Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Kouangsi. Les Soeurs de Saint-Paul de Chartres à Long-tcheou (suites1). Après bien des méandres, des bancs de sable, après bien des angoisses aussi, car on voyait partout des têtes de pirates décapités se balançant au sommet de longs bambous, bref après une dernière journée d'émotions, un cri de joie s'échappa de toutes les poitrines quand le marinier de Lavant s'écria : « En vue de Long-tcheou ».
Add this

    Nouvelles diverses

    Kouangsi. Les Soeurs de Saint-Paul de Chartres à Long-tcheou (suites1). Après bien des méandres, des bancs de sable, après bien des angoisses aussi, car on voyait partout des têtes de pirates décapités se balançant au sommet de longs bambous, bref après une dernière journée d'émotions, un cri de joie s'échappa de toutes les poitrines quand le marinier de Lavant s'écria : « En vue de Long-tcheou ».

    Quelques minutes plus tard, les Soeurs gravissaient le petit sentier qui monte du fleuve à la Mission et entraient dans le vaste bâtiment qui leur était destiné. Un Te Deum d'action de grâces fut chanté pour remercier la bonne Providence de la protection efficace qu'elle leur avait accordée pendant ce périlleux voyage.

    Dès leur arrivée à Long-tcheou, elles se mirent à l'oeuvre, et avant qu'elles ne fussent elles-mêmes installées, elles s'occupaient déjà des enfants de la Sainte Enfance, de leur nourriture, de leur habillement, etc. En même temps, elles se mettaient avec ardeur à l'étude de la langue, comprenant que sans cette connaissance il est impossible de faire du bien dans ce pays.

    Ces débuts furent attristés par un événement douloureux. Le bon Dieu, dont les desseins sont insondables et toujours adorables, voulait sans doute ce sacrifice pour gage de la future prospérité de cette oeuvre. La soeur Philomène qui paraissait avoir une santé à toute épreuve et qui, à peine arrivée depuis trois mois, parlait déjà couramment le chinois, fut emportée en quelques jours par une fièvre typhoïde. Le bon Dieu voulait cette belle âme pour orner son Paradis, et aussi sans doute, pour être la victime qui attirerait sur Long-tcheou des sources de grâces et de bénédictions. Que sa sainte volonté soit bénie !

    Maintenant, les Soeurs, ami nombre de 4, ont la direction simultanée de plusieurs oeuvres naissantes. A l'oeuvre de la Sainte Enfance elles ont joint celle de linstruction des catéchumènes femmes et aussi celle du soin des malades Tous les jours, de nombreux éclopés viennent faire panser leurs plaies et leurs ulcères : d'autres viennent demander des remèdes pour les yeux, les maux de dents, les lièvres etc. Souvent même, les Soeurs, sans crainte des regards curieux qu'excitent leurs blanches cornettes, parcourent les dédales de la cité chinoise, et distribuent des remèdes aux enfants malades ; baptisent ceux qui sont en danger de mort, recueillent ceux qui sont abandonnés, et aussi ceux que parfois on a jetés à la voirie.

    1. Voir An. M.-E. n°.56.

    Mais leur oeuvre principale consiste dans la formation des vierges chinoises. Depuis l'exemple de la Bienheureuse Agnès Tsao-kouy qui, en même temps que le Bienheureux Çhapdelaine, eut le courage de sceller sa foi de son sang, les jeunes chrétiennes se pressent, nombreuses, désirant marcher sur les traces de la sainte catéchiste et glorieuse martyre. Mgr Lavest choisit les plus ferventes d'entre elles et les envoya à Long-tcheou. Outre les livres de religion, les Soeurs leur enseignent les travaux de couture, de jardinage, d'élevage, de cuisine, car plus tard ces vierges devront vivre du travail de leurs mains ; et surtout elles les forment à la pratique des vertus de piété, d'obéissance, de propreté, d'économie, en un mot elles travaillent à en faire de véritables religieuses indigènes, dont les plus parfaites sont admises à prononcer les voeux temporaires de pauvreté, chasteté, obéissance.

    Enfin il est deux oeuvres nouvelles que les bonnes Soeurs n'hésitent pas à commencer: l'hôpital indigène et l'école de français.

    Expulsées des hôpitaux du Tonkin, ne pouvant plus donner leurs soins aux pauvres malades français, les Soeurs ont trouvé en Chine un pays où elles prodigueront leurs soins aux cholériques et pestiférés ; et pour toute vengeance elles songent à faire aimer la France en enseignant notre belle langue aux petits Chinois de la frontière.

    Cochinchine Orientale : Conversions chez les Sauvages. Je suis chez les Sauvages depuis deux ans. Après quelques mois passés chez le P.Irigoyen, et consacrés à l'étude de la langue et des us et coutumes sauvages, je fus envoyé à Kouhoring, à 25 kil plus loin, où la récente conversion de cinq villages et l'existence de la station chrétienne de Kouhoring avaient permis de fonder le premier district Sedang. Je trouvai à Kouhoring un noyau de 120 chrétiens, bien formés par les soins du Père Irigoyen qui avait réussi à en faire des modèles de chrétiens sauvages.

    Après quelques mois passés là, je reçus une députation des chefs du village païen de Doh-koua, situé à 15 kilomètres au nord-ouest de Kouhoring. Ces braves gens me priaient d'aller chez eux brûler leurs fétiches. Le jour venu, ils se présentèrent devant moi. En costume de guerre, armés de lances et d'arbalètes, ils étaient en grand nombre, pour me servir d'escorte, voulant prévenir toute attaque possible de la part de leurs compatriotes encore païens. Depuis lors, malgré mes protestations, ils tiennent à m'accompagner partout où je vais ; aujourd'hui même, les chefs de Doh-koua sont venus me dire qu'ils n'étaient pas contents que je trompe quelquefois leur vigilance, en partant seul, à leur insu, avec mon petit serviteur annamite pour toute escorte ; je subirai donc l'escorte dorénavant.

    Les fétiches du village de Doh-koua étant brûlés, six autres villages des environs ne tardèrent pas à venir me trouver pour me demander à suivre la religion. Voyant que les habitants de Doh-koua, après la destruction des fétiches, ne s'en portaient pas plus mal, ils se dirent que les esprits qui protègent les chrétiens avaient eu raison des leurs et étaient par conséquent les plus forts. Après cette réflexion, ils décidèrent qu'il fallait suivre la religion du Père. Dans tous ces villages, les fétiches ont été brûlés ; partout j'ai reçu le meilleur accueil. Mais sept villages nouveaux, c'était un nouveau district à fonder. J'écrivis l'an dernier à Monseigneur, pour qu'il voulût bien me décharger du district de Kouhoring, afin que je puisse m'occuper plus utilement de ces nouveaux villages. Le Père Irigoyen très connu, très aimé des sauvages de Kouhoring, fut appelé à occuper le poste de Kouhoring, et j'allai alors planter ma tente à Doh-koua.

    Voilà deux mois que j'habite cette station ; les six autres villages sont situés à proximité, dans un rayon de 10 kil. Ici tout est à faire, j'ai demandé à Mgr Grangeon de vouloir bien fonder ce district, comme on fait pour les districts d'Annam. Monseigneur m'écrit qu'à son grand regret il ne peut rien prendre sur les ressources de la mission pour m'aider. Mais il m'envoie 50 piastres sur son budget personnel.

    Voyant que je ne pouvais pas faire le très utile, je me suis occupé de l'indispensable. Je me suis fait construire par les sauvages une maison comme celle des indigènes, et cela dans chaque village ; coût: un buffle par village. C'est là que je célébrerai le Saint Sacrifice, instruirai les sauvages et prendrai mon repos, en attendant que viennent les beaux jours qui me permettront de construire églises et maisons en terre.

    Vers le milieu du mois dernier, j'ai reçu la visite des chefs de deux nouveaux villages assez importants : 600 hommes demandent à suivre la religion. C'est donc neuf villages nouveaux à instruire. D'autre part on m'assure que toute la vallée du Doh-tohau ne tardera pas à embrasser le catholicisme. Ce serait, un, deux districts en perspective. Mais en acceptant toutes ces demandes, en brûlant les fétiches, je crains de prendre plus que je pourrai tenir et de m'attirer le reproche adressé à celui qui coepit aedificare et non potuit consummare.

    J. BONNAL, Miss. apost.

    Japon : L'OEuvre des malades et des mourants dans le diocèse de Nagasaki. Le P.J.M.Corre, missionnaire à Kumamoto, qui a reçu la décoration du « Mérite Civil » de l'Empereur du Japon, et qui est le directeur de l'OEuvre nous a envoyé le résumé suivant :

    Objet de l'OEuvre.

    L'objet de l'OEuvre est de soigner et de secourir les malades et les mourants, spécialement les païens, de les instruire, de leur procurer le baptême, d'attirer leurs familles et de disposer favorablement les peuples envers notre sainte religion. Elle est basée sur les paroles de Notre Seigneur quand il envoya ses disciples (Matth. 10, 8) : « Guérissez les malades.... purifiez les lépreux » et ces autres paroles (Luc. 10, 98-9) : « Et dans quelque ville que vous entrez.... guérissez les malades qui s'y trouveront ».

    II. Résumé du travail fait et des résultats obtenus : du 15 août 1904 au 15 août 1905.

    L'OEuvre est établie en 4 localités de la province de Higo :

    1° A Kumamoto :

    (a) Dispensaire : Religieuses du Saint Enfant Jésus de Chauffailles ; 1 docteur japonais, 3851 malades soignés au dispensaire, et 1872 soignés chez eux.

    (b) 1 Catéchuménat : Religieuses du Saint Enfant Jésus : 5 femmes catéchistes (vierges indigènes sans voeux de religion) ; 978 personnes instruites au catéchuménat et 1.902 à leur demeure ; 132 baptêmes. Les établissements sont aux soins d'un Missionnaire et d'un prêtre japonais.

    2° A Biwasaki :

    (a) Une léproserie : Religieuses franciscaines missionnaires de Marie ; 1 docteur japonais ; lépreux 18 hommes et 7 femmes soignés pendant l'année.

    Un missionnaire en charge.

    3° A Nakaomaru :

    (a) 1 Dispensaire : Religieuses franciscaines missionnaires de Marie ; 1 docteur japonais ; 5002 malades soignés au dispensaire et 387 à leur demeure.

    (b) 1 Catéchuménat : Religieuses franciscaines missionnaires de Marie ; I homme catéchiste ; 1 femme catéchiste ; 4.627 personnes instruites au catéchuménat et 390 chez eux : 92 baptêmes. Le missionnaire de Biwasaki est aussi chargé de ce poste.

    4° A Yatsushiro.

    (a) A Hôpital : Religieuses de Saint-Paul de Chartres ; 1 docteur japonais ; 59 malades soignés durant l'année.

    (b) 1 Dispensaire : Religieuses de Saint-Paul ; 2 docteurs japonais ; 16.273 malades soignés au dispensaire et 7.300 à leur propre demeure.

    (c) 1 Catéchuménat : Religieuses de Saint-Paul, 2 femmes catéchistes (vierges indigènes sans voeux de religion) ; 5.482 personnes instruites au catéchuménat et 8.560 à leur maison ; 302 baptêmes.

    Un missionnaire.

    Indo Chine. Population. D'une enquête statistique et technique ordonnée en 1904 par le gouverneur général, il ressort que l'Indo Chine compterait 18.925.988 habitants asiatiques ou étrangers, se répartissant ainsi par pays de l'union indo chinoise.

    Annam, 7.096.465 habitants ; Tonkin, 6.431.470 ; Cochinchine, 2.973.128 ; Cambodge, 1.332.608 ; Laos, 912.084 ; Kouang-tcheou-ouan, 180.160.

    Dans cette population il y a 12.892 Français et 478 étrangers.

    Les Annamites ont une majorité écrasante sur les autres peuples ; ils dépassent les trois quarts de la population totale tout en n'occupant qu'une aire assez réduite: 21 % de la superficie de l'Indo Chine.

    Cette enquête permet d'établir une densité technique de 25 9/0 habitants par kilomètre carré [France 72], une contribution au budget de 2 piastres 52 cents par tête [France 129 fr.], une charge de 26 fr. 50 de dette indochinoise [France 779 fr. par individu] et une annuité de 0 fr. 72.

    Chine Interdiction de l'opium. Les autorités de Pékin, chargées de l'élaboration des lois futures, suivant l'ordre de la cour suprême, ont décidé l'application des trois articles suivants relatifs aux fumeurs d'opium :

    1° La permission de continuer à fumer de l'opium n'est accordée qu'à ceux qui sont âgés de 60 ans et au-dessus.

    2° Tous les fonctionnaires et officiers, excepté les hauts fonctionnaires et officiers du deuxième degré et au dessus, qui contreviendront à l'interdiction de l'opium, devront être destitués de leur charge.

    3° Tous les fumeurs d'opium devront donner leurs nom et adresse au bureau général de l'opium et signer leur nom sur un registre spécial.

    ***

    Instruction. Une révolution intellectuelle se prépare, s'accomplit en Chine. L'ancienne classe lettrée, obtuse et fermée à toute influence extérieure, va céder la place à des hommes nouveaux, formés plus ou moins à l'école de l'Occident. Il en résultera une classe intellectuelle qui, par l'enseignement et la plume, prendra bon gré mal gré, la direction des esprits. Il est donc de la plus grande importance, pour les idées qui aspirent à une action quelconque sur ces esprits, d'avoir le plus tôt possible, le plus nombreux possible, et le plus haut placés possible, des représentants convaincus dans cette classe. Et pour les avoir, il faut d'abord les former. Il serait vraiment un peu... simple, de s'en remettre de ce soin à des indifférents, sinon à des adversaires. Or, cette formation c'est l'enseignement supérieur seul qui peut la donner.

    Ou si l'on préfère une autre manière d'envisager les choses, ne pas se mettre en mesure au plus vite d'occuper une place, et une place aussi large que possible, dans l'enseignement supérieur en Chine, c'est équivalemment renoncer à tout espoir d'une influence un peu sérieuse sur la civilisation future de ce pays, sur la formation de son esprit et la direction de sa pensée. La classe dirigeante et pensante, en effet, façonnée par d'autres mains, ne connaîtra la France et les missions, qu'à travers.... tout ce que d'autres voudront bien lui en dire. Ce qu'elle aura appris, non seulement règlera sa conduite personnelle, mais elle le répètera, l'écrira, l'enseignera à son tour. Et immanquablement, tout naturellement, la masse la croira ; et devant l'autorité des docteurs de leur pays, les élèves même des propres écoles des missionnaires, sentiront s'ébranler leur confiance en leurs premiers maîtres. Car il est bien certain que et les sciences, et la philosophie, et, plus que tout le reste, l'histoire, seront enseignées dans un sens qui ne leur sera pas favorable ; et encore, que cet enseignement, étant le dernier, restera définitif pour ceux qui le recevront ; étant supérieur, sera pour tous l'expression exacte de la vérité!

    Voilà la thèse dans ses grandes lignes ; et il me semble qu'on n'en a encore effacé aucune. Que quelques écoles n'aient pas réussi, cela n'a rien d'étonnant ; au milieu des tentatives si nombreuses et variées qui ont été et sont faites en Chine, il est tout naturel qu'il y en ait de mal étudiées, de mal préparées, de mal dirigées, d'insuffisamment pourvues des ressources nécessaires en hommes ou en matériel. En quoi cela peut il infirmer la thèse que j'ai exposée ? Que d'autres se soient arrogés trop tôt des titres injustifiés, que s'ensuit-il contre elle ?

    Cela n'établit-il pas au contraire la fascination qu'exerce le nom seul d'enseignement supérieur ? Et d'ailleurs, ces grands titres ont leur utilité très réelle. Il faudrait, ce semble, connaître peu l'esprit oriental, ou simplement l'esprit humain, pour espérer qu'un Chinois fréquentera avec autant d'empressement et de confiance c'est là un point très important, celui même qui décide du succès un modeste cours, quelle qu'en soit d'ailleurs la valeur, qu'une Ecole.

    Supérieure, avec majuscules et sous-titres ronflants. Voltaire lui-même, sous une cabane et sous une enseigne modeste, Voltaire ne réunirait pas 10 élèves de français. Et les élèves auraient raison ; comment sauraient-ils qui est Voltaire et ce qu'il peut pour eux, s'il n'a pas pris les devants et ne les en a pas avertis ?

    Et tout cela, si cela prouve quelque chose, prouverait encore en faveur de la même thèse. Il peut donc paraître inutile de nous y arrêter plus longtemps.

    Voici d'ailleurs quelque chose de plus sérieux. « Les ressources manquent, à moins que les Missions n'abandonnent écoles secondaires, hôpitaux, dispensaires, orphelinats, etc., pour ne s'occuper que de l'enseignement supérieur ».

    Ainsi posée, la question est terriblement délicate. Bien qu'il ne s'agisse évidemment dans ces articles, que d'une thèse générale, la traiter sous cet aspect expressément pratique, expose à l'accusation d'ingérence. Et je n'en veux pas. Ensuite, je parlais jusqu'à présent d'une oeuvre à entreprendre, à fonder ; et voici qu'on me propose des destructions ou des abandons préalables. Je demande à réfléchir, avant, non pas de me faire une opinion, elle est faite et c'est même une conviction, mais avant de l'exposer.

    Ce que je crois pouvoir ajouter, sans empiéter sur un domaine qui n'est pas le mien, c'est ceci. En ce qui concerne l'enseignement secondaire, j'ai déjà dit ma pensée. S'il faut à tout prix choisir entre lui et l'enseignement supérieur, en thèse générale, enseignement pour enseignement, il faut nettement préférer le dernier. Ensuite l'union est une grande force ; ce qui serait impossible à une Mission isolée, peut ne l'être pas pour l'ensemble des Missions ; et l'union pour une grande oeuvre d'intérêt général, est une chose qui va de soi, et qu'on ne saurait mettre en doute. Enfin, il ne s'agit pas évidemment de dépenser immédiatement et d'un seul coup, les millions dont s'effraie mon correspondant ; pas plus du reste que de jeter bas, du jour au lendemain, des oeuvres fondées à grand effort, quelque ingrates qu'on les juge.

    Mais il pourrait s'agir par exemple, d'une entente pour la nomination d'un comité directeur, de la centralisation pour ce comité des ressources disponibles ou rendues telles par des économies sur d'autres oeuvres moins urgentes et moins vitales ; de la formation, par ses soins, des établissements actuellement existants, collèges et séminaires même, épars çà et là, en une association ou en plusieurs groupes, selon les circonstances, association ou groupes d'où naîtrait alors, assez facilement, semble-t-il, et comme de lui même, l'enseignement supérieur rêvé.

    (Echo de Chine, 23 octobre 1906).




    1907/180-186
    180-186
    France et Asie
    1907
    Aucune image