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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Mandchourie méridionale. — La ligne de chemin de fer, entre Pékin et Newchwang, est terminée. Les Sœurs de la Providence de Portieux se sont établies à Tie-ling, ville située à 10 lieues au nord de Moukden. Elles avaient déjà quatre établissements en Mandchourie (Newchwang, Tong-kia-t'ouen, Cha-ling et Moukden). Leur établissement à Tie-ling est dû à la généreuse initiative du P. H. Lamasse, missionnaire du district.
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    Nouvelles diverses

    Mandchourie méridionale. — La ligne de chemin de fer, entre Pékin et Newchwang, est terminée.
    Les Sœurs de la Providence de Portieux se sont établies à Tie-ling, ville située à 10 lieues au nord de Moukden. Elles avaient déjà quatre établissements en Mandchourie (Newchwang, Tong-kia-t'ouen, Cha-ling et Moukden). Leur établissement à Tie-ling est dû à la généreuse initiative du P. H. Lamasse, missionnaire du district.
    Mandchourie septentrionale. — Grâce à M. Pichon, ministre de France en Chine, Mgr Lalouyer a obtenu une réparation solennelle pour l'attentat commis, l'an dernier, contre M. Georjon, par le mandarin d'In-tsing-kai. Le mandarin a été cassé, et l'évêque catholique, accompagné de plusieurs missionnaires, a été reçu solennellement, à In-tsing-kai et dans les autres villes de la province de l'Amour, par les autorités civiles et militaires.
    Siam. — Le P. Petit entreprend la construction d'une belle église dédiée au Sacré-Cœur dans son poste de Vat-Phleng.
    Malacca. — Le P. Vignol a été nommé Vicaire général en remplacement du P. Mazery décédé récemment.
    Birmanie méridionale. — Le P. Cance travaille à la fondation d'un nouveau poste à Kyaukkyi, dans le district de Shwegyin.
    Tonkin. — Tous les vicaires apostoliques se sont réunis en synode à Ke-sat le II février dernier.
    Tonkin occidental. — Le P. Calaque construit une église à Bang-soi. Dans la partie laotienne de cette mission, le P. Rey fonde un petit collège à Ban-nghiu, le P. Bourlet a 83 néophytes dans la chrétienté de Na-mur.
    Tokio. — « Outre les 12 baptêmes que j'ai eus à Noël, j'ai reçu l'abjuration d'un Russe de religion et de nationalité, professeur de philosophie et de grec à l'Université, parlant également bien le russe, l'allemand, le français et l'anglais ; jouant du piano à ravir (c'est un élève de Rubinstein) ; connaissant sur le bout du doigt la littérature de tous pays. Et avec cela, d'une simplicité, d'une bonté qui frappent tout le monde ». (Lettre du P. Papinot.)
    Notre Revue vient de faire alliance avec un club dont les membres appartiennent à la classe élevée. Parmi eux, on compte un ministre actuel et plusieurs anciens ministres, dont le comte Itagaki. Inutile de vous dire que cette alliance n'a rien de politique, et nous laisse entière la direction comme la charge de la revue. Mais le fait qu'on nous a demandé cette alliance me paraît prouver que nous sommes devenus une force; le catholicisme n'en a pas fini pour cela avec les calomnies dont la presse de toute nuance et de toute provenance l'a si abondamment et si longtemps accablé, sans que nous puissions répondre à armes égales ; cependant nous ne sommes plus les ignorants, les pauvres, la quantité négligeable que nous étions pour tous il y a peu de temps encore. Ensuite, grâce à cette alliance, nous espérons augmenter la diffusion de notre revue, et faire pénétrer avec elle les idées philosophiques, sociales, éducatrices du catholicisme dans la classe élevée. Et de plus, à cette occasion, notre revue est devenue bimensuelle ». (Lettre du P. Péri.)
    Maïssour. — Vous souvenez-vous de notre vieux collège Saint-Joseph, à Bangalore que vous avez cru voir une fois passer par la fenêtre du dortoir de 1re classe ? Dans la nuit du 7 au 8 février, il a tremblé comme une feuille. Il oscillait dans sa longueur comme un bateau qui tangue, les portes, fenêtres, meubles, toitures craquaient d'une manière sinistre ; dans mon lit, le balancement me donnait comme le mal de mer ; je fis ma prière, puis j'écoutai ; qu'est-ce qui croulera d'abord, de quel côté va-t-on être enseveli ?
    J'avais ma montre en main, ça a duré une minute. Pendant ce temps-là, les huit ou dix confrères qui se trouvaient en ce moment à la procure étaient déjà dehors, qui en culotte, qui en chemise, qui en couverture. Le P. Rappart seul, cet impavidus homo ! Lui qui ne dort jamais ! N’a rien entendu. Nous en avons été quittes pour quelques lézardes dans les vieux murs. En ville, pas de victimes, plusieurs maisons indigènes renversées. Il ne nous manquait plus que cela pour compléter le catalogue : famine, peste, tremblement de terre, en attendant la guerre. Je revenais juste d'une tournée faite à la hâte au Wynaad et à Mysore, après nos deux retraites ecclésiastiques.
    A Manantody, j'ai vu chez le P. Adigard un beau groupe de quatre-vingts nouveaux chrétiens, gens des bois, qu'il a établis en petites colonies agricoles ; ce commencement promet. Chez le P. Xavier, sur la frontière du Wynaad, il y a également une colonie de néophytes qui est en souffrance, à cause du manque de bonnes récoltes depuis quelques années. A Mysore, le P. Le Tohic a fondé en dehors des murs un petit village de convertis canaras pendant la peste de l'année dernière. Il a fort à lutter contre les protestants. J'ai éprouvé un vrai plaisir en confirmant là les prémices des convertis du Coorg. C'étaient trois orphelins, envoyés par le P. Pinatel, de Mascara : deux jeunes filles et leur frère. Le P. Janssoone jouissait également; il avait attendu si longtemps à Veerajendrapett, sans pouvoir en gagner un seul. A mon retour à Bangalore, j'ai été réjoui d'apprendre les brillants résultats des examens dans tous nos établissements de garçons et de filles. La rentrée est excellente au collège. Je viens de terminer la construction d'une vaste maison pour un pensionnat de tamouls près du nouveau collège.
    (Lettre de Mgr Kleiner, évêque de Mysore.)
    1900/137-139
    137-139
    France et Asie
    1900
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