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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Mandchourie septentrionale. Dans la province de Ghirin, un de nos confrères a été frappé et odieusement outragé en plein mandarinat. Jeté en prison par ordre du mandarin, il y est resté deux jours presque sans nourriture. L'affaire a été portée devant le Ministre de France à Pékin. Le mouvement des conversions se développe de plus en plus. Des oratoires ont été ouverts à I-toung-tcheou et à Ou-tchang-ting, à l'est de Ghirin.
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    Nouvelles diverses

    Mandchourie septentrionale. Dans la province de Ghirin, un de nos confrères a été frappé et odieusement outragé en plein mandarinat. Jeté en prison par ordre du mandarin, il y est resté deux jours presque sans nourriture. L'affaire a été portée devant le Ministre de France à Pékin.
    Le mouvement des conversions se développe de plus en plus. Des oratoires ont été ouverts à I-toung-tcheou et à Ou-tchang-ting, à l'est de Ghirin.

    Mandchourie méridionale. M. Huchet et le P. Jean Li, cernés par plusieurs centaines de rebelles dans la résidence de Sing-ping-pou, out été sauvés de la mort par l'arrivée soudaine de Mgr Guillon, à la tête d'une troupe de soldats du vice-roi.
    Un théologien, Martin Pai, et 6 chrétiens ont été pris et emmenés par 2.000 rebelles contre lesquels le mandarin de Houai-yen-sien était impuissant à les défendre.

    Corée. M. Vermorel, pris précédemment par les rebelles, a réussi à s'enfuir ; lors des dernières nouvelles, il était à Séoul et se portait bien.

    Pondichéry. M. Mignery, chargé du poste de Wandiwash, nous écrit :

    « De Wandiwash à Arcot, au nord, jusqu'au confluent du Palar et du Cheyar, à l'est, s'étend un immense pays où l'Évangile n'a jamais été prêché : c'est la zone païenne de notre mission. Grâce au Sacré Coeur, j'ai maintenant près de 100 néophytes à Tiruvaltur, ville importante, qui est comme la clef de cette région infidèle ».
    M. Millard, dans le district d'Arni, a encore été plus heureux :
    « La bataille a duré quinze mois, écrit-il. Plus de quinze cents âmes ont été gagnées à Jésus-Christ dans ma petite mission d'Arni. Quinze cents baptêmes, c'est mon plus beau coup de filet. Ce qu'a coûté d'argent, de prédications et de sueurs cette lutte, Dieu seul le sait. Je l'en remercierai toujours, c'est son oeuvre et ma plus grande joie ».

    Cochinchine septentrionale. La chrétienté de Thanh-ba, fondée l'année dernière par le P. Cadière, a subi bien des vicissitudes : après la grande famine, l'influenza s'est abattue sur les néophytes, puis une maladie d'yeux. Les nouveaux convertis eurent peur que toutes ces maladies ne fussent causées par les esprits auxquels naguère encore ils offraient leurs adorations.
    « Je tâchai de lutter contre le diable, écrit le P. Cadière, je distribuai force flacons de quinine et de sulfate de zinc ; en fin de compte, grâce à un concours de circonstances providentielles, le village entier a demandé à revenir. J'y ai installé mon vicaire pour redresser ce qui avait pris une mauvaise direction et affermir ce qui était resté bon. Je recommande instamment cette petite chrétienté à vos prières.
    « Il y a deux ans, à Nam-phô, grand village situé à environ deux kilomètres de Hué, écrit le P. Allys, j'avais construit une petite chapelle qui valait bien trente francs ; cette année, pour relever le courage des catholiques opprimés, j'empruntai 300 piastres et commençai les travaux d'une église convenable.
    « Les païens de Nam-phô résolurent d'empêcher, coûte que coûte, l'érection de l'église. Mais comme le terrain sur lequel je construisais avait été régulièrement acheté, ils n'osèrent pas m'attaquer de ce côté, ils se contentèrent de défendre aux habitants du village de venir travailler chez moi et furent si bien obéis que je fus obligé de faire venir d'ailleurs les ouvriers qui m'étaient nécessaires. Après bien des tracas et des tribulations dont je vous épargne le récit, j'ai réussi à mettre mon projet à exécution.
    « Malgré toutes les vexations auxquelles sont soumis les catholiques, il y a encore des demandes de conversion. Mais, de peur de donner lieu à de nouvelles complications, nous n'osons pas toujours accepter ces demandes. D'ailleurs les ressources nous font complètement défaut ».

    Tonkin méridional. La famine désole ce pays où les conversions se comptent par milliers.
    « Les populations s'ébranlent et se rapprochent de nous, écrit le P. Delalex. Les païens ne sachant plus à qui avoir recours, nous supplient de les prendre en pitié. N'est-il pas douloureux pour un missionnaire de ne pouvoir les sauver faute d'un peu d'argent ? »

    Birmanie méridionale. Du P. Bringaud, missionnaire en Birmanie depuis 36 ans :
    « J'ai obtenu la conversion d'une petite vallée habitée par des Birmans simples et honnêtes ; j'en ai baptisé 100, et 200 autres se préparent et s'instruisent ; je les mets à l'épreuve pendant un an. C'est un des meilleurs résultats obtenus parmi les Birmans dans les trois vicariats apostoliques de ce royaume. Outre la mission de Khiens, Dieu dans sa miséricorde, veut bien se servir de nia faiblesse pour hi conversion des Birmans : que son saint nom soit béni ». (Mittagon, 15 juin 1899.)

    Yun-nan. Le P. Vial a ouvert une école de français dans son beau poste de Lou-mei ; c'est la première école française du Yun-nan, on parle d'en établir d'autres à Yun-nan-sen, la capitale de la province, et à Mong-tze, où la France a depuis de longues années installé un consul.
    Le P. Mandart, attaqué à Tien-pa-teou a pu, avec l'aide de ses chrétiens, repousser victorieusement les brigands.

    Su-tchuen. Les missions du Su-tchuen continuent les négociations pour obtenir les réparations auxquelles elles ont droit pour l'incendie et le pillage des oratoires, des presbytères et des maisons de chrétiens : malheureusement jusqu'à ce jour elles se heurtent à une inertie absolue de la fart des mandarins. N'y a-t-il que de l'inertie ? En tous cas, la mauvaise foi en est la cause. « Après treize ans de présence en Chine, écrit un missionnaire, je suis encore surpris d'entendre les délégués du Yamen dire textuellement qu'on ne peut pas faire sortir le brigand Yu-man-tse du Su-tchuen parce qu'il n'y consent pas ».

    Tonkin occidental. On annonce la mort d'un prêtre tonkinois qui avait rendu de très grands services à la cause française, le P. Six ; il était chevalier de la Légion d'honneur ; sa mort est une grande perte pour la Mission.


    1899/228-230
    228-230
    France et Asie
    1899
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