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Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Séminaire des Missions Etrangères. Ordination. Dimanche, 25 juin a eu lieu dans l'église de notre Séminaire une ordination comprenant 44 prêtres, 6 diacres, 4 sous-diacres. L'ordination a été faite par un prélat dont nos associés connaissent l'éloquence et la piété : Mgr Jourdan de la Passardière.
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    Nouvelles diverses



    Séminaire des Missions Etrangères. Ordination. Dimanche, 25 juin a eu lieu dans l'église de notre Séminaire une ordination comprenant 44 prêtres, 6 diacres, 4 sous-diacres. L'ordination a été faite par un prélat dont nos associés connaissent l'éloquence et la piété : Mgr Jourdan de la Passardière.

    Fêle de Notre Dame auxiliatrice. Chaque année, le 24 mai, le Séminaire célèbre très solennellement la fête de Notre Dame auxiliatrice. Cette année, à cause de l'octave de la Pentecôte, la fête a été transférée au 29 mai. Peut-être plusieurs de nos lecteurs tiennent à connaître la raison de la solennisation spéciale de cette fête dans notre maison ; la voici.

    C'était en 1871, au moment le plus critique du siège de Paris par les Allemands, le conseil des Directeurs fit, après mûre délibération, en l'honneur de la sainte Vierge, le voeu dont voici les considérants et la teneur :

    Aujourd'hui, lundi 9 janvier 1871, le Supérieur et les directeurs du Séminaire des Missions Étrangères présents à Paris se sont réunis en conseil, pour examiner si la gravité toujours croissante des circonstances présentes ne demandait pas l'adoption de quelques mesures nouvelles. Les précautions temporelles que conseillait la prudence chrétienne ayant été prises en leur temps, le Conseil se borne à examiner ce que, au point de vue de la foi et vu l'imminence du danger qui nous menace, il serait convenable de faire, pour attirer sur nous le secours de Dieu et la protection de la très sainte Vierge.

    Dès le milieu du mois de septembre dernier, comprenant déjà le grave danger que pourraient nous faire courir l'ennemi du dehors et celui du dedans ; convaincue que le salut de la France, comme le nôtre en particulier, ne pouvait nous venir que par la prière, notre communauté n'a jamais manqué, depuis le commencement du blocus, de faire trois fois par semaine, devant le très Saint-Sacrement exposé, des prières et des supplications, pour appeler sur nous l'effusion de la divine Miséricorde. Aujourd'hui, le danger est devenu plus imminent du côté de l'ennemi extérieur. Depuis quatre jours, le canon des assiégeants né cesse de lancer autour de nous et jusque dans notre jardin, des projectiles formidables. A chaque instant, les personnes de la maison sont exposées au feu de l'ennemi. Nous avons donc cru que le moment était arrivé de faire quelque chose de plus, pour implorer la divine. Miséricorde et nous assurer la protection plus spéciale de la Reine des Apôtres.

    A cet effet, suivant les traditions de nos prédécesseurs, qui se sont toujours fait gloire de professer une dévotion spéciale envers la très glorieuse Vierge Marie, désirant en outre, au milieu des calamités présentes et pour apaiser la colère de Dieu, joindre à la prière quelque pratique expiatoire : après mûre délibération, et du consentement unanime de tous les membres du Conseil présents à Paris, nous avons résolu de faire, et nous faisons effectivement le voeu dont la teneur suit :

    Nous supplions la très auguste Mère de Dieu, Vierge immaculée et Reine des apôtres, de protéger notre communauté contre les attaques meurtrières de l'ennemi du dehors et contre les menées subversives de l'ennemi du dedans. Et pour que cette bonne Mère nous obtienne la faveur que nous sollicitons, qui est de faire sortir saine et sauve notre communauté de la crise présente, nous faisons voeu :

    « 1° D'établir une messe solennelle d'actions de grâces, qui sera célébrée une fois par an à perpétuité et dont le jour sera ultérieurement fixé ;

    « 2° De faire précéder cette messe d'un jour de jeûne, qui sera également observé à perpétuité par la communauté du Séminaire des Missions Étrangères ;

    « 3° De renoncer, pour une durée de dix ans, au privilège dont jouit le diocèse de Paris, de faire gras le samedi. Pendant ces dix années, nous continuerons à observer l'abstinence du samedi, selon les prescriptions du droit commun et cela en l'honneur de la très sainte Vierge.

    Après la reddition de Paris, la Commune, on le sait, éclata et jeta la capitale dans la situation la plus attristante, affirmant son pouvoir par le pillage et la dévastation des églises et des couvents, par des décrets dont la tyrannie rappelait les plus mauvais jours de la Terreur. Voyant bien, en face des progrès de l'armée régulière, que son autorité allait prendre fin, elle se portait aux plus sinistres excès.

    On pouvait s'attendre à la ruine complète de la capitale de la France, Dieu envoya le salut : le 20 mai, au soir, la porte de Saint-Cloud se trouva ouverte ; et prévenue par un homme courageux, l'armée entra dans Paris. Le 22 mai, le Séminaire était à peu près dégagé. Il le fut complètement le 24, et c'est en mémoire de cette délivrance et du voeu fait le 9 janvier 1871, que chaque année, il célèbre solennellement la fête de Notre Darne auxiliatrice.


    Grâce obtenue par l'intercession de nos Martyrs. Le dernier jour des vacances 1898 un de nos aspirants, M. Petit, de Paris, tomba du haut d'un arbre et se cassa un pied. Après un premier pansement à Ferrières et un second à Bol-Air, on crut devoir recourir à une grande opération et le malade fut transporté à l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Par une opération radicale, on enleva les os brisés et on opéra le grattage des autres qui étaient cariés. D'après la théorie, qui se réalise parfois, les os enlevés devaient se reformer d'eux-mêmes par le périoste et le pied devait revenir à son état normal. Ici, ce résultat ne fut pas obtenu ; bien plus, la carie des os continua et notre médecin dut pratiquer, le 31 mars, une ouverture pour faciliter l'écoulement du pus qui s'était amassé et rendait le pied plus malade. Le 23 avril, notre médecin fit le pansage hebdomadaire. Il examina avec soin la plaie qu'il avait faite lui-même le 31 mars. Au moyen d'un stylet, il la sonda et constata qu'un os était réellement carié et formait le foyer d'où venait, la suppuration. Après un examen très attentif, il déclara qu'une nouvelle opération, un nouveau grattage de l'os était indispensable et que le malade devait faire, à cet effet, un nouveau séjour à l'hôpital. Devant cette perspective, aussi grave que peu rassurante, on prit, sur l'initiative du P. Séguin, la détermination de faire une neuvaine aux Martyrs de la Société, au vénérable Th. Vénard et à ses compagnons, et elle commença le mardi matin 25 avril. Le dimanche 30 avril, on ne fit pas le pansement ordinaire à cause de la neuvaine. Toutefois, le médecin déclara au P. Séguin qu'il était inquiet au sujet de ce pied. La neuvaine se termina le 3 mai. Mais le médecin n'étant pas présent, on n'osa pas détacher le panseraient et on se contenta de commencer une deuxième neuvaine. Le vendredi 5 mai, le malade ressentit dans son pied d'assez vives douleurs. Le dimanche 7 mai, le docteur fit le pansement, et l'on remarqua que la grande plaie était fermée, que la partie du linge qui lui correspondait était à peine mouillée de suppuration et que la cicatrisation se formait. Outre la grande plaie, il y en avait une petite, qui avait diminué de dimension et très peu suppuré. Enfin, le pied était désenflé. Le docteur fut surpris de tout cela, trouva le progrès considérable et déclara qu'il n'était plus nécessaire de faire une nouvelle opération.

    La seconde neuvaine se termina le jour de l'Ascension, II mai. La veille au soir, le P. Bouchut prévint M. Petit que le lendemain il dirait la sainte messe en l'honneur de la Reine des Martyrs pour demander à Dieu la glorification de ses vénérables serviteurs par la guérison du malade. Le jour même de l'Ascension, après la messe, où le malade avait communié et pendant l'action de grâces, le P. Bouchut recommanda à notre aspirant de prier avec ferveur et de demander à Dieu la faveur de pouvoir sortir de la chapelle sans béquilles. L'action de grâces terminée, le P. Bouchut pria un aspirant, M. Khl, de donner le bras au malade en retirant à celui-ci ses béquilles, et il lui commanda de marcher. Le malade marcha depuis la chapelle jusqu'an sa chambre, et il m'a assuré qu'il n'en avait ressenti aucune douleur aiguë. Aussitôt, on enleva les bandages pour examiner le pied et l'on remarqua qu'il avait sensiblement désenflé depuis dimanche. Un peu plus tard en pressant sur la grande plaie, on s'aperçut qu'il y avait encore un peu de suppuration et on nettoya la partie avant d'envelopper de nouveau le pied. Le dimanche, 14 mai, le docteur vint examiner le malade, et il reconnut qu'il y avait vraiment dans ce qui venait de se passer quelque chose d'extraordinaire. Détail assez curieux. Généralement, les pieds des marins ne vont pas droit en avant, mais sont plus ou moins tournés en dehors, par suite de l'habitude contractée à bord. M. Petit qui a été marin, n'a pas échappé à cette loi. Or, le Dr Le Bec qui avait opéré notre malade, ignorant cette circonstance, avait remis le pied entièrement droit, comme il doit l'être généralement. Or, on a constaté que ce pied reprenait la position qu'il avait avant l'opération. Enfin, le docteur qui croyait très profonde la petite plaie qui restait ouverte a constaté qu'elle n'avait pas de profondeur.

    « Depuis ce moment, écrit M. Delpech, supérieur du Séminaire, le malade, non seulement n'a pas cessé de marcher, mais éprouve une facilité croissante avec le temps. Aujourd'hui (7 juin 1899), je l'ai vu marcher au milieu de ses confrères, et il fallait savoir son cas pour s'apercevoir que sa marche différait un peu de celle des autres. La chose est extraordinaire, non seulement au point de vue de la fracture du pied, mais encore au point de vue de l'ankylose. Ce pied a été condamné à l'immobilité depuis septembre 1898 à mai 1899».


    Siam-Laos. Sur la proposition de la Sacrée Congrégation de la Propagande, le Saint Père a décrété l'érection d'un nouveau vicariat apostolique, en détachant le Laos du vicariat apostolique de Sian, Le vicariat du Laos aura pour limites à l'ouest, la ligne de partage des eaux du Ménam, de ses affluents et des rivières qui se jettent dans le golfe de Siam ; au nord, la frontière de Chine ; à l'est, la chitine des montagnes de l'Annam et du Tonkin, en laissant toutefois à la Mission de la Cochinchine orientale le territoire de la Mission des Sauvages et la région d'Atopeu ; au sud, les limites actuelles de la Mission du Cambodge.

    Le vicariat apostolique du Laos est confié à notre Société, et son premier vicaire apostolique est Mgr Marie-Joseph Cuaz, né le 8 décembre 1862 dans l'archidiocèse de Lyon et missionnaire au Siam depuis 1886.

    Il sera prochainement sacré avec le titre d'évêque d'Hermopolis.


    Chine. Dans notre numéro de mars avril dernier, nous résumions les différentes étapes parcourues en Chine par le catholicisme, un autre vient d'être franchie. Tous les journaux ont parlé du décret impérial qui accorde aux évêques et aux missionnaires des droits spéciaux et indique la marche à suivre dans les affaires litigieuses qui peuvent se présenter entre les chrétiens et les païens.

    Quoique le texte de ce décret ait déjà été publié, il nous semble que nos Annales ne peuvent se dispenser de le citer en entier. Le voici :








    1899/177-180
    177-180
    France et Asie
    1899
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