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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Japon. TOKYO. A propos du couronnement de l'empereur du Japon, on lit dans « l'Apôtre de Marie » :
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    Nouvelles des missions

    Japon.

    TOKYO. A propos du couronnement de l'empereur du Japon, on lit dans « l'Apôtre de Marie » :
    « On peut dire que, pendant une quinzaine de jours, tous les Japonais n'ont eu qu'une pensée : se réjouir de cet heureux événement. Ils sont si rares les moments où tout un peuple ne semble avoir qu'un coeur et qu'une âme, qu'un résident étranger ne peut en être témoin sans se sentir doucement ému. Toutefois si l'étranger est missionnaire, quelque part qu'il prenne à la joie de ceux qu'il est venu évangéliser, il lui arrive parfois de lever plus haut ses regards, et alors il sent comme un nuage de tristesse passer sur son âme d'apôtre. Car ce peuple, qui se réjouit ainsi, est encore, presque tout entier, « assis dans les ténèbres et clans l'ombre de la mort ».
    « Ah! si ces soixante millions d'habitants pour ne parler que des vrais Japonais qui n'ont point d'arrière-pensées ni de regrets si ces soixante millions d'habitants rendaient au vrai Dieu le culte qu'ils rendent à l'Empereur, quels beaux chrétiens ils feraient! Mais hélas! Sur ces soixante millions il n'y a pas tout à fait quatre-vingt mille catholiques, c'est-à-dire guère plus de la millième partie! Et pour convertir les neuf cent quatre-vingt dix-neuf autres parties, de quoi disposons-nous ?
    « D'une poignée de missionnaires !
    « Le clergé indigène est une poignée plus petite encore. Il grandira, avec la grâce de Dieu et le secours de Marie, si invoquée au Japon, mais la croissance risque bien d'être lente. Ce n'est pas de quatre-vingt mille chrétiens que l'on peut tirer, rien qu'en frappant du pied une armée de prêtres indigènes capables de conquérir soixante millions d'infidèles. Longtemps encore ils seront obligés de faire appel aux âmes généreuses de l'Occident ».
    A la même Revue missionnaire nous empruntons la « Nouvelle » suivante en y ajoutant que l'aumônier du Jules Michelet est le P. Auguste Flachère, missionnaire au Sutchuen depuis 1.909.

    ***

    « Bravo ! Les marins français ! Les deux croiseurs Jules Michelet et Régulus ont représenté la marine française au couronnement de Sa Majesté l'Empereur. Avant de se rapprocher de Kyoto, ils ont fait un séjour de deux semaines dans le port de Nagasaki où le Jules Michelet devait être radoubé Officiers et matelots, tranchant sur la plupart des résidents étrangers et des touristes habituels, ont été l'objet d'unanimes louanges de la part de nos populations chrétiennes.
    « Les commandants des deux vaisseaux, catholiques pratiquants, se sont montrés pleins d'attentions à l'égard du clergé indigène et ont été heureux de rencontrer des Marianistes. Parmi les officiers les plus galonnés et qui ont fait leurs études avant 1903, quelques-uns avaient été, nous n'osons dire sous la férule, disons sous la houlette des religieux marianistes. Il fallait les entendre évoluer avec émotion, quelquefois avec humour, des souvenirs de Stanislas, de Saint Charles et de Fénelon !
    « Le jour de l'Assomption, malgré l'absence de Mgr Hayasaka, la musique du bord est allée jouer à la cathédrale, Mgr Petitjean qui, en 1865 avait découvert, à cet endroit même, des descendants des anciens chrétiens, a dû tressaillir dans son tombeau. Pendant l'office l'un des assistants, membre de la fanfare catholique d'Urakami, se tourne vers un voisin :
    « Comme c'est beau !
    « Celui-ci hausse les épaules. Il est évident que, pour lui, le nec plus ultra de la musique européenne, c'est le tambour et le clairon de l'Armée du salut!
    « Mais ce que tout le monde admire, c'est la tenue irréprochable des nombreux marins venus à l'office. Insensibles à la chaleur caniculaire qu'il fait, ils n'essuient pas même la sueur qui les inonde.
    « Au sortir de l'église, les musiciens se rangent pour un dernier morceau.
    « Bimi ga yo, suggère l'aumônier militaire.
    « L'hymne national se déroule majestueux et grave, dans un silence impressionnant. Tous les assistants écoutent debout, découverts immobiles, comme en adoration.
    « Puis l'aumônier fait un autre signe. Aussitôt la Marseillaise éclate et va porter au loin ses accents joyeux. Les visages s'éclairent, la foule est électrisée. On voit même de jeunes tètes battre la mesure. Quand tout est fini, des réflexions circulent :
    « C'est bien autre chose que ce que l'on entend habituellement à Nagasaki.
    « Cette démonstration religieuse a vivement impressionné nos chrétiens. Ce n'était pas la première fois que la musique de la marine française venait ainsi rehausser les cérémonies de la cathédrale. Mais jusque-là certains chrétiens avaient peut-être pu penser que les marins français accomplissaient un acte de courtoisie à l'égard de leurs compatriotes, évêque et missionnaires français. Cette fois-ci, pareille pensée ne pouvait plus germer. Les ministres de Dieu ont changé, mais le Christ est resté le même et les chrétiens sont partout des frères.
    « Quelle belle leçon de fraternité chrétienne on peut donner avec un peu de musique !»

    Chine.

    A propos d'une ordination récente, le P. Gasperment, S. J., écrit :
    Que les dix Elus du 20 mai nous aident à donner bientôt la Chine au Sacré Coeur et le Sacré Coeur à la Chine ! Nous marchons à grands pas, malgré la guerre civile, vers le troisième million de Chrétiens. Nous l'aurons dépassé en 1934, au Congrès Eucharistique International de Pékin, si ce qu'annoncent les journaux est vrai.
    Quand aurons-nous en Chine un chrétien sur cent païens ?
    En ce moment, sur 437 millions d'habitants, seulement 2.450.000 sont baptisés !...
    Aidez-nous à convertir la Chine, recevez le merci de nos nouveaux prêtres et faites redire souvent l'invocation salvatrice, bénie par Pie XI :

    « Coeur sacré de Jésus, que votre règne arrive en Chine ».

    KIRIN (Mandchourie septentrionale). 17 décembre. Les étudiants de Kirin, un beau matin, arborant tous avec enthousiasme le drapeau nationaliste, se réunirent devant la Chambre de Commerce. Le président fut invité à ordonner à tous les commerçants de remplacer le drapeau aux cinq couleurs par le drapeau du Sud. Il s'en suivit protestation, puis refus. Alors nos étudiants et étudiantes entraînant le président de la Chambre de Commerce, s'en allèrent manifester dans les rues. Les commerçants durent arborer le drapeau nationaliste; il était distribué à tous les curieux et tous devaient l'accepter. Au besoin on les y obligeait par des arguments frappants. Les manifestants arrivèrent ainsi dans la cour du gouvernement militaire. Le drapeau aux cinq couleurs fut immédiatement amené, puis remplacé par le drapeau prohibé... Mais le Gouverneur fit venir les délégués afin de connaître les désirs de cette jeunesse studieuse (!!) et patriote » ; les délégués flattés se rendirent à l'invitation...
    La conférence était longue, si longue que les autres finirent par s'impatienter... Mais bientôt ils s'affolèrent : les soldats arrivèrent, gardèrent les issues et mirent des mitrailleuses en batterie... Les drapeaux séditieux furent alors confisqués dans un morne silence... Après une attente qui se prolongea encore, tout ce inonde fut enfin congédié et s'en alla en hâte, mais au passage les soldats armés de solides gourdins ou de cravaches, frappèrent à coups redoublés. Quant aux délégués, ils furent mis en lieu sûr, puis, après quelques jours de prison, renvoyés \manu militari" dans leur famille. Ils jurèrent, mais un peu tard, qu'on ne les y reprendrait plus.
    En somme, ici tout s'est bien terminé. Mais à Harbin il n'en a pas été de même. La police débordée fit usage de ses urines. Elle tira dans la masse des manifestants : trois étudiants, une étudiante furent tués, et trente furent plus ou moins gravement blessés.
    Depuis ces incidents le calme s'est rétabli à la grande satisfaction des commerçants et du peuple.

    SUIFU (Sutchuen méridional). 1er décembre. Sommes-nous à la veille d'une nouvelle agitation antichrétienne et anticatholique ? A Tzeliutsing, le plus grand centre de puits à sel de la province, bolchevistes et kouémingtangs même « épurés ont déclenché l'offensive. Par leurs soins, sont placardées aux portes de presque toutes les maisons quantité d'affiches de toutes couleurs, dénonçant la Religion chrétienne comme la plus grande superstition qu'ait connue l'humanité ; et, aux carrefours, sont suspendus des écriteaux sur bois (car, quand il s'agit du grand et doux prisonnier du Vatican, les bandes de papier ordinaires sont jugées insuffisantes ) dévoilant les prétendus noirs agissements du Pape de Rome et répétant les calomnies et les insanités répandues en Occident du temps de Luther. En résumé, le Pape, c'est le tyran qui, autrefois, en Europe déposait empereurs, rois et princes, pour pouvoir pressurer leurs sujets. Avec les siècles, sa mentalité n'a pas changé. Son but actuel est d'asservir la Chine. Pour ce faire, sous le couvert d'oeuvres de charité, il cherche à capter la sympathie des masses populaires, puis, un jour, brusquement, le plus grand peuple de la terre se réveillera courbé sous le lourd joug papal. Et alors, commencera pour les 400 millions de Célestes le règne de la main de fer et le régime du pire despotisme, à côté duquel l'oppression des militaristes actuels ne sera rien.
    Donc, pendant qu'il en est encore temps, il faut se lever et se liguer coutre le « tigre » du Vatican... etc....

    KOUIYANG (Kouytchéou) 15 novembre. Ces jours derniers nous avons célébré à Kouiyang les obsèques du général Yang, originaire de Tongtse et fils d'anciens chrétiens. Après la campagne contre le Yunnan il avait été nommé directeur de l'arsenal. On lui a fait de magnifiques funérailles, dont les frais furent en grande partie payés par le Gouverneur. Durant trois jours les chrétiens de la ville se succédèrent à la maison mortuaire pour réciter les prières des morts: Ensuite le cercueil, précédé d'un millier de soldats, avec musique en tête, fut porté à la cathédrale pour l'absoute. Le zélé curé de la paroisse avait transformé un des bas-côtés de l'église en chapelle ardente ; c'est devant de nombreux officiers et employés du gouvernement, qu'eurent lieu les cérémonies liturgiques. Bonne journée pour l'église catholique.

    SWATOW. 17 décembre. A la ville de kiéyangil vient d'arriver au P. Ginestet une aventure qui aurait pu avoir des conséquences graves. Depuis quelque temps, des soldats, logés dans une pagode voisine de la résidence, jetaient tous les jours leurs détritus de cuisine et autres saletés dans le jardin de la Mission cela malgré les observations répétées du Père. L'autre jour, agacé de 'voir tomber juste à ses pieds un plein panier de ces saletés, il prit une pelle et renvoya le paquet par la même voie. Ce geste déclancha la fureur de ses irritables voisins qui, armés de leurs fusils et baïonnettes au canon envahirent la Mission, saisirent le Père et l'entraînèrent chez eux, non sans lui administrer force coups. Le P. Le Page, qui se trouvait en ce moment à l'étage, se précipita au secours de son curé, mais fut repoussé brutalement par la soldatesque, qui lui opposait la pointe de ses baïonnettes.
    Au cantonnement, les officiers, embarrassés du prisonnier qu'on leur amenait, entrèrent en pourparlers et après une longue discussion, l'affaire fut réglée. Le P. Ginestet, bon prince, signa le traité de paix et fut ramené à sa résidence par des officiers de la garnison.
    Cette affaire, qui causa une grosse émotion dans la ville, fait prévoir le traitement qu'on nous appliquera quand les « traités inégaux » seront abolis.
    On écrit de Chine à l'Agence Fides, que la nouvelle Préfecture apostolique de Kaying (Kwangtung) qui vient d'être séparée du Vicariat apostolique de Swatow et confiée aux Missions Etrangères Américaines de Maryknoll, a parmi ses habitants plus de 50 ménages dont tes femmes sont originaires de la Colonie Française de la Réunion ou un certain nombre de chinois de cette région, étaient allés s'établir, pendant quelque temps et s'étaient mariés avant de revenir dans leur pays natal.

    Indochine.

    HANOI. Depuis l'été dernier, grâce à l'initiative personnelle de Mgr Gendreau, les missionnaires de Hanoi ont leur station d'altitude. Ce n'est pas le fastueux Tamdâo ; ce n'est pas le lointain et brumeux Chapa ; c'est Mâu-son, vers le nord, à une trentaine de kilomètres, dont 15 en plaine, de Langson. Nos deux évêques, six confrères y ont fait des séjours en juillet et août ; malgré une installation inachevée, tous sont revenus reposés et enchantés. Les Religieuses de St Paul de Chartres y ont conduit une colonie de 35 enfants et jeunes Cilles ; très satisfaites aussi de lexpérience elles exécuteront les perfectionnements désirables et remonteront l'an prochain avec un bataillon grossi. Leur établissement est situé à 500 mètres environ du nôtre ; entre les deux s'élève la villa de la Mission de Lang-son. L'altitude est de 900 à 950 mètres. La villa de la Résidence, le poste de milice, l'hôtel, quelques maisons d'Européens sont perchés à 300ms plus haut et à vol d'oiseau, à quatre kilomètres par la route en lacets. Tard venue, un peu déboisée, la station de. Mâu-son a été jusqu'ici dédaignée du high life tonkinois. Nous l'aimerons pour sa tranquillité, sa fraîcheur, ses beaux horizons; ses cascades, ses vasques aux eaux limpides, ses mamelons et ses pics.

    VINH. En décembre prochain (1928) nous aurons 8 nouveaux prêtres et 9 sous-diacres. Cet accroissement si désiré de notre clergé indigène ne nous laisse pas sans-souci à cause des intentions de messes qu'il faudrait pouvoir leur procurer et que nous ne recevons de nulle part. Aussi beaucoup de nos prêtres disent la messe sans honoraires, et justement ceux qui en manquent sont ceux qui en auraient le plus besoin pour vivre.

    BIRMANIE MÉRIDIONALE. A Rangoon nous avons en l'honneur de recevoir la visite de Son Excellence le Vice Roi des Indes. Dans les cérémonies et les réceptions officielles dont se trouvent accompagnées ces sortes de solennités, Mgr l'Evêque de Rangoon, représentant de l'Eglise Catholique clans cette parie de la Birmanie, n'a pas été oublié; dès le premier jour, en effet, Sa Grandeur se trouvait invitée à la table du Vice-Roi.
    Notre sainte Religion se trouve encore honorée par le noble Visiteur dans la personne de notre confrère, le P. Fargeton. En effet, au « Garden Party », qui dans la soirée groupait autour du Vice-Roi toute la haute société de Rangoon, Lord Irwing remettait au P. Fargeton la médaille d'or du K-I-H ; en un excellent français, Son Excellence félicitait en même temps notre confrère pour l'oeuvre admirable à laquelle ce dernier a consacré sa vie, oeuvre toute de dévouement et de charité envers les pauvres lépreux et les misérables incurables.

    Inde.

    COIMBATORE. Nous avons eu l'honneur et le plaisir de recevoir la visite du R. P. Robert, Visiteur des Missions de l'Inde. Arrivé à Coimbatore le 21 octobre, il nous a quittés le 12 novembre pour la Mission de Kumbakonam.
    Nous avons tous grandement apprécié celte visite ainsi que la sollicitude paternelle de Mgr le Supérieur qui nous l'a procurée, et la sagesse de l'article 72 de notre règlement qui l'a prévue. Une visite de celte sorte ne serait pas de trop tous les 5 ans pour entretenir plus étroitement le contact entre les Missions et la Société des Missions Etrangères. Le passage des Chefs dans les rangs des combattants est pour ceux-ci un encouragement, et leurs directions un gage de succès dans les combats.
    Dans ses conversations privées, dans ses allocutions aux enfants des diverses institutions et dans ses conférences aux confrères de la plaine, réunis à Coimbatore, et à ceux de la montagne, réunis au Sanatorium Saint Théodore, notre distingué Visiteur a gagné tous les coeurs par le tact, l'à propos et l'affabilité de ses paroles. De tout coeur nous lui disons non pas adieu, mais au revoir !
    Le « Peoples Friend », un journal local, publiait, à la date du 22 octobre dernier, une lettre de M. Venkataramana Aiyangar, de Coimbatore, membre du Conseil législatif de Madras, adressée à M. Palanisawmy Gavounder, Président du Taluk Board de Coimbatore, qui montre bien les obstacles que rencontrent, même de nos jours vis à vis de la caste, les réformes sociales dans l'Inde. En voici un extrait : ci Malgré notre désir commun de voir se réaliser au plus tôt la fusion des élèves de toutes les castes dans les écoles de villages, nous sommes bien obligés de reconnaître le fait que le temps n'est pas encore venu. Donc, de deux choses l'une; ou bien il nous faut ouvrir des écoles séparées pour les enfants de basses castes dans les villages, où ils sont en nombre considérable, ou il faut nous résigner à laisser sans aucune éducation un grand nombre d'enfants des deux sexes ».
    Voilà où en est en ce moment la question des castes, question tant de fois discutée, souvent incomprise et en tout cas difficile à résoudre. Cependant depuis 25 ans, un progrès indéniable s'est effectué dans la voie du nivellement social. Mais M. Venkataramana Aiyangar, lui-même est .d'avis que « patience et longueur de temps font plus que force et que rage ».

    Quelques « Echos de la Rue du Bac

    1er Février 1929

    La seconde quinzaine du mois de janvier a été marquée par divers événements qui, tranchant sur le cours du temps, méritent d'être mentionnés.

    Un Décret de la S.C. de la Propagande érige en mission autonome la partie du Vicariat du Thibet connue sous le nom de « Thibet Sud » ou « Thibet indien ». Au territoire occupé déjà par nos confrères est adjoint le royaume de Sikkim (4.000 km2, 7.000 habitants). Cette nouvelle mission nous reste confiée.

    La partie de la mission de Swatow évangélisée depuis quelques années parles PP. de Maryknoll est érigée en mission autonome avec Kaying comme centre.

    On sait que, pour raison de santé, Mgr Deswazières, élu Vicaire Apostolique de Pakhoi, avait cru devoir donner sa démission ; mais le Saint Père a tenu à ce qu'il reçoive néanmoins la consécration épiscopale. La cérémonie a eu lieu dans l'église St Joseph de Tourcoing le dimanche 27 janvier. Mgr de Guébriant fut le consécrateur, assisté de Mgr Lecomte, évêque d'A miens, et de Mgr. Liénard, évêque de Lille. Mgr. Chollet, archevêque de Cambrai, Mgr Rasneur évêque de Tournai, et plusieurs prélats assistaient à la cérémonie, qui fut vraiment grandiose. Huit confrères représentaient la Société des Missions Etrangères : les PP. Ferrières, Bibollet, Fouque. Durand, Nassoy, Lévêque, Lacroix et Grégoire.
    15 Janvier 1929

    Les destinations pour le départ de Poques ont été données le mercredi des Cendres à la lecture spirituelle du soir :

    à Fukuoka Mr Doller, de Metz,
    à Moukden Mr Vernois, de Paris,
    à Swatow Air Lambert, de St Dié,
    à Phatdiem Mr Gouin, de Luçon.

    Le lendemain, les quatre nouveaux missionnaires partaient dans leurs familles pour les derniers adieux. Le départ aura lieu de Paris le 15 avril et de Marseille le 19.

    Dom Chautard, abbé cistercien de Sept Fonds, va visiter les Monastères de son Ordre en Extrême Orient. Il est venu rendre visite à Mgr le Supérieur et s'embarquera à Marseille le 22 courant avec le Père abbé d Aiguebelle.
    Le froid est rigoureux mais dans l'ensemble les santés restent bonnes. Grâce sans doute au chauffage central, installé providentiellement au Séminaire en automne dernier, la grippe n'a fait que toucher légèrement la communauté.
    M. Gros, nouveau représentant du groupe des missions du Tonkin, est heureusement arrivé à Marseille le 2 février. Parti de Marseille le 4, il s'est arrêté à Dijon pour revoir sa famille qu'il avait quittée il y a 24 ans."
    1929/70-78
    70-78
    France et Asie
    1929
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