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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Japon. Le 15 octobre, s'éteignait à Nagasaki, la Rév. Mère Saint Elie, Provinciale des Soeurs du Saint Enfant Jésus de Chauffailles (Autun), à l'âge de 80 ans, dont 52 passés au Japon. La Congrégation avait été appelée par Mgr Petit jean.
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    Nouvelles des missions

    Japon.

    Le 15 octobre, s'éteignait à Nagasaki, la Rév. Mère Saint Elie, Provinciale des Soeurs du Saint Enfant Jésus de Chauffailles (Autun), à l'âge de 80 ans, dont 52 passés au Japon.
    La Congrégation avait été appelée par Mgr Petit jean.
    Arrivée au Japon le 9 juillet 1877, Mère Saint Elie passa 3 ans à Kobé, puis vint à Nagasaki. Elle fut la première maîtresse des novices au Noviciat fondé en 1885. Depuis ce temps, 68 jeunes filles ont été admises à la vêture. Actuellement la Congrégation compte 20 professes et 16 novices japonaises en plus des 24 professes européennes.
    Mère Saint Elie était depuis 1901 la Supérieure provinciale de la Congrégation. Celle-ci possède au Japon 7 maisons, 4 lycées, 3 écoles professionnelles, avec orphelinats, salles d'asile, dispensaires. La huitième maison est à la veille de s'ouvrir. Imitatrice, peut-être trop à la lettre du Divin Enfant dans sa vie privée, elle passa sa vie connue de Dieu seul, donnant à toutes ses Soeurs un bel exemple de vie cachée en Dieu et de dévouement à tous.

    Chine.

    CHUNGKING. Le dimanche 13 octobre, Monseigneur Jantzen s'embarquait pour Itchang. Sa Grandeur allait assister aux funérailles de Mgr Trudon Jans et de ses compagnons. La région de Patong, où avait eu lieu le massacre du 9 septembre, étant demeurée aux mains des communistes, les cercueils des victimes n'avaient pu être transportés à Itchang ; ce transfert eut lieu le samedi 12 octobre. Les cercueils furent portés en la ville de Patong, et la canonnière française Lagrandière vint les prendre là pour les conduire à Itchang.

    TATSIENLU. Pour faire diversion aux mauvaises nouvelles, nous avons eu la joie de recevoir du P. Ouvrard une longue et intéressante missive. Nous en donnons ici le résumé. Le curé de Tsetchong (P. Ouvrard), a fait un tour au Loutsékiang. A Bahang, les chrétiens du P. André ont profité de la fête de saint Jean-Baptiste pour montrer à leur ancien pasteur que les Loutsés ont la mémoire fidèle. A Tchongteu, le voyageur visita les constructions du P. Genestier. Le 30 juin, bénédiction solennelle du pied-à-terre de Pondang et aussi bénédiction d'une statue de N.-D.-de-Lourdes, patronne du lieu. De retour à Tsetchong, le P. Ouvrard reçut des hôtes inattendus : six bandits yaraouas, tous bien armés, venaient demander à domicile... 100 piastres chacun. Comme il n'y avait pas de commissaire de police dans le voisinage, notre confrère dut parlementer. Finalement, les bandits consentirent à se retirer à raison de 15 piastres. Comme ils allaient continuer ailleurs leurs exploits, quelques braves décidèrent de les exterminer dans une embuscade. Nos six vide-goussets y perdirent leur butin, mais, profitant de la peur des Lissous qui étaient chargés de leur couper la retraite, ils sauvèrent leurs vies.
    Au Séminaire de Tatsienlu, quatre élèves viennent de commencer leurs études de latin. Dans quelques semaines, trois ou quatre de nos « philosophes » prendront la direction de Pinang pour aller là-bas poursuivre leurs études théologiques.

    KWEIYANG. Tout le pays de l'est se trouve entre les mains des brigands ou des partisans de Ly siao ien. Le P. Darris est bloqué à Tongjen. On en veut à l'argent du Comité de la Famine, argent dont il a la garde. Déjà, sous menace d'être pillé ou d'avoir à subir un traitement pire encore, il a dû abandonner aux chefs la somme de $ 5.000. Maintenant on lui réclame ce qui reste de l'argent et, comme il l'a envoyé ailleurs par lettre de change, il se trouve dans l'impossibilité de satisfaire les exigences de ces maîtres du pays, aussi est-il à craindre qu'il ne lui arrive quelque malheur.
    A Outchouan, Tukiang et Fongtsuen, les Chen pin (membres de la secte des Illuminés), règnent en maîtres ; ils s'installent partout dans les résidences.

    Indochine.

    SAIGON. Le samedi des Quatre Temps, 21 septembre, Mgr Du mortier a ordonné 2 prêtres, 2 diacres, 2 lecteurs ; un séminariste a reçu l'ordre de portier, 7 autres, la tonsure. La cérémonie a eu lieu à la cathédrale de Saigon, en présence de 30 prêtres et d'un grand nombre de chrétiens.

    PHNOMPENH. A son arrivée à Phnompenh Mgr Dreyer fit une visite à M. le Résident Supérieur, premier représentant de la France au Cambodge, une autre à M. le Résident Maire de la ville. C'est avec une grande courtoisie, une véritable cordialité que ces hauts personnages accueillirent le Délégué du Saint Siège.
    Sa Majesté le Roi Sisowath-Monivong voulut aussi recevoir Son Excellence en sa qualité de représentant du Chef suprême de la Catholicité. L'entrevue eut lieu dans la soirée, elle fut des plus cordiales et produisit une profonde impression sur l'un et l'autre des deux illustres personnages. Après un entretien qui avait duré environ une demi-heure, Sa Majesté s'informa si la visite du palais royal pourrait intéresser Son Excellence et, sur une réponse affirmative, Elle commanda au Grand Maître des cérémonies d'accompagner Son Excellence et de lui faire visiter la salle du Trône, le Pavillon de l'Epée sacrée et de la Couronne, la pagode d'argent.
    En rentrant à l'évêché, Mgr le Délégué disait à ceux qui l'accompagnaient : « Quelle belle journée nous avons passée aujourd'hui!** Je suis heureux de constater le parfait accord qui existe entre les autorités tant françaises qu'indigènes et la Mission, la cordialité réciproque qui règne dans leurs mutuelles relations ».
    Le lendemain, le Résident Supérieur d'abord, le Résident Maire ensuite, venaient rendre la visite à Son Excellence.
    Après six jours de visite apostolique au centre de la Mission et dans les chrétientés environnantes, Mgr le Délégué partit pour les Basses Provinces. Chaudoc et Nang-Gu lui ménagèrent un accueil où chacun mit toute sa piété filiale pour le représentant du Saint-Père.
    Cependant, de toutes les réceptions faites jusqu'à ce jour l'éclat devait être éclipsé par la splendeur de celle que les chrétiens du district de Cualogien, de concert avec le Petit Séminaire et l'Etablissement des Soeurs, ménageaient à son Excellence le Délégué apostolique. Les deux rives du fleuve étaient pavoisées ; des canots à moteurs, des barques multiples, petites et grandes, au son des cloches, des tam-tams et des pétards, dans une ovation émouvante, faisaient à Son Excellence une escorte d'honneur. Le P. Chouffot, Supérieur du Petit Séminaire, entouré de ses professeurs, des prêtres venus du voisinage et de ses élèves reçut l'auguste Visiteur.
    Tant pour prendre quelque repos que pour visiter ce grand centre chrétien, Mgr le Délégué fit à Culaogien une halte prolongée. Son Excellence s'intéressa d'abord à toutes les oeuvres des Surs : noviciat, juvénat, orphelinat de tilles, crèche où sont reçus chaque année plus de 800 enfants de la Sainte Enfance, hospice pour hommes et pour femmes, hôpital pour les Soeurs infirmes, maternité, une vraie ruche de 7 à 800 âmes, ruche où le bien se fait sans bruit. Dans la visite qu'Elle fit au Petit Séminaire, Son Excellence consacra une heure et plus à chacune des classes.

    LAOS. Dans les dernières promotions à la Légion d'Honneur au titre du Ministère des Affaires Etrangères se trouve le nom de soeur Ursule, 50 ans de colonies. Il s'agit ici de Mère Ursule, depuis 25 ans Supérieure à Nóngseng et qui avait déjà passé 25 années de sa vie à la Martinique.

    Quelques « Echos » de la rue du Bac.

    15 décembre 1929.

    Plusieurs grandes fêtes ont marqué cette quinzaine. Le trois décembre, au Séminaire, fête solennelle de saint François-Xavier, notre patron. Le dimanche 8 décembre, à Bièvres, fête patronale de notre Séminaire de l'Immaculée Conception. La veille au soir Mgr Demange accompagné de Mgr le Supérieur avait fait aux aspirants une lecture spirituelle très goûtée. Ce fut également Mgr le Vicaire Apostolique de Taikou qui célébra la Messe pontificale et les Vêpres solennelles en présence des deux communautés réunies et de la plupart des Membres de l'Administration et des Confrères de passage à Paris.
    Enfin le 15 décembre à l'Eglise de la paroisse, solennité renvoyée de saint François-Xavier. Conformément à une tradition que n'a pas interrompue la mort de M. le Curé, notre communauté de Paris s'est chargée du chant et des cérémonies et Mgr le Supérieur a officié pontificalement à la Grand'Messe et aux Vêpres.
    Le « Bulletin des Missions » que publient les Bénédictins de Lophem ayant affirmé dans son dernier numéro que les 1.100 prêtres indigènes de l'Indo Chine, à quelques exceptions près, ne savaient pas assez le latin pour dire la Messe sinon celles De Beata et Pro Defunetis, Mgr le Supérieur a relevé énergiquement cette fausseté et a profité de l'occasion pour adresser à tous les évêques de France une circulaire où il signale les tendances d'une certaine école « missiologique » et le mal qu'elle peut faire en glissant ses publications incontrôlées jusque dans les séminaires.
    Mgr Deswazières, venu à Paris pour présider à Saint-Germain-des-Prés la réunion annuelle de l'OEuvre Apostolique, a passe trois jours au séminaire. Plus que jamais nous avons senti la profondeur de son attachement à la Société et sa volonté de lui être utile.
    Nous avons eu la joie d'apprendre l'élévation à l'épiscopat de deux de nos confrères : Mgr Pénicaud à Pakhoï et Mgr Tardieu à Quinhon. Mille actions de grâces à Dieu.

    1er janvier 1930.

    Bonne année 1930 ! Qu'elle apporte à la Société lés renouvellements et rajeunissements nécessaires et à chacun de ses membres un regain de forces et d'activité au service de Dieu. Ce sont les voeux que Mgr le Supérieur adressait hier soir à la réunion des confrères présents à Paris après que le P. Boulanger lui eût offert au nom de tous nos hommages reconnaissants et nos souhaits les plus cordiaux.
    Nous commençons toutefois par un deuil vivement senti. Mgr Berlioz, évêque démissionnaire d'Hakodaté, mort à Montbeton le 30 décembre, y est enterré ce matin même. Le P. Chabagno représente à la cérémonie Mgr le Supérieur et lé Conseil Central. La fin du vénéré prélat a été admirable de sérénité pieuse et souriante, Le 28 avant midi, après avoir fait la profession de Foi réservée aux Evêques il a reçu l'Extrême Onction, prêtant une attention pleinement lucide à toutes les paroles du rituel, remerciant lès assistants et en particulier ceux qui l'avaient soigné, bénissant Dieu de lui avoir ménagé une mort si calme et si fraternellement entourée dans une maison Commune dé là Société.
    Le 16 décembre avaient eu lieu à l'église Saint François de Sales les obsèques du P. Chapelain, neveu du Bienheureux Martyr et ancien missionnaire du Japon. Mgr le Supérieur et les PP. Montagu, Chabagno, Larregain, Bousseau et Cornier assistaient à la cérémonie.
    Le samedi 21, Mgr Deswazières a conféré les saints ordres à 7 prêtres, 11 diacres, un sous-diacre, 7 exorcistes acolytes, 7 ostiaires lecteurs, 11 tonsurés. Le même jour, 2 étudiants de Rome recevaient le diaconat à Saint Jean de Latran, et deux autres avaient été promus à la première tonsure, la veille, dans la chapelle particulière de S. E. le Cardinal Vicaire.
    Le dimanche soir, Mgr Deswazières, dans une lecture spirituelle très goûtée, entretint les aspirants de son apostolat auprès de ses chers lépreux de Shek-lung.
    Le jour de Noël, Mgr le Supérieur a appelé au départ, pour Pâques prochain, les 7 nouveaux prêtres. Ils retrouveront en Extrême-Orient le pieux évêque qui les a ordonnés, car Mgr Deswazières a accepté de remplacer à la tête de la Maison de Nazareth le P. Le Corre démissionnaire. La Société lui en est vivement reconnaissante.
    Le 18 décembre, le T. R. P. Nève, Abbé de Saint-André-de-Lophem est venu exprimer à Mgr le Supérieur ses regrets pour les erreurs graves du Bulletin des Missions. A l'avenir, il contrôlera de près cette publication ainsi que le Bulletin de l'A. C. J. S. dont il a pris la responsabilité dans le but de l'améliorer.
    Le P. Flachère, aumônier à bord du «Waldeck-Rousseau », donne de bonnes nouvelles de sa croisière et rend un témoignage ému à l'attitude unanimement sympathique et en très grande majorité chrétienne des officiers et des sous-officiers et aux facilités qui lui sont données pour remplir auprès des hommes un ministère fructueux. Voici deux lignes de sa dernière lettre : « Ce n'est pas sans une intime satisfaction que j'entends répéter par tous que dans tous ces pays-ci il n'y a qu'une chose qui compte, qui soit sérieuse et intéressante ; les missions et les missionnaires... »
    Les fêtes de Noël à Bièvres et à Paris se sont heureusement passées. Le beau temps a permis à l'une et à l'autre communauté de faire la procession aux flambeaux traditionnels au début de la veillée de Noël.
    L'année 1929 a été particulièrement douloureuse pour la Société. Nous avons compté 35 décès, un des plus gros chiffre obtenu jusqu'à ce jour. 25 confrères sont rentrés en France pour refaire une santé très ébranlée ; par contre 16 qui étaient en France depuis un temps plus ou moins long sont repartis pour leurs missions.

    1930/41-46
    41-46
    France et Asie
    1930
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