immeuble. Une associée bien malade. L'avenir et la position de plusieurs personnes. Plusieurs candidats pour plusieurs écoles. Un jeune ménage. Plusieurs mariages. Plusieurs conversions. Plusieurs défunts. Une intention particulière.

    1927/487-492
    487-492
    France
    1927
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