Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Nouvelles diverses

Nouvelles diverses Séminaire des Missions Etrangères. Le cinquantième anniversaire du Directorial de M.Delpech. Le vénéré supérieur honoraire du Séminaire des Missions Etrangères, M. Delpech, qui, en 1900, célébrait ses noces d'or de sacerdoce, a reçu au mois d'octobre les félicitations et les voeux de ses confrères, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa nomination de directeur du Séminaire.
Add this
    Nouvelles diverses

    Séminaire des Missions Etrangères. Le cinquantième anniversaire du Directorial de M.Delpech. Le vénéré supérieur honoraire du Séminaire des Missions Etrangères, M. Delpech, qui, en 1900, célébrait ses noces d'or de sacerdoce, a reçu au mois d'octobre les félicitations et les voeux de ses confrères, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa nomination de directeur du Séminaire.
    M.Delpech, parti de France en 1851 pour être directeur au Collège général de Pinang, fut demandé comme directeur à Paris, par une lettre du Conseil du Séminaire, en date du 24 février 1855.
    Le supérieur du Collège général ayant exprimé son vif regret de perdre ce professeur « plus précieux que tous les autres », M.Delpech ayant écrit son désir de rester à Pinang, le Conseil maintint sa décision et renouvela sa demande par une lettre du 9 juin de la même année.
    La réception officielle eut lieu à Paris le 15 octobre suivant.
    En cet anniversaire, le secrétaire du Conseil, M.Hinard, au nom de tous, a rappelé, avec un heureux à-propos, que M.Delpech était le seul, avec deux directeurs du XVIIe siècle, Jacques de Brisacier et Tiberge, à avoir exercé si longtemps les fonctions de directeur ou de supérieur du Séminaire ; il lui a souhaité de « voir leurs années » qui furent très longues ; enfin le Séminaire avait obtenu pour le vénéré Père la bénédiction du Souverain Pontife.
    Cette bénédiction lui a été portée à notre Sanatorium de Montbeton, où il se trouvait momentanément, par M.Cazenave, le procureur général de la Société des Missions Etrangères à Rome, et c'est à genoux, entouré des missionnaires, que le supérieur honoraire voulut la recevoir.
    Quelques semaines plus tard, M.Delpech était de retour à Paris, et des agapes fraternelles nous ayant réunis dans notre maison de Meudon, Me Mugabure, le coadjuteur de l'Archevêque de Tokyo, lui exprima les voeux et les félicitations de tous ; il lui rappela ces paroles de Son Em. Le Cardinal Richard en 1890, lors de la consécration épiscopale de deux de nos évêques1 : « Vous n'êtes pas évêque, c'est vrai, Monsieur le Supérieur, mais ne seriez-vous pas davantage, puisque vous êtes le Père de tous ou de presque tous les évêques de la Société des Missions Etrangères ».

    1. Mgr Kleiner, évêque de Mysore, et Mgr évêque de Milo, Vicaire apostolique de Corée.

    JANVIER FÉVRIER 1906. N° 49.

    Le rédacteur des Annales ne prendra pas, même pour une fois, la liberté d'ajouter l'expression de son respect et de son affection à ces éloges prononcés par des voix autorisées, il se permettra seulement d'unir le passé au présent, et en évoquant ses souvenirs de travailleur qui appartiennent à tous, il citera ces fragments de lettres : a première écrite avec un sourire, le 16 mai 1856, par M. Martin, supérieur du Collège général :
    « Vous savez que dans ce pays-ci deux roupies valent une piastre ; en nous enlevant M.Delpech et en nous envoyant à sa place MM. Greiner et Lemonnier, je crois que vous nous avez donné deux roupies pour une piastre ».
    La seconde lettre est du 21 septembre 1857 ; elle est adressée par M.Theurel, le futur Vicaire apostolique du Tonkin occidental, à M.Albrand, le supérieur du Séminaire des Missions Etrangères. Elle ressemble à une prophétie, et à l'encontre de bien des prophéties humaines, elle s'est réalisée :
    « Vous avez rappelé M.Delpech, c'est la meilleure recrue que vous pouviez faire, il sera votre plus sûr appui, et si jamais il vous succède, dans bien des années n'est-ce pas, vous n'aurez point à craindre pour l'avenir de notre cher Séminaire ».
    Corée. Les Coréens aux îles Hawaï. Le P.Poisnel a reçu d'un missionnaire des îles Hawaï des renseignements intéressants sur les Coréens dans les îles Hawaï.
    La condition des Coréens n'est pas à envier, les émigrés sont trompés. Il y a une notice qui court en Corée, (elle a déjà été publiée dans les Journaux Coréens), or cette notice est fausse. Les îles Hawaï n'offrent, pas du tout d'avantages à ceux qui désirent venir ici, on devrait renverser la phrase et dire : « Venir ici est très favorable pour enrichir les planteurs et pour se rendre de plus en plus pauvre soi-même ». Nous avons ici des Portugais depuis 25 ans, qui ont ordinairement 5 ou 6 enfants, et le père gagne 18 à 20 dollars par mois. Un sac de farine coûte $1.50, un sac de riz $3 à $4. Ajoutez les dépenses des habits etc. Vous voyez qu'il ne reste pas gros, et il n'est pas étonnant qu'ils aient des dettes. Tout ce que les planteurs ont en vue est de s'enrichir, c'est pourquoi ils tâchent de faire venir le plus de monde possible pour pouvoir diminuer les salaires.
    Les écoles publiques sont bien bâties, les catholiques qui y vont y perdent le peu de foi qu'ils ont, et le plus grand travail qu'ont les maîtresses (il y a peu d'hommes employés dans ces écoles) c'est d'aller recevoir leur salaire à la fin du mois ; c'est pour vous dire que le résultat est au quotient. La plupart de ceux qui sortent de ces écoles primaires après 8 ans ne sont pas capables d'écrire une phrase passable en anglais.
    Les planteurs fournissent des logements, c'est vrai, mais d'une saleté qui surpasse tout ; quelques planteurs leur donnent du bois, de l'eau et le docteur pour rien ; d'autres font payer tout, de sorte que à la fin du mois il ne leur reste rien. Je dis qu'ils reçoivent cela pour rien, mais il y a un système ici qui fait qu'ils paient tout. Ce système est celui ci. On fait commencer le travail à 6 heures du matin et il arrive que durant le jour 1 horloge du planteur s'arrête pour une heure et demie, parfois deux, de sorte que au lieu de 10 heures ils travaillent toujours plus ».
    Mort du prêtre Coréen Paul Ni. Le P. Ni Paul est parti le 3 juin 1905 à 10 h. 10 pour une vie meilleure. Il se croyait et nous le croyons atteint surtout de hiotjil, mais dès la première consultation le médecin déclara le mal incurable. Il s'agissait d'une tuberculose très avancée, le poumon gauche avait déjà disparu. Remèdes et soins lui procurèrent quelque mieux, mais peu sensible. Le 31 mai Monseigneur lui administra l'extrême-onction et l'indulgence in articulo mortis, et le 1er juin, fête de l'Ascension, le saint Viatique. Il reçut ces sacrements avec une connaissance parfaite et beaucoup de piété. Le 2, la gorge commença à s'embarrasser, on essaya d'un remède qui devait dégager l'obstruction, mais il put à peine en user. Il n'avait de repos ni assis ni couché et était continuellement en mouvement. Vers 10 heures, il demanda Monseigneur pour se confesser ; après sa confession faite très clairement, il fit son meâ culpâ ; son confesseur lui dit quelques mots de confiance et de préparation immédiate à la mort et il parut bien en pénétrer le sens. Comme il ne parlait qu'avec beaucoup de peine, Monseigneur lui dit de baiser son crucifix pour pénitence, et en même temps, il approcha des lèvres du mourant le crucifix de son chapelet; il le baisa dévotement et son âme parut s'envoler dans cette étreinte. D'une main, son confesseur dut le soutenir en lui donnant l'absolution, puis il nous appela. Nous récitâmes les Litanies des agonisants ; avant qu'elles fussent terminées, le cher Père avait cessé de vivre et de souffrir.

    Cochinchine Occidentale. Eglise brûlée. L'église du Cap Saint-Jacques, construite par M. Simon, a été incendiée au mois de septembre 1905. La charpente, faite en prévision d'une toiture en tuiles, avait une certaine valeur.

    Haut-Tonkin. L'hôpital de Yen-bay. S'il est une organisation, une institution capable de nous attirer la sympathie des indigènes, c'est celle des hôpitaux, où les Annamites miséreux peuvent venir se faire soigner, sans bourse délier. Les missionnaires catholiques, en cela comme en beaucoup d'autres choses, ont devancé l'administration.
    Je visitais dernièrement un établissement de ce genre, celui créé par le R. P. Méchet à Yen-bay.
    Il n'y a ni colonnes de marbre, ni statues, ni mosaïques, ce n'est pas riche... il n'y a même pas de briques, les murs étant en torchis, et les toitures en paillotes; mais il y a des malades, beaucoup de malades. Lorsque dans une case d'indigènes, l'un des occupants est considéré comme perdu, ou qu'il est atteint de maladie contagieuse ; lorsqu'un sans famille se casse un membre accidentellement ou tombe sur la voie publique atteint d'un mal quelconque, les indigènes le transportent dans cet hôpital, parce que là, il n'y a aucune formalité à remplir ; bouddhiste ou catholique, chinois ou annamite, homme, femme ou enfant, tout est accepté et soigné immédiatement. On reçoit au nom de l'humanité et de la charité, et l'on reçoit à ce seul titre. Un docteur militaire, le docteur Paucot, vient tous les jours, par dévouement et par bienveillance, apporter le précieux concours de sa science ; et ces deux bienfaisances réunies font une oeuvre humanitaire, qu'apprécient parfaitement les indigènes de la région.
    Naturellement tout est gratuit. Le malade vient, est soigné, guéri souvent ; et s'en va. Il ne donne même pas son nom, si tel est son désir.
    L'administration provinciale a alloué sept cents1 par jour et par malade au P.Méchet. Cette subvention, bien que très insuffisante, puisqu'elle ne paye même pas la nourriture, est précieuse cependant, en ce sens qu'elle montre que les pouvoirs publics ne sont pas indifférents à l'oeuvre. La charité fait le reste.
    Je manquerais à tous mes devoirs en ne plaçant pas le mot pour rire, même à propos d'une institution qui n'y prête guère. Dernièrement le R. Père avait un fort mandat à toucher : 154 journées. Cela faisait exactement 11 piastres 74. On n'accepta de payer qu'après apposition du timbre réglementaire : 0 piastre 24. L'administration reprenait de la main droite, la main de la poche, les 3 journées et demie, qu'elle avait données de la main gauche, la main du cur...

    1. Environ 1 fr. 65.

    Un chiffre montrera combien cet établissement est apprécié des indigènes : 1.700 malades y ont été conduits et soignés, de septembre 1902 à ce jour.
    Quand un nhaqué1 tombe en décomposition au coin d'une case, quand toute la pharmacopée annamite a fait un moribond d'un indisposé, quand un gangréneux va mourir, on le porte là, parce que très simple, que ça ne coûte rien, et que ça nettoie la rue.
    Dernièrement, un fumeur d'opium s'était endormi dans la brousse à côte de sa lampe allumée. Le feu prit aux herbes. La fumeur hébété, ne put fuir, et fut rôti en partie. Ses hurlements attirèrent des coolies, qui le transportèrent à l'hôpital, où il fut soigné
    Les indigènes n'ignorent pas ces détails, et apprécient cet esprit de charité, qui fait plus pour notre influence que tous les banquets de ty-truong et les phrases ronflantes des rêveurs à idées.
    L'exemple du R. P.Méchet et du docteur Paucot est à citer ; c'est pourquoi je l'ai fait, dût leur modestie en souffrir.

    LE NHAQUÉ

    (Extrait de l'Avenir du Tonkin 7 juillet 1905.)

    Tonkin méridional. Les nouvelles cloches de Bao-nham. Quand on suit la belle route qui va de Phu-diên à Luong, tout à coup, à un détour, on aperçoit à une certaine distance devant soi, sur la droite, une belle église ogivale, plantée au sommet d'un mamelon au centre d'un village. A cette distance, ses proportions harmonieuses, son double toit, son superbe clocher élancé, tout plaît. Dominant les environs, elle projette ses lignes pures sur l'azur infini du ciel.
    On hâte le pas, et quand, après avoir quitté la route, on a gravi la large avenue montante qui y conduit, on se trouve devant la façade d'une magnifique construction en pierre de taille : murs, contreforts, clochetons, la tour, la toiture même de la flèche sont en pierres de taille. On entre et l'on s'aperçoit que l'intérieur comme l'extérieur, les robustes colonnes qui soutiennent l'édifice, les murs dans leur entier sont en pierre de taille. Les deux autels latéraux sont de la même matière ; le maître-autel est en beau marbre orné de filets et de fleurs d'or ; la chaire est en bois sculpté, et dans les baies ogivales des murs sont placés des vitraux, la plupart à personnages, où les rayons du soleil revêtent, en entrant, toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

    1. Nom que les Français donnent aux indigènes.

    Les pierres de cet édifice, oeuvre du P. Adolphe Klingler, ont été tirées d'un rocher voisin, le Rocher à la grotte. Ce rocher a son histoire. C'est dans les grottes de ce rocher que les chrétiens des environs se sont réfugiés plusieurs fois pour échapper à la mort. En octobre 1885 quinze cents chrétiens s'y étaient retirés. Une multitude de païens, (vieux style) ou de bouddhistes, (nouveau style) les y assiégeaient. Ne pouvant forcer les entrées des grottes situées à pic à mi-flanc du rocher, ils les enfumaient avec de la paille réquisitionnée dans neuf cantons. Le P. Ad. Klinger survint à la tête d'une troupe d'autres chrétiens, et forçant le camp retranché des rebelles, délivra les assiégés d'une mort, certaine. La veille de son arrivée, trente-neuf chrétiens, trompés par les bouddhistes qui leur promettaient la vie sauve, étaient descendus du rocher et avaient été massacrés par eux.
    Sauveur de ces chrétiens, avant de devenir pour de longues années leur pasteur, c'est de ce rocher reliquaire que le P. Klinger tira les pierres pour bâtir l'église de l'ex-voto, dédiée à l'Immaculée Conception. Avec quels fonds, me direz-vous ? Avec ses seules ressources personnelles, quelques dons, et l'aide de ses chrétiens, le tout multiplié par une intelligence du bâtiment, un savoir faire plus qu'ordinaire. Et malgré cela, qui pourrait assurer que quelque Combes de l'avenir ne la déclarera pas bâtie avec les deniers de l'État
    A ce monument, fini dans ses détails, une chose manquait encore : le clocher était muet. La lacune est comblée : désormais il chantera. Car le 10 septembre. Sa Grandeur Monseigneur Pineau, évêque de Calama et Vicaire apostolique du Tonkin Méridional, entouré de huit missionnaires, et au milieu d'une nombreuse assistance de fidèles que n'avaient pu retenir la pluie et le mauvais temps, à béni trois cloches, Amélie, Mathilde, Marie, parfaites de formes et harmonieuses. Elles sont en accord de tierce majeure et quinte et, donnent les notes sol, si, ré. Elles sortent des ateliers des Frères Paccard, les célébrés fondeurs de la Savoyarde, qui seuls peuvent garantir, sans retouche après la coulée, la tonalité d'une manière absolue.
    Ces cloches sont suspendues d'après un nouveau système de monture.
    Ce n'est plus la sonnerie à battant lancé, dans laquelle le battant vient frapper la cloche à son bord supérieur, comme dans la plupart des cloches de France, je crois.
    Ce n'est pas non plus la sonnerie à battant rétrograde, où la cloche vient frapper contre le battant. Ex : les cloches de Macao.
    C'est un système mixte, appelé sonnerie à battant rétro lancé, qui réunit les avantages des deux autres et en supprime les inconvénients.
    « Avec la sonnerie à battant rétro lancé, la mise en volée des cloches est très facile, l'axe des tourillons n'est plus au niveau des anses, mais il est surbaissé et une partie de la cloche se fait contrepoids. Il ne faut que très peu de place pour la mise en volée, puisqu'une partie même de la cloche se trouve au-dessus de l'axe des tourillons. Il n'y a pas le moindre ébranlement pour la charpente du beffroi et aucune secousse au clocher. Autant d'avantages qui permettent de placer d'importantes sonneries dans des clochers étroits et relativement peu solides.
    « Par un ingénieux mécanisme le battant vient frapper la cloche à sa partie supérieure, comme pour le battant lancé, et il s'en détache dès qu'il a frappé, ce qui permet à la cloche de répandre au loin toute la plénitude de ses vibrations. La rapidité des coups est absolument la même que pour le battant lancé, la sonnerie identique à tel point qu'il est impossible d'en saisir la différence ».
    C'est là vraiment la sonnerie de l'avenir.
    Ajoutons qu'il peut être adapté aux anciennes cloches de n'importe quelle fonderie.
    L'acquisition de cette sonnerie a été faite par le P.Klingler grâce à des moyens dont il ne se réserve pas le monopole. Il y va de son patrimoine, d'accord avec son frère Louis, qui travaille dans la même mission, et ses autres frères et soeurs restés au pays : Amélie et Adolphe, Mathilde et Louis, Marie et Bernard. Ce noble fils de l'Alsace, violemment arrachée à la mère patrie, donne ses biens à la France, après s'être donné lui-même.
    A tout tableau son ombre. Dans le trajet de France à Bao-nham, une main inconnue a gravé au canif, au stylet, à moins que ce ne soit au fiel triple fixe, sur l'anse de la plus grosse cloche, ces mots : « Mort aux calotins ». Tout le monde sait que le son des cloches fait hurler les chiens. Mais pour moi j'ignorais que leur simple vue produisît le même effet.
    Mais passons. Le poète antique s'applaudissait d'avoir créé une oeuvre plus durable que l'airain. Le P. A.Klingler aussi peut se dire que son oeuvre est solide comme la pierre et durable comme l'airain. Et, à moins d'un cataclysme, tel que tremblement de terre, foudre ou dynamite, toutes les constructions en bois ou en brique de la province de Vinh seront effritées ou tombées en poussière, que l'église de Bao-nham dressera encore ses murs et sa tour, comme ces vieilles cathédrales que nous a léguées le moyen-âge. Bien plus, quand de ses pas chancelants il aura fait le dernier voyage qui le sépare de l'ait delà, il trouvera un grand nombre de temples immortels édifiés par ses soins, chrétiens ou néophytes, dont l'un même a été enseveli dans la pourpre de son sang.
    (Extrait de l'Avenir du Tonkin.)
    1906/49-55
    49-55
    France et Asie
    1906
    Aucune image