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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Tonkin Occidental. Inondations. Nous trouvons dans une lettre de Mgr Gendreau le résumé des malheurs qui l'année dernière ont désolé sa mission : Le 22 juillet 1905, le Fleuve Rouge brisait ses digues en face de notre Petit Séminaire de Hoang nguyen et peu à peu submergeait toute la région entre Phu-ly et Ha-noi. Le 31 août, un premier typhon saccageait les villages inondés, balayant, sous le choc des vagues, maisons et mobilier et faisant parmi les habitants de trop nombreuses victimes.
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    Nouvelles diverses

    Tonkin Occidental. Inondations. Nous trouvons dans une lettre de Mgr Gendreau le résumé des malheurs qui l'année dernière ont désolé sa mission :

    Le 22 juillet 1905, le Fleuve Rouge brisait ses digues en face de notre Petit Séminaire de Hoang nguyen et peu à peu submergeait toute la région entre Phu-ly et Ha-noi.

    Le 31 août, un premier typhon saccageait les villages inondés, balayant, sous le choc des vagues, maisons et mobilier et faisant parmi les habitants de trop nombreuses victimes.

    Le 20 septembre, second typhon qui aggravait la détresse de ces malheureuses populations.

    Enfin, le 29 septembre, troisième typhon avec dix jours de pluies torrentielles. Cette fois, rien n'échappait au désastre, et la partie sud du Vicariat, fière de ses belles plaines de riz déjà jaunissant, disparaissait à son tour comme la partie nord, sous les flots de l'inondation. On eût dit une véritable mer où émergeaient çà et là les touffes de bambous et les toits des maisons indiquant l'emplacement des villages. Quel spectacle désolant ! Des cultures, hier encore l'espoir de l'avenir, rien ne restait ; des modestes provisions, précieusement gardées dans le secret de la maison, la plus grande partie était avariée, pourrie, ou bien on la voyait entraînée par la violence du courant.

    C'est ainsi qu'a été traitée notre communauté centrale de Ke-so. Malgré une lutte acharnée de jour et de nuit où l'on a combattu pied à pied, la crue envahissante, où l'on se tenait en faction sur les digues pour courir, au premier signal, à l'endroit plus menacé, fortifier les points faibles et aveugler les crevasses, un moment est venu où toute résistance a été inutile. L'inondation n'avait plus besoin de se faire brèche, elle passait par dessus les digues elles-mêmes. En quelques minutes, l'eau envahissait la communauté, la cathédrale, atteignant jusqu'à 1m60 de hauteur. Elle a continué à séjourner ainsi pendant des semaines, à peu près au même niveau partout ; son écoulement était en effet considérablement retardé par la position particulière de notre Vicariat, enserré entre le Fleuve Rouge et le Day qui vont se rejoindre en aval avec une seule issue vers la mer.

    L'assèchement de l'inondation s'est donc produit si lentement qu'il ne restait plus ensuite la possibilité de recommencer les cultures. C'était la ruine pour tout le monde, et avec la ruine, la famine.

    Tonkin maritime. Hôpitaux et Léproseries. Dans nos deux hôpitaux, celui de Phat-diem, sous la direction des soeurs de Saint-Paul et celui de Phong-y, tenu par des soeurs indigènes, les déshérités de ce monde ont continué à trouver aide et assistance dans leurs maladies. Celui de Phat-diem a donné l'hospitalité à 556 malades, avec 67 baptêmes d'adultes in articulo mortis ; Phong-y a eu 498 malades et 37 baptêmes. Combien de malheureux auraient pu être secourus si nos ressources l'avaient permis ! Malgré tout leur dévouement et leur meilleure volonté, nos bonnes soeurs n'ont pu recevoir qu'une partie de ceux qui se sont présentés.

    Des deux léproseries que nous avons, celle de Phuc-nhac, sous la direction de M Corbel a donné 22 baptêmes (dont 8 in articulo mortis) ; celle de Thanh-hoa, dirigée par M. Collomb, a eu 13 baptêmes (dont 9 in articulo mortis). Ces deux léproseries ont un total de 320 personnes. (Lettre de Mgr MARCOU, Phat-diem, le 10 septembre 1906).

    Thibet. Mouvement de conversions. Autour de la principauté de Ta-tsien-lou, il y a un mouvement assez considérable pour s'enrôler dans nos rangs. A Lythang, nous avons une vingtaine de familles métisses d'inscrites. Nous venons d'y faire l'acquisition d'une maison. Au Heur-tchangou, nous avons aussi des prosélytes métis et thibétains, de même au Taou et au Kongser-maze. Au Tchangou, nous négocions pour acheter un terrain où l'on puisse établir une résidence. Un chef de village de ces parages nous a proposé les noms de tous ses subordonnés pour les inscrire comme chrétiens. Nous avons encore des postulants au Kantse, au Tchoou et même chez les Golo-seta. Il ne faut pas compter faire des chrétiens de ces derniers dont le principal métier paraît être le brigandage. Tous ces pays sont éloignés de 6 à 15 jours de marche de Ta tsien-lou. Au mois d'avril, j'avais envoyé notre prêtre thibétain, M. Hiong, visiter ces diverses localités. Partout il fut bien reçu. Maintenant qu'il remplace le P. Déjean au Pemen, en dehors de la ville, les Thibétains marchands le visitent en grand nombre. Ils sont tout fiers de trouver dans nos rangs un de leurs compatriotes

    Peu de temps après le voyage de M. Hiong, les protestants s'empressèrent de parcourir le même itinéraire. Un de leurs prosélytes de Ta-tsien-lou, chassé de ces pays thibétains où il ne peut plus paraître sans exposer sa vie, eut l'audace de leur promettre la conversion en masse du gros village de Taou, et il écrivit dans ce sens aux notables. Peu après, ces notables nous envoyaient une liste de plus de 60 familles et nous offraient un terrain pour résidence et église. Jusque-là, nous n'avions dans ce village qu'une dizaine d'inscrits ; les protestants en avaient cinq ou six, peu fiers de s'être fourvoyés. A leur passage à Taou, les protestants ne recueillirent pas une seule inscription. En même temps le peuple de Taou faisait au prétoire de Ta-tsien-lou une accusation formidable contre leur homme d'affaires, dont je viens de parler. Pour éviter une brouille retentissante avec MM. les Protestants, nous avons répondu aux postulants de Taou que nous nous occuperions d'eux lorsque leur procès serait terminé.

    (Lettre de Mgr GIRAUDEAU).

    Mandchourie septentrionale. Nouveaux postes. Baptêmes d'adultes. Ordinations. La bénédiction de l'église de Mono Pan Chan a été faite le 3 mars 1906. L'installation définitive de la nouvelle résidence de A-che-heu a eu lieu le 11 août. On signale également l'installation du poste de Chouang-tcheng-pou et la construction d'une église et d'un presbytère à Harbin.

    Liste du nombre des baptêmes d'adultes dans chaque district :

    Province de Ghirin. Ghirin 19, Jen-ki-kang 54, Tcha-lou-heu 99 dont 1 in articulo mortis, I-toung-tchoou 65, Mono Pan Chan 140, Kouan-tchong-tse 68, Siao-pa-kia-tse 14, Se-kia-tse 25, Neung an 65, Pétouné 67, Ou-kia-tchan 170, Kou-in-chou 324 dont 9 in articulo mortis, A-che-heu 80 dont 4 in articulo mortis, Pin-tchoou M, Fou-loung-kiuen 100.

    Province de Tsi-tsi-kar. Hou-lan 130, Pa-ien-sou-sou 87 dont 23, in articulo mortis, Pei-lin-tse 125, Ju-king-kai 37.

    Au total, 1718 dont 37 in articulo mortis.

    Le 9 septembre dernier Mgr Lalouyer a ordonné 4 prêtres indigènes.




    1907/53-56
    53-56
    France et Asie
    1907
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