Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Le Clergé indigène. TCHONGKING Belle ordination. Il y a eu 10 tonsurés ; 7 ont reçu les ordres de portier et de lecteur ; 6, les ordres d'exorciste et d'acolyte; 5 ont été élevés au sous diaconat et cinq ont eu la prêtrise. HANOI Le 22 décembre, jour de la clôture de la retraite des prêtres indigènes, Son Excellence Mgr Aiuti a procédé, en l'église de Keso, à l'ordination de 1 prêtre, 6 diacres, 2 sous-diacres, 6 minorés et 3 tonsurés. HUÉ
Add this
    Nouvelles des missions

    Le Clergé indigène.

    TCHONGKING

    Belle ordination. Il y a eu 10 tonsurés ; 7 ont reçu les ordres de portier et de lecteur ; 6, les ordres d'exorciste et d'acolyte; 5 ont été élevés au sous diaconat et cinq ont eu la prêtrise.

    HANOI

    Le 22 décembre, jour de la clôture de la retraite des prêtres indigènes, Son Excellence Mgr Aiuti a procédé, en l'église de Keso, à l'ordination de 1 prêtre, 6 diacres, 2 sous-diacres, 6 minorés et 3 tonsurés.

    HUÉ

    Le 19 décembre, dans la cathédrale de Phucam, Mgr Allys a ordonné 7 diacres, 2 sous diacres et 2 minorés, dont l'un, originaire du Vicariat apostolique dé Saigon, est postulant au monastère de N.-D. d'Annam, à Phuocson.
    Le doyen des prêtres indigènes, le P. Joseph Tinh, est mort le 30 décembre au petit séminaire d'Anninh. Né en 1835, il avait été ordonné prêtre en 187, par Mgr Sohier. C'était le dernier des prêtres qui eût reçu l'onction sacerdotale des mains de l'évêque de Gadare. Tous les autres ont été ordonnés de 1884 à 1925.

    SINGAPORE

    Le dernier dimanche de l'année, Mgr le Coadjuteur 1 ordonnait, dans la cathédrale du Bon Pasteur, deux nouveaux prêtres, tous deux Eurasiens, et appartenant, l'un à la paroisse du Bon Pasteur, l'autre à Saint-Jean de Kuala Lumpour. Le soir même de l'ordination, les nouveaux prêtres recevaient leur destination : le P. Cordeiro, pour le séminaire de Saranggong, le P. de Silva pour Bagan Serai.

    1. Mgr Perrichon.

    MYSORE

    Ordination sacerdotale de 2 anciens élèves du collège, l'un au diocèse même de Mysore, l'autre au diocèse de Poona. De plus, 2 élèves ont quitté le collège pour entrer au séminaire d'Issy en France et y faire les études philosophiques et théologiques.

    Troubles en Chine.

    TCHONGKING (SETCHOAN)

    Les insultes grossières envers la religion, et les menaces à l'adresse des chrétiens qui, durant le mois de décembre, ont été affichées sur les murs ou débitées à satiété dans les rues de Tchongking par les énergumènes bolchevistes, n'ont pas arrêté nos fidèles ; et les fêtes de Noël ont été célébrées solennellement dans nos églises comme aux meilleurs temps de jadis. Par mesure de prudence cependant, les offices de nuit furent supprimés dans les églises paroissiales de la ville de Tchongking, et n'eurent lieu que dans les chapelles des communautés religieuses, ainsi qu'à la marine française, où dans un oratoire improvisé se réunirent officiers et marins avec les membres de la colonie française.
    Dans l'intérieur du pays, les offices ont été célébrés comme d'ordinaire et sans incident. A Kikiang toutefois, une trentaine d'étudiants païens se sont présentés, le matin de Noël, à la porte de l'église, drapeau en tête; ils se sont installés là et se sont mis à déblatérer contre la religion catholique, les prêtres et les ministres protestants ; ils ont empêché les chrétiens de tirer les pétards traditionnels et ont continué leurs vociférations pendant 2 heures. Dans toute la ville, étudiants et étudiantes ont fait aussi des discours contre la religion, annonçant que le 1er janvier, ils seraient encore plus violents.
    A Semong, le jour de Noël, chrétiens et païens se sont réunis pour remercier le P. Couvet du dévouement qu'il leur a témoigné au cours des hostilités qui, par deux fois, ont désolé la région. Ils lui ont présenté, entre autres cadeaux, un riche panneau sur lequel sont gravés quatre caractères : « Un fleuve de grâces nous est venu de l'Occident. » Un feu d'artifice qui dura plus d'une heure termina brillamment la cérémonie.

    SUIFU

    Le jour de Noël, les établissements protestants de Loutcheou et de Nauchi ont été attaqués et saccagés en partie par des étudiants de la ligue anti-chrétienne. Si les autorités ne mettent pas un frein à la turbulence de la gente écolière, nos oratoires catholiques ne sauraient être épargnés longtemps. En ce moment, la plupart des grands journaux et presque la totalité des petits mènent une violente campagne contre le christianisme et les chrétiens.

    YUNNANFU

    Le mouvement asti chrétien se généralise en Chine. Une ligue asti chrétienne, disposant de fonds venus de Moscou, envoie des émissaires dans toutes les provinces. A Yunnanfu on peut voir, placardées par les étudiants, des affiches contre le christianisme. Les protestants semblent cependant être plus directement visés que nous.

    PAKHOI

    Le P. Baldit a vu sa chapelle envahie et occupée militairement par deux fois. Le P. Zimmermann a bien pis encore à subir : sa résidence de la ville de Louitcheou, occupée d'abord par une soi-disant Croix-Rouge, sert maintenant de club antieuropéen et anticatholique. On y affiche à l'intérieur les placards les plus injurieux pour notre sainte religion, et les plus provocateurs contre la France; des meetings y sont tenus, au cours desquels des officiers rouges exhortent le peuple à chasser les Français de Kouangtcheou Touan, à massacrer les missionnaires, et donnent aux catholiques chinois le choix entre l'apostasie et la mort. Bref, par un raffinement satanique, c'est de la chapelle catholique même que partent les excitations les plus enflammées à la persécution sanglante.
    Nous sommes entre les mains de Dieu et nous nous abandonnons à sa volonté sainte.

    Mgr Dumortier1.

    SAÏGON

    Isidore Marie-Joseph Dumortier est né le 6 avril 1869 à Halluin, diocèse de Lille. Elève, à Halluin même, des Petits Frères de Marie, de 1875 à 1880, année où il fit sa première communion, il étudia de 1880 à 1884, à l'Institution Notre Dame de l'Espérance à Merville sous la direction des Pères du Saint Esprit, et de 1884 à 1888 à l'Institution du Sacré Coeur de Tourcoing. Il se rendit à Rome en 1888, suivit les cours de l'Université Grégorienne et en sortit, au bout de six années, docteur en philosophie et docteur en théologie. Il avait, à Rome même, reçu la prêtrise le 27 mai 1893. A son' retour dans son diocèse, en 1894, il fut nommé professeur à l'Institution du Sacré Coeur à Tourcoing et y passa trois années. En - septembre 1897, il entra au Séminaire des Missions Etrangères et arriva à Saigon en décembre 1898. Depuis de longues années il gouverne la grande chrétienté de Caimong et y dirige le couvent des Amantes de la Croix comprenant plusieurs centaines de religieuses.

    1. Mgr Dumortier a deux frères prêtres : l'un dans le diocèse de Lille et l'autre dans le diocèse de Cambrai.

    Mgr Dumortier a reçu la consécration épiscopale à Saigon, des mains du Délégué apostolique, Mgr Constantin Aiuti.

    QUINHON (CHEZ LES SAUVAGES)

    Lettre du P. Hutinet.

    Je suis passablement occupé avec mon district déjà grand et que je viens encore d'augmenter de deux villages, un de 160 âmes et un de 120.
    Après l'acceptation de notre Sainte Religion a eu lieu la livraison et la destruction des fétiches, l'érection de la Croix et le baptême des petits enfants n'ayant pas encore l'usage de raison. Dimanche prochain, ces deux villages viendront chercher deux catéchistes qui s'installeront chez eux et commenceront à instruire.
    Je pourrais planter la Croix dans une demi-douzaine d'autres villages païens, mais comment s'en occuper ? C'est bien le cas de dire : La moisson est abondante, mais il n'y appas d'ouvriers. Que c'est donc pénible de voir tant d'âmes se perdre, faute de prêtres ! Konhoring, 5 mars 1926).

    SÉOUL

    Lettre du P. Augustin Kim.

    L'année dernière, j'avais 2.755 chrétiens dans mon district. Actuellement, je n'en ai plus que 2.105 dispersés dans 22 stations. 650 fidèles et 15 stations ont été donnés pour former un district confié au P. Pierre Kim, qui a été mon vicaire pendant plusieurs années (Katteungui, 21 mars 1926).

    Conversions.

    KIRIN (MANDCHOURÏE)

    A Kirin, l'OEuvre des Conférences aux païens s'est régulièrement poursuivie, même durant la période de surexcitation des étudiants, sans qu'il se produise le moindre incident ; 10.000 tracts de propagande ont été distribués aux auditeurs toujours assidus.
    Parmi les nouveaux catéchumènes de Kirin, l'un d'eux mérite une mention spéciale : il s'agit d'un brave homme, originaire du Sud ; à l'âge de 27 ans, il s'était retiré à la pagode ; il y porta l'ha- bit de bonze pendant quatre ans, puis reprenant sa liberté, il résolut de se faire ermite.
    Quatorze ans durant, tout seul au sommet d'une montagne, loin de toute habitation, il vécut d'herbes et de racines ; ses journées se passaient en oraison selon la méthode de Bouddha, devant une petite statue qu'il avait apportée de la pagode.
    A ce chercheur de la vérité, la Providence a ménagé les circonstances qui lui en ont fait découvrir la bonne voie. Aujourd'hui, à la veille de recevoir le baptême, le vieil ermite de la montagne attend avec impatience le jour où il sera attitré au service de Marie, car c'est lui que le P. Cubizolles veut établir gardien de la Grotte de Notre Dame de Lourdes.
    Une autre conversion de marque est signalée du district d'Outchenting.
    Tchang était chef de la secte païenne « Hoanhtientiao ». Agé de 35 ans, intelligent, jouissant d'un bon renom et de fortune aisée, il était honoré de ses coreligionnaires.
    Afin de se soustraire lui et sa famille aux vexations possibles des malfaiteurs qui rôdent dans la contrée, il fut amené à choisir une maison en ville, tout près de la résidence de la Mission. Il entra ainsi peu à peu en relations avec un chrétien et il ne tarda pas à se convaincre de la supériorité des 'dogmes et de la morale catholiques. Son parti est vite pris ; il s'engage sans hésitation dans la voie qu'il vient de découvrir; mais sa vieille mère ne peut se décider à brûler ce que toute sa vie elle a adoré.
    Après sa conversion et son baptême, Tchang travailla sans relâche à la conversion de sa mère et de ses enfants, Il y réussit et aujourd'hui toute cette famille est baptisée. Le prosélytisme de Tchang ne s'arrêta pas là ; parmi ses anciens adeptes, il compte déjà une soixantaine de catéchumènes.

    BANGKOK (SÏAM)

    Un fait digne d'être signalé, c'est la conversion d'un lettré bouddhiste, devenu chrétien avec sa femme et ses quatre enfants.
    Ce Siamois, âgé d'une quarantaine d'années, a passé une bonne partie de sa vie à la pagode, à étudier la doctrine de Bouddha. Engagé par les Frères comme professeur de langue siamoise, il ne tarda pas à leur demander un catéchisme pour le lire chez lui avec sa femme et l'aînée de ses enfants. Puis il voulut être instruit avec tous les siens.
    Après six mois d'instruction et d'épreuve, le P.Perroudon les admit au baptême, et depuis ce jour, le père, la mère et la fille aînée ne manquent pas de se confesser chaque semaine et de recevoir la sainte communion tous les jours; les autres enfants plus jeunes suivent les cours de catéchisme avec les enfants chrétiens de leur âge pour pouvoir être admis à la communion privée.
    Le Prix de La Sayette.
    Depuis 1920, il est attribué chaque année, par le Comité du Prix Louis de La Sayette, que préside Mgr Baudrillart, une somme de mille francs à l'établissement religieux français qui a rendu, dans le passé et au cours des douze mois écoulés, les plus importants services au développement de la culture française à l'étranger.
    Le choix unanime du Comité s'est porté, pour 1926, sur notre Société des Missions Etrangères. Il a voulu signaler ainsi à l'attention et à la gratitude publiques les petits et les grands séminaires établis et dirigés par notre Société, dans les colonies françaises d'Extrême Orient, pour la formation du clergé indigène, et dans lesquels l'enseignement de notre langue est depuis longtemps organisé.

    1926/99-104
    99-104
    France et Asie
    1926
    Aucune image