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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions TCHENTOU (Setchoan) Pillage.
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    Nouvelles des missions

    TCHENTOU (Setchoan)

    Pillage.

    Le 10 juin, un peu après minuit, 70 à 80 hommes pénétraient en l'absence du curé dans l'enclos de la mission de Gantepen (sous-préfecture de Pi). Ils venaient, disaient-ils, réclamer un jeune domestique qui avait été saisi comme otage, pour obliger la mission à payer d'avance les impôts de quatre ou cinq ans, et qui avait réussi à s'échapper. L'heure choisie pour cette réclamation était assurément insolite; mais ce qui l'est plus encore, c'est que les assaillants, non contents de démolir en partie les cloisons, ont tout pillé dans la maison. Et, détail particulier, une partie des pillards étaient revêtus d'uniformes militaires. Des policiers qui se font détrousseurs! Des soldats qui aident la police à voler ! Le cas n'est vraiment pas banal. Qu'en pensera la Commission d'enquête?...

    SUIFOU (Setchoan)

    Encore des pillages.

    Depuis plusieurs mois la ligue anti-chrétienne de Pehonatchang, dans la sous-préfecture de Suifou, attaquait ouvertement la mission catholique. Les autorités averties ne firent rien. Le 31 mai, les orateurs de la ligue, par des discours pleins de haine et de calomnies, échauffèrent la foule. Une troupe hurlante, conduite par le commandant de la garde nationale et composée surtout de miliciens et d'étudiants, envahit la mission en enfonçant les portes, aux cris de : « A bas les chrétiens ! A mort les prêtres ! » Ils pénétrèrent dans toutes les chambres, fouillèrent dans tous les coins et recoins pour saisir le curé, le P. So, qui heureusement était absent, ayant été appelé auprès d'un autre prêtre, gravement malade.

    TCHONGKIN (Setchoan)

    Distribution des prix au collège Saint-Paul.

    La distribution des prix a eu lieu au collège Saint-Paul. Elle a été fort solennelle.
    Mgr Jantzen, M. Yé, inspecteur d'Académie, puis M. Fau, chef du Bureau de l'Instruction, adressèrent successivement la parole aux élèves. « J'ai vu, dit le dernier, toutes les écoles de la ville ; j'ai professé dans plusieurs d'entre elles, mais je puis affirmer qu'aucune n'est comparable à la vôtre, tant pour l'installation que pour l'enseignement ». Ces paroles disent assez clairement le bien que font les Frères et les résultats qu'obtient leur dévouement.

    KOUIYANG (Kouytcheou)
    Famine.

    Les PP. Darris et Bacqué, chargés par le Comité de la distribution des secours aux affamés, continuent leur tournée, chacun dans la région qui lui a été assignée. Ils ne trouvent partout que des spectacles de ruine et de misère. Les voyages, dans ces pays infestés de pirates, ne sont pas sans danger ; espérons que nos confrères pourront remplir jusqu'au bout leur mission de charité sans être inquiétés.
    De pareils voyages en cette saison et dans des régions pleines de brigands sont fort pénibles. Le pays est depuis longtemps ravagé par les soldats et par les bandits, la misère y est profonde, nos confrères et leur escorte ont toutes les peines du monde à se procurer des vivres.
    Notre nouveau gouverneur Tcheou Si Tchen a décidé la construction de trois routes, reliant Kouiyang avec le Hunan, le Kouangsi et le Setchoan. Il demande la collaboration du « Comité de secours aux affamés », les miséreux de la province fournissant la main-d'oeuvre. Six membres de ce Comité, trois Chinois et trois Européens, ont été choisis comme contrôleurs du travail et de l'emploi des fonds; les trois Européens sont les PP. Cousin, Darris et Gros.

    Mort d'un prêtre chinois.

    La mission vient encore de perdre un prêtre chinois, le P. Luc Tchong, vicaire à la cathédrale, qui n'avait que deux ans de prêtrise. A cause de l'épidémie de grippe qui sévit un peu dans toute la province, il ne se passait pas un jour sans qu'il fût appelé auprès de malades, et c'est probablement dans ces visites qu'il contracta le mal qui l'emporta en dix jours. Prêtre pieux et zélé, âme simple et coeur droit, il est regretté de tous.

    PAKHOI (Kouangtong)

    Pillages et menaces.

    Le mois de juin a vu un second pillage des cimetières français et anglais. A peine réparée, les croix des tombes où reposent — ou du moins devraient reposer en paix — les restes du P. Kammerer et de Soeur Emmanuel ont été de nouveau brisées. Chez les Anglais, le mal est plus grand encore. Tous les monuments portant des noms à consonance britannique ont été dévastés, et la tombe d'un ancien Commissaire des Douanes a été ouverte. Il n'est pas jusqu'au cercueil même qui n'ait été fort abîmé : manifestement, on a essayé de le fracturer à coups de pince.
    A Shekshing, le P. Genty a dû subir trois discours, débités sur le seuil de sa porte et remplis d'injures intraduisibles même en latin, le tout parsemer de menaces de mort. Voici quelques échantillons des aménités qu'il a reçues à bout portant : « La religion chrétienne fait le malheur de la Chine ; elle est pernicieuse; il n'en faut plus. — Les catholiques ne sont plus Chinois; ce sont des traîtres. Il faut chasser le missionnaire étranger; il faut le tuer, le couper en morceaux et le manger !... » Les jours suivants, on promena solennellement l'effigie de notre confrère sous la forme d'un mannequin grotesque entouré d'autres mannequins, qui prétendaient représenter les religieuses indigènes de son district.

    PONDICHÉRY

    Conversion d'un village par un enfant.

    A plusieurs milles de mon chef-lieu, se trouve un village de néophytes venus à la religion il y a quelque trente ans. Depuis une vingtaine d'années, ces pauvres gens ne pratiquaient guère. Mes zélés prédécesseurs avaient usé de tous les moyens ; je les avais imités et les résultats obtenus n'étaient pas meilleurs que les leurs.
    L'an dernier, le bon Dieu m'inspira d'envoyer un enfant à l'école Sainte-Anne.
    Savez-vous ce qu'il a fait pendant ses vacances ? Au bout de quelques jours, il s'en alla chez sa grand'mère habitant le village de ces néophytes. Il raconta à ses petits camarades ce qu'il faisait à l'école, leur parla de religion, leur apprit les prières et un peu de catéchisme. Dès le premier dimanche, il m'amena trois ou quatre enfants à la messe, au chef-lieu ; le dimanche suivant, une douzaine l'escortaient, et chaque semaine le troupeau amené par mon petit berger augmentait. Les parents eux-mêmes furent intéressés, et, à la fin des vacances, j'avais la joie de donner la première communion à une quarantaine d'enfants et de baptiser plus de 60 enfants qu'on m'avait refusés précédemment.
    Depuis lors une école a été établie dans ce village ; si le maître suit le chemin tracé par le petit bonhomme, ce village sera sauvé et deviendra un village chrétien.

    HUÉ (Annam)

    Succès aux examens.

    De nombreux élèves de nos écoles ont été admis au certificat d'études élémentaires indigènes. L'école des futurs Petits Frères du Sacré Coeur en a eu 15 sur 17 ; les religieuses indigènes de Covuu, qui s'étaient présentées 5, ont été toutes reçues. Les Frères de l'école Pellerin ont obtenu aussi de beaux succès à cet examen, ainsi que pour le certificat d'études primaires français; 10 sur 12 ont été reçus.

    SAÏGON (Cochinchine)
    Soeurs de Saint-Paul (de Chartres).
    Frères des Écoles Chrétiennes.

    Pensionnat de la Sainte Enfance, Saigon.

    Certificat d'études élémentaires indigènes : 64 élèves présentées....... 59 élèves reçues.
    Certificat d'études primaires franco indigènes: 13 élèves présentées ...... 12 élèves reçues.
    Certificat d'études primaires françaises: 9 élèves présentées...... 9 élèves reçues.

    Pensionnat à Mytho.

    5 sur 6 élèves présentées ont été reçues au Certificat d'études primaires franco indigènes.

    Pensionnat à Tândinh.

    Certificat d'études élémentaires indigènes, 10 élèves présentées ...... 10 élèves reçues.

    L'Ecole des Frères de Mytho.

    28 sur31 présentés ont été reçus au Certificat d'études primaires franco indigènes.

    PHNOMPENH (Cambodge).

    Soeurs de la Providence (de Portieux).

    Compte rendu des travaux de 1925 :
    Personnel : 39 Soeurs françaises; 272 Soeurs indigènes, 45 novices et postulantes.
    Œuvres diverses : orphelinats et crèches, avec 103 garçons, 630 filles, 3.092 baptêmes d'enfants de païens.
    7 hôpitaux, 2 maternités, le tout entretenu par les Soeurs à leurs frais. Elles donnent encore leurs soins aux malades dans 5 hôpitaux et maternités du Gouvernement. 554 baptêmes d'adultes ont été administrés dans ces diverses maisons. Le nombre des malades actuellement traités est de 962; celui des malades traités dans l'année est de 20.824.
    Les Soeurs indigènes de la Providence servent d'institutrices dans les écoles de 26 paroisses, et donnent leurs soins aux enfants de la Sainte Enfance dans 19 crèches paroissiales.

    CHINE

    Missionnaires et Prêtres indigènes en Chine.

    (Errata.)

    Dans le dernier numéro de nos Annales, p. 170, une erreur s'est glissée que nous nous empressons de rectifier :
    Au lieu de : Il y a en Chine 58 missions, il faut lire : Il y a en Chine 69 missions.
    Pour compléter les renseignements donnés précédemment, ajoutons les chiffres suivants que nous puisons dans une petite brochure publiée à Zi-Ka-Wei en 1926 1 :

    Catholiques . . . . . . 2.337.951
    Missionnaires . . . . . 1.779
    Prêtres chinois . . . . . 1.184
    Frères européens . . . . . 248
    — chinois . . . . . 271
    Religieuses européennes . . . . 1.088
    — chinoises . . . . . 2.830
    1926/227-233
    227-233
    France et Asie
    1926
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