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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Japon. FUKUOKA. Le 31 mai dernier, la plupart des missionnaires du nouveau diocèse se trouvaient réunis à Fukuoka même pour une fête intime, la Saint Ferdinand, fête de Mgr Thiry. Les agapes eurent lieu dans une maison de louage, ce qui rappela aux anciens leurs débuts dans le ministère apostolique.
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    Nouvelles des missions

    Japon.

    FUKUOKA. Le 31 mai dernier, la plupart des missionnaires du nouveau diocèse se trouvaient réunis à Fukuoka même pour une fête intime, la Saint Ferdinand, fête de Mgr Thiry.
    Les agapes eurent lieu dans une maison de louage, ce qui rappela aux anciens leurs débuts dans le ministère apostolique.
    Inutile de dire que la joie fut la note caractéristique de la réunion. Quand les abeilles essaiment, c'est la mère abeille qui part, laissant à la jeune reine tous les trésors amassés ; mais, bien qu'elle aille, avec ses ouvrières, vers de nouveaux travaux « cyclopéens », comme dit Virgile, l'essaimage se fait néanmoins très joyeusement. C'est l'image de ce qui s'est passé ici lors de la division, division qui n'empêche pas l'union des coeurs.
    Quelques jours auparavant les chrétiens de Fukuoka, empruntant la maison du P. Joly, avaient voulu, fêter, eux aussi, par un banquet « à la japonaise », l'arrivée de leur Evêque ; tout se passa parfaitement, conformément, du reste, au programme.
    Le mot Fukuoka veut dire en japonais « plage du bonheur » ; nous espérons bien que, Dieu aidant, le sens de ce nom se réalisera plus que jamais pour nous.

    Corée.

    TAIKOU. Mgr Demange avait pu, le jour même de la Pentecôte, célébrer la messe dans son oratoire, après une interruption de 40 jours et reprendre le cours extérieur de la vie commune. Mais ce mieux relatif ne s'est pas maintenu et Sa Grandeur s'est rendue à Shanghai, le 5 juin, d'où les médecins l'ont dirigée vers la France.

    Chine.

    L'église catholique en Chine. D'après des statistiques qui viennent de paraître il y eut en Chine, en 1926-1927, malgré la guerre civile et la persécution religieuse, 380.438 baptêmes, 47.090 confirmations, 6.961.644 confessions, 16.706.920 communions, 18.986 mariages et 26.117 extrêmes-onctions, et cela dans 73 circonscriptions ecclésiastiques de la Chine.

    94 hôpitaux catholiques ont soigné 54.732 malades, 110 hospices ont logé 8.113 personnes, 334 orphelinats ont reçu 19 502 orphelins, 60.575 enfants furent recueillis par l'oeuvre de la Sainte Enfance et 480 dispensaires et pharmacies donnèrent plus de 3.391.193 consultations et distribuèrent 1.243.493 remèdes.
    L'Université catholique de Pékin a eu pendant la même période 160 élèves, l'Institut supérieur d'industrie et commerce de Tien-Tsin 126 élèves, l'Université l'Aurore de Shangaï 450 élèves, les écoles primaires 67.064 élèves ; soit au total 282.602 élèves dans les écoles catholiques, ce qui marque une diminution de 31.333 élèves sur l'année précédente.

    Le gouvernement chinois et les Missions catholiques. On écrit de Nanking à l'agence Fides que d'importants règlements concernant l'achat des propriétés par les Missionnaires catholiques viennent d'être promulgués par le Ministère Chinois des Affaires étrangères.
    Désormais les Missionnaires ne pourront louer des terrains et construire ou louer des maisons, hôpitaux ou écoles qu'avec autorisation des autorités locales ; et cette autorisation pourra être refusée si les dimensions du terrain ou des bâtiments sont considérées par ces autorités comme excédant les besoins de la Mission. En outre le contrat de location sera annulé si les terrains ou les locaux sont utilisés à d'autres fins que celles primitivement déclarées par les Missionnaires. Enfin toutes les Missions étrangères occupant des terrains ou des maisons à l'intérieur de la Chine avant la promulgation de ces règlements doivent soumettre leurs transactions aux autorités locales intéressées.
    Les règlements semblent très inquiétants aux Missionnaires Catholiques.

    Un missionnaire torturé. Hankéou, 20 aout. On craint que le préfet de la mission apostolique romaine à Sin-Yang-Cheou, dans le sud de la province du Honan, soit mort après avoir été torturé par des brigands chinois par lesquels il fut fait prisonnier voici une quinzaine de jours.
    Ce missionnaire catholique, de nationalité autrichienne, Mgr Froewis, était âgé de soixante-quatre ans, et bien que les autorités chinoises de la province du Honan aient eu connaissance de sa capture par les bandits, aucune mesure ne fut prise pour tenter de le sauver.

    Les oeuvres franco-chinoises. Le gouvernement chinois continue de verser régulièrement les sommes venues à échéance sur le reliquat de la part française de l'indemnité Boxer et destinées au service des bons 5 0/0 ors de la République chinoise, en exécution des accords franco-chinois de 1923 et de 1925.
    C'est ainsi que durant l'année 1927, la Banque Franco Chinoise a encaissé la somme de 2.760.525 dollars qui lui a permis d'assurer le service des coupons et l'amortissement des bons sortis au tirage de fin d'année.
    D'autre part, le produit des bons 5 0/0 or affectés, conformément à l'article 3 de l'accord du 12 avril 1925, aux oeuvres franco-chinoises, afin de leur assurer un revenu annuel de 200.000 dollars, a été mis par la banque à la disposition de la commission des oeuvres franco-chinoises, et partagé en deux fractions égales qui ont été réparties par les délégations française et chinoise.
    La part française a été employée à subventionner les oeuvres suivantes pendant l'exercice 1927 :
    Institut franco-chinois de Shanghai, 25.000 dollars.
    Institut franco-chinois de Lyon, 25.000 dollars.
    Université l'Aurore de Shanghai, 25.000 dollars.
    Ecole de médecine navale de Tien-Tsin, 5.000 dollars.
    Institut des Hautes-Etudes chinoises à Paris, 10.000 dollars.
    Réserve pour frais de séjour de conférenciers à Pékin, 3.000 dollars.
    12 mensualités à la presse chinoise de langue française, 9.000 dollars mexicains.
    Dépenses mensuelles d'entretien des bureaux de la commission des oeuvres franco-chinoises, 4.500 dollars mexicains.
    La part chinoise, convertie en dollars mexicains, a été employée en bourses à des étudiants chinois et en subventions à diverses oeuvres, notamment à l'Université franco-chinoise de Pékin, qui a reçu 162.500 dollars mexicains.

    SUIFU. Par leurs exactions continuelles, les autorités militaires et leurs suppôts, les chefs de villages, ont fait des campagnes setchouanaises un immense champ tout préparé à recevoir le virus bolchevique. De-ci de-là, prélude d'une insurrection générale, on assiste à des soulèvements populaires, comme ceux qui eurent lieu, l'année dernière, à Iun hien, et, tout récemment, à Nanki. Personne n'ignore, en effet, qu'en Chine les contributions, faisant boule de neige, vont augmentant à mesure qu'elles s'éloignent de l'autorité qui les a primitivement imposées ; et, quand elles arrivent au contribuable, elles ont, pour le moins, triplé, le plus souvent, quadruplé ou même quintuplé. Ainsi, pour dix mille piastres exigées en haut lieu, le peuple devra en payer trente à quarante mille. La différence est partagée par les autorités départementales, les collecteurs d'impôts et les chefs de villages. Aussi, tout le monde ne s'appauvrit pas dans notre province : témoin les palais que se bâtissent les hauts mandarins et les belles propriétés que s'achètent les tyranneaux des campagnes.
    Dans le milieu d'avril dernier, Mgr Renault a nommé le P. Ma-thieu Li, procureur à Kiating, vicaire forain de toute la région nord-ouest de notre Mission qui est appelée à devenir, à bref délai, Vicariat purement indigène. On prépare cette division méthodiquement. Aussi a-t-on bon espoir que tout sera prêt, lorsque Rome jugera le moment venu de détacher de Suifu, pour en former la nouvelle Mission de Kiating, les 14 beaux et florissants districts de vieux chrétiens du Chang Tch'ouan lan.
    Par deux fois, nous avons essayé d'obtenir l'enregistrement officiel de notre école normale de filles ; par deux fois, on nous a fait répondre, par l'inspecteur des écoles de la sous-préfecture de Suifu, qu'on ne pouvait confier à des étrangers la formation de futures institutrices. Mais le bureau de l'éducation, à Chengtu, nous ayant laissé entendre qu'il était disposé à la reconnaître comme école secondaire, nous avons fait de nouvelles démarches dans ce sens.

    NINGYUANFU. Le Kientchang compte actuellement, en dehors du Vicaire Apostolique, 9 missionnaires français et 9 prêtres chinois.
    La guerre à mort, entreprise par notre Gouverneur contre les Lolos, continue. Vingt de ces derniers ont été exécutés près de la ville de Ningyuanfu ; mais, ne pouvant empêcher les gens d'arracher le coeur des victimes pour le manger, le général a donné l'ordre de faire les exécutions sur place.

    La région de Hosi, terrorisée depuis quelques mois par les Lolos, semble plus tranquille, grâce à la présence d'un chef militaire, Lolo lui-même.
    Les Religieuses Franciscaines Missionnaires de Marie continuent leurs visites de malades à domicile. Elles sont allées d'abord à Litcheou et les environs où elles ont eu la consolation de faire 246 baptêmes. Quelques jours plus tard elles partaient dans la direction de Kao tsao kan, Houang lieu po, résultat : 282 baptêmes.

    KOUIYANG. Grand événement historique. Vers la fin de mai M. Tcheou gouverneur de la Province s'est rendu à Tongtse son pays natal. Il allait voir sa famille et remplir ses devoirs aux tombeaux de ses ancêtres. Parti le matin en auto, il arrivait le soir même à Tongtse, ayant fait en quelques heures le trajet qui d'ordinaire demande huit jours. A son retour, le 31 mai, toute la ville se porta à sa rencontre, ce fut l'occasion du premier accident d'auto dont on ait ouï parler. Trois grands personnages étaient montés en auto à la rencontre du Gouverneur. En route, l'un d'eux, pour faire montre sans doute de son habileté, voulut prendre le volant. Ce ne fut pas long, la voiture alla se briser sur un tas de pierres. Des trois voyageurs, l'un avait le crâne ouvert, l'autre les côtes enfoncées, le troisième avait la tête en sang mais rien de cassé, il sera vite guéri. « Désormais, dit-il, je voyagerai en palanquin, c'est moins dangereux ».

    CANTON. « Nous sommes très heureux, écrit de Hôi-Hao, le P. Juliotte, d'avoir Gaston avec nous ». (Le général Gaston Wang a pris ce nom de baptême, en dehors du premier des sept sacrements quand il était élève officier dans une de nos écoles militaires). « Il est devenu de suite notre ami et nous demandons à le garder longtemps, afin qu'il ait le loisir de mener à bien toutes les améliorations projetées. Le 25 mai, il doit partir en grand voyage d'exploration dans notre île de Hainan à la grande joie du P. Savina qui l'accompagnera avec le P. Geyer ». Par le même courrier, le général Wang envoyait sa photographie à Mgr de Canton, avec cette dédicace : « A mon maître, Mgr Fourquet. C'est au maître de ma jeunesse que je dois ma fortune et tout ce que j'ai fait de bien. Je n'hésite pas à dire que l'avenir d'un jeune homme dépend de son maître ».

    Indochine.

    HANOI. L'état de santé de notre cher et vénéré Vicaire Apostolique, Mgr Gendreau, nous a inspiré, quelques jours durant, de sérieuses inquiétudes. Une affection douloureuse et susceptible, vu le grand âge du malade, d'amener des complications, a obligé Sa Grandeur à se faire hospitaliser, le 29 mai, à la clinique St Paul. Par la protection de la bonne Mère du ciel et de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus fervemment implorées, grâce aussi aux soins dévoués du docteur et des Religieuses infirmières, il y a aujourd'hui une amélioration très sensible et un espoir fondé de prompte guérison.

    HUNGHOA. La léproserie de Huong-Phong, à 5 km de HungHoa, compte actuellement environ 330 malades ; sur ce nombre, 290 sont chrétiens et sont confiés aux bons soins des deux prêtres '1 annamites de la paroisse voisine. Le jeudi 7 juin, ce fut fête dans cet asile de la douleur : 18 lépreux reçurent le Baptême, et Mgr Ramond confirma 51 néophytes. Inutile de dire avec quelle joie ces pauvres gens reçurent la visite de leur Pasteur : tambours, drapeaux et pétards, rien ne manqua ; et la petite aumône, distribuée à chacun à la fin de la cérémonie, fut bien appréciée de tous, chrétiens et païens.

    QUINHON. La réglementation des écoles devenant de plus en plus draconienne, nous avons dû en réduire le nombre. Aujourd'hui, officiellement, nous n'avons plus que 36 écoles, mais toutes ont un maître diplômé et sont fréquentées par 1.531 élèves : 1.038 garçons et 493 filles. Il va sans dire que toutes nos écoles de catéchisme demeurent et que, tout en y apprenant la lettre du catéchisme, les petits enfants ne négligent pas les lettres de l'alphabet.
    Nous ignorons encore les résultats complets des examens, mais nous savons déjà qu'une centaine d'élèves ont été reçus au certificat élémentaire dans la seule province de Binh-dinh.

    HUÉ L'OEuvre de Saint Pierre Apôtre vient de contracter en Hollande un emprunt pour construire, en Asie et en Afrique, 27 futures pépinières de prêtres indigènes. Les vicaires apostoliques, dotés ainsi d'un séminaire, s'engagent à payer l'intérêt, minime du reste, de la somme avancée par l'OEuvre, et quelques diocèses européens ont la grande charité d'en assumer peu à peu l'amortissement, au moyen de quêtes annuelles.
    Parmi ces généreux diocèses, la Suisse a le grand honneur de compter ceux de Saint-Gall et de Lausanne, Genève et Fribourg. NN. SS. Robert Bürkler et Marius Besson ont accepté, en effet, d'intéresser leurs diocésains à l'édification des deux séminaires d'Ouidah, au Dahomey, et de Hué, dans l'IndoChine.
    Le séminaire de Hué, à la reconstruction duquel fut affectée la collecte recommandée par Mgr Besson à ses ouailles, en 1926, à l'occasion de la fête de Saint François-Xavier, portera le nom du grand apôtre et protecteur de Fribourg : Saint Pierre Canisius.
    (Liberté, de Fribourg.)

    Le 15 mai ont eu lieu en Annam, les examens du Certificat d'études élémentaires indigènes. Comme rédaction, on avait cru bon de donner le sujet suivant : « Décrivez le pagodon de votre village et énumérez les circonstances dans lesquelles a été élevé ce pagodon». C'était une violation publique et officielle de cette fameuse neutralité qu'on vante tant et qu'on n'observe guère. Dans un centre d'examen de notre Mission, un catholique, quelque peu dérouté d'avoir un pareil sujet, a dit tout simplement au président annamite de la commission d'examen : « Maître, dans mon village tout catholique, il n'y a pas un seul pagodon et je n'en ai jamais vu un bien comme il faut. Si vous le permettez, je ferai la description de l'église de ma chrétienté ». Le président a eu l'esprit assez large pour laisser cet enfant libre de faire la description demandée et l'a déclaré admis quand même. En d'autres endroits, des petits catholiques ont également décrit leur église et eux aussi ont été reçus. Les examinateurs, tous annamites, méritent certainement un bon point pour avoir ainsi fait preuve d'une grande libéralité. Mais, comment se fait-il qu'à la Direction du Service local de l'Enseignement de Hué, on ait choisi un pareil sujet, susceptible d'embarrasser sérieusement les candidats catholiques qui se présentaient à cet examen en nombre respectable ?
    Quoi qu'il en soit de cet accident qui a causé un peu d'émoi parmi nous, les élèves de nos établissements ont été presque tous reçus. Pour la première fois, le petit séminaire d'An-Ninh présentait 63 élèves. 62 ont réussi ; un a échoué à l'écrit. 58 ont obtenu la mention «français ». Deux ont été classés numéro un ex-aequo su 700 candidats. A Hué, les élèves de l'Ecole St Denis des Petits Frères du Sacré Coeur ont été reçus au nombre de 10 ; 2 ont été éliminés. 41 élèves de l'Ecole Pellerin, tenue par les Frères de St Jean-Baptiste de la Salle, se sont présentés ; un seul n'a pas été reçu. Enfin, l'Institution Ste Jeanne d'Arc, dirigée par les Soeurs de St Paul de Chartres, n'a pas eu une seule élève éliminée.

    SAÏGON, 3 août. Hier ont été célébrées, en la cathédrale de Saigon, en présence du gouverneur p. i. M. Monguillot, et du gouverneur de la Cochinchine, M. de la Brosse, ainsi que de nombreuses personnalités, les obsèques de Mgr Aiuti, archevêque de Phasis, délégué apostolique en Indochine, décédé dimanche dernier.
    L'enterrement a eu lieu à Tan Son Don, auprès du tombeau de l'évêque d'Adran.

    BANGKOK. MM. Alexandre Terpin, de Trieste, et Paul Stacul, de Goritz, Salésiens, ont été ordonnés prêtres, le 1er Juin, par Mgr Perros. Nous leur souhaitons un long et fructueux apostolat au Siam.

    BIRMANIE MÉRIDIONALE. Le Père Fargeton, lui aussi, s'est épuisé dans ses deux hôpitaux, dans l'Asile des lépreux qu'il a commencé de doter de pavillons nouveaux en briques et qu'il espère reconstruire en entier dans 2 à 3 ans ; puis dans le Bishop Bigandet Home pour incurables, qu'il a ouvert et maintenant organise. Le cur lui cause des ennuis, les jambes enflent, la respiration est difficile. Il est allé demander un peu de repos et d'allègement à St Théodore. C'est juste à ce moment que le Gouvernement anglais, reconnaissant ses services et son dévouement, lui décerne la médaille d'or du K. I. H. C'est la première fois qu'un missionnaire obtient cette distinction en Birmanie. Ordinairement on donne la médaille d'argent. Notre confrère a bien mérité cette belle distinction par son dévouement dans les deux institutions de charité qu'il dirige avec tant de zèle. Dès la première nouvelle, Son Excellence le Gouverneur a télégraphié ses félicitations au récipiendaire, témoignant ainsi la haute estime qu'il a pour lui. Daigne le Bon Maître lui accorder aussi une santé d'or ! Il en a bien besoin pour continuer ce qu'il a si bien commencé.

    Indes.

    PONDICHÉRY. La grande nouvelle du jour, officielle aujourd'hui, c'est la cession d'une partie de la Mission, le district civil du « North-Arcot », aux Pères Salésiens de Dom Bosco, soit 12 districts ecclésiastiques avec un total de 35.372 chrétiens. Trois Pères, déjà dans l'Inde et connaissant la langue du pays, vont incessamment s'installer à Vellore, grande ville de plus de 50.000 habitants en grande partie mulsumans. Le Père Trideau curé de l'endroit, fait ses préparatifs de départ. En octobre, les Pères Salésiens recevront de nouvelles recrues d'Europe, et prendront petit à petit, à mesure de leur formation, la place de nos missionnaires. Le district de North-Arcot est peuplé presque exclusivement de nouveaux chrétiens. Ce sont nos missionnaires qui, il y a 50 ans, ont ouvert cette contrée à l'évangélisation, missionnaires d'une belle envergure apostolique, tels les Darras, les Millard, les Verchery, pour ne parler que des morts et ne pas blesser la modestie des vivants.

    Quelques « Echos de la Rue du Bac ».

    Le 26 juillet, Mgr le Supérieur est allé assister aux prémices de M. Flahutez, nouveau missionnaire de Ningyanfu, dans la chrétienne paroisse du Portel, au diocèse d'Arras. Cette paroisse, érigée depuis 80 ans, compte déjà 56 prêtres dont plusieurs ont appartenu ou appartiennent encore à notre Société. Le lendemain, un service funèbre y était célébré pour le repos de l'âme de deux de ses enfants, Mgr Bourgain et le P. Coppin.
    Notre confrère, le P. Bernat, procureur du groupe des Missions de l'Indochine occidentale, a été rappelé à Dieu le 5 août à Rodez. Il est mort des suites d'une crise cardiaque.
    Notre confrère, le P. Bergougnoux qui suivait les cours de l'Université de Louvain, a reçu le titre de Docteur en Philosophie avec « Grande district ion » pour sa thèse sur « Bouddhisme et Métaphysique ».

    1928/205-213
    205-213
    France et Asie
    1928
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