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Nouvelles diverses

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    Nouvelles diverses

    Mandchourie méridionale. Pillages. J'ai quitté Tchakeou depuis une quinzaine de jours pour venir à Yang-kouan en compagnie du P. Remise. Nous avons trouvé la résidence, telle que-nous l'avait dépeinte les chrétiens ; carreaux enfoncés, fenêtres cassées et au milieu de la chambre quelques restes de livres déchirés et des chiffons, restes des ornements réduits en pièces. Rien autre que quelques meubles dont les portes avaient été enfoncées. Voici comment l'affaire s'est passée. Il y avait en bataille au nord du fleuve de Yang-kouan où se trouvaient les Russes. Ceux-ci vaincus par les Japonais se retirèrent. C'est alors que quelques soldats japonais, passant à Yangk-ouan, crurent voir dans la résidence et dans la maison des Jen deux maisons russes, et, malgré toutes les explications des chinois, se mirent à l'oeuvre et pillèrent de fond en comble. Il n'y avait aucun officier. Peu après, un officier qui avait su l'affaire vint mettre les scellés sur la résidence.
    Nous sommes allés voir le commandant de la place de Kai-tcheou. Il s'est montré très aimable et nous a promis devenir faire une expertise dès que nous serions de retour d'Ing-tze. Le P. Corbel a été pillé à Cha-1ing. Il a demandé une indemnité, alors que les pillards étaient encore sur les lieux et il l'a obtenue. Pour nous, ce sera plus difficile, car l'affaire est déjà ancienne de quelques mois et les officiers actuellement à Kai-tcheou ignoraient l'affaire et ne l'ont apprise que par nous. Enfin à la volonté de Dieu. En somme nous n'avons pas à nous plaindre des officiers japonais. Même les Chinois doivent s'estimer heureux de s'en être tirés à si bon compte jusqu'à présent. Malgré quelques actes de pillages, qui sont inséparables de la guerre, les Russes et les Japonais se comportent généralement bien. Depuis que les Japonais occupent le pays, il n'y a plus un seul brigand, ils ont disparu comme par enchantement. Dès que les Japonais sont arrivés ils les ont fait rentrer promptement chez eux. Jamais, dit-on, il n'y avait eu pareille absence de brigands. (Lettre de M. Sage, Yang-kouan, octobre 1904).
    Japon, Nagasaki. Eglise à construire et conversions. J'ai commencé à Naze, dans l'île d'Oshima, la construction d'une église.
    J'ai donné à l'évangélisation d'Oshima un développement que nous n'avions pu obtenir jusqu'à présent avec les seules ressources que nous accorde la mission : déjà, les résultats obtenus nous permettaient d'espérer de belles moissons d'âmes pour les années sui-vantes. Hélas! Toutes mes espérances sont bien près de s'évanouir !... Mes ressources sont épuisées... les bienfaiteurs sur lesquels je comptais sont allés au ciel jouir de la récompense promise aux bonnes ouvres qu'ils avaient faites sur la terre. Me voilà donc seul, sans secours, en face d'une église, au tiers construite, mais qui demande encore une quinzaine de mille francs pour être terminée ; en face d'oeuvres que nous avons mis deux ans à développer ; en face de 270 familles payennes (environ 1500 âmes) qui demandent à s'instruire, et je suis dans l'obligation de presque tout arrêter. (Lettre de M. Ferrier, 28 octobre 1904.)
    Pondichéry. Retour de Mgr Gandy. La population de Pondichéry a fait une grande réception à l'arrivée de Mgr Gandy. Monseigneur s'arrêta d'abord à l'église du Sacré Cur ; on lui a lu deux compliments : un en tamoul et un autre en français. Il y avait quatre voitures à deux chevaux et d'autres à un cheval. La foule suivait jusqu'à la porte de l'église. Le P. Morel, vicaire général, a fait un compliment. Monseigneur en rentrant dans l'église a donné sa bénédiction, puis il y a eu le salut.....
    Fête de l'Immaculée Conception. La fête de l'Immaculée Conception. Faut-il vous raconter les fêtes de l'Immaculée Conception ! Je n'en finirais pas. Une retraite a commencé 12 jours auparavant. Matin et soir, instruction par les PP. Gnanadicam et Lazare.
    La grande nef de la cathédrale était pleine d'hommes, et combien debout au fond, et dans les bas-côtés. Quant au jour même, c'est indicible. Jamais je n'ai vu plus de monde à Pondichéry, ni peut-être autant de communions.
    Un riche chrétien s'était chargé de la plus grande partie des décorations. Il avait fait venir vingt lustres, prodigué les perles et les diamants pour orner la niche et la couronne de la Madone. On évalue à cinq mille le nombre des communions ce jour-là. Le matin, messe pontificale. Le soir, procession et salut suivis d'un feu d'artifice. Des pécheurs qui ne s'étaient pas confessé depuis 20 et 30 ans, l'ont fait ce jour là...
    Ordination. Le 11 Décembre a eu lieu à Pondichéry une ordination comprenant 1 diacre, 3 sous-diacres, 3 minorés, 3 tonsurés.




    1905/124-125
    124-125
    France et Asie
    1905
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