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Nouvelles du Su-Tchuen Méridional

Nouvelles du Su-Tchuen Méridional Extrait d'une lettre de M. Marcel Dubois, missionnaire du Su-tchuen Méridional (31 décembre 1919). « ... Tout ce mois de décembre j'ai été fort occupé. Pour la première fois depuis que le monde existe, un évêque est venu dans la sous-préfecture de Tsin-iên ; et pourtant Tsin-iên n'est qu'à une journée de marche de Kià-tin ; mais auparavant il n'y avait pas de chrétiens en cette ville.
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    Nouvelles du Su-Tchuen Méridional

    Extrait d'une lettre de M. Marcel Dubois, missionnaire du Su-tchuen Méridional (31 décembre 1919).
    « ... Tout ce mois de décembre j'ai été fort occupé. Pour la première fois depuis que le monde existe, un évêque est venu dans la sous-préfecture de Tsin-iên ; et pourtant Tsin-iên n'est qu'à une journée de marche de Kià-tin ; mais auparavant il n'y avait pas de chrétiens en cette ville.
    Mgr Fayolle est venu faire une tournée de confirmations dans les quatre principales stations du district. Sa Grandeur a confirmé plus de six cents chrétiens. Dans une station qui est à trente cinq lys d'ici, Koûan-in-kiao, Monseigneur a été reçu en triomphe par la foule. J'ai peu de chrétiens dans les marchés, ils sont surtout dans la campagne, mais il y en a de tous côtés. A Kouan-in-kiao, tous les païens ont décoré le marché et toutes leurs boutiques. Les notables sont allés à dix lys (une lieue) chercher Sa Grandeur avec la garde nationale et ont fait partir en son honneur pour près de deux cents ligatures de pétards ; à mesure que la chaise de Sa Grandeur apparaissait devant les boutiques, chaque propriétaire, les bonzes y compris, allumaient des pétards. Plus de cent enfants catholiques marchaient en tête, avec tambours, clairons et drapeaux tricolores avec l'image du Sacré-Coeur. Il fallait traverser tout le marché pour arriver à l'oratoire que je venais de construire, et qui déjà est trop petit. Le soir, pour le feu d'artifice fort bien réussi, non seulement tout le marché était là, mais il y avait encore une foule innombrable venue des environs.
    Au départ, tous les notables ont accompagné Sa Grandeur en chaise, et ont fait partir de nombreux pétards. De Kouan-inkiao on s'est rendu à Tsin-iên. Là, défilé plus magnifique encore, car les chrétiens y sont plus nombreux ; mais la ville ne s'est pas ébranlée avec ensemble. Les notables ont offert des pétards en grand nombre et sont venus présenter leurs hommages à Sa Grandeur. Cependant le peuple païen ne s'est pas remué pour décorer la ville, se contentant de regarder le cortège, les décorations et le feu d'artifice, qui a été tiré hors de la ville, faute de place assez large pour une pareille foule. Le dimanche l'église était trop petite. J'avais construit un hangar qui n'a pas encore suffi, et c'est en trois endroits différents que les chrétiens entendirent la sainte messe. Un des prédicateurs qui s'est donné beaucoup de peine est le cher père Morge, dont le zèle a fait merveille; je dois en dire autant du Père Corfmat et des prêtres chinois Ten et Tcheou. Les fêtes ont duré plus de dix jours et Sa Grandeur a supporté vaillamment la fatigue ; et pourtant, à certains jours, la fête ne se terminait qu'à minuit.
    Cette année, faute de ressources, je n'ai pu baptiser que deux cent vingt et quelques nouveaux chrétiens ; mais il y a des conversions de tous côtés ».
    1920/359-360
    359-360
    Chine
    1920
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