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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Chine. Dans le Bulletin « Chine, Ceylan, Madagascar » des missionnaires de la Compagnie de Jésus, le P. Jubara écrit ce qui suit :
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    Nouvelles des missions

    Chine.

    Dans le Bulletin « Chine, Ceylan, Madagascar » des missionnaires de la Compagnie de Jésus, le P. Jubara écrit ce qui suit :
    « ...Un changement indéniable, c'est celui que réalise notre nouveau Gouvernement Nationaliste : décrets sur décrets pour l'abolition de la superstition. Le mot est dit. Il faut renverser les pagodes, briser les idoles, chasser les bonzes. Et cela se fait sur une vaste échelle! Au grand désespoir des pauvres vieilles qui font des scènes de haute tragédie... On renverse les pagodes, mais avec un sens pratique de vieux rentiers qui savent le prix des choses : ou vend les terrains et les bons vieux matériaux. Les briques rongées de pourriture font d'excellentes routes vicinales ; les pierres d'autel, voire même les pierres de statués font merveille dans la réparation des ponts. C'est un fait dont je n'osais croire mes yeux... La révolution n'eût-elle que cette belle action à son tableau d'honneur qu'elle mériterait toutes nos bénédictions. La religion des vieilles païennes s'en ira avec les idoles. Le peuple s'habituera à se passer d'innombrables rites superstitieux auxquels il n'était attaché que par la raison d'habitude... L'air va s'assainir ».

    Pagodes à conserver. Pagodes à supprimer.

    Décret du Gouvernement de Nankin, relatif aux pagodes.

    I. Pagodes de la première catégorie, à conserver. Deux classes :

    A. Tous les temples où sont honorés des personnages célèbres de l'antiquité, qui ont bien mérité du peuple et de la patrie, qui ont rendu des services à l'Etat ou se sont distingués par leurs talents ou leurs vertus : bref tous ceux qui par leurs exemples peuvent être de bonne édification : Fou hi, le premier souverain chinois, Chen Nong, le patron de l'agriculture et le premier herboriste, Hoang Ti, l'inventeur des chars, Lei Tsou, la première éleveuse de vers à soie, Tsang Kié, l'inventeur des caractères chinois, Heou Tsi, le patron des moissons, le grand empereur Yu, canalisateur de la Chine, Confucius, Mong-tse, pour les lettrés, Kong-chou Pan, patron des ingénieurs et des menuisiers, Koan Yu, le guerrier des trois royaumes et dieu de la guerre, Yo fei, patriote ardent, mort en 1142, associé à Koan Yu, comme dieu de la guerre, par le Président Yuen Che Kai.
    B. Tous les temples des religions qui, dans une intention pure et droite, enseignent le théisme et auxquelles le peuple peut donner créance :
    a) Les religions polythéistes de Cakyamouni, Bouddha, de Laotse, le taoisme.
    b) Les religions monothéistes, Hoei-Kiao, mahométisme, Yékiao, christianisme.

    II. Pagodes de la seconde catégorie à supprimer. Deux classes :

    A. Classe des pagodes où sont honorés des personnages de pure légende et qui ne peuvent être d'aucune utilité pratique. Elles peuvent se subdiviser en trois sections :
    1) Les pagodes sous le vocable des esprits stellaires ; soleil, lune, étoiles ; celles où sont vénérés l'esprit du feu, les dieux de la littérature Koei-sing et Wen-tchang ; les pagodes pour le culte du drapeau (où un culte superstitieux était rendu au drapeau avant la bataille).
    2) Les pagodes dédiées aux génies des montagnes, des fleuves, de la terre, des cinq sources sacrées, des quatre grands fleuves, celles dédiées au dieu du Tai-Chan, aux esprits de la mer, aux rois dragons, au protecteur des villes, aux gardiens du sol, aux huit esprits Pa-tcha et au dieu du fourneau.
    3) Les pagodes des dieux et génies du Ministère du Tonnerre : les esprits du vent, de la pluie, du tonnerre, la déesse des éclairs.
    B. Classe des pagodes contraires aux bonnes moeurs, et où, sous prétexte de religion, on exploite par des moyens cabalistiques la crédulité des ignorants, par exemple les pagodes dédiées au Protecteur des enfants contre le chien céleste, la donatrice d'enfants, les dieux de la richesse, le maître du chien céleste, les esprits des épidémies, les dieux des brigands et des voleurs, les renards transcendants, etc...
    On a envoyé cet ordre aux diverses circonscriptions en les invitant à arranger cela pour le mieux.

    De tous côtés cet ordre a été appliqué, sans que fût partout respectée la distinction qu'il établissait entre les différentes catégories ; c'est ainsi que des pagodes et statues bouddhiques furent pillées et détruites, ce qui provoqua une protestation et une demande de protection de l'Association mutuelle des Bouddhistes du Kiang-sou et du Tché-kiang, à laquelle fit droit le Ministre de l'Intérieur.

    Indochine.

    PHATDIEM. Trois nouvelles religieuses de N. D. des Missions viennent d'arriver. L'une d'elles est allée renforcer leur communauté de Lang Son, les deux autres sont restées à Phatdiem. Toutes trois se sont mises de suite à l'étude de la langue annamite.

    QUINHON. On nous assure que les Frères des Ecoles chrétiennes ont résolu de transporter à Nhatrang leurs diverses maisons de formation. Ils s'y établiraient dans le courant de cette année même. Ce seront 300 nouveaux paroissiens pour le P. Vallet, qui travaille en ce moment à doter Nhatrang d'une église, comme il l'a fait déjà pour Tourane.
    Il y a actuellement, 120 Frères des écoles chrétiennes en Cochin-chine ; (52 en Annam, 59 en Cochinchine, et 9 au Cambodge). De nombre, 72 sont annamites, 35 français, 10 Cochinchinois, 1 Tonkinois, et 2 chinois.
    Les Frères dirigent en Annam 4 écoles, avec 595 élèves, en Cochinchine 4 écoles avec 1904 élèves et au Cambodge, 2 écoles avec 415 élèves.

    KONTUM. Le P. Jannin, provicaire pour la région connue sous le nom de « Sauvages Bahnars », a fait la visite canonique des treize chrétientés du district de Kontrang. En voici quelques lointains échos.
    Parmi ces villages, il y a des différences de qualité, comme de race ; plusieurs sont xodang, les autres rongaos ; les premiers sont plus facilement chrétiens, les seconds ont plus d'extérieur, mais ont un caractère plus léger et plus versatile.
    Un village admirablement formé par son catéchiste, c'est le village de Kon-Klok, difficile d'accès, car il est perché comme un nid d'aigle sur une haute montagne, mais peut-être le plus chrétien du district. Vu les services rendus là et ailleurs par ce catéchiste éminent te P. Jannin l'a promu Bok-Thay (catéchiste titulaire) et devant tout le district, au Salut du Saint-Sacrement de clôture, il a fait les quatre promesses requises pour être Bok-thày. C'est le Thày Noi, médaillé par le gouvernement pour avoir sauvé le P. Louison se noyant dans le Dak Tokan.
    Il y a dans ce district des chrétiens de race, les descendants des premiers chrétiens de la Mission, baptisés par le P. Dourisboure de 1851 à 1857. Ils sont surtout à Kon Trang Kola et Dak Rochat. On sent qu'ils ont un vrai fond de christianisme, mais ils sont un peu apathiques.
    La Visite a été l'occasion du retour d'un pauvre village apostat depuis 5 ans. Dak Roteng. Il a tenu à faire une réception plus belle encore que les autres ; tous semblent dans d'excellents sentiments, et tout fait espérer leur persévérance. Le jeune Père Dang a déployé beaucoup de zèle pour reconvertir ce village ; il est tout content du résultat et mérite des félicitations.
    Partout réception solennelle, aussi solennelle que nos chers sauvages ont pu l'imaginer. Voici le thème général de ces réceptions. A environ un kilomètre du village, rencontre des deux ou trois principaux chefs, drapés dans leur plus beau manteau ; puis plus loin les chefs de maison ; puis à 500 mètres le groupe bruyant des jaunes gens dans leurs plus rutilants atours poussant, de joyeux retentissants « jorao » (cri de joie), jouant les grands airs de leur orchestre de gongs ; les enfants agitent des drapeaux ; les décorations de verdure, de bambou effiloché, commencent là et continuent jusqu'à la chapelle du village ; le cortège se forme. A l'entrée du village attendent les femmes et autres habitants, tous précèdent le P. Provicaire pour traverser le village et arriver à la chapelle, bien ornementée elle aussi. Là commencent de suite les exercices de la Visite.
    De son côté le P. Hutinet écrit : Je suis allé aux deux villages de Kon Kotu. Grâce à Dieu et à la protection de Saint-Joseph, auquel j'ai confié ces villages, ils ont consenti à suivre la religion. Huit jours après Pâques aura lieu le « pai iang » (démolition des fétiches) et le baptême des petits enfants. L'élève Nhaih ira à Kon Kotu-iop comme catéchiste ; pour Kon Kotu-peng je chercherai un autre catéchiste. Cela fait de 50 à 500 âmes en plus ; en tout, dans mon district, plus de 2.500. C'est un peu beaucoup, d'autant plus que je voudrais aussi avancer dans l'est du district où la grâce de Dieu semble souffler sérieusement...! ! ! Deo gracias de grand coeur ! Des deux villages de Kon Kotu, auxquels s'adjoindra bientôt le village de Dak-Drao, au moins un village de ce groupe, sont situés sur la rive droite du Pokô, en amont des villages chrétiens de Kon Gung, assez près de l'ancien Poste Robert jadis attaqué et détruit par les Sédangs.
    Pendant que le P. Jannin parcourait des chrétientés du district de Kon Trang, est venue le rejoindre là une députation de deux notables d'An-khê lui demandant vite un Père à demeure pour s'occuper surtout du nouveau groupement du My-khê, prêt à suivre la religion.

    Hué. 'Notre nouveau Gouverneur Général, Monsieur Pierre Pasquier, un vieil indochinois, est arrivé à Hué le 4 janvier. La capitale des Nguyen, où il a été longtemps Résident Supérieur, lui a fait une réception aussi cordiale que triomphale. Le Gouverneur Général était accompagné de Monsieur Le Fol, qui a quitté la Résidence Supérieure du Cambodge pour celle de lAnnam. Après les réceptions et présentations d'usage qui se firent à l'hôtel de la Résidence Supérieure, une demi-heure après leur arrivée, le nouveau Gouverneur Général et le nouveau Résident Supérieur avec Monsieur Jabouille, Résident Supérieur intérimaire, allèrent de suite faire une visite à Mgr Allys, qui fut très touché de cette aimable et délicate attention.
    L'Indochine se réjouit d'avoir comme chef un homme qui a vraiment l'expérience des choses du pays et qui, de plus, est un charmant causeur, un orateur disert et un fin diplomate ; quant à nous catholiques, nous sommes heureux de voir à la tête de la colonie un administrateur sympathique à notre cause, qui ne nous créera sûrement pas de difficultés.

    Retraites sacerdotales. Dans plusieurs Vicariats Apostoliques de l'Indochine française, les retraites sacerdotales soit pour les missionnaires soit pour les prêtres annamites ont eu lieu dans le courant du mois de janvier. A Hung-hoa, elles ont été prêchées par le Révérend Père Benoît, Prieur du monastère de Notre Dame de Phuoc-Son ; à Hanoi Ke so, par le R. P. Cousineau, Supérieur des Pères Rédemptoristes de Hué ; à Hué, par le R. P. Froc, de la Compagnie de Jésus, Directeur de l'Observatoire de Zikawei, près ShangHai.

    Bénédiction du monastère des Pères Rédemptoristes. Le 7 janvier, Mgr Allys a béni le nouveau monastère des Pères Rédemptoristes de Hué. A cette cérémonie assistaient plusieurs missionnaires français, des prêtres annamites, des Frères de l'École Pellerin, des Soeurs de Saint-Paul de Chartres, des notabilités françaises et annamites.

    Carmel de Hue. Le 31 janvier, une religieuse carmélite d u voile blanc a fait sa profession perpétuelle. Cette religieuse appartient à une excellente famille chrétienne de Kim-Long, près de Hué, qui a donné un de ses fils à l'Église dans le sacerdoce et dont quatre autres filles sont entrées chez les religieuses Amantes de la Croix.
    Le même jour, une Française de Hué, qui a déjà sa soeur aînée dans le même carmel, a pris l'habit des Filles de Sainte Thérèse. De nombreux Français vinrent assister à cette touchante cérémonie qui fut présidée par le R. P. Froc.

    Etablissement d'enseignement secondaire libre. Le R. P. Poncet, Chanoine Régulier de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune dans le Valais (Suisse française), a obtenu l'autorisation d'ouvrir cet établissement à Hué.

    Visite Apostolique. Le Révérend Père Joseph, Carme déchaussé, Provincial des Carmes du diocèse de Quilon (Inde), en vertu d'une délégation du Saint Siège, est venu faire la visite des Carmels de l'Indochine française et de Bangkok.

    Mission scientifique. Quatre membres de la mission scientifique Kelley Roosevelt, organisée sous les auspices du Field-Mu-seum de Chicago, sont arrivés à Hué, chez le résident supérieur Jabouille, afin de préparer l'expédition qui parcourra le Haut Laos. La mission partira de Lao Kay en février, après le nouvel an annamite.

    PHNOMPENH Notre évêque vénéré, Mgr Bouchut, s'est éteint doucement le 17 décembre au soir, dans notre petit séminaire de Culao-gieng. Sa chère Mission du Cambodge, qu'il aimait tant, fait en sa personne une perte bien douloureuse. Monseigneur s'est en effet dévoué pour elle jusqu'au bout, spécialement pendant ses 26 ans d'épiscopat. Aussi à l'annonce de sa mort, l'affection et la reconnaissance, que tous lui devaient ici, se manifestèrent de partout par de nombreuses prières et par des messes nombreuses aussi qui furent dites aussitôt pour le repos de son âme.

    BANGKOK. Le mardi 11 décembre 1928, sont arrivés, dans la station centrale salésienne de Bangnokkhuek, vingt nouveaux disciples de Don Bosco. Parmi ces vingt membres se trouvaient deux prêtres, lès Pères Manuel Almazan, Espagnol, Docteur en Philosophie de l'Université de Barcelone, et Felice Bosso, Italien. Quelques jours plus tard, Monseigneur Perros, accompagné du Révérend Père Chorin, quittait Bangkok et rendait visite à cette importante portion de son troupeau. A la messe solennelle du dimanche, la nation française, l'espagnole, l'argentine et la siamoise étaient, fait unique au Siam, représentées par 16 prêtres. Quand, après la messe, eut lieu la réunion générale présidée par un Evêque, entouré de 15 prêtres, de 22 séminaristes et de 6 frères, tous d'Europe et d'Amérique, plus un prêtre d'Asie, on aurait pu se croire à une seconde Pentecôte, tant les langues parlées ou qu'on pouvait parler étaient nombreuses. Nous ajoutons, pour être complet, que cette vingtaine de langues fut en partie couverte par les voix de deux grosses cloches consacrées ce jour même par Monseigneur.

    Indes.

    COIMBATORE. Le 29 novembre dernier, le Couvent de l'Immaculée Conception de Coimbatore fêtait ses noces d'or. Beaucoup de chrétiens de la ville, qui ont l'habitude de regarder le couvent un peu comme une maison maternelle, prenaient part aux prières et aux divertissements de cette fête de famille.
    Le 29 novembre 1878, la Congrégation des Franciscaines Missionnaires de Marie, qui venait de se former à Ootacamund, sous la ferme direction de Rev. Mère Marie de la Passion, et sous le bienveillant patronage de Mgr Bardou, envoyait à Coimbatore, sur la demande de celui-ci, une petite colonie composée de Mère Marie de Saint-Jean, de Mère Marie de Saint Damien et d'une novice, Marie de Sainte Anne. Ces religieuses s'installèrent sur le terrain même de la Mission, dans d'humbles appartements mis à leur disposition par le Vicaire Apostolique. Telle fut l'humble origine du Couvent de l'Immaculée Conception.
    Le but de cette fondation était tout d'abord d'ouvrir un orphelinat et une école pour les filles eurasiennes : 11 externes et 9 pensionnaires furent reçues le premier jour, mais, le nombre ayant rapidement augmenté, il devint bientôt nécessaire d'agrandir les bâtiments ; le gouvernement donna les deux tiers de la somme requise, la Mission donna le reste.
    En 50 ans les oeuvres se sont développées et multipliées : Hôpital, dispensaire, refuge, crèche, orphelinat et école de filles indiennes, ateliers de tissage et de broderie ont surgi successivement sous ce toit resté pauvre. Le dispensaire et l'hôpital, fondés par Mgr Bardou en 1886, attirent chaque jour de nombreux malades ; païens et chrétiens y trouvent, avec le soulagement du corps, les paroles de vie qui orientent leur âme vers le ciel. Nombreuses sont les âmes qui ont trouvé là le salut. Nombreuses aussi sont les religieuses qui ont passé là en faisant le bien ; sur ces vies sacrifiées au service de Dieu et des âmes, les oeuvres germent, grandissent et demeurent. Le Couvent de l'Immaculée Conception en est un exemple.

    KUMBAKÔNAM. Le 15 novembre, le P. Robert, accompagné du P. Monnier, commençait sa visite dans le diocèse de Kumbakônam. Venant d'Yercaud, il traversa la Mission du Nord-Ouest au Sud-Est, s'arrêtant successivement à Kalkavéry et à Namakal, pour y voir les Pères du district de Salem, à Péryavarsili pour y recevoir ceux du district de Trichinopoly ; enfin, par Mikelpatty et Ayampettay, il arrivait à Kumbakônam dans la matinée du 22. Il y visita successivement les couvents européens et indigènes, l'école industrielle, le collège du gouvernement, et reçut chacun des confrères en particulier. Le 23 au soir, il présidait les obsèques de Soeur Philomène du Christ, catéchiste missionnaire, rappelée à Dieu le 22, dans la nuit. Venue de Nagpore, à la fondation de la Mission, cette religieuse, cherchant toujours à s'effacer, missionnaire ambulante infatigable, ta mouliste distinguée, n'a laissé que des regrets, même parmi les païens. C'est une grande perte pour la communauté, où elle remplissait les fonctions de maîtresse des novices depuis quelques années. C'est après sa retraite qu'elle fut atteinte du mal qui devait remporter si rapidement. « Je ne veux rien et je veux tout », disait-elle à la fin de cette même retraite ; espérons que maintenant elle possède le « Tout ». Quinze prêtres la conduisirent à sa dernière demeure et, le samedi 24, plusieurs encore assistaient, à la Messe de Requiem que célébra pour le repos de son âme le P. Mercier aumônier du couvent. Elle avait 53 ans, dont 31 de profession.
    Le dimanche 25, le P. Robert bénissait le petit .séminaire de Kumbakônam, établissement dont les constructions se trouvent à peine achevées. Pour ces mêmes constructions, les ressources nécessaires avaient été obtenues de Rome par le P. Sovignet, Vicaire Général ; les plans en furent tracés par le P. R. Michotte, lequel se chargea également de la direction des travaux. A la grand-messe qui précéda la bénédiction, le P. Xavier, Vicaire Général indigène, au cours d'une allocution de circonstance, après avoir remercié ceux qui avaient contribué à l'édification de ce qui était le premier séminaire de Kumbakônam, s'adressant aux fidèles, les exhorta à vouloir bien contribuer à l'avenir à l'entretien de cet établissement, puis engagea fortement les parents à ne pas être eux-mêmes un obstacle à la vocation de leurs enfants, si Dieu, dans leurs propres familles, voulait en appeler à son service.
    Le 26, le P. Robert chantait une messe de Requiem pour le repos de l'âme de Mme de Laubespin, grande bienfaitrice de la Société des Missions Etrangères et de la Mission de Kumbakônam en particulier. Enfin le lendemain, 27, le P. Robert nous quittait pour se rendre dans la Mission de Pondichéry en passant par Tranquebar, Karikal et Cuddalore.

    1929/119-127
    119-127
    France et Asie
    1929
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