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Nouvelles diverses

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    Nouvelles diverses

    Pondichéry. Le nouveau district du doyen de la mission. Vous savez sans doute que j'ai quitté Chetpat pour venir organiser un nouveau district au N.-E. de ce pays. C'est bien une partie de l'ancien district de Chetpat, mais à peu près abandon né à cause de l'éloignement et du travail qui par ailleurs absorbait tout mon temps. C'est la raison pour laquelle Peria Kolapalur a été séparé de Chetpat il y a 4 ans pour en former un district particulier. Le prêtre indigène qui s'y trouvait ne s'y plaisant pas; Mgr Gandy voulait le rattacher de nouveau à Chetpat. Persuadé que c'était la perte de Peria Kolapalur et une surcharge très nuisible au district de Chetpat, j'ai prié sa Grandeur de m'y envoyer 'et je suis venu : 2460 chrétiens et plus sur un rayon de 7 milles et plus!
    J'ai tout laissé au bon P. Bayer, boeufs, voitures, tente et tout ce qui fait l'installation d'un district et suis venu ici avec ma chapelle de voyage. J'ai donc eu à me fournir de tout et à songer à une installation. Je voudrais une chapelle pauvre, mais où je puisse conserver le Très Saint Sacrement. Dans mes derniers jours je désirerais tant avoir Notre Seigneur près de moi. (Lettre du P. Darras.)
    Le P. Darras est le doyen des missionnaires de Pondichéry, il est né en 1835, il a quitté la France en 1859 ; il a baptisé des milliers et des milliers de païens, formé plusieurs districts, construit des églises, des oratoires, des presbytères, écrit un livre singulièrement édifiant : Notre Dame de Lourdes dans les Indes ; à l'âge de 73 ans il s'en va comme un jeune missionnaire créer un nouveau district. Que la Providence daigne exaucer ses désirs! (N. de la R.)
    Yun-nan. Bénédiction du pont de Ko-koui. Je suis heureux de porter à votre connaissance un petit fait qui s'est passé à Ko-koui le 27 juin de la présente année. Les trois banquiers de Ko-koui ont fait construire un pont à un kilomètre environ du marché. Comme vous le savez, à l'inauguration, ils cherchent l'homme le plus vertueux, le plus digne, pour que, le premier, il foule le pont de son pied respectable et qu'ainsi il y attire la bénédiction du Ciel. Ces messieurs vinrent inviter le P. Guilbaud et votre serviteur à présider cette inauguration. Sans oser refuser, car j'aurais contristé tous mes amis, je n'étais pas très enthousiasmé de cette invitation. Les chrétiens, eux, chuchotaient tout bas : « Mais puisque ces messieurs invitent les Pères à inaugurer le pont, ils devraient les inviter ale bénir ». Ces bruits se tirent jour et bientôt les banquiers venaient me prier de bénir le pont selon les rites de la religion catholique. Naturellement j'acceptai avec plaisir.
    Le 27 juin à 11 heures du matin, le mandarin militaire venait en grande cérémonie nous faire la conduite. A midi nous partions en grand apparat et musique en tête. A côté du pont on avait construit un vaste hangar pour les réceptions et le dîner. Le tout Ko-koui s'y était transporté, la réception fut des plus solennelles. Un quart d'heure après ces Messieurs vinrent m'inviter à procéder à la bénédiction, ce que je fis aussitôt.
    Tous voulaient voir et entendre les paroles qu'ils ne comprenaient point, tous admiraient la gravité des cérémonies catholiques. Au moment où je m'engageais sur le pont pour l'aspersion de l'eau bénite, les pétards se mirent de la fête. Après la bénédiction tous les notables du marché passèrent sur le pont. Nous demeurâmes quelque temps à converser ensemble, puis nous nous mîmes à table.
    Il y avait 40 couverts. Après le dîner chacun regagna ses pénates. La fête se passa sans le moindre incident et tout le monde repartit content. Le fait en lui-même est peu de chose, mais ne vous semble-t-il pas qu'il révèle un état d'âme satisfaisant et que ces braves gens ne sont peut-être pas très loin du royaume de Dieu? (Lettre de M. Barnabé miss apost.)

    1908/56-57
    56-57
    France et Asie
    1908
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