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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Nos Bienheureux. Le Triduum de Lang-song en Cochinchine orientale 1. Rome a parlé! Et la récente Béatification des premiers Martyrs de l'Église d'Annam a été, dans notre Cochinchine orientale, le signal de fêtes inoubliables, dont l'écho pourra sans doute édifier les pieux lecteurs des Annales des Missions Étrangères.
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    Nouvelles diverses

    Nos Bienheureux. Le Triduum de Lang-song en Cochinchine orientale 1. Rome a parlé! Et la récente Béatification des premiers Martyrs de l'Église d'Annam a été, dans notre Cochinchine orientale, le signal de fêtes inoubliables, dont l'écho pourra sans doute édifier les pieux lecteurs des Annales des Missions Étrangères.
    A l'occasion de la retraite annuelle, Mgr Van Camelbecke convoqua le ban et l'arrière-ban de ses missionnaires, pour la clôturer dignement par un triduum solennel en l'honneur de nos 49 Bienheureux Martyrs. Seules, quelques sentinelles dévouées devaient rester, l'arme au pied, à la garde des districts.
    Au jour fixé, des quatre points de notre vaste mission, du port de Tourane à la frontière saïgonnaise, du pays Ba-hnar à la mer d'Annam, les caravanes apostoliques s'ébranlèrent dans la direction du séminaire épiscopal de Lang-song.
    Les missionnaires des Ba-hnar descendirent de leurs montagnes sur l'échine puissante
    Des éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes
    Qui cheminent l'il clos aux mornes solitudes,
    L'oreille en éventail, la trompe entre les dents...
    Les provinces extrêmes envoyèrent leurs délégués à bord des noirs vapeurs ou des jonques légères. Le contingent du Centre eut à sa disposition la cavalerie pour la verte jeunesse, les pousse-pousse pour le poids de l'âge rassis, et les palanquins pour les vétérans.
    La retraite s'ouvrit le 4 février au soir. Nous étions, chiffre inconnu dans nos annales, trente-sept missionnaires français réunis autour de notre évêque aux cheveux blancs. Les Martyrs, protecteurs de l'Annam, durent sourire du haut du ciel à cette couronne apostolique, dont chaque fleur donnait son parfum, plus odorant des saintes illusions dans les boutons à peine éclos, plus discrètement suave dans les corolles qui vont se refermer.
    Le 8 février, ouverture du triduum par la solennité des vêpres pontificales chantées en faux-bourdons par une jeune maîtrise annamite, à laquelle les vieux missionnaires prêtaient le concours de leurs basses profondes. Puis, sortie processionnelle, suisse en tète, pendant laquelle la voix chaude et émue d'un « jeune » interpréta sur l'air des Adieux du Martyr ces quelques strophes de circonstance
    1. Dans notre dernier numéro, p. 262 il y a une erreur; la lettre du P. Mendiboure ne raconte pas les fêtes qui ont eu lieu en Cochinchine orientale, mais eu Cochinchine septentrionale.
    Rome a parlé! Quarante-neuf Étoiles
    De feux nouveaux brillent au firmament,
    Et leurs clartés ont dissipé les voiles
    Où la nuit sombre enchaînait l'Orient.
    Terre d'Annam, ton aurore se lève,
    Sèche tes pleurs, apaise tes soupirs:
    En chant d'amour que ta plainte s'achève,
    Exalte aux cieux les noms de tes Martyrs!
    Qu'ils étaient beaux les pieds de ces victimes Ensanglantés sur tes âpres chemins,
    Quand ils courbaient sous leurs traces sublimes
    Les épis d'or glanés à pleines mains!
    Leurs curs s'ouvraient aux promesses de fête,
    Aux longs espoirs des brillantes moissons...
    Mais un éclair a passé sur leur tête,
    Ils sont tombés au bord de leurs sillons!

    Oui, je le sais, tout apôtre est le prêtre
    Du noir Calvaire et non pas du Thabor;
    Le serviteur n'est pas plus que le Maître;
    Du Golgotha la Croix se dresse encor...
    C'est dans le sang qu'une Eglise se fonde,
    De l'esclavage il brise seul les fers;
    Le sang toujours fut la rançon du monde:
    Les martyrs seuls ont vaincu l'univers.

    0 noble Annam, conquête magnifique
    De ces hérauts, messagers de la paix, Sur tes autels recueille la relique
    De leurs tombeaux glorieux à jamais.
    Ils ont semé: ta terre fut féconde;
    Ils ont pleuré: Dieu compta leurs soupirs. Rome a parlé: que notre voix réponde:
    Gloire éternelle aux Bienheureux Martyrs!

    Et pendant ces trois jours bénis, ce fut fête ininterrompue dans notre gracieuse chapelle due à la générosité d'un pieux chanoine de Nantes: messes solennelles, vêpres chantées, saluts du Saint-Sacrement dans la féerie toute orientale des mille et une bougies qui embrasaient l'église de leurs rayonnements lumineux. Le soir, dans le rêve constellé des belles nuits équatoriales, où la Croix du sud projette le mystère de ses quatre bras étoilés, la fête se prolongeait au milieu d'une foule sans cesse grandissante, parmi les girandoles et les lanternes vénitiennes, la grande voix du canon, le crépitement des fusées multicolores, et toutes les divagations de ces feux d'artifices issus de l'imagination exotique des pyrotechniciens du pays.
    Point ne fut besoin de faire le panégyrique de nos Martyrs, tout les chantait autour de nous. Nous n'avions qu'à dire avec le Prophète-roi: « Déjà l'hiver a passé, les pluies d'orage se sont éloignées et voici que des fleurs ont apparu sur notre terre», terre prodigieuse fécondée dans le sang de nos Martyrs!
    En 1835, date moyenne de la persécution de Minh-Mang, la Cochinchine, divisée depuis en quatre missions, ne comptait que 70.000 chrétiens: elle en possède aujourd'hui 225.000! Et pourtant que d'hécatombes encore depuis cette date sanglante! Dans notre seule Cochinchine orientale, la persécution de 1885-1886 nous coûta 24.000 victimes. Le chiffre de nos chrétiens descendit à 17.000 âmes: aujourd'hui il s'élève à 71.500.
    Toutes nos anciennes paroisses, balayées par la tourmente, ont été rétablies, et de très nombreuses chrétientés nouvelles ont enserré le pays d'un réseau de foi et de prière, dont l'action grandit sans cesse autour d'elles.
    Plus de 43.000 baptêmes d'enfants de païens ont augmenté la gerbe d'or de la Sainte Enfance.
    Nos deux collèges, rétablis autant que possible sur le modèle des séminaires de France, en perfectionnant de jour en jour leurs méthodes et en élargissant le cercle de leurs programmes, font progresser sans cesse notre clergé indigène dans la science comme dans la piété. Depuis la guerre, trente nouveaux prêtres sont déjà sortis de ces pieuses maisons tandis que quarante missionnaires français venaient également combler les vides de l'année terrible.
    Nos sauvages enfin, les chers Ba-hnars, dernière pensée et suprême espoir de notre évêque martyr, le Vénérable Cuénot, forment sur les hauts plateaux, qui de la chaîne annamite s'abaissent graduellement vers le Mékong, une véritable mission de soixante chrétientés et de près de 7.000 âmes sous la direction de dix vaillants missionnaires.
    Quel plus éloquent panégyrique de nos Martyrs que cette constatation sommaire de la fécondité de leur sang qui a germé cette moisson magnifique!
    Et c'est le cur rempli de ces saintes et fortes émotions, l'âme irradiée d'espérances infinies, que chacun de nous reprit son bâton de voyage, pour aller arroser à nouveau de ses sueurs, à défaut de son sang, la portion du champ du Père de famille, dont nos Martyrs nous ont légué le précieux héritage.
    M. Durand,
    Missionnaire apostolique.
    Kouy-tcheou. Des fêtes en l'honneur de nos Bienheureux ont également été célébrées dans la capitale de la province du Kouy-tcheou, à Kouy-yang. Elles ont eu lieu à l'époque de la retraite des missionnaires. Le Kouy-tcheou avait trois martyrs parmi les quarante-neuf qui ont été béatifiés: les BB. Pierre Ou, Pierre Lieou et Joachim Ho. D'autres se rattachaient encore à cette mission: le B. Dufresse en avait été l'évêque, le B. Chapdelaine y avait débuté dans la vie apostolique avant d'évangéliser le Kouang-si; le B. Augustin Tchao, prêtre au Su-tchuen, le B. Laurent Pe-Man et la Bse Agnès Tsao-Kouy mar tyrisés au Kouang-si, y étaient nés. Le premier jour du Triduum, un prêtre indigène, le P. Ouang chanta la messe, et le P. Poinsot fit le sermon. Le second jour la messe fut chantée par un jeune prêtre de la dernière ordination, le P. Paul Tchen, et le sermon donné par le P. Michel. Le troisième jour, Mgr Guichard célébra pontificalement et le P. Aloys Schotter prononça le panégyrique des Bienheureux.
    Chine. Les Missions de Chine et la diplomatie. Nous trouvons dans le Livre jaune, mémorial diplomatique des affaires de Chine, quelques lettres de M. Pichon, notre ministre à Pékin, de M. Delcassé, ministre des affaires étrangères, et de M. Nisard, ambassadeur de France auprès du Saint Siège ; il nous paraît que ces documents ont leur place marquée dans nos Annales:
    Au sujet des indemnités destinées aux missions, M. Pichon mandait le 23 février 1901 à M. Delcassé:
    Pékin, le 23 février 1901.
    « Le ministre d'Angleterre a soulevé la question de savoir comment les indemnités pour les missions religieuses seraient établies et présentées.
    « J'ai fait à ce sujet, conformément à vos instructions, la déclaration suivante:
    « La situation des missions religieuses ayant été réglée par des traités et accords constamment pratiqués, il n'y a lieu de fixer à ce sujet aucun principe nouveau. Il convient de laisser aux légations intéressées le soin d'agir suivant leurs règles habituelles ».
    « Le ministre d'Allemagne a dit que son attitude correspondait à la mienne. Aucune autre observation n'a été faite.
    « Pichon. »
    Le 24 février, au sujet des diverses questions en litige, M. Delcassé télégraphiait à M. Pichon:
    Paris, le 24 février 1901.
    Le fait que nous maintenons en Chine tout un corps expéditionnaire montre que nous entendons appuyer par la force nos négociateurs, s'ils rencontraient de la résistance sur des points où seraient engagés nos intérêts essentiels.
    « Delcassé. »
    Le Livre jaune est muet, ou à peu près, sur les négociations relatives aux diverses indemnités particulières réclamées par les missions. Mais les ministres de France à Pékin, MM. Pichon et Beau, sûrs d'être appuyés, présentèrent leurs réclamations avec énergie. Il n'est pas indifférent de noter que la Propagande en fut informée. M. Nisard, notre ambassadeur auprès du Saint Siège mande, en effet, le 31 mai 1901:
    « J'ai eu soin durant ces derniers mois, de communiquer à la Propagande les informations fournies par nos consuls sur la situation des missions catholiques en Chine, en faisant valoir les heureux résultats dus à leur intervention. Le cardinal Ledochowski, de son côté, a toujours tenu à me marquer le prix qu'il attachait à ces communications et spécialement, dans une lettre du 24 de ce mois, il m'a exprimé « la satisfaction de la Propagande pour la sollicitude que les « représentants de la République française ont montrée en faveur des « missions catholiques ». «NISARD.»
    Le général Voyron. Le général Voyron, commandant en chef du corps expéditionnaire en Chine, rentre en France plein d'estime pour les missionnaires. Lors de son passage à Hong-kong, M. Martinet, notre procureur général, est allé le saluer à bord du navire et le remercier pour les services rendus aux missions par l'armée, lors des derniers événements de Chine. Le général l'a très bien reçu et, le remerciant de sa démarche, il lui a dit : « Si nous avons rendu quelques services aux missions et aux missionnaires, je puis assurer que ceux-ci nous ont rendu aussi des services bien importants. Sans eux, nous aurions fait beaucoup moins. J'emporte des missionnaires la meilleure impression et je saurai le dire à mon gouvernement. »
    Situation générale. La situation de nos missions de Chine paraît bonne et tranquille pour le moment. C'est ce qu'écrit tout récemment Mgr Chatagnon pour le Su-tchuen. M. Martinet écrit de son côté : « Au Kouang-tong, comme au Kouang-si et au Yun-nan, les mandarins font preuve de courtoisie vis-à-vis des missionnaires et bien des affaires ont été arrangées dans ces derniers temps. Mgr Mérel a fait visite, il y a quinze jours, au vice-roi et au gouverneur de Canton, visites préparées par M. Hardouin, consul de France, et visites que ces hautes autorités chinoises se sont empressées de rendre avec force bruit et grand étalage. M. Renault, pro préfet apostolique du Kouang-si, est en route pour Kouy-lin, la capitale, où jusqu'ici nos confrères n'avaient jamais pu s'établir. Partout, il y a certainement un changement en mieux, et nos confrères sont heureux de le constater. Puissent ces bonnes dispositions des mandarins durer longtemps! »
    Tonkin occidental. Construction d'une chapelle à Phu-mi. « En ce moment, je construis à Phu-mi, près du monument de Rivière, une chapelle d'environ un millier de piastres. Les païens m'en paient les deux tiers, les chrétiens et moi nous nous arrangerons pour l'autre tiers. » (Lettre du P. Aubert.)
    Les Souvenirs du P. Ki (1). «Le P. Ki, revenu de France, a raconté monts et merveilles et ce qu'il dit de notre pays de France produit une excellente impression sur les chrétiens très portés (et c'est naturel) à juger de la France et des Français par ceux qu'ils voient au
    1. Prêtre annamite que Mgr Gendreau avait amené avec lui, pour assister à la béatification de nos Martyrs. Tonkin, et ce n'est pas toujours la fleur. Monseigneur l'a emmené à tous les Triduums, afin qu'il pût tout raconter aux quatre coins de la Mission. Peut-être embellit-il les choses et les personnes; en outre, les chrétiens en se rapportant mutuellement ce qu'ils ont entendu, renchérissent encore et vous savez que les Annamites ont une tendance particulière à croire les nouvelles invraisemblables plus que les autres. » (Lettre du P. Bigollet.)
    Tonkin méridional. Bénédiction de l'église de Bao-nham. «Le 6 juin a eu lieu la bénédiction de la belle église en pierres de taille et en marbre qu'a construite le P. Klingler à Bao-nham et dont vous avez entendu parler. Mgr Pineau y est venu et avec lui tous les Pères qui étaient libres : la foule des chrétiens était considérable. N'est-ce pas la merveille de l'Annam? Sur la montagne avec sa belle tour, cette église domine tout. » (Lettre du P. Denis.)
    Haut-Tonkin. Évangélisation des sauvages. Mgr Ramond possède dans sa mission plusieurs tribus montagnardes connues sous le nom générique de Muongs. Sous ce nom sont comprises plusieurs races, de murs et d'idiomes différents : Man, Miao, Thaï, Thô, Xâ, etc... ; Jusquici aucune chrétienté n'existe au sein de ces diverses peuplades. Pour leur porter les lumières de l'Évangile, l'évêque a établi un certain nombre de nouveaux postes : Ha-giang, sur la frontière de Chine, avec les PP. d'Abrigeon et Karrer ; à Hoa-binh, sur la rivière Noire, il y a les PP. Laisi et de Coomann; à Nghia-lô, dans la vallée de ce nom, MM. Granger et Jordan. Ce dernier, au moment d'aller rejoindre son poste, écrivait de Son Tay :
    «Depuis l'heure où pour la première fois j'entendis parler des Muongs, que de fois j'ai rêvé de voler à leur salut. Cette heure va enfin sonner, puisque samedi prochain je partirai de Son-tay pour Nghia-lo. La chaloupe des Messageries fluviales me conduira jusqu'à Yen-bai et de là, après un trajet de trois ou quatre jours à cheval (120 kilomètres), j'arriverai à Nghia-lo, en plein centre sauvage. II y a un mois que le P. Granger s'est installé à Nghia-lo.
    «Autour de cet immense village se trouvent quatre peuplades muongs : de murs, de costume et de langage différents. J'aurai donc le plaisir de rejoindre ce cher Père, et ensemble nous travaillerons à la conversion des sauvages. Nghia-lo est un village Tho et en même temps un marché important fréquenté par les populations environnantes. Déjà le P. Granger, avec la somme de six piastres, y a rendu la mission propriétaire d'une maison.»
    Pondichéry. Hôpital de Tindivanam. Orphelinat. « L'hôpital de Tindivanam est fini, béni et inauguré. Mgr Gandy était ici le 24 juillet pour donner à cette nouvelle oeuvre sa bénédiction. Tout s'est bien passé, et plus que jamais les malades arrivent nombreux et les baptêmes aussi.
    « Maintenant je m'occupe d'organiser mon orphelinat de garçons.
    « Monseigneur a envoyé à Tindivanam, à peu près tous les orphelins garçons: j'en ai à l'heure actuelle trente-six. Mais vous voyez l'inconvénient: pas d'installation, pas de logement. J'ai dû pour parer aux difficultés du premier moment, bâtir deux larges pandels (sorte de grands hangars). L'orphelinat est agricole. Nos garçons sèment, plantent, arrosent, et récolteront, je l'espère. Monseigneur et moi sommes en train de réfléchir à l'installation d'une école industrielle. Avec la grâce du bon Dieu, nous y arriverons. Je compte apprendre aux enfants les métiers de menuisier, de maréchal ferrant, de ferblantier et de tisserand. » (Lettre du P. A. Combes, Tindivanam, 1er septembre 1901.)
    Kumbakonam. Une pluie heureuse, sinon miraculeuse. Il nous a été donné, ici, à Vaduguerpatty dimanche dernier, de voir presque un miracle. C'était la fête patronale de l'église, la Nativité. Nous étions sept confrères ou prêtres indigènes, et dix à douze mille chrétiens étaient accourus pour la fête. Mais tout ce monde était triste; il n'y avait pas eu de pluie depuis six mois; le temps d'ensemencer la terre était venu depuis longtemps, et on se demandait avec anxiété si la famine allait durer encore, plus terrible l'année prochaine.
    « Rien ne faisait prévoir la pluie pour ce jour-là, sinon la confiance publique, qui semblait inébranlable.
    « A 3 heures de l'après-midi nous allâmes bénir le char monumental qui portait la statue de la sainte Vierge; puis le char s'ébranla traîné par cinq à six cents personnes. Les douze mille chrétiens et plusieurs milliers de païens s'étaient prosternés jusqu'à terre au moment où le char s'ébranla. Notre doyen le P. Badenier me dit: « Rentrons vite, il « va pleuvoir. » Je n'en croyais rien, mais nous n'eûmes que le temps de rentrer au presbytère. Une pluie battante qui dura deux heures, se mit à tomber aux acclamations de toute cette foule enthousiasmée qui continua et acheva la procession.
    « Dire la joie de tout ce peuple serait impossible; on a semé et on sème encore; il pleut à peu près toutes les nuits, depuis sept jours. Le prix du grain va baisser bientôt, et nous n'aurons plus le spectacle de tous ces gens mourants de faim et de soif, qui se traînaient sur les chemins. » (Lettre du P. Baralon. Vaduguerpatty, 14 septembre 1901.)
    Séminaire des Missions Étrangères. Ordinations : Le 21 septembre a eu lieu une ordination comprenant: 9 prêtres, 4 diacres, 50 sous-diacres, 45 minorés, 10 tonsurés.
    Départ. Un départ de jeunes missionnaires aura lieu le 13 novembre au Séminaire des Missions-Étrangères, à 3 heures du soir.

    1901/307-313
    307-313
    France et Asie
    1901
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