Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Nos Bienheureux. A Lyon. Les fêtes religieuses continuent en lhonneur de nos Bienheureux. Les 23, 24 et 25 novembre, sur linitiative de Son Éminence le cardinal archevêque de Lyon, a été célébré dans la Primatiale, en grande solennité, un triduum en lhonneur de trois martyrs récemment proclamés Bienheureux.
Add this
    Nouvelles diverses

    Nos Bienheureux. A Lyon. Les fêtes religieuses continuent en lhonneur de nos Bienheureux. Les 23, 24 et 25 novembre, sur linitiative de Son Éminence le cardinal archevêque de Lyon, a été célébré dans la Primatiale, en grande solennité, un triduum en lhonneur de trois martyrs récemment proclamés Bienheureux.
    Tous trois étaient, soit par la naissance, soit par ladoption, fils de lÉglise de Lyon: le Bienheureux Clet, lazariste, né dans le diocèse de Grenoble, avait reçu tous les ordres sacrés et avait été initié à Lyon à la vie religieuse; le Bienheureux Bonnard, de la Société des Missions Étrangères, était originaire de larchidiocèse ; le corps du Bienheureux Pierre Tuy, prêtre tonkinois, était depuis 1841 dans un oratoire contigu au célèbre musée de la rue Sala, 12.
    La Société des Missions Étrangères de Paris était représentée aux fêtes par Mgr Gendreau, vicaire apostolique du Tonkin occidental, théâtre du martyre des Bienheureux Bonnard et Pierre Tuy, par M. Delpech, le vénérable supérieur du Séminaire des Missions Étrangères de Paris, par M. Lesserteur, ancien missionnaire du Tonkin et directeur du même séminaire et par un jeune prêtre tonkinois, parent du Bienheureux Tuy.
    Mgr Montety, lazariste, ancien délégué apostolique de Perse, et M. Bettembourg, procureur général des Lazaristes envoyé par le très honoré M. Fiat, représentait cette Congrégation et celle des Filles de la Charité.
    Le panégyrique du Bienheureux Clet a été donné par Mgr Demimuid, directeur général de la Sainte Enfance ; celui du Bienheureux Bonnard, par Mgr Dadolle, recteur des Facultés catholiques. Nommer ces orateurs distingués, cest dire de quelle façon magistrale ces deux sujets ont été traités.
    Le dimanche fut consacré à honorer les deux Bienheureux et le Bienheureux Pierre Tuy.
    Son Éminence le cardinal archevêque a officié tout le jour avec les splendeurs de la liturgie lyonnaise. Après les vêpres, Mgr Mord, directeur des Missions catholiques, a réuni dans un même discours léloge des trois Bienheureux et a montré, au milieu de toutes les merveilles et de tous les dévouements de lapostolat laction providentielle de luvre de la Propagation de la Foi.
    Pendant les deux premiers jours, MM. Sabatier, lazariste, et Lesserteur ont tour à tour célébré avec éloquence les Bienheureux Clet et Bonnard.
    Le grand Séminaire, le pensionnat des Frères des Écoles chrétiennes, les noviciats des Missions africaines et des Maristes, les Institutions des Minimes et des Chartreux, enfin l'incomparable maîtrise de la Primatiale ont rehaussé par leurs chants l'éclat de ces solennités.
    (Extrait des Missions catholiques, 30 novembre 1900.)
    A Passevant. A Besançon. Le 3 décembre, à Passavant (Doubs), patrie du B. Joseph Marchand, une très belle fête réunissait toute la paroisse et un nombreux clergé.
    Pendant la messe solennelle célébrée par le T. Rév. P., abbé de la Trappe de la Grâce Dieu, des chants religieux ont été fort bien exécutés par les jeunes filles de la paroisse, tandis que des musiciens de Baume prêtaient le concours de leur talent à l'éclat de la cérémonie.
    Après l'évangile, M. l'abbé Perrin, curé doyen de Baume, est monté en chaire. Il a retracé, avec l'éloquence qu'on lui connaît et une émotion communicative, la vie du Bienheureux.
    Le prédicateur a exprimé un vu qui, nous l'espérons, ne tardera pas à se réaliser : il a engagé les compatriotes du saint missionnaire à acheter la maison où celui-ci est né et a été élevé et à y établir un oratoire qui deviendra, bien certainement, un lieu de pèlerinage.
    Quelques jours plus tard, à la cathédrale de Besançon, dans une très belle cérémonie que présidait S. G. Monseigneur l'archevêque, le panéygrique des BB. Isidore Gagelin et Joseph Marchand était éloquemment préché par M. l'abbé Cussac, vicaire général d'Avignon.
    A Clermont-Ferrand. Les 14, 15, 16 décembre, un triduum a été célébré dans la cathédrale de Clermont en l'honneur du B. JeanGabriel-Taurin Dufresse. Deux panéygriques du Bienheureux ont été prononcés, le premier par M. Darragon, le second par Mgr Le Roy. Le 16 décembre, Mgr Belmont, évêque de Clermont a officié à la messe et aux vêpres. Après le panéygrique, il s'est levé au banc d'oeuvre pour remercier l'orateur (Mgr Le Roy), et aussi les évêques, le supérieur du Séminaire des Missions Étrangères, le supérieur des Missions africaines et tous les assistants de l'empressement qu'ils avaient mis à rehausser l'éclat de cette grande solennité, qui restera inoubliable pour l'église de Clermont. Monseigneur a parlé avec tout son cur et a produit une impression profonde.
    Kouy-tcheou L'année dernière au cours de la visite, j'avais reçu près de deux mille païens à l'adoration. L'ennemi de tout bien a vu ces succès avec rage et la persécution s'est déchaînée dans tout mon district de Se-lan et Long-touen, épargnant cependant la partie dépendante de Gan-hoa-hien. C'est le 20 mars que la persécution a commencé par le meurtre de cinq chrétiens et le pillage d'une dizaine de familles. Si, à ce moment, la politique de la cour impériale nous eût été favorable, l'affaire aurait été promptement traitée. Mais la vieille douairière revenait aux us et coutumes d'autrefois. Aussi les brigands fiers de leur premier coup, continuèrent leurs déprédations durant tout le mois d'avril sans cependant commettre de nouveaux meurtres. Ce fut seulement dans le courant de mai que les assassinats recommencèrent. Un pauvre petit enfant de deux ans eut le cou tordu. Bientôt les bandits voulurent ajouter à l'horreur du meurtre la profanation des cadavres. Ils prirent le corps d'un chrétien tué depuis huit jours, le dépecèrent, le firent brûler et jetèrent les cendres aux quatre vents. Les mandarins supportent tout cela, à quoi bon s'arrêter? Aussi, durant le cours du mois de juillet, des brigands saisirent à Iang-kia-gao, sur le marché, deux chrétiens, les tuèrent et broyèrent leurs corps dans un pilon. Quelques jours après, ce fut le tour d'un jeune couple, mari et femme, qui eurent la tête tranchée et exposée dans une cage.
    Après ces atrocités, il n'y a qu'à tirer un voile, à moins que l'on ne consacre le dernier acte à montrer la haine féroce des mandarins qui laissent tant de crimes impunis. Vous savez aussi bien que moi comme il est difficile à l'heure présente, où tout est en révolution, d'obtenir prompte justice.
    (Lettre du P. Bousquet, 2 août 1900.)
    Mandchourie Par décret paru à l'Officiel le 15 décembre 1900, le P. Laveissière, missionnaire de la Mandchourie septentrionale, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Motif: a fait preuve du plus grand courage au cours des événements de Chine, a reçu six blessures.
    Yun-nan Le P. Tapponnier, à cause de sa proximité d'Oyuentchang, est en fuite pour la seconde fois. La première fois il a passé vingt jours ici. Cette fois il est allé rejoindre le P. Badie qui s'est réfugié à Pe-che-ngai. Après que Siao-pou-tse fut brûlé, la chrétienté de San-pe-fou-in devait être ruinée; si le mandarin de Lou-leang n'avait pas pris sur le fait une dizaine d'individus, elle aurait certainement été pillée et brûlée. Mais qu'allons-nous devenir ?
    Chaque jour les chrétiens viennent me demander si l'Evêque est tué. D'autres croient que je suis tué, pillé, brûlé et tout ce que rêvent les Chinois! Jusqu'ici le bon Dieu m'a bien protégé. Je n'ai encore eu aucune alerte. Aussi je me jette entre ses bras et je dis à la bonne Mère de bien veiller.
    Je crois que nous nous tirerons d'affaires. Mais si la guerre éclate, pas moyen d'échapper. On verra. Ma vieille peau ne vaut plus grand'chose, et je suis persuadé qu'on n'en voudra pas. Mais encore une fois à la garde de Dieu, lui seul peut nous sauver.
    (Lettre du P. Oster. Pin-y-hien, 1er août 1900.)

    1901/69-71
    69-71
    France et Asie
    1901
    Aucune image