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Nouvelles des missions : Le P. Bec attaqué et pillé.

Nouvelles des missions : AU SE-TCHOAN MÉRIDIONAL Le P. Bec attaqué et pillé. Kia-tin, le 12 avril 1915. Le P. Bec parti ce matin en barque pour Soui fou nous est revenu ce soir même. A Lao-mou-kong, entre Nieou-houa-k'i et Tchou-ken-t'an, le cher Père a été pillé par une douzaine de brigands armés.
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    Nouvelles des missions :

    AU SE-TCHOAN MÉRIDIONAL

    Le P. Bec attaqué et pillé.

    Kia-tin, le 12 avril 1915.

    Le P. Bec parti ce matin en barque pour Soui fou nous est revenu ce soir même. A Lao-mou-kong, entre Nieou-houa-k'i et Tchou-ken-t'an, le cher Père a été pillé par une douzaine de brigands armés.
    Monté sur une petite barque, ces brigands se sont jetés à l'improviste sur celle du Père, et se sont conduits en véritables sauvages. Après avoir renversé le missionnaire par terre, puis fouillé, ils l'ont dépouillé de tous ses vêtements, pour s'assurer qu'il ne portait pas d'argent, et l'ont laissé ainsi en plein soleil. Ensuite, pendant que deux bandits menaçaient le pauvre Père, le premier de la pointe de son sabre, le second de son fusil, les autres se sont mis à éventrer les caisses. Ils se sont emparés de tout, de l'argent du prêtre, de ses habits, de sa montre, de son revolver, même de son chapelet ; exception faite cependant de la selle de son cheval et de ses souliers européens. A peine lui ont-il rendu quelques habits nécessaires ; ce qui pour eux leur a semblé n'avoir aucune valeur, comme le bréviaire, ils l'ont jeté au fleuve. Leur besogne achevée, les bandits ont pris la précaution, sur la barque du Père, de couper les cuirs des rames, pour empêcher de ramer, puis ils ont vite gagné la rive et la forêt voisine. M. Bec a pu cependant arriver à Tchou-ken-t'an. Les notables aussitôt avertis, ont envoyé des soldats à la poursuite de ces brigands, puis donné une escorte au missionnaire pour regagner Kia-tin. Ce soir même, le prétoire de Kia-tin a envoyé des soldats prêter main forte à ceux de Tchou-ken-t'an. Mais déjà un mandarin est parti en expédition dans les régions de Mou-lou-k'eou à deux jours de Kia-tin, où, paraît-il, quatre soldats ont été tués dans une bataille avec les brigands sur les rives du Tong ho.

    PILLAGE DE RELIGIEUSES MISSIONNAIRES FRANCISCAINES DE MARIE.

    Après le P. Bec, deux Religieuses ont été pillées le 18 mai dernier.
    Elles changeaient de poste et allaient à Kia-tin. Elles ont été arrêtées par une bande de brigands, armés de fusils à répétition, probablement d'anciens soldats. On leur a pris quelque argent de poche, des provisions de voyage, des vêtements de rechange, un manteau. A un moment, on a menacé de les fusiller. On les a fouillées, mais sommairement. Les quatre hommes de garde que j'avais pris la précaution de leur faire donner par le prétoire ont été plus malheureux. Deux ont été fusillés, l'un dans un fourré voisin, un autre sous les yeux même des religieuses ; le troisième a réussi à se sauver. Quant au quatrième, j'ignore ce qu'il est devenu.
    Les religieuses n'ont pas perdu leur sang-froid, la supérieure de la maison de Soui fou s'est même offerte pour ouvrir ses caisses, son domestique n'y réussissant pas. Elle a présidé à la distribution des objets dont les brigands avaient envie. Cela se passait à environ trois lieues de Soui fou. (Lettre de M. Garrel, Soui fou, 19 mai 1915).

    TCHAO-TCHEOU (KOUANG-TONG)

    Nous avons reçu sur le sacre de Mgr Rayssac une longue et intéressante relation, que malheureusement, le peu de place dont nous disposons ne nous permet pas d'insérer. Nous ne pouvons en citer que les quelques lignes suivantes :
    La mission du Kouang-tong ayant été divisée en deux vicariats apostoliques : Canton et Tchao-tcheou1, Mgr Rayssac a été nommé Vicaire apostolique dé Tchao-tcheou. Il a été sacré évêque de Cotyaeum, dans notre maison de Nazareth, à Hong-kong, le 1er mai 1915.
    La consécration épiscopale a été faite par Mgr Pozzoni, vicaire apostolique de Hong-kong, assisté du P. Robert, procureur général de la Société des Missions Etrangères, et du P. Roudière, provicaire du nouveau prélat. Par suite des circonstances que nous traversons, aucun autre évêque n'était présent. La cérémonie a été d'une touchante simplicité et d'une piété profonde. Les missionnaires, réunis autour de leur nouveau chef, lui ont exprimé leur joie de son élection et leurs voeux de bonheur. Ils lui ont promis de travailler, de prier, de souffrir jusqu'à la mort pour la gloire de Dieu et le salut des âmes du nouveau vicariat. «Comptez sur nous, comme nous comptons sur vous, Monseigneur, a dit au nom de tous le P. Roudière, pour fonder sur les bonnes traditions du passé, les nouvelles assises de notre chère mission ».

    1. Lettres apostoliques Solemne Domini, du 6 avril 1914 (Act. apost. Sed., 1914, p. 342).

    Mgr Adolphe RAYSSAC est né le 4 novembre 1866 à Lunan (Lot). Il est entré au Séminaire des Missions Etrangères le 31 août 1887. Ordonné prêtre le 21 septembre 1889, il est parti le 23 décembre suivant pour la mission du Kouang-tong.

    1915/63-64
    63-64
    Chine
    1915
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