Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Kumbakonam. Bonté de la Providence. Je voyais, dimanche, mon église remplie, je devrais dire débordante, puisque à toutes les portes, en dehors, il y avait un bon nombre de chrétiens qui n'avaient pas pu trouver place à l'intérieur. Mais un voile de tristesse se montrait sur tous les visages. Il ne pleuvait pas et c'était l'époque la plus favorable, pour ensemencer les terres : cette époque passée il ne fallait plus compter sur de bonnes récoltes.
Add this



    Nouvelles diverses

    Kumbakonam. Bonté de la Providence. Je voyais, dimanche, mon église remplie, je devrais dire débordante, puisque à toutes les portes, en dehors, il y avait un bon nombre de chrétiens qui n'avaient pas pu trouver place à l'intérieur. Mais un voile de tristesse se montrait sur tous les visages. Il ne pleuvait pas et c'était l'époque la plus favorable, pour ensemencer les terres : cette époque passée il ne fallait plus compter sur de bonnes récoltes.

    On avait lu à l'Évangile, la parabole du pharisien et du publicain, il était tout naturel de faire une instruction sur la prière, qui est toujours exaucée quand elle est bien faite. «Demandez donc de la pluie, avais-je dit en terminant, demandez-la bien, et vous l'aurez sûrement ». Et tous, tombant à genoux, et d'une seule voix qui faisait vibrer, non pas les vitres, il n'y en a pas, mais les murs de l'église, avaient récité les cinq Pater et cinq Ave, que je leur avais suggérés.

    Rien, certainement, dans l'atmosphère, ne pouvait faire prévoir la pluie ; et pourtant, le soir même et la nuit suivante il tomba une pluie si forte, que toutes les terres en furent profondément détrempées. On pouvait désormais labourer et semer. Dès le lendemain, et depuis lors, plus personne dans les villages, tout le monde aux champs labourant, semant, et la joie est revenue sur tous les visages : on a un espoir fondé, d'une bonne récolte prochaine.

    L'incrédule dira sans doute : « Il devait pleuvoir, il a plu : la prière de ces braves gens n'y a été pour rien ». Cette négation ne prouve rien non plus : et d'ailleurs elle n'empêchera pas la bonne Providence de continuer ses libéralités sur les bons, et sur ceux qui la méconnaissent et de faire pleuvoir sur les uns et sur les autres.

    Mais voici pour l'incrédule, un fait plus concluant. Il y a trois semaines, le village d'Ouvenour, où j'ai plus de trois cents chrétiens, a été, en grande partie, détruit par un incendie: des maisons des chrétiens de caste, qui sont les plus nombreux, pas une n'a échappé. La parachéry ou quartier des parias, qui était à l'est, devait aussi y passer infailliblement, car il soufflait un veut violent de l'ouest, qui emportait les flammèches de ce côté, et même bien au delà.

    JANVIER FÉVRIER 1905. N° 43

    Or le quartier ouest des maisons des parias, où se trouvait, aussi leur chapelle, a été préservé. Il est vrai qu'ils avaient essayé d'abord de jeter de l'eau sur leurs chaumes ; mais la fumée et les brindilles enflammées qui pleuvaient sur eux les avaient bientôt obligés de descendre de leur toits : d'ailleurs l'eau manquait. Que la volonté de Dieu soit faite, disaient-ils résignés. Ils sont tous chrétiens, et vraiment parmi mes meilleurs.

    Pendant qu'ils regardaient, s'étonnant un peu que le feu les eut épargnés, et remerciant saint Antoine, auquel est dédiée leur chapelle de les avoir préservés, les flammes, toujours poussées par le vent d'ouest, se glissaient dans les haies, contournaient le village, et tout d'un coup allaient allumer leurs maisons du côté de l'est. A cette vue les pauvres gens, qui ne s'attendaient pas a été attaqués de ce côté se précipitèrent de nouveau sur les toits, et favorisés cette fois par le vent, et aussi par une petite ruelle courant du nord au sud, ils réussirent à sauver la moitié de leurs maisons ; mais le quartier à l'est était consumé.

    Il y avait là, tout au bout de la rue, et touchant presque à la dernière maison, un petit édicule, couvert en chaume, et en dedans, sur un petit tertre en terre, une modeste croix de bois peinte en noir. Il s'en trouve de pareils, à peu près dans tous les villages chrétiens : on y allume une lampe le soir, et des prières spéciales, y sont faites, en temps d'épidémies ou d'autres dangers ; on les appelle : tombeau de saint Sébastien. Quelle ne fut pas l'étonnement, je dirai même la stupeur de ces braves gens, quand ils virent leur petite chapelle restée intacte, au milieu des murs noircis de leurs maisons incendiées. Ils ne pouvaient en croire leurs yeux. Chrétiens et païens accoururent voir ce prodige, et tous d'une seule voix crièrent au miracle.

    J'ai constaté moi-même que ce petit édifice aurait dû infailliblement devenir la proie de l'incendie, comme le furent les maisons qui l'entourent. Il n'y avait pas plus de trois pieds, entre la petite chapelle et la maison : et les toits de chaume devaient presque se toucher. Ce petit toit avait dû nécessairement être recouvert par les flammes ; des brindilles enflammées y étaient tombées ; on en voyait les marques ; le chaume était roussi a certains endroits, et il n'avait pas brûlé !

    Pendant que j'examinais attentivement moi-même, comment humainement parlant, ce toit avait pu être protégé, j'étais bien obligé d'avouer comme tout le monde qu'il y avait là un vrai miracle. Les pauvres chrétiens qui m'entouraient devant les murs calcinés de leurs maisons, sans abri pour eux-mêmes et leurs nombreux enfants, paraissaient cependant, tout heureux et consolés, de voir qu'ils avaient été favorisés d'un tel prodige. Le secours que je pus alors leur distribuer au nom de notre bon évêque Mgr Bottero acheva de les combler de joie et de reconnaissance.

    La Bonne Providence est donc de tout temps et partout, toujours la même. On pourrait répéter sans cesse : « Et quel temps fut jamais plus fertile en miracles ! » Mais il y a toujours aussi des gens qui ont des yeux pour ne point voir ! Si mon incrédule l'est encore, c'est qu'il a trop d'intelligence, et pas assez de coeur : Or c'est le coeur qui doit dominer, pour croire aux oeuvres de Dieu. (Lettre du P. Barraton, missionnaire apostolique à Vadugarpaty).

    Mandchourie. Journalistes et Missionnaires. Le correspondant du Journal en Mandchourie, M. Ludovic Naudeau, fait, dans une de ses dernières lettres, le récit des tribulations de toutes sortes qui l'ont assailli depuis son arrivée en Extrême-Orient.

    A toutes ses déceptions, à toutes ses mésaventures, il n'avoue qu'une exception :

    « Je tiens à le répéter hautement : s'ils n'avaient point la chance de rencontrer dans de nombreuses localités de Mandchourie des missionnaires français, les journalistes pâtiraient infiniment plus encore de cette rude campagne. Je rends hommage, une fois de plus, à ces hommes de bien qui, sans s'informer de mes croyances, de mes attaches, sans me demander si j'appartenais à un parti, sans me poser aucune question, m'ont toujours spontanément aidé au nom de la solidarité française ».

    Thibet. Médaille d'argent à M. Soulié. Un de nos confrères missionnaire au Thibet a obtenu de la Société de Géographie de Paris le prix Milne-Edwards, consistant en une médaille d'argent et le rapporteur, M. Charles Rabot, a fait de ses travaux scientifiques l'éloge suivant :

    « Avec un zèle méritoire la mission apostolique du Thibet consacre les loisirs que lui laisse son oeuvre religieuse à l'étude du Sseu-tchouan occidental et du Tibet oriental. Sur ces régions peu connues, pendant de longues années, M, l'abbé Desgodins nous a fait parvenir d'intéressantes communications. Fidèle à cette tradition, M. l'abbé Soulié nous a adressé une description et un lever d'une route nouvelle de Ta Sien Lou au Mékong (1894). Bulletin de la Société de Géographie. 1er trimestre 1897, et tout récemment une carte du pays de Bathang accompagnée d'un excellent mémoire. A ces travaux qui se recommandent par une très grande sincérité, notre commission des prix a été unanime à décerner une médaille d'argent. (Bulletin de la Société de Géographie, année 1904, 15 mai, p. 396, Séance du 22 avril 1904. f. 9 n° 5).

    Corée. Echange de lettres entre le Souverain Pontife et l'Empereur. Dans le Journal de la mission de Corée nous lisons sous la date du 21 juillet :

    « Depuis quelque temps déjà, Monseigneur avait reçu une lettre autographe de S. S. Pie X adressée à S. M. l'Empereur de Corée (notification officielle de son élévation au Trône Pontifical). La présentation de ce document a été faite aujourd'hui avec tout le cérémonial accoutumé. Une chaise du palais est venue prendre Sa Grandeur à l'évêché : un certain nombre de policemen du palais et une compagnie du régiment de la garde en costume de parade formaient le cortège. Les mêmes honneurs ont été rendus au retour ».

    L'empereur de Corée a répondu au Souverain Pontife le 22 août suivant et nous sommes heureux de donner la traduction de cette lettre :

    L'Empereur de Corée à sa Sainteté Pie X.

    J'ai respectueusement reçu la notification de l'accession, le 4 août 1903, de Votre Sainteté.

    J'avais la conviction profonde que Votre Sainteté, par ses vertus et son intelligence éminentes et religieuses, était digne en tous points de son élévation au Trône Pontifical. Mais maintenant, après avoir reçu votre lettre, je suis très heureux et profondément touché de toutes les bontés que Votre Sainteté manifeste pour ma personne et pour ma maison impériale.

    Je termine, en priant Votre Sainteté de rester assurée de mon extrême estime.

    Fait au palais de Kyeng-Oun, le 22 août de la huitième année de Koang-Mou (1904).

    Ouragan. Vers la fin du mois d'août un violent ouragan a ravagé le sud de la Corée: le P. Bouillon en est pour quelques carreaux de sa chapelle ; à Mokpo, 500 tuiles enlevées et plusieurs pans de murailles abattus ; chez le P. Joyau, la toiture de la maison de son domestique, emportée. « Pour moi, écrit le P. Robert, j'en suis pour un hangar projeté à 20 mètres de distance, 22 peupliers abattus et, accident beaucoup plus grave, un vitrail du chur de mon église arraché et réduit en miettes ». A la résidence de Fousan, dégâts assez considérables, il semble que la tempête a surtout fait rage dans ce port, puisque les Japonais estiment à 100.000 yens le montant des pertes de la compagnie du chemin de fer, pour Fousan seulement.

    Tonkin Méridional. Typhon. Un malheur vient de fondre encore sur l'Annam. Un typhon d'une violence extraordinaire a dévasté les provinces de Hué, de Quang-tri et de Quang-binh : les dégâts sont immenses, les morts se comptent par centaines.

    Sans avoir souffert comme la mission voisine de Cochinchine septentrionale, le Vicariat du Tonkin méridional n'a pas été épargné. Beaucoup de maisons renversées, d'églises délabrées, récolte complètement perdue, et plusieurs personnes victimes de linondation a voilà en quelques mots la triste situation.

    Depuis plus de dix jours, la province de Ha-tinh est complètement inondée, les routes sont détruites, les ponts coupés : l'inondation a atteint une hauteur qu'on n'avait jamais vue jusqu'ici.

    Dans notre maison, le spectacle est triste à voir. Les quelques familles que nous avions établies sur un terrain, près du fleuve, sont venues nous demander asile. Peu s'en fallait que leurs maisons ne fussent complètement couvertes par les eaux : à peine le toit émergeait-il un peu qui en indiquait l'emplacement.

    Heureusement qu'ici le vent a soufflé avec violence alors que les eaux étaient encore relativement basses ; si la violence du vent s'était fait sentir un jour plus tard, le désastre eût été irréparable.

    Que vont devenir nos chrétiens déjà si pauvres ! C'est la misère pour de long mois... (Lettre de N. Delalex, Nghe-yen, le 23 septembre 1904.

    Tonkin Occidental. Retraite au collège de Hoang-nguyen. Etat du collège. Travaux. Laïcisation. La semaine qui vient de s'écouler a été consacré toute entière à prêcher la retraite à notre communauté.

    Le saint homme de Père Dronet, qui nous a prêté main forte pour la circonstance, vient de reprendre le chemin de Hanoi où, depuis si longtemps, l'ardeur de son zèle montre comment un homme peut arriver à faire des merveilles dans la vigne du Père céleste. Inutile de vous dire que ce cher Père nous a tous profondément édifiés durant les quelques jours qu'il a passés au milieu de nous, et j'aime à croire que, de son côté, il est reparti enchanté de la bonne entente et de la franche gaieté qui règnent entre les Pères, au collège de Hoang-nguyen. Au début de cette nouvelle année scolaire, notre personnel s'est accru d'un nouveau confrère dans la personne du Père Gaston Chauvière. Maladif depuis son arrivée en mission, notre jeune collaborateur n'a pu encore rendre beaucoup de services, mais voilà que sa santé a l'air de s'asseoir sur des bases solides et j'ai tout lieu de croire qu'il fera feu qui dure parmi nous.

    Donc à Hoang-nguyen, tout va pour le mieux et la vie y dévide sa bobine avec une célérité prodigieuse.

    Nos élèves sont encore plus nombreux que l'an dernier : ils at teignent le chiffre de 234, dont 2 seulement manquent actuellement à l'appel. Depuis la rentrée, notre infirmerie est vide de pensionnaires.

    Il a une quinzaine de jours, nous avons eu la visite de Mgr Gendre au accompagné des Pères Calaque et Léchaudé. Sa Grandeur venait voir les travaux de réparation accomplis depuis l'incendie. Tout n'est pas encore relevé, mais pourtant nos cuisines et le réfectoire sont déjà debout, et sont pour le moins aussi commodes que ce qu'il y avait auparavant.

    Jusqu'à présent les dépenses faites pour réparer les dégâts s'élèvent à 4.000 piastres, et je pense qu'avec autant l'on pourra se tirer d'affaire. Les travaux sont actuellement suspendus : « Plus le sou », me dit-on. En attendant, je vais faire cuire des briques et de la chaux, et lorsqu'on me dira de continuer ce sera bien toujours autant de pris sur l'ennemi.

    Ces jours-ci, Monseigneur croise dans les parages de Ke-beo où il prêche le jubilé, je vais l'y aller voir un de ces jours.

    Par ici, vous le savez, on laïcise tout ce que l'on peut. Les soeurs des hôpitaux ont été déjà remerciées en grand nombre et les autres vont l'être incessamment.

    Japon. Nagasaki. La grolle de Notre-Dame de Lourdes à Imochi. L'église d'Imochi est construite au fond de l'une des nombreuses criques qui composent la magnifique baie de Tamanoura. Assise sur le flanc nord-est de la colline, elle domine la mer de trente pieds et projette les rayons de la croix qui la couronne, jusqu'à l'entrée même de la petite baie. Elle a été bénite le 31 octobre 1895, par Mgr Cousin assisté de M. Marnas, vicaire général honoraire du diocèse d'Osaka, et des cinq prêtres européens et japonais qui desservait alors les îles Goto.

    Plusieurs fois je m'étais préoccupé de choisir le vocable de cette église, sans m'arrêter à rien de définitif ; j'inclinais pour sainte Magdeleine ou la Sainte Famille.

    Lorsque notre évêque arriva à Imochi, je lui fis connaître mes in tentions ; mais après avoir visité l'église et le terrain, pris des informations et réfléchi quelque peu, il déclara que l'église serait placée sous le vocable de Notre-Dame de Lourdes.

    Après la bénédiction, Monseigneur m'ouvrit ses vues sur l'avenir ; mieux qu'ailleurs, en effet, il semblait facile de reproduire ici l'emplacement que la Vierge a choisi pour le lieu de ses apparitions.


    Trois années s'écoulèrent, pendant lesquelles je m'efforçai de mûrir ce projet et de me procurer les matériaux nécessaires. Le Père Beauté, notre très aimable et très bon procureur à Marseille, à qui je m'adressai, fit partager mes espérances à une personne généreuse, et je reçus bientôt deux superbes statues de Notre-Dame de Lourdes, dont une en bronze destinée à la grotte extérieure que je projetais de construire.

    Je m'adressai aux chrétiens, leur faisant connaître les apparitions de Lourdes, les pèlerinages entrepris et les grâces nombreuses obtenues par l'intercession de Marie ; aussi, avant que six mois se fussent écoulés, chaque île, chaque chrétienté avait apporté sa pierre, son obole.

    ***

    Les travaux, commencés dans le courant de l'année 1898 furent achevés vers la fin de la même année. Il ne restait plus qu'à faire jouir les chrétiens du pèlerinage. La bénédiction fut fixée au 20 avril 1899. Mgr Cousin, arrivé de Tasaki le 18 avril, s'embarqua dès le lendemain pour Tamanoura, suivie d'une foule considérable de chrétiens montés sur une trentaine de barques, qui, sur une distance de près de trois lieues, frappaient la mer de leurs rames et fendaient l'onde.

    Toutes les chrétientés y étaient représentées.

    Le 20 avril, Monseigneur célèbre la sainte messe, se rend processionnellement à la grotte où il bénit la statue ; puis, à la source qui coule derrière l'église, dans laquelle il verse de l'eau de Lourdes ; enfin il rentre à l'église au chant du Magnificat. La foule récite le chapelet jusqu'au déclin du jour, demandant la guérison des infirmes qui se trouvent présents à la grotte ; mais ce premier jour n'est marqué par aucun miracle. Chacun se retire emportant une provision d'eau pour sa famille ou son village.

    Depuis, les chrétiens se rendent au pèlerinage soit en groupes, soit isolément, aux époques qui leur sont le plus favorables, et il ne se passe guère de semaine et même de journée qui n'amène à la grotte des pèlerins de l'une ou l'autre partie de l'archipel, venant implorer les faveurs de la Reine du Ciel ; ce qui fait souhaiter de voir construire une maison commune où tout pèlerin pourrait prendre logement et s'arranger à sa guise.

    Le projet de construction de piscines où les malades pourraient se plonger n'a pu encore être mis à exécution, faute d'argent. Chaque année, à la fête de l'apparition de Marie aux roches Massa bielles, le missionnaire chargé de la chrétienté, revêtu du surplis, verse dans le puits de la source une bouteille d'eau venue de Lourdes.

    ***

    Voici maintenant quelques faits, des plus saillants, parmi ceux qui se sont passés à la grotte ; nous les indiquons sans nous prononcer en aucune façon :

    1o Une personne de 25 ans, « séparée1 » et gravement malade, s'est convertie avec toute sa famille, parce qu'elle a recouvré la santé ; après avoir bu de l'eau de la grotte.

    2o Une mère, venue avec un groupe de chrétiens de son village, a lavé plusieurs fois à la grotte son nouveau-né qui était couvert de gale, sans voir aucun changement. Pendant le voyage de retour, elle a constaté, avec toutes les personnes qui étaient dans le bateau, que la maladie avait complètement disparu.

    3o Un chrétien, qui souffrait d'une fracture à la, jambe, a bu chez lui de l'eau de la grotte et fait une neuvaine, à la fin de laquelle il a éprouvé une douleur très vive à la jambe, pendant son sommeil ; à son réveil, il a pu se lever: il était guéri.

    4o Le même chrétien a fait boire de l'eau à quatre voisins, atteints du choléra ; ils ont été transportés à l'hôpital et en sont revenus guéris ; un cinquième à qui il n'a pu faire boire de l'eau avant son transport à l'hôpital, est mort le lendemain.

    5o Un enfant fait chaque année son pèlerinage d'action de grâces avec ses parents, parce que, affligé d'une fièvre maligne et dans un état désespéré, ré au dire du médecin ; il est revenu à la santé après avoir bu de l'eau de la grotte.

    6o Une personne dont la santé était grandement débilitée, et qui depuis plus d'une année prenait des remèdes sans résultat favorable, cessa les médecines, but de l'eau de la Grotte, et sa santé s'est à peu près rétablie ; depuis lors, elle n'use pas d'autre remède que de l'eau de la grotte.

    1. Au Japon les missionnaires appellent séparés les descendants d'anciens chrétiens qui n'ont pas encore voulu revenir à la foi catholique.

    7o Une jeune fille de 15 ans était allée en pèlerinage, parce qu'elle était menacée de cécité ; de l'enceinte même de la grotte et au pied de la statue, elle ne pouvait distinguer celle-ci. Pendant qu'elle se lavait les yeux, une pellicule blanche s'est détachée de ses yeux et est restée fixée à ses doigts ; depuis lors sa vue est excellente.

    8o En même temps que cette jeune fille, un homme d'une trentaine d'années est venu en pèlerinage, parce que sa santé débilitée le rendait incapable de tout travail. Il a eu le courage de faire cinq lieues à pied pour aller à la grotte, bien qu'il pût à peine se traîner. Ce voyage, disait-il, lui avait été très pénible. Il a fait ce même voyage pour le retour, sans fatigue aucune ; il est devenu robuste et travaille comme tout le monde.

    9o Une femme mariée, affligée d'une maladie des reins, ne pouvait marcher qu'à l'aide d'un bâton. Transportée à la grotte, elle s'y rendait chaque jour, trois ou quatre fois, en marchant très péniblement avec son bâton ; elle a été guérie pendant sa neuvaine et est retournée chez elle sans le secours de son bâton. Depuis trois ans, elle n'a cessé de vaquer à ses occupations ordinaires, sans éprouver la moindre fatigue.

    Cette personne ajoute que pendant, sa maladie, elle constatait une blessure au bas des reins, qui a complètement disparu depuis sa guérison. (Lettre du P. Pélu. Iles Goto, Tasaki, 15 juin 1904).

    Séminaire des Missions Etrangères. Fête de saint François-Xavier. La fête de saint François-Xavier a été célébrée cette année dans le monde catholique avec une solennité inaccoutumée. On sait, en effet, que le Souverain Pontife a proclamé le grand apôtre patron pour l'Eglise universelle de loeuvre de la Propagation de la Foi.

    A Paris, selon un traditionnel usage, la fête a eu lieu dans l'église de notre Séminaire.

    Après la messe pontificale célébrée à 8 h. 1/2 par Mgr Kleiner, évêque de Mysore, en présence du Conseil central de Paris, du Comité diocésain de l'Oeuvre, des représentants de Sociétés religieuses et apostoliques, et de pieux fidèles, un des directeurs du Séminaire, M. Lesserteur, a prononcé une allocution très chaleureuse et de doctrine très élevée, que les Conseils Centraux de l'OEuvre se sont empressés de faire publier.








    1905/50-58
    50-58
    France et Asie
    1905
    Aucune image