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Nouvelles diverses

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    Nouvelles diverses

    Pondichéry : Le district de Cheyur. Cheyur était bien le désert ; il a été, depuis une douzaine d'années, fécondé par les sueurs et par les travaux du P Grandjanny, un petit lyonnais, frêle comme une pousse de roseau, mais qu'anime une âme apostolique. En 1889, il n'y avait à Cheyur que cinq ou six cents chrétiens, tant anciens que nouveaux ; aujourd'hui, il y en a 2200. Comme presbytère, il n'y avait qu'une hutte de 3 mètres sur 2 ; comme église, une chambre rectangulaire de 6 ou 7 mètres sur 3 ; aujourd'hui, il y a un presbytère ; l'église a été doublée en longueur. Un mur en briques clôt toute la propriété. A cela ajoutez un couvent, un dispensaire, où 400 malades viennent se faire soigner chaque jour, une école, le tout entourer d'un mur de sept pieds de haut et d'un développement de 1000 mètres.
    A Nirpaïr, à 7 milles au nord-ouest, une belle chapelle en briques : à Sengatour, à 4 milles au nord-est, une autre chapelle ; une autre encore à Nédoumaram, une autre à Kadapâkam, à 5 milles au sud-est. Ce brave petit Père a baptisé, et instruit son troupeau ; c'est à peine si huit ou dix familles ont manqué à l'appel durant ma visite. Le cher P. Grandjanny appartient à une excellente famille de Lyon, qui lui a fourni tous les fonds nécessaires et pour fonder son district et pour le couvent et le dispensaire et pour doter les uns et les autres. Je l'admire et je demande au bon Dieu de le conserver le plus longtemps possible ici, en bonne santé. (Lettre de Mgr Morel, archevêque de Pondichéry, 11 septembre 1911).

    Kumbakonam. 1 Consécration épiscopale de Mer Chapuis. Les évêques présents à cette consécration. Le 25 juillet 1911 a été célébrée à Kumbakonam, la consécration de Mgr CHAPUIS, évêque de Castorie et coadjuteur de Mgr Bottero. Né à Saint-Hostien (Haute-Loire, Le Puy), le 20 avril 1869, Mgr Marie Augustin Chapuis est parti le 9 novembre 1892 pour la mission de Pondichéry. Il fut d'abord professeur au collège colonial, puis au petit séminaire collège de Karikal. En 1897 il était à la tête du district de Vadhavikam. En 1899, lors de la division de la mission de Pondichéry et de la création du diocèse de Kumbakonam qui en fut la suite, il appartint à ce nouveau diocèse. En 1903 il fut chargé du district de Coneripatty.

    1. Voir la 1re gravure au commencement de ce numéro

    JANVIER-FÉVRIER, N° 85.

    Le vénérable évêque, dont il devient le coadjuteur, Mgr Hugues Madelain BOTTERO est né à Chambéry (Savoie), paroisse Saint-François de Sales, le 20 janvier 1837. C'est un des vétérans de nos missions de l'Inde, qu'il évangélise depuis 1860. Il a été successivement chargé de paroisses importantes, parmi lesquelles nous citerons Colanour, Pondichéry et Chandernagor Il était curé de cette dernière paroisse, lorsque le 5 septembre 1899 il fut nommé évêque de Kumbakonam, dont il est le premier pasteur. Son éloquence vive, chaude, pénétrante, et son habileté à parler la langue tamoule font l'admiration des Indiens ; il a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels une traduction ou plus exactement une adaptation au génie indien de l'ouvrage de Henri Lasserre sur Notre Dame de Lourdes.
    Voici quelques détails sur les autres prélats, dont notre gravure donne le portrait :
    Mgr MOREL, Elie Jean Joseph, est né le 27 décembre 1862 à Belle Fontaine (Jura, Saint-Claude). Ordonné prêtre le 24 septembre 1887 il est parti le 16 novembre suivant pour la mission de Pondichéry. Il y fut professeur au collège colonial, chargé du district de Ten-nour dont il orna l'église d'un dôme remarquable : il devint ensuite professeur au collège de Cuddalore. C'est là que Mgr Gandy le prit en 1904, pour en faire son vicaire général. Le 11 mai 1909 il a été nommé archevêque de Pondichéry et sacré le 21 septembre de la même année.
    L'évêque de Méliapour, Mgr Theotonius Ribeiro Vieira DE CASTRO, a été nommé par le roi Dom Carlos le 12 juin 1899 et confirmé par le Saint-siège le 22 du même mois ; il a été sacré è Oporto le 15 août 1899. Il est le 18e évêque de Méliapour ; le premier, Dom Fr. Sébastien de S. Pedro fut nommé en 1606. Ayant la récente révolution portugaise, Mgr de Castro portait le titre de membre du conseil royal.
    L'évêque de Mysore, Mgr Augustin François BASLÉ est né le 1er juillet 1851 à La Guerche (Ille-et-Vilaine Rennes). Il partit pour le Maïssour le 2 décembre 1875. Douze ans plus tard il était nommé vicaire général par Mgr Coadou et cette fonction lui fut continué par Mgr Kleiner.
    En même temps, il s'occupa avec succès d'une oeuvre fort importante : la formation de Frères instituteurs. Evêque de Calinda et coadjuteur de Mgr Kleiner le 15 décembre 1905, il est devenu le 2 juin 1910 évêque de Mysore avec faculté de résider à Bangalore.
    Mgr Augustin Antoine Roy, évêque de Coïmba tore depuis le 12 février 1904, est né à Le Pin (Deux-Sèvres, Poitiers) le 21 janvier 1863. Il partit pour le Coïmbatour le 14 novembre 1888 ; il y fut chargé du poste de Palghat et la paroisse du Sacré Cur à Ootacamund.

    Corée1. Le nouveau vicariat de Taikou et le clergé indigène. Elle est toujours vraie la parole de Tertullien : les terres les plus profondément arrosées du sang des martyrs sont les plus fertiles en chrétiens.

    1. Voir la 2me gravure au commencement de ce numéro.

    La Corée n'avait pas 20.000 fidèles lorsque Mgr Mutel prenait en main le gouvernement de cette mission, il y a vingt ans ; mais, chaque année, la gerbe a grossi de trois ou quatre mille nouveaux baptisés et le chiffre des chrétiens approche aujourd'hui de 80.000...
    Pour favoriser ce mouvement consolant, le Saint Père a partagé en deux le Vicariat apostolique de cette péninsule. Un jeune missionnaire de 35 ans a été mis à la tête de la nouvelle mission, et c'est le 11 juin dernier qu'il a reçu l'onction sainte dans la cathédrale de Séoul... Aux sièges réservés avaient pris place les consuls européens et les autorités japonaises et coréennes. L'ex-empereur de Corée, troisième successeur du roi qui, il y a un demi-siècle, faisait trancher la tête à deux évêques et à 7 missionnaires français, avait eu la gracieuse pensée d'offrir sa propre tente aux couleurs impériales, pour abriter les convives aux agapes qui suivirent la cérémonie.
    Quelques jours après, Mgr Démange entrait triomphalement dans la ville de Taikou, où il résidera, et posait les bases de tout ce qu'il rêve pour favoriser l'évangélisation de la contrée qui lui a été confiée.
    Comme beaucoup d'autres sans doute, le nouveau Vicaire Apostolique doit songer souvent à l'immensité du champ à cultiver, à la beauté des moissons à recueillir, et aussi au petit nombre d'ouvriers dont il dispose !
    Messis mulla... operarii pauci.
    Les quinze prêtres coréens, noyau du sacerdoce indigène, se sont réunis une dernière fois pour une retraite commune, et ont été ensuite agrégés à la Mission où se trouvait leur maison natale.
    Le Séminaire de Ryong-san, près Séoul, est encore commun aux deux Vicariats et a dû cette année ouvrir ses portes toutes larges pour recevoir de nouvelles recrues. Il abrite actuellement 96 séminaristes dont 22 appartiennent au Vicariat de Taikou... Il semble que la Providence veille à faire naître là-bas de nombreuses vocations, quand la France devient plus parcimonieuse d'ouvriers apostoliques ; mais aussi quel fardeau pesant pour ceux qui doivent pourvoir à l'entretien de tant de jeunes gens. Aidons-les de nos aumônes, et de nos prières...

    Mandchourie septentrionale. Nouvelles du district de Neung-an. Il y a à peine six mois, tout semblait prospère et voilà que maintenant, c'est la désorganisation complète. Là, comme ailleurs, la peste a fait de terribles ravages. J'avais dans ce poste deux précieux auxiliaires, qui m'avaient grandement aidé pour le fonder et diriger la chrétienté naissante. Quand au mois de janvier la peste fit son apparition, on pût les voir à l'oeuvre. Alors que tous les payens fuyaient les malades, eux passaient leurs journées au chevet des pestiférés, les exhortant à se faire chrétiens, leur expliquant les principales vérités de la doctrine chrétienne. Ils les ondoyaient à l'article de la mort et ne les quittaient qu'après leur avoir donné la sépulture.
    « Etant ainsi en contact continuel avec les pestiférés, il leur était physiquement impossible de ne pas contracter la terrible maladie. Et c'est ce qui arriva. Le catéchiste fut le premier atteint on me prévint nouvelle. Après un jour de voyage, à travers des chemins couverts de neige, j'arrivai vers minuit, juste à temps pour lui donner l'absolution et lui administrer l'Extrême-Onction.
    « Restait le maître de l'oratoire. Je lui fis voir le danger qu'il courait pour sa vie, je lui rappelai qu'il était nécessaire à sa famille, qu'il m'était d'un grand secours pour la chrétienté. Il me répondit : « Je ne demande que la permission du Père. Le Père me permet-il ? Je ne puis te refuser cette permission, lui répondis-je, parce que, en agissant ainsi, tu fais ce qu'il y a de plus agréable à Notre Seigneur, ce qu'Il a fait Lui-même : donner sa vie pour sauver l'âme des autres. Bien, me dit-il, cela me suffit. Je veux encore en sauver quelques-unes ». Hélas ! Le surlendemain je devais retourner dans cette chrétienté et c'était pour lui administrer les derniers sacrements. Après mon départ ayant ondoyé un pestiféré, lui-même fut pris du terrible mal qui ne pardonnait pas. (Lettre de M. Gaspais, août 1911).

    Cochinchine occidentale. Noces d'or de vie Religieuse. Le 22 octobre dernier ont été célébrées à Saigon les Noces d'or de vie Religieuse du Frère Louis, officier d'Académie, visiteur des Frères des Ecoles chrétiennes en Indochine Française Cette cérémonie a été présidée par Mgr Mossard, vicaire apostolique ; la messe a été dite par M. Délignons, provicaire ; une excellente allocution a été prononcée par le prêtre annamite Tong Le salut du Saint-Sacrement a clôturé cette première partie de la journée. Ensuite les souhaits ont été adressés au vénérable jubilaire.
    Le soir une séance récréative a été donnée par les élèves, les anciens élèves et les amis de L'Institution Taberd. On y a joué avec un brio et une entente parfaite des situations et des caractères : Le premier triomphe de Du Guesclin, l'oncle Ralondu et le Dr Oscar. Le tout s'est terminé par un feu d'artifice des mieux réussis.

    Le cher Frère Louis méritait bien la fête célébrée en son honneur et les hommages affectueux qu'on lui a rendus. Né en 1844, il est venu à Saigon en 1875 et a tout d'abord été professeur puis directeur à l'école d'Adran ; en 1890 il est devenu directeur de l'école Taberd ; nommé visiteur en 1895 il a établi des écoles de Frères en 1904 à Hué, en 1907 à Hai-phong, en 1908 à Mi-tho, en 1911 Pnom-penh ; c'est dire que toutes les Ecoles des Frères de l'Indochine Française excepté l'école Taberd à Saigon et l'école de Hanoi qui date de 1894, ont été installés depuis qu'il est Visiteur. Aussi ses anciens élèves français et annamites, en grand nombre, et beaucoup de membres de la Colonie ont-ils été, comme nous-mêmes, heureux d'offrir en cette circonstance leur reconnaissance et leurs voeux au très cher et très vénéré Frère LOUIS.

    DONS

    Les deux derniers numéros de nos Annales ont publié une très intéressante étude de M. Cadière sur la MISSION DE HUÉ, qui a attiré l'attention de plusieurs de nos lectrices. Deux d'entre elles nous ont envoyé pour les Religieuses, dont le missionnaire a dit le dévouement et la pauvreté, des dons que nous sommes heureux de faire connaître :

    Une anonyme : 100 fr. Une anonyme : 20 couvertures.

    1912/38-41
    38-41
    France et Asie
    1912
    Aucune image