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Nouvelles diverses

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    Nouvelles diverses
    Séminaire des Missions Étrangères. Consécration épiscopale de Mgr Bouchut. Le 21 septembre prochain aura lieu, dans l'église de notre Séminaire, la consécration épiscopale de Mgr Jean-Claude Bouchut, évêque de Panemotichus1 in partibus infidelium, Vicaire apostolique du Cambodge. Né à Saint-Christôt-en-Jarret le 4 mars 1860, Mgr Bouchut partit pour le Cambodge en 1883 ; rappelé en France en 1889 pour être directeur à notre séminaire de l'Immaculée Conception à Bièvres, il était supérieur de cet établissement depuis l'année dernière. Ses confrères du Cambodge l'ont désigné et le conseil du Séminaire l'a présenté au choix du Souverain Pontife qui a signé ses brefs d'évêque et de Vicaire apostolique le 23 juillet dernier.
    Le prélat consécrateur sera Mgr Chatagnon, Vicaire apostolique de la mission du Su-tchuen méridional, momentanément en France. Nous serons heureux de rendre compte de cette cérémonie dans le prochain numéro de nos Annales. Mais dès maintenant nous offrons au pieux et cher élu nos vux les meilleurs pour le succès de la nouvelle carrière qui s'ouvre devant lui, et nous invitons nos associés et nos lecteurs à unir leurs prières aux nôtres, afin que Dieu bénisse dans une très large mesure les efforts du prélat sur la terre lointaine, où notre affectueux et respectueux souvenir l'accompagnera.

    Pèlerinage à Chartres. Pendant les vacances ceux de nos aspirants qui doivent durant l'année partir pour les Missions vont faire un pèlerinage à Notre-Dame de Chartres. Cette année, la coutume a été suivie et le pèlerinage a eu lieu le samedi 16 août. Les pèlerins, futurs partants, étaient au nombre de 38, sous la conduite du directeur des aspirants, le P. Delmas. Brièvement, dans les notes suivantes jetées à la hâte, l'un deux nous a résumé le pieux et agréable voyage :
    « La bonne Mère nous a donné une belle journée ensoleillée.
    « A 8 heures et demie nous débarquions à Chartres.
    « La messe de communion et la messe d'actions de grâces ont été célébrées à Notre-Dame Sous-Terre : nous avons à plein cur et à pleine voix redit nos chants d'amour à Marie. Quelques autres messes ont été dites à divers autels de la crypte.

    1. Panemotichensis, ancien évêché de la province de Pamphylie Il et dont la métropole est Perge.

    « Notre déjeuner a eu lieu à 10 heures et demie dans le local que la maîtrise met tous les ans à notre disposition avec beaucoup d'amabilité.
    « Nous avons employé une partie de l'après-midi à visiter la cathédrale depuis la crypte jusqu'aux flèches, et aussi les diverses églises de la ville.
    « Vers 3 heures et demie, dernière réunion à Notre-Dame Sous-Terre, salut du Saint-Sacrement, et nous repartons emportant un délicieux souvenir de notre pèlerinage, plus pénétrés des grandeurs de la Reine que les pierres elles-mêmes nous ont chantée, plus désireux de l'aimer, de la servir, de la faire aimer jusqu'aux extrémités de la terre.

    Tous missionnaires,
    Nous irons un jour
    Aux lointaines terres,
    Chanter ton amour.

    « Merci de tout cur aux savants, pieux et aimables gardiens de la basilique chartraine, de l'accueil fait à notre petit pèlerinage ».

    Su-tchuen oriental. Funérailles du P. Zeller. Texte de l'allocution prononcée par M. Hauchecorne, gérant du consulat de Tchong-kin. Lors des funérailles du P. Zeller, missionnaire apostolique du Su-tchuen oriental, le gérant du consulat de France à Tchong-kin a prononcé une allocution que, grâce à l'amabilité du P. Roulland, nous pouvons reproduire :
    « Messieurs, qu'il me soit permis, en l'absence de notre consul, M. Haas, de venir rendre un suprême hommage à la mémoire de l'homme vaillant dont la mission du Su-tchuen oriental pleure aujourd'hui la perte, et de me faire l'interprète, j'en suis certain, de vos sentiments à tous.
    « Repris dernièrement par le mal terrible et sans espoir qui l'a terrassé, le P. Zeller, en dépit des soins attentifs et dévoués dont il fut l'objet, s'est éteint dans la soirée du 6 mai après une lente agonie de plusieurs semaines. Lui-même ne se faisait d'ailleurs aucune illusion sur sa fin prochaine, malgré la sollicitude affectueuse de ses confrères qui tentaient de distraire sa pensée. Peu de temps avant sa mort, j'eus l'honneur de l'approcher, son calme courage, la sérénité avec laquelle il attendait son sort me causèrent une profonde émotion. Il se tenait prêt à rendre à Dieu la vie qui lui avait été prêtée et qu'il avait toute consacrée à son service. Cette mort imminente, je puis dire en vérité qu'il la souhaitait comme le terme de ses longues souffrances et l'aurore d'un repos et d'un bonheur infinis.
    « N'oublions pas cela, Messieurs, et remercions le défunt qui nous a donné à tous l'exemple d'une résignation si haute et si virile.
    « Né en 1854 à Besançon, le P. Zeller était déjà d'un tempérament débile quand il résolut de quitter la France, et c'est malgré des avis autorisés qu'il partit pour le Su-tchuen oriental. Son arrivée date de 1877. I1 débuta par douze ans de ministère dans la ville de Pi-chan, suivis d'une année passée à Yuin-tchouan. Finalement et pendant dix ans environ, il consacra ses forces au petit collège de la Mission où il réussis-sait d'une manière particulièrement brillante à la formation des jeunes élèves du séminaire. Cette oeuvre, que la mort a interrompue, est sans doute la plus éminente de sa vie si bien remplie. Il sut s'y rendre indispensable, et c'est à ce point de vue surtout que la Mission du Su-tchuen oriental fait en lui une perte bien difficilement réparable.
    « On a dit, Messieurs, qu'il n'y a pas d'hommes nécessaires. Admettons pour vraie cette parole sévère, propre à humilier notre orgueil : il faut avouer cependant qu'il y a des hommes qu'on ne remplace pas entièrement. De tout ce qu'on m'a rapporté sur lui, je puis conclure que le P. Zeller était de ceux-là.
    « Le P. Zeller conserva toujours sa complexion maladive sans que cette faible santé altérât son humeur aimable et enjouée. La force d'âme que prouverait ce contraste apparut d'ailleurs en toutes les circonstances graves où il se trouva jeté, et notamment, lors de la première persécution de Yu-Man-Tse où, étant curé, il fit admirer son attitude froidement courageuse. La maladie et l'approche de la mort lui ont fourni une dernière occasion de manifester ce calme courage dont nous garderons longtemps un vivant souvenir ».

    Birmanie méridionale. Cyclone. Un cyclone s'est abattu en plein sur Rangoon. On évalue à plus d'un million de roupies les pertes qu'il a causées. On aurait dit une ville bombardée. Les dégâts chez nous ne sont pas aussi graves qu'ils auraient pu l'être. Il faut cependant que nous fassions quelques réparations sérieuses à notre toit. Quarante arbres ont été cassés ou déracinés dans l'enclos du couvent. Aucun n'est tombé sur les bâtiments. On dirait qu'une main invisible les guidait dans leur chute. Dieu est bien bon. Le toit de la cuisine des Soeurs s'est effondré juste quand il n'y avait personne dessous. De mémoire d'homme on n'avait jamais vu à Rangoon pareil temps. J'espère que la jolie petite église du P. Mignot que j'ai bénite le 30 avril n'a pas eu à souffrir. (Lettre de Mgr Cardot, Rangoon, 11 mai 1902.)

    Tokio (Japon). Consécration épiscopale de Mgr Mugabure. Le 22 juin dernier, Mgr Mugabure, coadjuteur de Mgr Osouf, archevêque de Tokio, a reçu la consécration épiscopale. Le prélat consécrateur était Mgr Osouf, et les prélats assistants, Mgr Cousin, évêque de Nagasaki, et Mgr Berlioz, évêque de Hakodaté. Plus de quarante missionnaires et prêtres indigènes assistaient à la cérémonie, qui s'est accomplie à la cathédrale, trop petite pour contenir la foule des chrétiens accourus pour y assister. Long et heureux épiscopat au vénéré et cher élu !

    Conférences. L'établissement récent de la « Société de la Foi catholique », dans le district de Hachioji, a amené les chrétiens de ces parages à s'occuper avec zèle de la propagation de la foi. Dernièrement, grâce à leurs soins, à Htsu-Kaichi (Nishi-Tama-gori), à Yui (Minannitamayori), à Nihongi (Irumagori) et pendant deux jours de suite dans chacune de ces localités, des conférences publiques ont été données par le missionnaire et les catéchistes. A Nihongi surtout, les auditeurs sont venus très nombreux pendant les deux jours des conférences. Le soir, les derniers arrivés ont dû s'en retourner sans rien voir, faute de place. Dans ces conférences, de 1.500 à 2.000 personnes ont entendu la Bonne Nouvelle ; et bien qu'il soit impossible de rien certifier pour le moment, il y a tout lieu d'espérer que la bonne semence ainsi jetée fructifiera. (Lettre du P. Mayrand.)

    Corée. Le 14 avril, Mgr Mutel a fait la consécration de la chapelle du séminaire Ryong-San, dédiée au Sacré Coeur de Jésus. Dans cette chapelle repose le corps du Vénérable André Kim, prêtre coréen, martyrisé le 16 septembre 1846. Nous signalerons aussi la célébration des vingt-cinq ans d'apostolat de Mgr Mutel et de deux de ses missionnaires, les PP. Doucet et A. Robert.

    Cochinchine septentrionale. Choléra. On nous écrit de Hué que le choléra fait de grands ravages dans cette partie de l'Indo Chine. Quatorze Français et des milliers d'indigènes en sont morts. Les païens se couvrent d'amulettes et les chrétiens vont en foule au confessionnal.

    1902/277-280
    277-280
    France et Asie
    1902
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