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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Kien-tchang : Obsèques solennelles de M.Castanet. Nos lecteurs se rappellent le massacre d'un missionnaire du Kien-tchang, M. Castanet1. Des réparations pour ce crime ont été obtenues et des funérailles solennelles ont été faites à la victime. La France, par son représentant à Pékin et par son Consul général à Tchen-tou, a eu sa part bienfaisante dans ce double acte réparateur. La cérémonie avait été fixée au 8 mars.
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    Nouvelles diverses

    Kien-tchang : Obsèques solennelles de M.Castanet. Nos lecteurs se rappellent le massacre d'un missionnaire du Kien-tchang, M. Castanet1. Des réparations pour ce crime ont été obtenues et des funérailles solennelles ont été faites à la victime. La France, par son représentant à Pékin et par son Consul général à Tchen-tou, a eu sa part bienfaisante dans ce double acte réparateur.
    La cérémonie avait été fixée au 8 mars.
    Le Consul général, M. Bons d'Anty, arriva à Houi-li-tcheou le 4 mars ; il fut reçu avec les honneurs dus à sa situation. Une pagode, voisine de l'oratoire, fut mise à sa disposition. Tout se passa conformément à l'accord conclu. L'emplacement cédé à la mission pour ses oeuvres est superbe et très proche de l'oratoire actuel. Le terrain, destiné à la sépulture des chrétiens massacrés fut également remis à qui de droit. Mgr de Gorostarzu, les PP. Leparoux et Durieu, de la mission du Yun-nan, avaient tenu à être présents aux funérailles de M.Castanet. De nombreux chrétiens vinrent de divers côtés, même du Yun-nan, ils prièrent pendant deux jours autour du catafalque élevé par les soins du P.Labrunie et du P.Tchou, dans la cour d'une grande pagode transformée provisoirement en église.
    Le 8 mars à 8 heures du matin, la messe solennelle des morts a été chantée par le P.Dugast en présence de M. le Consul général, du Dr Poupelain, du mandarin de Houi-li-tcheou, de M. Ou, délégué de Tchen-tou, de M.Leao-sin-fang et d'une assistance exclusivement chrétienne. Après la messe, Mgr de Guébriant a adressé au nom de tous l'adieu suprême au cher martyr, puis après l'absoute, on se sépara pour donner le temps de préparer la tombe, admirablement située à 500 mètres du village, sur une éminence rocheuse d'où la vue s'étend au loin. Le cortège s'est formé à 3 heures après midi : en tête, la croix et les enfants de choeur, puis, sur deux rangs, environ 300 chrétiens portant le mouchoir de deuil et chantant les prières des morts. Derrière eux, Mgr de Guébriant et les missionnaires précédaient le cercueil que suivaient immédiatement : M. le Consul général, le Dr Poupelain, Mgr de Gorostarzu, le P. Bourgain et plusieurs notables païens. Ensuite venaient les chrétiennes, puis la foule païenne.
    Soit à la suite du cortège, soit le long des rues ou sur les pentes des collines, toute la population était présente.
    Après les dernières prières, M. le Consul général, qui avait offert, tant en son nom qu'au nom de la colonie française du Se-tchoan, une magnifique couronne, prononça une émouvante allocution.

    1. Ann. M.-E ann. 1912 no 86, p. 57.

    Le soir, les notables païens ont dîné avec les chrétiens, les mandarins et Leao-sin-fang avec le Consul. (Extrait de la Semaine du Kien-tchang, nos 29 et 30).

    Cochinchine Occidentale : Sacre de Mgr Quinton. Le cinquantenaire du Séminaire, La Passion. Obsèques de l'aviateur Werminck. Le 15 avril a eu lieu le sacre de Mgr Quinton évêque de Laranda, mon coadjuteur. Les évêques assistants étaient N. S. Grangeon et Bouchut. Le lendemain on célébrait le cinquantenaire de la fondation du Séminaire de Saigon, par de grandes fêtes préparées par nos prêtres annamites. La chose principale a été la représentation de la Passion. Cette représentation a eu un succès inouï. Nos chrétiens arrivaient des quatre coins de la Mission et assistaient à ces différentes scènes, observant un religieux silence. Le théâtre pouvait contenir 4000 personnes, et à chaque représentation, il ne restait pas une place vide. Au point de vue religieux, c'est un véritable succès1.
    Vous avez appris par les journaux la mort de l'aviateur Werminck qui a fait une chute mortelle à Mytho ; mais ce que les journaux ne diront pas c'est qu'il a reçu l'absolution d'un de nos prêtres annamites au moment de sa chute. Plaise à Dieu qu'elle lui ait été profitable ! Il a vécu à peu près 10 minutes après l'accident. Je l'avais vu quelques jours auparavant à l'évêché où il était venu pour me demander plusieurs renseignements. Il m'avait laissé une excellente impression. J'ai présidé ses funérailles et j'ai cru devoir adresser un petit mot à l'assistance très nombreuse. (Lettre de Mgr Mossard, Saigon 24 avril 1912).

    1. A cette lettre de Mgr Mossard nous ajoutons cet extrait d'un journal fort peu clérical, de Saigon, l'Opinion, du 17 avril 1913.
    Une fête au Séminaire. Hier soir devant Mgr Mossard, M. le général Dain, Quinton, M.Naquard, avocat, MM. Lehardi et Angier, médecins, Comte, Ingénieur en chef des Chemins de fer, etc...et une foule de quatre mille indigènes, une représentation dramatique a été donnée au grand Séminaire, à l'occasion du cinquantenaire de cet établissement ecclésiastique fondé par le Père Wibaux, provicaire apostolique.
    Dès six heures, la foule prenait d'assaut les gradins de la salle des fêtes luxueusement décorée de nombreuses ampoules électriques et de faisceaux de drapeaux tricolores. La musique militaire avait détaché quelques-uns de ses musiciens pour rehausser l'éclat de la fête. Le parc était illuminé a giorno, des rampes électriques suivaient les allées, et les bosquets étaient rutilants de feux multicolores du plus gracieux effet.
    Le décor et la mise en scène avaient été très soignés ; le scénario était une adaptation du drame de la Passion faite par le P. Tong, secrétaire a l'Évêché. Le théâtre mesurant 60 mètres de longueur sur 30 de largeur avait été monté avec les derniers perfectionnements de la science scénique.
    Les décors, pivotant sur un axe, permettaient un changement rapide de portants. Ainsi avaient été supprimés les longs entr'actes nécessités par la transformation du décor. Le frontispice du théâtre (non point un théâtre forain, mais une véritable scène) portait en exergue les mots : « Se amoriens dat in pretium ».
    A 7 heurs précises le rideau se levait sur une scène évangélique représentant

    Pondichéry : Une Revue mensuelle catholique, Le Semeur, vient d'être créée à Pondichéry ; elle porte un sous-titre qui indique sa raison d'être et son programme : Organe des oeuvres et de la jeunesse catholique. Le Directeur est le P. LUDOVIC BLAISE. Nous souhaitons au Semeur tout le succès qu'il mérite.

    Se-tchoan oriental : Le journal LA VÉRITÉ. Depuis assez longtemps, la mission du Se-tchoan oriental publie un journal de propagande, La Vérité (Tsong-che-pao) qui paraît chaque semaine ; on annonce que désormais, une ou deux fois par mois, ce journal donnera un supplément qui traitera uniquement des questions religieuses (Supplément au n°1 du 17 janvier 1913).

    Kumbakônam : Le nouveau dispensaire. Le P. Playoust a inauguré solennellement son beau dispensaire à Ayampett le 18 février. C'est certainement une oeuvre magnifique et qui nous vaudra plusieurs centaines de baptêmes d'enfants à l'article de la mort et aussi des baptêmes d'adultes. Les Religieuses sont admirables de zèle. Le P. Playoust a bâti à ses frais la maison et le dispensaire ; il a ensuite donné une petite rizière et la somme nécessaire pour l'entretien de deux religieuses. (Lettre de Mgr Chapuis, Kumbakônam, 30 avril 1913).
    1913/207-208
    207-208
    France et Asie
    1913
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