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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Pondichéry. Visite à Tindivanam. Mgr Gandy vient de terminer la visite pastorale dans notre district. Malgré les travaux pressants, nos pauvres chrétiens se sont bien montrés ; nombreuses ont été les confessions, nombreuses aussi les confirmations ; du reste voici les chiffres : confessions, 1302 ; confirmations, 710. Notre Archevêque est resté six jours à Tindivanam pour y donner la confirmation aux chrétiens du village et à ceux des environs.
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    Nouvelles diverses
    Pondichéry. Visite à Tindivanam. Mgr Gandy vient de terminer la visite pastorale dans notre district. Malgré les travaux pressants, nos pauvres chrétiens se sont bien montrés ; nombreuses ont été les confessions, nombreuses aussi les confirmations ; du reste voici les chiffres : confessions, 1302 ; confirmations, 710.
    Notre Archevêque est resté six jours à Tindivanam pour y donner la confirmation aux chrétiens du village et à ceux des environs.
    De là, nous allâmes à Peiramandei passer deux jours, puis à Alacramam. Dans ce village, qui, il y a 8 ans, était presque apostat, nous eûmes 120 confessions et autant de confirmations : excepté deux, tous les chrétiens purent être admis aux Sacrements. D'Alacramam retour à Tindivanam puis départ pour Terconam ; là ce sont d'anciens chrétiens et tout se passa à merveille.
    Pendant l'administration Mgr Gandy s'est rendu compte des progrès qu'ont fait nos nouveaux chrétiens ; ce qui l'a particulièrement frappé, c'est leur bonne tenue à l'église et le silence durant les offices.
    A Tindivanarn même il a pu constater le bien que faisaient nos oeuvres : hôpital, orphelinat, etc.
    Eu un mot notre archevêque a été content, je crois.
    Alors il fallait bien donner une récompense au P. Combes. Donc de ce fait, j'ai été chargé de Pulitchapallam, tout en restant à Tindivanam. Ce pauvre district a souvent changé de missionnaire, ce qui n'a pas contribué à le rendre meilleur. Or Monseigneur me charge de tout mettre en ordre, de rechercher les chrétiens, de leur réapprendre le chemin de l'église et l'exercice des pratiques religieuses, puis, s'ils sont suffisamment nombreux, il mettra là un missionnaire, si non Pulitchapallam deviendra une dépendance de Tindivanarn. De Tindivanam à Pulitchapallam il y a 16 milles ; la distance n'est rien ; mais le travail de rechercher des chrétiens, pour intéressant qu'il soit, n'en est pas moins fort difficile. Il me faudra faire connaissance avec tous ces braves gens. En avant marche. (Lettre de M. A Combes. Tindivinam, mars 1903.)

    Tonkin maritime. Nouvelles de Phong-y : Hôpital et Ste-En-fance. J'ai revu votre lettre du 10 janvier et les 100 fr. qui l'accompagnaient: je vous remercie de tout cur : mon hôpital et ma Sainte-Enfance profiteront des 70 fr. qui sont pour moi. J'ai déjà donné 76 fr. pour acheter 2 arpents de terre cultivable, qui sont le bien spécial du couvent et de l'hôpital ; restent 24 fr. pour acheter des petits enfants païens selon les intentions de Mlle B.
    Les malades sont nombreux ; j'en ai accueilli 104 depuis le 19 mars 1902, jour de l'inauguration, et une vingtaine sont partis pour le Ciel, sans compter les petits enfants. Nos surs de Sainte Elisabeth font de réels progrès en vertu, en bonne tenue, en savoir-faire, en dévouement ; je leur donnerai un peu plus tard un petit voile noir.
    J'ai vacciné plus de 200 enfants de la région, ces jours derniers. La petite vérole en décembre et janvier a fait de nombreuses victimes:
    J'ai acheté un joli petit terrain dans le pays de Ngoc-lac qui est bien la plus riante et la plus riche région que je connaisse : j'y ai installé trois fermiers, dont un vieux chrétien ; les deux autres sont catéchumènes.
    Je viens d'achever l'administration de Phong-y. Pour vous donner une idée de l'état de la chrétienté, je vous dirai que j'ai eu ici plus de 500 communions depuis le commencement du Carême, et il y en aura plus encore de 100 dans le semaine sainte Si Dieu veut bien me faire miséricorde pour mes péchés qui empêche le bien, j'espère qu'avant dix ans nous aurons un millier de chrétiens à Phong-y. (Lettre de M. Martin, Phong-y, le 4 avril 1903.)

    Thibet. Situation de la mission. Sans avoir eu à souffrir effectivement des coups des boxeurs, nous sommes dans un état de malaise depuis quelque temps. Comme l'an dernier en cette saison, il s'est répandu de mauvais bruits à Chapa et à Lentsy. Les rumeurs étaient facilement acceptées, car plusieurs actes de brigandages non réprimés ont été exercés dans les environs. Jusqu'ici une seule fa-mille chrétienne a été pillée (par deux fois). On prétendait que les brigands se faisaient la main pour arriver jusqu'à nous. Je suis revenu il y a quelques jours seulement de ma visite d'hiver à Chapa Mosymien, Lentsy et j'ai aussitôt prié le mandarin d'aviser. Comme ces messieurs ont tout intérêt à éviter des troubles, j'espère qu'il n'aura rien de grave, mais on voit que nous ne sommes pas encore à la paix parfaite. Les vivres sont très chers cette année, par suite de mauvaises récoltes aux montagnes, mais jusqu'ici les céréales ne manquent pas sur le marché parce que les récoltes de la plaine ont été fort passables.
    En pays thibétain, ce n'est pas la paix non plus. Nos ennemis du Tsarong sont encore venus inviter les Loutse à chasser les missionnaires. Les Loutse se sont mis sur la défensive. Le gros inconvénient de ces menaces continuelles c'est d'arrêter les conversions au milieu de ce peuple Louise si bien disposé par ailleurs à embrasser le christianisme. (Lettre de Mgr Giraudeau, Ta-tsien-lou, 18 mars 1903.)

    Mandchourie septentrionale. Travaux apostoliques. J'ai pu fonder deux nouveaux postes dans le territoire de Toung-keu où se manifeste un grand mouvement des païens vers notre sainte religion.
    C'est un beau pays que ce plateau de T'oung-ken, il appartenait aux Solons qui s'y livraient à la chasse. Depuis 6 à 7 ans sur l'ordre de Pékin, les Solons ont dû abandonner ce pays et se sont enfoncés dans les forêts du nord. Malheur au Chinois qui ose s'aventurer jusqu'au nord du plateau, il tombera infailliblement sous la balle du Solon, qui, dit-il, préfère tuer plutôt un Chinois qu'un sanglier car c'est plus avantageux pour lui. Malgré le terrible Solon, les Chinois défrichent toujours et j'ai pu constater par moi-même que le plateau est déjà couvert de beaux et grands villages, et déjà en plusieurs endroits commence à y retentir le nom de Notre-Seigneur Jésus.
    Dans le nord, j'ai près de 100 familles qui apprennent la doctrine, dans celui du sud, il y en a de 30 à 40. (Lettre de M. Roubin février 1903).

    Haut Tonkin. Voyages de recherches. Depuis ma dernière lettre, j'ai fait un grand voyage dans la haute région de la Mission. Au mois de novembre dernier, j'ai visité l'intérieur des terres de Nghia-lo à Pho-lu, sur la rive droite et je suis passé aussi sur la rive gauche du fleuve, de Trai-hut à Lao-kay.
    Je suis resté 26 jours et j'ai vu sur une étendue de 250 kilomètres des populations Thaï et Man qui n'avaient encore jamais été visitées par les missionnaires.
    J'ai été favorisé par l'administration militaire qui m'a rendu le voyage assez facile.
    J'ai trouvé des routes partout, sauf dans le massif de Phong-dù où il a fallu faire 6 jours de marche par des sentiers impossibles.
    Sur mon passage j'ai rencontré de bien beaux villages, oit plus tard notre évêque enverra certainement des missionnaires.
    A la retraite dernière Mgr Ramond m'avait dit de voir s'il n'y aurait pas moyen de fonder un petit poste aux environs de Nghia-lo.
    Ce petit poste est en train de se faire ; il a fallu batailler un peu avec tout le monde ; mais déjà mes futurs paroissiens ont amené quelques pièces de bois.
    Monseigneur m'a désigné pour ce nouveau poste, ce qui fait que j'ai encore à recommencer les travaux que j'ai toujours faits depuis deux ans.
    Ici aucune main duvre véritable, nous avons recours aux mandarins du pays qui sont assez bien disposés pour nous.
    Ce nouveau poste se trouve à 20 kilomètres de Nghia-lo.
    La population est composée de Thaï mélangés de Man. On compte à peu près 70 maisons Thaï et 18 maisons Man, échelonnées sur une étendue de 7 kilomètres. De plus ce poste se trouve sur la route Long-than à Trai-hut, ce qui me permettra de voir les populations de cette région.
    Le poste de Gia-hoi sera tout ce qu'il y a de plus simple, car ici il faut absolument renoncer à construire en briques. Les habitants ne savent pas faire autre chose qu'écraser des bambous et tailler grossièrement quelques colonnes. Malgré cela il faut des piastres ! Car ici, où nous ne sommes pas encore bien connus, il faut tout acheter.
    Les conversions se font bien désirer ; et il y a beaucoup d'entraves à notre saint ministère.
    C'est d'abord le régime féodal ; les petits ont une peur terrible de ne pas plaire en tous points à leur grand chef.
    Les chefs ont bien des empêchements, tels que la polygamie, l'opium etc. etc.
    Ceux qui veulent venir à nous demandent qu'on les protège contre les vexations de leurs chefs ; d'un autre côté si nous sommes mal avec les mandarins, ils peuvent nous rendre la' vie impossible le jour où ils le voudront.
    Outre l'organisation sociale il y a les défauts de la race. Le Thai est d'une paresse difficile à s'imaginer en France. Il est indifférent à tout sauf aux plaisirs licencieux. Il n'a aucune éducation, et cependant très orgueilleux il se croit bien supérieur à toutes les races qui l'entourent.
    Je crois qu'il n'y a cependant pas de motif pour se décourager, car, quand saint Pierre arriva à Rome, il dut trouver les Romains doués de peu de vertus et riches de beaucoup de vices. Il est vrai que saint Pierre était un vrai apôtre, tandis que nous.... Enfin à la grâce de Dieu. (Lettre de M. Antonini, miss apost Nghia-lo, 23 avril 1903.)
    1903/246-249
    246-249
    France et Asie
    1903
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