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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions CHINE D'après un travail publié dans The Rock (Vol, 4, ne 5, february 1921, p. 321 et suiv.), il y a en Chine 57 évêques 1.481 missionnaires, 1.071 prêtres indigènes, 2.208,800 catholiques. HAKODATÉ
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    Nouvelles des missions

    CHINE

    D'après un travail publié dans The Rock (Vol, 4, ne 5, february 1921, p. 321 et suiv.), il y a en Chine 57 évêques 1.481 missionnaires, 1.071 prêtres indigènes, 2.208,800 catholiques.

    HAKODATÉ

    Le dimanche 9 décembre, Mgr Berlioz a béni la nouvelle cathédrale de Hakodaté, élevée sur les ruines de celle qu'avait dévorée l'incendie du 11 avril 1921. L'intérieur seul est terminé; l'extérieur est encore masqué par les échafaudages. Aussi la cérémonie a-t-elle été aussi simple que possible. Y assistaient ; Mgr Kinold, Préfet apostolique de Sapporo, qui a érigé les stations du Chemin de la Croix ; Dom Gérard, Prieur de la Trappe de N.-D. du Phare; le P. Robert, aumônier des Trappistines, de N.-D. des Anges ; les quelques missionnaires de la ville et des environs. En somme, fête de famille tout intime. Lorsque S. E. Mgr le Délégué Apostolique viendra officiellement nous visiter, on complétera la solennité extérieure en invitant les notables de Hakodaté.

    MANDCHOURIE SEPTENTRIONALE

    Précédemment le Gouverneur militaire de la province du Heilongkiang, en tournée dans la région de Hailoun, avait reçu fort aimablement le P. Roubin et lui avait fait cadeau d'un superbe revolver. Depuis lors, ce haut fonctionnaire a voulu manifester d'une façon plus éclatante son admiration pour l'oeuvre accomplie à Tongkun par le P. Roubin. Il a envoyé une inscription honorifique pour être placée au dessus de la grande porte de la résidence. C'est le préfet de Hailoun qui, délégué par le Gouverneur, est venu porter cette inscription, dont la remise a élé l'occasion d'une magnifique cérémonie. Ce témoignage de satisfaction donné à la colonie St Joseph par la plus haute autorité de la province ne peut manquer de produire une heureuse impression sur la population païenne de la région de Tongkun.

    YUN-NAN

    Dans la nuit du 4 au 5 janvier, le P. Piton a été enlevé par les brigands de sa résidence de Mosso in, à deux jours au N.-O de Ta-ly fou. Réveillé par des coups frappés à sa porte et pensant qu'il s'agissait d'un courrier envoyé par son voisin le P. Durieu, le Père se leva et vint ouvrir; mais aussitôt une vingtaine de brigands pénétrèrent dans la maison, se saisirent de notre confrère, et, sans pitié pour ses jambes enflées par les rhumatismes, lui firent parcourir un long trajet. Où l'ont-ils conduit ? Nous l'ignorons encore. Le P. Savin, averti, a pris l'affaire en mains et est intervenu auprès des autorités. Des ordres ont été donnés, mais nous sommes en Chine, où tout va lentement, et nous avons fort à craindre de ces brigands. Que le bon Dieu garde notre cher confrère !

    HAUT TONKIN

    Le P. Tissot, dont le poste, Nghia-Lo, se trouve en plein pays des Thos, des Mans et des Meos, ayant appris que les éléphants causaient des ravages dans les environs, donna l'ordre à plusieurs de ses chrétiens de les rechercher afin de les pourchasser : c'est, en effet, un voisinage peu agréable. Voyant ces indigènes lui dire, chaque fois qu'ils revenaient, qu'ils n'avaient rien vu, il décida d'y aller lui-même avec eux.
    Malgré les instances des Mans lui affirmant qu'il y avait danger dans le cas où les éléphants les verraient, le Père persista dans ses intentions, convaincu qu'il était que ses émissaires n'avaient rien cherché du tout.
    La petite caravane s'enfonça dans la forêt... Tout à coup, les Mans s'arrêtèrent, firent un signe au Père, qui ne comprit pas, et se sauvèrent. Se voyant seul, notre confrère se douta alors qu'il devait y avoir du danger et, quoique n'ayant rien vu, il se blottit dans un fourré. Mais les éléphants l'avaient vu grâce surtout à son casque blanc. En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire ils étaient sur lui c'étaient une femelle et son petit. La femelle, une bête énorme, saisit le Père avec sa trompe et, à plusieurs reprises, le lança en l'air. Les Mans, ayant vu ce qui se passait, revinrent au lieu où se déroulait cette terrible scène et, tirant quelques coups de fusil, effrayèrent les deux pachydermes, qui s'enfoncèrent dans les profondeurs de la forêt.
    Notre confrère l'avait échappé belle, mais il était grièvement blessé : un bras cassé et abîmé, dans la cuisse un large trou, sans parler des confusions multiples sur tout le corps. Heureusement non loin de là on put trouver une petite barque dans laquelle on mit le blessé pour le ramener à Yen-bai ; mais le cher Père était en si piteux état que, pour lui éviter trop de fatigue et de douleurs, on le transporta à l'hôpital indigène de la Mission.
    Les soins éclairés et dévoués du Docteur ont déjà procuré au malade un grand soulagement et tout danger est écarté. Nous gardons la ferme espoir que bientôt notre confrère sera complètement rétabli.

    PONDICHÉRY.

    Le Gouvernement britannique a accordé au P. Loubière professeur au collège Saint-Joseph à Cuddalore la médaille d'or du Kaiser-I-Hind en reconnaissance des services rendus par notre dévoué confrère.
    La remise de la médaille au cher récipiendaire a eu lieu solennellement ; M. Dutt, collecteur du district de South Arcot, avait invité l'élite de la ville et du district à cette cérémonie, et une nombreuse assistance se pressait, à l'heure marquée, dans la salle des Durbars.
    Pendant qu'au dehors une compagnie de police rendait les honneurs militaires, le Collecteur expliqua les raisons que le Gouvernement britannique avait d'honorer le missionnaire. D'abord, en quelques paroles bien senties, il salua le pays natal du P. Loubière, cette France si passionnément aimée de ses enfants, et qui envoie ses fils à toutes les nobles tâches dans le monde entier, la France qui, selon le mot de Guizot, est le berceau et le foyer de la civilisation moderne. Puis il se déclara heureux de citer à l'ordre du jour les Religieuses amenées par le P. Loubière pour diriger l'Hôpital où tous les ont vues à l'oeuvre, se dévouant comme des anges de miséricorde au soulagement de toutes les souffrances. Puis, remettant la décoration à notre Confrère, M. Duit le pria de considérer la distinction honorifique qui' lui est accordée, comme un hommage rendu, en même temps qu'à sa personne, à ses collaborateurs et à l'Ordre religieux auxquels il appartient.

    MAÏSSOUR

    Le Collège Saint-Joseph à Bangalore a réalisé, dans le cours de l'année dernière, deux changements importants.
    Au mois de juillet a été inauguré un nouveau groupe scolaire de sciences, et 30 élèves, dont 14 Européens ou Anglo-Indiens et 16 Indiens, sui vent les cours de mathème tiques, physique et chimie. Lors de sa visite à Bangalore, le Vice-roi, répondant à une adresse de la municipalité, mentionna le développement du Collège Saint-Joseph comme « un pas en avant dans la voie de l'instruction supérieure » et « un heureux progrès ».
    Le second changement est la séparation du Collège et de l'Ecole Supérieure, qui depuis 1882 étaient sous la même direction et la même administration. Le Collège jouira désormais d'une complète autonomie et, à la fin de 1924, sera installé dans le bâtiment que l'on construit à son intention.
    Pendant l'année scolaire 1923, le nombre des élèves a été de 429, dont 220 internes et 209 externes.

    BIRMANIE MÉRIDIONALE.

    Le 21 novembre, le Gouverneur a posé la première pierre d'un nouveau pavillon chez les Petites Soeurs des Pauvres.
    Elles ont, en ce moment, 140 bons vieux et bonne vieille, et cette extension est devenue urgente. Son Excellence était accompagnée du Président de l'Assemblée Législative, du Maire de Rangoon, des Juges de la Cour Suprême et autres notabilités. Tous tenaient à montrer en quelle estime ils tiennent nos chères Petites Soeurs.
    1924/112-115
    112-115
    France et Asie
    1924
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