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Nouvelles diverses

Nouvelles diversés YUN-NAN Un missionnaire du Yun-nan, le P. Degenève, a été enlevé par les brigands. KOUY-TCHEOU A la date du 20 juillet dernier aucun changement n'était pratiquement survenu dans l'état troublé de la province. Cependant la grande route Kouiyang-Setchoan était tranquille; impossible toutefois de visiter les chrétiens de la campagne.
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    Nouvelles diversés



    YUN-NAN



    Un missionnaire du Yun-nan, le P. Degenève, a été enlevé par les brigands.



    KOUY-TCHEOU



    A la date du 20 juillet dernier aucun changement n'était pratiquement survenu dans l'état troublé de la province. Cependant la grande route Kouiyang-Setchoan était tranquille; impossible toutefois de visiter les chrétiens de la campagne.

    L'est et l'ouest sont de plus en plus troublés. Un bataillon de Yunnanais a levé l'étendard de la révolte, massacré son commandant et repris le chemin du Yunnan. Passant par Tin-fan ils pillèrent la ville et rendirent visite au presbytère, où ils trouvèrent que la mule du curé et le cheval du vicaire étaient de bonne prise. A Younyang le P. Harostéguy faillit tomber aux mains des pirates ; menacé par un soldat, il crut prudent de porter ses pénates ailleurs. Bien lui en prit, car le soir même, le militaire revint accompagné de nombreux amis; ces bandits, soldats de l'armée régulière, ne trouvant pas le diable d'étranger, s'en prirent aux habitants qu'ils pillèrent.

    Nos deux prêtres prisonniers des brigands nous ont fait écrire pour solliciter leur rachat. Ils nous disent qu'ils sont fort malheureux.



    A Koui-yang vient de mourir le séminariste Jérôme Lou, petit-fils du Bx Lou Tin-mey martyrisé le 28 janvier 1858. Il avait terminé ses études théologiques et devait recevoir bientôt le sous-diaconat.



    CANTON



    Les 22 et 23 juillet, un typhon a ravagé l'île de Sancian. Les chapelles, résidences et écoles ont été sérieusement endommagées. La chapelle Saint François-Xavier a peu souffert; mais la statue du saint, placée derrière la chapelle, a été arrachée de son piédestal et projetée à terre ; le bras droit a été brisé. A la résidence principale, les dégâts prennent la proportion d'un désastre.

    La léproserie de Sheklung a été aussi bien éprouvée. L'inondation a envahi toutes les maisons. La récolte de riz est perdue. De plus, le 4 août, un orage terrible a éclaté sur la région, la foudre a frappé la maison des petites filles lépreuses. L'un des pignons a été disloqué : la moitié du toit menace ruine ; le plancher en ciment armé a été troué en 7 ou 8 endroits; des colonnes de ciment sont brisées. Cependant, chose presque miraculeuse, personne n'a été atteint. Une petite enfant a eu son lit brisé, mais n'a pas été touchée.



    CAMBODGE



    Le 16 juillet, au Carmel de Phnompenh, prise d'habit de trois postulantes, une Chinoise et deux Annamites. L'une de ces dernières est originaire de la paroisse de Cu-lao-gieng, dont le curé, le P. Hion, fut invité à présider la cérémonie.

    Vers la même époque, également à Phnompenh, eurent lieu les examens du certificat d'études franco indigène. Les soeurs de la Providence avaient présenté 4 élèves : toutes furent admises; l'une d'elles conquit brillamment le n° 1, les trois autres ne dépassèrent pas le n° 15.



    MAIS



    SIAM



    Un peu partout dans les postes de la mission s'organisent nos écoles catholiques selon les exigences des nouvelles lois siamoises. Citons en particulier, le poste de Nakhonxaisi, qui possède maintenant une école de garçons et une école de filles solennellement bénites le ter août dernier. Ces bâtiments, spacieux et bien aérés, abritent tout un petit monde qui donne bon espoir pour la diffusion des idées et des pratiques religieuses dans ce poste.



    BIRMANIE MÉRIDIONALE



    Le Gouvernement anglais vient de décerner au P. Provost la médaille d'argent du Kaiser-Hind. C'est une décoration bien méritée pour tout ce que le missionnaire a fait dans le domaine de l'éducation. Depuis 18 ans, il dirige avec le plus grand succès l'école normale de filles et le noviciat des Soeurs indigènes. Il a rebâti le couvent, qui est maintenant le plus beau du Vicariat. Il vient de parachever son église. Le clocher est maintenant le plus haut bâtiment de Bassein et a fait surnommer la mission catholique « l'Église à la flèche ».



    COÏMBATOUR



    On introduit l'éducation professionnelle dans les écoles primaires. Il faut apprendre aux bambins non seulement à lire, à écrire et à compter, mais aussi à manier le rabot, la lime et la navette.

    Il y a 23 ans la mission de Coïmbatour envisagea la question d'une façon peut-être plus pratique ; mais l'industrie alors n'était guère à la mode. Aussi le P. Petite se heurta à de nombreuses difficultés quand, en 1906, il fonda une école industrielle dans le but d'apprendre un métier aux enfants de l'orphelinat. De nombreuses familles doivent maintenant leur pain et leur modeste aisance à cette bienfaisante institution. Il y a là des apprentis en tout genre : menuisiers, mécaniciens, forgerons, tourneurs, vanniers, voire même chauffeurs y apprenant leur métier selon un programme déterminé et passant des examens. Il y a là du travail pour tous : les boiteux, les manchots, les borgnes ne sont point exclus. Il y a quelque temps un pauvre aveugle était même employé à tourner une roue pour activer le feu de la forge. Cette école industrielle a toujours prospéré, tant sous l'énergique impulsion de son fondateur que sous la direction de ses successeurs. Le P. Rogues Perrin l'a dotée de machines modernes et de nouveaux ateliers, et son directeur actuel, le P. Beyls, vient d'élever une vaste construction où il a installé à la fois sa demeure et ses bureaux. Cette construction fut bénite et inaugurée par Mgr Roy, le 9 avril dernier. Maîtres et apprenti sont maintenant au nombre de 140.

    Dans un ordre plus spirituel, des retraites ont été prêchées dans divers districts du diocèse depuis le commencement de l'année, à Ootacamund, Coonoor, Wellington et Coïmbatore.

    Celle de la cathédrale de Coïmbatore, du 3 au 13 mai, fut prêchée par deux prêtres indigènes du diocèse, les Pères Ignatius et Paul. Les fidèles suivirent les instructions avec un empressement et une assiduité vraiment dignes d'éloges. Tous les jours à 4 h. 1/2 du matin des « excitateurs » parcouraient les différents quartiers de la ville habités par les chrétiens, en sonnant une clochette pour réveiller les fidèles et les appeler à l'église. La clôture de la retraite coïncidait avec la fête de saint Michel, titulaire de la cathédrale ; dans la soirée une grande procession défila dans les rues de la ville avec un recueillement et un ordre parfaits, chose assez rare dans ce pays, ou le tapage et la cohue sont l'accompagnement ordinaire des processions. Cette mission fut un véritable succès. Plaise à Dieu que les paroissiens en conservent longtemps la mémoire et les fruits salutaires !




    1923/228-231
    228-231
    France et Asie
    1923
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