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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses KOUY-TCHEOU. KOUANG-SI. La Société des Missions Etrangères a sa 37e mission ; la préfecture apostolique de Lang long. La nouvelle mission comprend une partie du Kouy-tcheou (sud-ouest) 9 sous-préfectures, et une partie du Kouang-si (nord-ouest) 3 sous-préfectures. Elle aura pour supérieur un préfet apostolique sans caractère épiscopal. La ville principale est Hin-y fou. MAISSOUR.
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    Nouvelles diverses

    KOUY-TCHEOU. KOUANG-SI.

    La Société des Missions Etrangères a sa 37e mission ; la préfecture apostolique de Lang long.
    La nouvelle mission comprend une partie du Kouy-tcheou (sud-ouest) 9 sous-préfectures, et une partie du Kouang-si (nord-ouest) 3 sous-préfectures. Elle aura pour supérieur un préfet apostolique sans caractère épiscopal. La ville principale est Hin-y fou.
    MAISSOUR.

    Le P. Tabard, curé de la cathédrale (paroisse européenne), de Bangalore, chapelain des troupes anglaises, fellow de l'Université de Madras, vient d'être l'objet d'une haute distinction: au mois d'octobre dernier, S. A. le Maharajah l'a élevé au rang de Rajasabha Bhushana. (Ornementt de la Cour royale) de l'Ordre du Ganda Bharunda, un des plus élevés de la hiérarchie des titres honorifiques. Le P. Tabard est le premier Européen ainsi promu par le Maharajah, et le fait est d'autant mieux à noter que sa qualité té de prêtre catholique était plutôt un obstacle à sa nomination.
    C'est la troisième distinction d'ordre civil que reçoit notre Confrère : le Gouvernement de l'Inde lui a déjà conféré, en 1915, la médaille d'or Kaiser-i-Hind, et en 1921 le degré de Member of the most Excellent Order of the British Empire.
    Nous lui adressons nos sincères et vifs compliments.

    ANNAM.

    D'après une ordonnance de l'empereur d'Annam, Khai-Dinh, une fête nationale sera célébrée chaque année le 2e jour du 5e mois lunaire. Cette année, ce jour correspond au 28 mai. A cette fête devraient prendre part tous les catholiques. Un service très solennel aura lieu dans la cathédrale de Hué en mémoire de Mgr Pigneau de Béhaine, évêque d'Adran et des officiers, marins et soldats français, auxquels, à la fin du XVIIIe siècle, l'aïeul de Khai-Dinh l'empereur Gia Long dut de reconquérir son trône.
    Par ordre de l'empereur Khai-Dinh tous les grands mandarins de la Cour assisteront à cette messe.
    Cette nouvelle a été annoncée à Mgr Allys, Vicaire apostolique de Hué, par le ministre de l'intérieur, S. Ex. Bai, dans une visite qu'il a faite au petit séminaire d'An-ninh.
    Des messes solennelles aux mêmes intentions et à la même date seront aussi célébrées dans toutes les paroisses de la mission.
    Ce jour-là, les catholiques annamites prieront avec une fervente reconnaissance pour l'empereur Khai-Dinh qui, par son esprit de justice, sa haute intelligence et la largeur de ses vues leur témoigne une si parfaite sollicitude, et leur donne des preuves si éclatantes de sa bienveillance.

    INDOCHINE.

    Le Maréchal Joffre à Hué et à, Hanoi

    Le Maréchal Joffre, arrivé a Hué le soir du 1er janvier, en est reparti le 4 au matin. Les journaux ont dit avec quelle solennité et quelle cordialité il a été accueilli par la population, tant européenne qu'indigène. Aux réceptions et banquets officiels du Palais royal et de la Résidence, S. G. Mgr Allys était parmi les invités. Avec les autres membres de la colonie française, tous les missionnaires furent présentés au Maréchal, qui leur serra la main.
    Près de se rembarquer il embrassa cordialement Mgr Allys. Tout le monde applaudit à ce geste affectueux.
    A Dong ha et à Dong-hoi, pendant le trajet de Hué à Hanoi, le habitants des provinces de Quang-tri et de Quang-binh eurent aussi la joie et l'honneur d'offrir leurs hommages l'illustre vainqueur de la Marne.
    A Hanoi, le 7 janvier, dans l'après-midi, le Maréchal accompagné du Résident supérieur et de deux officiers d'ordonnance a rendu visite au curé de Hanoi, le Lecornu, son vieil ami, avec lequel il avait passé plusieurs années au Tonkin, lorsque le P. Lecornu y était en qualité de capitaine du génie.
    Hélas ! Quel changement ! Notre cher confrère, atteint d'un cancer, était depuis de longs mois sur son lit d'agonie ; il ne parlait presque plus, sa faiblesse était extrême. Le Maréchal parut, et ému tendit la main à son ancien camarade : « Ah, mon cher Lecornu, ça ne va donc pas! » Le Père se raidit, essaya sans y parvenir, de se soulever sur son séant; mais son visage s'illumina et prenant la main du Maréchal : « Monsieur le Maréchal, dit-il, permettez-moi de baiser cette main qui a sauvé la France... » Puis les deux amis rappellent dé vieux souvenirs ; et le Maréchal ayant fait allusion à une chanson qu'il chantait en 1886 sous les fenêtres de son camarade : « Vous en .souvenez-vous, Lecornu? » Et le Père eut la force de fredonner le refrain. L'entretien se prolongea pendant une demi-heure. Il y avait deux mois que le Père n'avait tant parlé. Quelques jours auparavant il avait dit à la Soeur garde-malade : « Je ne puis plus articuler deux mots de suite, mais quand le Maréchal viendra, je pourrai parler ». En le quittant, le Maréchal lui dit, en insistant sur ce mot : « Au revoir ! » C'était l'au revoir suprême. Cinq jours plus tard, le 12 janvier, le P. Lecornu s'éteignait doucement.

    1922/108-109
    108-109
    France et Asie
    1922
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