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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Tokio. Noces d'or de Mgr Osouf Le 24 juin, deux jours après la consécration épiscopale de son coadjuteur, Mgr Osouf célébrait ses noces d'or sacerdotales et ses noces d'argent épiscopales. L'archevêque de Tokio, Pierre-Marie Osouf, est né à Cérisy-la-Salle, diocèse de Coutances, le 26 mai 1829. Il fut ordonné prêtre en 1852 et nommé évoque titulaire d'Arsinoé et Vicaire apostolique du Japon septentrional en 1877. Ln 1891, il devint premier archevêque de Tokio.
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    Nouvelles diverses
    Tokio. Noces d'or de Mgr Osouf Le 24 juin, deux jours après la consécration épiscopale de son coadjuteur, Mgr Osouf célébrait ses noces d'or sacerdotales et ses noces d'argent épiscopales.
    L'archevêque de Tokio, Pierre-Marie Osouf, est né à Cérisy-la-Salle, diocèse de Coutances, le 26 mai 1829.
    Il fut ordonné prêtre en 1852 et nommé évoque titulaire d'Arsinoé et Vicaire apostolique du Japon septentrional en 1877. Ln 1891, il devint premier archevêque de Tokio.
    La fête du 24 juin était donc un double jubilé pour le pieux prélat qui célébra lui-même la grand'messe à laquelle assistaient, avec les évêques et les missionnaires, le T. R. P. Gérard, prieur de la Trappe de Notre-Dame du Phare, près de Hakodaté, et le docteur Széghi, cistercien. M. le ministre de France y assistait aussi. A l'issue de la messe, Mgr Osouf fut salué par le vivat japonnais : Ban-Zai ! Qui signifie : Dix mille années ! Ce souhait, nous le faisons nôtre, et nous l'adressons du fond du coeur au vénérable archevêque et au nouvel évêque, son coadjuteur.

    Su-tchuen occidental. Pillages et ruines. Tristes nouvelles à vous donner : Sou-kia-ouan, Tsy-toui-oua, et peut-être Sin-tchang n'existent plus ; oratoires, maisons des chrétiens pillés, brûlés. On compte déjà au moins cinq cents victimes. Les Boxeurs, vrais dénions incarnés, pourchassent les chrétiens et massacrent tous ceux qui leur tombent entre les mains. Le P. Dupuis, chargé de Sou-kia-ouan, a heureusement pu fuir et nous arriver par Kien-tcheou, mais son vicaire, le pauvre Joseph Houang1, a été atteint dans sa fuite et écorché.
    Tchen-tou est cerné par ces forcenés qui sont plus de vingt mille, et nous sommes dans une position preque désespérée. Le vice-roi, trompé par ses gens, nous a offert un refuge, mais pas chez lui, ce serait imprudent pour tous ; jusqu'ici nous avons refusé. Notre départ serait désastreux pour nos chrétiens. L'orphelinat rentrera en ville ; nos collèges sont avertis et devront licencier une partie de leur monde. La province est remplie de Boxeurs faméliques, etc., et le vice roi n'a pas deux mille soldats à son service. C'est pourquoi nous comptons uniquement sur le secours de Dieu. (Lettre de Mgr Dunand, vic. ap. du Su-tchuen occ. Tchen-tou, 30 juillet 1902).

    Tonkin maritime. Conversions. Une bonne nouvelle à vous annoncer : Hao-nho, situé tout au pied d'une haute montagne surmontée d'une croix, n'est chrétien qu'en partie ; mais en ces derniers temps Dieu semble manifester sa bonté, en daignant accroître le nombre des fidèles.
    Il y a trois villages ou plutôt trois hameaux du village de Yen-té qui commencent à étudier. Monseigneur m'a prêté l'un de ses catéchistes pour les débuts qui sont délicats, et, en plus des deux catéchistes que j'ai avec moi, il m'en donnera encore d'autres. Je compte environ de 400 à 500 adultes qui étudieront. (Lettre du P. Reboton, Hao-nho, 15 mai 1902.)

    1. Ce prêtre chinois, ordonné tout récemment, avait été baptisé par Mgr Dunand, alors jeune missionnaire.

    Nouvelles du Laos. Cette année, j'ai été par deux fois à Yen-khuong où le P. Martin m'a envoyé visiter les anciennes chrétientés de Long-chanh. C'est à deux jours et demi de Phong-y où furent massacrés le P. Tamet et ses compagnons.

    Vietnam TOMBEAU DU P. ANDRÉ TAMET
    ET DE SES TROIS CATÉCHISTES TUÉ, DINH, XOAN,
    MASSACRÉS A PHONG-Y, EN HAINE DE LA FOI, LE 9 AVRIL I884.

    En un jour et demi on arrive à Quan-bé, point de départ de la navigation en radeau. Sur le bord du torrent quelques misérables paillotes habitées par des Annamites qui vont et viennent de Muc-son ou de Long-chanh pour faire le commerce. A quelque distance, sur une petite éminence, se dressait autrefois la maison des Pères dont il ne reste que des colonnes à demi consumées. De là à Yen-khuong la route est pénible et fort difficile. Le sentier se confond avec le torrent rapide et abrupte. Il faut grimper de roche en roche avec une agilité de chèvre. De tous les villages que l'on rencontre, pas un qui ne fut autrefois chrétien.
    A Yen-khuong, où s'était établi le P. Pinabel, puis le P. Verbier, tous les habitants étaient chrétiens ; il n'y avait plus aucune famille païenne dans les villages d'alentour. Mais la tempête a passé et n'a laissé que des ruines : nombre de familles ont fui, plusieurs villages sont abandonnés. Les vieux chrétiens laissés sans pasteur sont retournés au culte du diable ou demeurés dans l'indifférence. J'ai trouvé un ancien chef de chrétienté gravement malade qui avait recours aux esprits pour recouvrer la santé. Je l'ai encouragé à revenir à la vraie religion : il semblait bien disposé, mais il mourut quelque temps après, en mon absence. A Yen-khuong, huit familles seulement consentent à revenir à la foi. Les autres hésitent, car ils craignent une nouvelle débâcle, dont ils paieraient les frais. Toutefois je n'ai rencontré aucune hostilité de la part même des païens. On désire que les Pères reviennent, et qu'ils restent. A mon dernier voyage, j'ai fait construire une petite maison à Dau-bé qui servira d'abord de pied-à-terre jusqu'à ce qu'on y revienne définitivement. Il y a déjà un catéchiste à Yen-khuong, un autre à Dau-bé. Monseigneur y établira plus tard un confrère. Le P. Bourlet est allé passer un mois chez le P. Guignard au Laos du Tonkin méridional pour étudier la langue et essayer des corrections dans les prières et dans le catéchisme traduit autrefois par le P. Pinabel. (Lettre du P. Degeorge, Muou-dien-su, 19 juin 1902.)

    Laos. Souvenirs chrétiens. Il est fort probable que le Laos a déjà été évangélisé. Dans de magnifiques ruines d'un palais, au pied de la montagne, à 7 kilomètres d'ici, nies chrétiens ont trouvé une croix en fer forgé, bien mangée par la rouille il est vrai, mais cependant ayant bien conservé sa forme. Puis, il y a la coutume, ce tatouage d'une croix sur le poignet qu'ont les Laotiens sans pouvoir se l'expliquer. « C'est un signe de bonheur, m'ont-ils dit, c'est une coutume qui nous vient des ancêtres ». Ils appellent cette petite croix tin ka ou patte de corbeau. Autour d'ici, je connais quantité de braves païens qui feraient de bons chrétiens ; mais ils n'y pensent même pas. Ils viennent souvent me voir, mais l'effort qu'il faudrait faire les effraie et ils restent avec leurs fétiches, car le bouddhisme implanté au Laos n'est qu'à la surface ; ce sont les Ghis ou génies, avec les sorciers, qui forment la religion du peuple. Les bonzes n'ont presque pas d'influence ; s'ils tiennent encore debout, c'est que, dans les pagodes, on donne des fêtes, des réjouissances de temps en temps, et ce qu'ils appellent des bonnes où la morale et la décence sont très écornées. Les mandarins, sans s'opposer ouvertement aux conversions, les voient sûrement d'un mauvais il ; car tout laotien chrétien n'est plus le vil animal taillable et corvéable à merci, on doit compter avec lui et du moins, si on lui fait des injustices, faut-il habilement les habiller d'un dehors d'équité. (Lettre du P. Couasnon, Bassac, le 10 août 1902.)
    Cochinchine orientale. Consécration épiscopale. Le 17 août dernier, Mgr Damien Grangeon, le nouveau Vicaire apostolique de la mission de Cochinchine orientale, a été consacré évêque (d'Utine par Mgr Caspar, vicaire apostolique de Hué, assisté de Mgr Mossard, Vicaire apostolique de Saïgon, et du P. Geoffroy, missionnaire de la Cochinchine orientale1.
    Nous regrettons que le défaut de place ne nous permette pas de reproduire le beau récit que le P. Guerlach a écrit de cette fête et qu'a publié la Semaine religieuse de Clermont 2.

    Séminaire des Missions Étrangères. Ordinations. Le 27 septembre, Mgr Bouchot a fait à notre Séminaire de l'Immaculée Conception une ordination qui comptait 28 tonsurés.
    Le lendemain, 28 septembre, le même prélat a fait à notre Séminaire de Paris une ordination composée de 4 tonsurés, 57 minorés, 51 sous diacres, 13 diacres, 12 prêtres.

    1902/321-324
    321-324
    France et Asie
    1902
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