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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Corée. Recensement des catholiques. Le dernier recensement donne en Corée 52,539 chrétiens. Le nombre des baptêmes pour l'exercice 1901-1902 est de 5807 dont 561 baptisés à l'article de la mort.
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    Nouvelles diverses
    Corée. Recensement des catholiques. Le dernier recensement donne en Corée 52,539 chrétiens. Le nombre des baptêmes pour l'exercice 1901-1902 est de 5807 dont 561 baptisés à l'article de la mort.
    Inondation, 10 août. Dans le sud, les pluies ont causé de grands ravages et bien des accidents : dans le village du P. Mialon, un enfant a été emporté par le torrent, et chez le P. Vermorel, le fleuve a débordé à 15 et 20 ly. Au marché de Kang-kiang, 70 maisons ont été emportées ou renversées, dont 6 maisons de chrétiens ; les rizières, dont la récolte s'annonçait si belle, ont été en grande partie détruites ; beaucoup sont restées sous l'eau 6 jours une première fois et 3 jours une seconde ; le riz est à un prix exorbitant.
    Palais de Hpyeng-yang et chemin de fer, 12 août Les travaux du palais impérial de Hpyeng-yang sont commencés, on est en train de faire les fondations, avec force ouvriers, chants bachiques, patriotiques, etc. Le chemin de fer (Decauville) tout usé dont se servaient les Japonais est installé vaille que vaille, il déraille plusieurs fois par jour, c'est cependant le clou des travaux et le rendez-vous des promeneurs. « Je passais par là l'autre jour, histoire de voir un peu, moi aussi, et voici qu'un homme assez distingué me demande si le chemin de fer de mon pays valait celui-ci. Je ne répondis rien et je filai mon chemin, derrière moi on chuchota : « Ce vieux-là ne connaît rien !.... » Seulement, pour achever ce chemin de fer, il faut de l'argent ; les autorités veulent fabriquer des nobles au prix de 1000, 500, 300 et 200 ligatures ; déjà les anciens ont été sommés de prouver leur noblesse en donnant 30 ligatures.
    Choléra, 28 août. Depuis le commencement de l'été, le choléra sévit dans les ports du Nord de la Chine. On le dit maintenant à Nagasaki. Naturellement il fallait s'attendre à recevoir sa visite en Corée ; les journaux annoncent son apparition dans la concession Japonaise de Fousan. Le P. Mousset écrit : « Nous avons maintenant l'inspection, car huit pêcheurs japonais sont morts du choléra dans la Silvia Bay ». Le P. Meng écrit à la date du 13 août :
    « Le fléau a fait son apparition d'abord à Eui-tjyou et peu à peu est descendu jusqu'à Yeng-you. Ici, à la ville, on compte 17 morts depuis six jours. Pour la campagne, impossible de savoir au juste, car toutes les communications sont interrompues, un très grand nombre de villages ne laissant entrer qui que ce soit venant d'un autre village. Avant-hier, je suis allé donner deux extrêmes onctions dans une grande station à 50 ly. Tout le monde a voulu se confesser, disant que pour la plupart des cas le Père n'avait pas le temps d'arriver, ce qui est vrai, puisque, pour une bonne moitié, l'affaire a été réglée en quelques heures.
    « Cette nuit, une jeune chrétienne de 15 ans a été enlevée en deux heures, et sans avoir pu recevoir les sacrements, tellement sa mort a été rapide. Les chrétiens ne peuvent plus s'occuper de leurs morts. Il n'y a plus que trois individus, qui sont ivres du matin au soir, et qui, depuis hier, se font payer 100 ligatures par cadavre à enlever ».
    Attitude du Ministre de France à Seoul, 31 août. Le jour de la fête du 28 (anniversaire la naissance de l'empereur) M. Collin de Plancy s'est retiré avec le personnel de la Légation, aussitôt après l'audience, sans assister au déjeuner offert par Sa Majesté, ni à la réception du ministre des affaires étrangères. Le ministre de France a adopté cette attitude pour protester contre la manière d'agir du gouvernement Coréen qui, depuis plus d'un an, ne donne aucune suite aux diverses réclamations du représentant de la France : affaires Quelpaert, Tjito, Mines, Arsenal, Chemin de fer etc. etc. Espérons que l'avertissement sera compris en haut lieu.
    Su-tchuen. Persécution et Troubles. Le 21 et le 22 de la 6e lune, les Boxeurs aidés des gardes nationales, ont subitement et complètement détruit et massacré le district de Sou-kia-ouan. Deux jours après, mêmes destructions et incendies au district de Tsi tou-oua. Ces endroits se trouvent de 120 à 180 li de Tchen-tou. Le district du P. Maupoint dans la sous-préfecture de Han-tcheou a été complètement brûlé un tué. A Tsi-tou-oua 100 tués. A Sou-kia-ouan, où la scène a commencé, boucherie épouvantable. Les uns disent qu'il y a 700 morts, d'autres 1'200 : enfin certains affirment que sur les 15 à 1600 chrétiens du district, il n'en reste que 100 à 200. Le vicaire chinois, M. Houang, massacré. Le P. Dupuis, après une belle défense, a pu s'échapper presque miraculeusement à la faveur d'un brouillard et parvenir à Tchen-tou, où le P. Maupoint l'avait déjà précédé.
    « Le 15 de cette lune (7e lune), l'oratoire de Sin-tchang (Tchong-kiang-hien à 180 ly de Su-lin) a été envahi de grand matin par 100 Boxeurs. Vingt chrétiens présents ont résisté. Résultats : 7 Boxeurs tués, 8 blessés ; une dizaine de chrétiens, dont 2 hommes, et des enfants ou de vieilles femmes ont été tués dans leur fuite.
    « Les Boxeurs, repoussés, revinrent en nombre le 19 à midi, et brûlèrent plusieurs maisons de chrétiens et des oratoires ; la maison du pao-tchen ne fut pas épargnée. Le district voisin de Tch'ou-lin-tsin à 70 ly de Sin-tchang et a 100 li de Su-lin est bien menacé. Les mandarins demandent des soldats. Les enverra-t-on Il y en a 2 à 3000 à Han-tcheou et Kin-tang, qui tuent assez de monde, paraît-il, mais voilà, nous sommes menacés ici et quand nous ne serons plus, on enverra des soldats pour nous venger, belle tactique ! Il y a des Boxeurs partout ; ils se recrutent avec une facilité extraordinaire ; le diable y met la main ».
    Une autre lettre ajoute : « Les mandarins agissent avec la dernière mollesse, il suffirait qu'une bande de 100 Boxeurs étrangers se présentent, pour que tous ceux d'ici fassent chorus. D'ailleurs, il semble à la façon d'agir, soit des mandarins, soit des soldats, que tous ont des ordres de laisser faire... Les placards annoncent notre mort, le massacre des chrétiens et la révolution pour le 15 de la 8e lune, 16 septembre 1902 ».
    Le 10 de la 8e lune, les Boxeurs de Gan-io attaquèrent à l'improviste la grosse station de Che-yang-tchang, située à 65 ly de Ta-tsiou. Cinq tués et plusieurs blessés. La route de Tchen-tou étant infestée de bandits, les chrétiens furent obligés de se réfugier dans la ville de Ta-tsiou. Un bel oratoire tout neuf et les maisons des chrétiens furent incendiés.
    Quelques jours plus tard, une station de 300 nouveaux chrétiens, Pao-lin-keou, située à 20 ly de la ville de Ta-tsiou, faillit être détruite ; elle ne fut sauvée que par la rencontre fortuite de la lien-tin du mandarin et des Boxeurs. Les choses se passèrent au mieux, on fuma l'opium en famille et l'on se sépara bons amis. Les Boxeurs avaient fixé le 18 de la lune pour l'attaque de la ville de Ta-tsiou, afin d'y massacrer les 900 femmes qui y sont réfugiées ; mais Lieou-fou-tsen, arrivé sur les lieux avec tous ses soldats, a purgé le pays de cinq bandes, qui, le 15 septembre, campaient encore sur les hauteurs de Tsin-io-pou à 50 ly de la ville.
    Le P. Roulland, malgré les dangers du moment, le peu de sécurité des routes, est parti au secours de ses chrétiens, le 17 septembre (20 septembre 1902.)
    Décret impérial en faveur des chrétiens, 12 de la 9e lune (13 octobre 1902). Comme, dernièrement, de mauvais sujets avaient brûlé des églises et pillé les habitations des chrétiens à Tche-yang et dans les autres districts, au Su-tchun, nous avons déjà ordonné plusieurs fois de poursuivre les coupables. Aujourd'hui Tsen-tchoan-hiuen, vice-roi du Su-tchun, nous envoie un télégramme, dans lequel il est dit : « Il a successivement pris Ling-tien-tcheng, et Tchen-hong-tcheou, chefs des rebelles, et d'autres malfaiteurs, et il a déjà sévèrement puni les deux chefs et les autres coupables. Que Tsen-tchoan-hiuen ordonne encore aux troupes et aux volontaires de saisir les révoltés qui sont en fuite, afin qu'on les extermine complètement. Lorque l'ordre sera rétabli, nous récompenserons ceux qui ont rendu de grands services, Siu-min-li, lieutenant du camp de Wei-tsing, le sous-lieutenant, Mo-yu-tsiao et l'adjoint du sous-préfet, Tan-tchang-koen, qui avaient été corrompus par des présents et qui avaient laissé Ling-tien-tcheng, chef de rebelles, partir, ont été décapités, mais Tcheou-min-ing, tao-tai dégradé et commandant du susdit camp est aussi coupable, parce qu'il n'a pas su gouverner ses troupes et les a laissées désoler le pays. Qu'on ne lui donne plus de charge et qu'on ne lui permette pas de rendre service aux camps etc... Respect à ceci ».

    JANVIER FÉVRIER 1903, N° 31.

    Cochinchine Occidentale. Situation et statistique. Nous extrayons de l'état de la mission dressé par Mgr Mossard les renseignements suivants :
    L'érection du Vicariat Apostolique de la Cochinchine OCCIDENTALE remonte à l'année 1844. A cette époque la Mission comprenait les six Provinces de la Cochinchine, le Cambodge et une partie du Laos ; le personnel de la Mission se composait d'un Vicaire Apostolique, de 3 Missionnaires et de 16 Prêtres indigènes. Pas d'église ; pas de presbytère ; pas d'école : la persécution avait tout renversé. Actuellement le Vicariat comprend, avec la ville de Saigon, les arrondissements de Baria, Bentré, Bienhoa, Cholon, Giadinh, Gocong, Mytho, Tanan, Tayninh, Thudaumot, Travinh, Vinhlong, 3 cantons de l'arrondissement de Cantho, 4 de l'arr. de Sadec, 1 de l'arr. de Longxuyen, une partie du canton de Anphuoc, (arr. de Chaudoc), et lile de Poulo-Condore.
    La population chrétienne, d'après les chiffres du compte rendu, est de 64 065, et la population totale du Vicariat est de 2 000 000 environ.
    La Mission est divisée en 19 Districts. Le district est la réunion d'un nombre plus ou moins grand de chrétientés soumises pour l'ordinaire à la direction d'un seul missionnaire.

    PERSONNEL.

    1 Vicaire Apostolique,
    52 Missionnaires français,
    72 Prêtres indigènes,
    43 Grands Séminaristes,
    125 Petits Séminaristes,
    64 Catéchistes en activité de service.
    24 Élèves catéchistes.

    Congélations religieuses.

    Hommes :

    46 Frères des Écoles Chrétiennes et 20 Novices.

    Femmes :

    31 Carmélites, dont 28 indigènes,
    79 Religieuses françaises de Saint-Paul de Chartres.
    209 Religieuses annamites
    414 Religieuses annamites dites « Amantes de la Croix ».

    OEUVRES D'INSTRUCTION ET DE CHARITÉ.

    Un Séminaire à Saigon avec 33 élèves en théologie, 10 en philosophie et 125 dans les cours de littérature et de grammaire.
    Une Imprimerie à Tandinh pour ouvrages religieux.
    Une école de Catéchistes à Anduc, avec 44 élèves.
    L'institution Taberd à Saigon, avec 396 élèves.
    Le Noviciat Saint-Joseph des Frères des Ecoles Chrétiennes à Thuduc, avec 20 novices.
    Le Pensionnat Saint-Louis au Cap, avec 53 élèves.
    Une école de Sourds-muets à Tandinh pour les garçons, et une à Laithieu pour les filles : 20 élèves.
    Un orphelinat de garçons à Cainhum, avec 28 enfants vivant du travail de leurs mains.
    153 écoles primaires, entretenues par les chrétientés et comptant 7.916 élèves.

    RELIGIEUSES DE SAINT-PAUL DE CHARTRES.

    Un noviciat à Saigon avec 77 novices et postulantes.
    Deux pensionnats pour les jeunes filles européennes, avec 188 élèves.
    Un refuge, avec 41 personnes.
    13 hôpitaux et un dispensaire, avec 7.941 malades entrés dans l'année, et 1.479 présents.
    14 orphelinats avec 2.797 enfants entrés dans l'année, et 940 présents.
    13 crèches où 2.003 enfants de païens ont reçu le baptême.
    11 écoles avec 1.222 élèves externes.

    Etat comparatif de la Mission de 1844 à 1902. Chrétiens : en 1844 : 23,000 ; en 1855 : 27,000 ; en 1865 : 33,000 ; en 1875: 43,500 ; en 1885 : 55,000 ; en 1895 : 60,200 ; en 1902 : 64,065.
    1903/45-51
    45-51
    France et Asie
    1903
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