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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Se-tchoan Oriental. Une bénédiction solennelle. Avant son départ pour Han-keou, S. B. Mgr Chouvellon me chargea de vous transmettre la relation d'une belle cérémonie qui a eu lieu dans la cathédrale de Tchong-king, le jour da la fête de la Nativité dernière, 25 décembre 1913.
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    Nouvelles diverses

    Se-tchoan Oriental. Une bénédiction solennelle. Avant son départ pour Han-keou, S. B. Mgr Chouvellon me chargea de vous transmettre la relation d'une belle cérémonie qui a eu lieu dans la cathédrale de Tchong-king, le jour da la fête de la Nativité dernière, 25 décembre 1913.
    L'avant-veille de la fête de Noël, l'Association Catholique de Tchong-king adressait une invitation à toutes les autorités civiles et militaires de la ville, pour assister à une cérémonie religieuse qui aurait lieu à la Cathédrale catholique le 25 décembre, dans l'intention de prier pour la prospérité et la paix de la République chinoisé. J'avais estampillé toutes les feuilles d'invitation pour leur donner plus d'autorité. J'invitai également notre Consul de France et Mme Bodard, le Commandant et l'enseigne de vaisseau de notre canonnière, le Doudart de Lagrée, qui se rendirent aimablement à mon invitation. Les magistrats civils et le général Tchen avec son état major, ainsi que les principaux notables de la ville témoignèrent par leur présence leur bienveillance, et l'intention d'être toujours en bons rapports, avec la mission catholique.
    Un détachement de soldats en armes et la musique militaire furent mis gracieusement à la disposition des organisateurs de la fête. Bien avant l'heure fixée, l'église était pleine de fidèles, et une foule de curieux stationnaient devant l'église.
    Vers trois heures, les hôtes arrivent et sont d'abord reçus au salon chinois par les chefs de la Société d'Union d'Action Catholique, puis les invités se rendent à l'église occuper les places qui leur sont réservées pour assister à la bénédiction solennelle du Saint-Sacrement. Le P. Caron, procureur de la Mission, officie entouré de 8 missionnaires ou prêtres chinois. Les élèves de l'école des Frères exécutent les chants liturgiques avec une justesse et un ensemble qui font honneur aux maîtres et aux élèves.
    Le salut terminé, la musique militaire, qui a déjà fait entendre plusieurs morceaux, exécute la Marseillaise, et pendant ce temps les hôtes sont introduits au grand salon où je leur ai fait préparer une collation. Après les souhaits de bienvenue, je porte le toast à la prospérité et à la grandeur de la République chinoise. M. Le Consul prend ensuite la parole pour s'unir aux missionnaires catholiques dans les voeux qu'ils forment pour voir la Chine forte et unie prospérer à l'égale des puissances Européennes. La conversation se tient animée et cordiale pendant une demi-heure, puis on prend un cliché photographique du groupe avec M. Bodard et le général Tchen au centre. Cette bénédiction du Saint-Sacrement a produit la meilleure impression en ville, et sur les assistants qui ont eu une tenue respectueuse pendant toute la cérémonie ; puisse-t-elle attirer les grâces de conversions sur nos concitoyens chinois.

    PONS,
    Miss. Apost. Au Se-tchoan Orient.

    Cochinchine orientale. Hôpital. Le courrier du 18 janvier nous a heureusement amené nos chères Soeurs infirmières de Saint-Paul de Chartres. C'est à l'issue de la retraite de Hanoi, que la Mère Provinciale du Tonkin nous a envoyé les Soeurs Casimir et Mechtilde ; une Soeur annamite de Saint-Paul doit les rejoindre très prochainement. La supérieure, Soeur Casimir, nous vient de l'hôpital de Son Tay, et sa compagne, de la Sainte Enfance de Nam- dinh : leur formation religieuse et professionnelle, déjà longue, est une précieuse garantie pour les débuts de notre hôpital indigène de Kim-chau. A peine arrivées, les chères Soeurs ont voulu hâter moins leur propre installation que celle de leurs maîtres, les pauvres dolents de Jésus-Christ. C'est en effet à eux qu'elles ont sacrifié leur future chapelle et leur futur dortoir pour en faire, de suite, la salle des femmes et celle des hommes.
    Le 28 janvier, Mgr Jeanningros, coadjuteur, assisté des confrères des environs, a fait la bénédiction du nouvel hôpital. Le bâtiment central, le seul encore achevé, donne malgré la paillote qui le recouvre, une impression de solidité très rassurante pour l'avenir : son dévoué constructeur ayant tenu à l'asseoir sur le granit, les grandes eaux des tribulations, voire des inondations, ne pourront rien contre lui, nos prières aidant. Et les aumônes aussi, car si quelques rares concours ont déjà répondu à l'appel de Monseigneur le Coadjuteur, chargé par le Vicaire Apostolique des multiples détails matériels de l'oeuvre, il s'en faut de beaucoup que l'encaisse métallique lui permette de mener rondement les choses, constructions, installation, pharmacie, vestiaire et garde-manger des malades, etc...

    Kien-tchang. La route directe de Yue-hi au coeur du grand Leang-chan, qu'aucun Européen n'a pu faire encore et sur laquelle la mission Legendre fut arrêtée dès la 1re étape, vient d'être parcourue par le P. Valtat en quatre jours de Yue-hi à Tchao-kio. Elle franchit un col moins haut que le petit Siang-lin et suit la rivière de Tchao-kio qu'elle rencontre le troisième jour assez près de ses sources. Le territoire traversé appartient aux tribus Gougui, Ouatcha et Pakhi qui toutes ont fait au missionnaire le meilleur accueil. Pa-lao-yé, chef des Mossos, est parti samedi de Ning-yuen où la mission l'hébergeait depuis quatre semaines ; il a quitté l'opium et se montre enchanté de l'accueil trouvé chez nous.

    (La semaine du Kien-tchang, 3e année, n° 72, 18 janvier 1914).

    Kouang-tong. Division en deux Vicariats apostoliques. Le territoire de la préfecture apostolique du Kouang-tong a été divisé et formera dorénavant deux Vicariats apostoliques : celui de Canton et celui de Tchao-tcheou.
    La préfecture apostolique du Kouang-si a été érigée en Vicariat apostolique.

    A la Procure de la rue Nau (Marseille). Nous lisons dans l'Echo de Notre Dame de la Garde la note suivante qui fera plaisir à un grand nombre de nos missionnaires :
    « Que de Missionnaires ont passé à la Procure de la rue Nau, depuis 33 ans, souvent fatigués d'une longue traversée et malades ; tous ont été soignés par la vieille servante de la Procure, Françoise, qui vient de recevoir la médaille des fidèles serviteurs. Voilà une distinction bien méritée, à laquelle applaudiront tous les amis de la Société des Missions Etrangères et de ses dignes représentants dans notre ville ».

    Hakodaté (Japon). Mgr Berlioz, évêque d'Hakodaté, écrit de Sendai :
    « Vous savez déjà sans doute qu'une terrible famine désole les campagnes du Japon Nord.
    « Le fléau, doublé des rigueurs de l'hiver, augmente à mesure que les provisions s'épuisent. On a beau s'ingénier à faire bois de tout pour subsister, les morts d'inanition se multiplient.
    « Le Comité d'assistance nationale vient de déclarer que les mères sont devenues impuissantes à allaiter leurs enfants : on n'en compte plus qu'une sur quinze qui le puisse. Ce simple détail fait deviner le reste. Et cependant, quelles sommes ne met-on pas en circulation pour combattre le fléau? Leurs Majestés ont encore fait un nouveau don de 150.000 yens (390.000 francs) ; deux capitalistes ont offert 100.000 yens chacun (260.000 francs) et tous les grands journaux ont ouvert des souscriptions. Cela ne suffisant pas, le gouvernement a ordonné une retenue de 10,5, 2 1/2 0/0 sur les appointements des fonctionnaires.
    « Sur la charitable initiative de Mgr Rey, archevêque de Tokyo, un appel a été adressé aux catholiques européens de la capitale. Les femmes des ambassadeurs et des consuls se sont fait un point d'honneur de patronner les listes de souscription auprès de leurs nationaux respectifs, et on a déjà pu recueillir une somme de 2.800 francs, qui a été mise à notre disposition. Nous sommes fait une règle d'agir de concert avec les autorités civiles. Déjà le préfet de Sendai m'en a exprimé ses remerciements par une lettre très gracieuse. C'est un honneur pour la mission catholique, une vive satisfaction pour nos fidèles et aussi une recommandation vis-à-vis du public.
    « On a calculé que, jusqu'à la fin du mois de mars, il ne fallait pas moins de 10.000.000 de rations journalières, simplement pour conserver la vie à cette multitude d'affamés. Il est donc nécessaire que la charité chrétienne opère le miracle de la multiplication des pains, et, nous avons confiance que les lecteurs des Missions catholiques auront à coeur d'y coopérer. Puissions-nous, en soulageant les corps, travailler à l'avancement du règne de Notre Seigneur !

    Osaka (Japon). Funérailles de M. Trintignac. L'enterrement a eu lieu le vendredi 6 vers 10 heures. 25 missionnaires, les religieuses, le consul français à Kobe, beaucoup de chrétiens des divers postes d'Osaka étaient présents. La cérémonie s'est terminée au cimetière vers 2 heures. C'était la première fois que Mgr Chartron, mitre en tête, traversait la ville d'Osaka pour accompagner un missionnaire à sa dernière demeure ; car jusqu'ici c'est à Kobé qu'on enterrait les missionnaires morts. M. Trintignac est le premier enterré à Osaka (voir GRAVURE).

    ARMOIRIES ÉPISCOPALES

    Le comte de Saint-Saud, auteur de l'Armorial des Prélats Français du XIXe siècle, chargé de la partie héraldique et sigillographique dans la revue Nos Evêques, se ferait un véritable et religieux plaisir de guider nos évêques missionnaires dans la confection de leurs armoiries, les priant de vouloir bien lui indiquer les emblèmes religieux (lés plus simples possibles) qu'ils désireraient voir entrer dans leur écusson. Il se permet de leur recommander déviter la représentation directe de Notre Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints, comme contraire à certains canons. Il ne sollicitera en retour que des prières et des empreintes d'armoiries. Son adresse est : La Roche Chalais (Dordogne).

    1914/151-153
    151-153
    France et Asie
    1914
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