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Nouvelles diverses

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    Nouvelles diverses

    Se-tchoan oriental. La fin d'un bandit. Plusieurs de nos lecteurs se souviennent peut-être du récit émouvant que M. François Fleury publia dans nos Annales en 19001, et qui contenait les péripéties longues et parfois douloureuses de son arrestation par un chef de bande de brigands, Yu-man-tze. Grâce aux réclamations du ministre de France à Pékin, les autorités chinoises finirent par agir assez vigoureusement et assez habilement pour obtenir la libération de M. Fr. Fleury. Le brigand Yu-man-tze fut emprisonné à son tour, puis délivré. Il demeura plusieurs années dans le calme, et l'on pouvait espérer que devenant vieux, il s'était fait sinon complètement, du moins à peu près ermite. Mais sans doute les troubles de la Chine excitèrent en lui de nouveau le goût de son ancien métier ; il reprit les armes, réunit quelques-uns de ses compagnons de pillages d'il y a 15 ans, s'en adjoignit d'autres et recommença sa vie de bandit. Cependant, tout a une fin, même en Chine, où bien des choses durent plus longtemps qu'ailleurs, et le 19 juin dernier les soldats venus de Tchongkin, de Yuin-tchouan et de Ta-tsiou, surprenaient Yu-man-tze et sa bande dans la pagode de Pee-yuin-sé, sur le territoire de Ta-tsiou. Dès les premiers coups de feu, les bandits prenaient la fuite. Yuman-tze, blessé à la jambe par une balle, a été arrêté et amené à Yuin-tchouan avec une trentaine de ses hommes, parmi lesquels le chef Tseou. Dès le lendemain, après un jugement sommaire, Yu et son lieutenant étaient décapités, et on exposait leurs têtes au-dessus des portes de l'est et de l'ouest.

    1. Annales M.-E., n° 13, p. 2 et suiv.

    Birmanie méridionale. Visite des autorités anglaises aux écoles de Thonzeh. Répondant à l'invitation qu'ils avaient reçue du comité de réception, Mgr Cardot, le Vicaire apostolique de la Birmanie méridionale, et. M. Luce, son provicaire, se rendirent à Thonzeh, à l'occasion de la visite du lieutenant gouverneur et de Lady Adam-son dans le district.
    Le lieutenant gouverneur fut heureux de saisir la première occasion officielle qu'il avait pour épingler sur la poitrine du P. F. Perroy la médaille d'argent du Kaiser-i-Hind, en reconnaissance des services publics rendus par notre confrère à la cause de l'éducation.
    Le lendemain, sous une pluie torrentielle, Sir Harvey Adamson et Lady Adamson voulurent bien visiter les écoles.
    Conformément à leur désir, aucun discours ne fut prononcé, car le chef de la province désirait voir les élèves travailler dans leurs classes. La première visite fut pour l'école normale indigène des garçons, comptant 25 élèves, où le lieutenant gouverneur se montra vivement intéressé par la leçon et les expériences qui furent faites sur la densité de l'eau. Puis ce fut l'école mixte Anglo-Indigène avec ses sept classes comprenant à peu près 150 étudiants ; quelques élèves furent interrogés dans chaque classe.
    La partie technique, comprenant la menuiserie, semble tout particulièrement attirer l'attention de Sir Harvey et des personnes qui l'accompagnaient, y compris Lady Adamson, le secrétaire particulier et l'aide de camp du lieutenant gouverneur, le délégué de Pégou et le député délégué de Tharrawaddy. C'était la première année que fonctionnait l'enseignement de la menuiserie, et l'exposition du travail faisait grand honneur au maître et aux élèves.
    La visite suivante fut pour l'école indigène de garçons ; environ 150 jeunes gens défilèrent en habits de fête.
    Les visiteurs passèrent ensuite à l'école des filles où trois religieuses indigènes aidées de deux professeurs laïques enseignaient à 88 élèves. Toutes étaient alors occupées à des travaux à l'aiguille, que Lady Adamson examina avec compétence.
    Un peu plus loin, on arriva à la classe enfantine. Les 52 enfants, des filles pour la plupart, étaient alors occupées à faire des dessins avec des crayons de différentes couleurs. Une d'elles dessinait un petit bouquet qu'elle offrit promptement à Lady Adamson.
    Une courte visite à l'église, la dernière construction élevée par le P. E. Perroy, excita l'admiration par ses justes proportions, et par la richesse de ses décorations, et par l'économie qui avait présidé à la dépense.
    Pendant ce temps, tous les enfants, 465, furent groupés sous le préau pour assister au départ des visiteurs. Ils regrettèrent que le protocole ne leur permit pas les applaudissements et que le don d'un congé ne terminât pas la visite ; mais le congé fut octroyé le lendemain en la forme officielle qui convenait, et aucun protocole n'arrêta les applaudissements.

    Nagasaki. Consécration épiscopale de Mgr Combaz. Le sacre de Mgr Combaz, le 8 septembre, en l'église des Martyrs à Nagasaki a été fait par Mgr Mutel, assisté de NN. SS. Chatron et Demange. Etaient présents Mgr Rey et Mgr Berlioz. L'église remplie de chrétiens. Les Japonais se tiennent fort bien à l'église ; pas de bruit, pas le moindre chuchotement parmi ces deux mille personnes. (Lettre de M. Boulanger, sup. de Nazareth, Hongkong, 13 septembre 1912).

    Récompenses. M. Savina, missionnaire au Haut Tonkin, a reçu de l'Institut de France le prix Stanislas Julien, (1000 fr.) pour son dictionnaire Tay annamite français :
    « Jamais, lisons-nous dans l'Avenir du Tonkin, récompense ne fut plus méritée. Nous qui connaissons le R. P. Savina pour l'avoir vu à luvre durant la préparation du lexique Tay annamite français, qu'il a fait paraître l'an passé, nous disons hautement qu'il a fait une oeuvre utile à l'expansion coloniale. Son lexique nous donne la clef de la langue et les us et coutumes de la race Tay de la haute région comprise entre Laokay et Moncay... »
    D'autre part le gouvernement du Tonkin a reconnu la valeur des travaux du missionnaire en lui faisant un don de 700 fr.

    1912/329-331
    329-331
    France et Asie
    1912
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