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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions NAGASAKI (Japon) Bénédiction de l'église du Sacré Cur à Kurume.
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    Nouvelles des missions

    NAGASAKI (Japon)

    Bénédiction de l'église du Sacré Cur à Kurume.

    « Je sens que môn voyage déjà bien long, approche de son terme. Je voudrais donc élever une modeste chapelle pour mes chrétiens de Kurume, ou à tout le moins en réunir les matériaux, avant d'entonner mon Nunc dimittis ». C'est en ces termes que s'ex primait dès 1912 le P. Sauret, qui devait mourir à la tâche en 1917, sans avoir pu réaliser son pieux désir. Récoltant ce que le zélé missionnaire avait semé, son successeur le P. Raoult a pu enfin dédier au Sacré Coeur non pas une simple chapelle, mais une véritable église, de dimensions modestes, mais pouvant aisément contenir 300 personnes. En forme de croix, à une seule nef, elle est construite en briques avec des colonnes en ciment armé pour le clocher. L'autel, bien en évidence, est entouré d'une belle balustrade en bois de keyaki sculpté.
    Le 8 décembre dernier avait lieu l'inauguration du nouveau sanctuaire. A 9 heures du matin, malgré la neige, 500 personnes stationnaient autour de l'église. Le P. Lemarié, entouré de dix missionnaires ou prêtres japonais, accomplit solennellement les rites de la bénédiction. Pendant la messe, les chants furent très bien exécutés : le P. Bertrand donna un beau sermon, à la fois intéressant et instructif, dont le journal de la localité fit grand éloge le lendemain.
    Le repas qui suivit la cérémonie réunit nos dix confrères, quelques chrétiens, et aussi les autorités locales et les directeurs de l'enseignement.

    TAIKOU (Corée)

    Prières pour l'Empereur.

    Mgr Demange et les écoles de la Mission ayant été invités à participer aux prières faites dans tout l'Empire pour obtenir la guérison de l'Empereur dangereusement malade, un salut du Saint-Sacrement a eu lieu à cette intention le 4 décembre, présidé par Monseigneur en présence de nombreux chrétiens et de tous les élèves de nos écoles.

    TCHONGKING (Setchoan)

    Pillages.

    Le 13 novembre, quelques dizaines de brigands armés de mausers, ont pillé le marché de Miaoyutsao et emmené plus de 20 otages. La résidence du missionnaire et les écoles catholiques ne furent pas épargnés. Cinq hommes de la résidence furent capturés, entre autres le latiniste André Tchang.

    SUIFOU (Setchoan)

    Remerciements.

    Le P. Pierret, provicaire de la mission et missionnaire à Kiating, a reçu la lettre suivante :
    « Le Commandant du Doudart de Lagrée m'a rendu compte du chaleureux accueil que la mission de Kiating et vous-même avez réservé à ses marins. Grâce à vous, des distractions ont été données à nos hommes, et en particulier la libéralité avec laquelle vous leur avez ouvert la bibliothèque de la mission leur a été sensible. Je suis heureux de vous en remercier au nom de tous. Je sais qu'il est de tradition dans votre mission de recevoir les marins français avec une cordialité affectueuse qui leur est sensible.
    « Je suis heureux d'avoir pu reprendre, cette année, les visites de nos canonnières à Kiating et j'espère pouvoir les renouveler à l'a venir.
    « Veuillez agréer, mon Père, avec mes remerciements, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

    CONTRE AMIRAL BASIRE,
    Commandant des forces navales de l'Extrême-Orient.

    SWATOW (Kouangtong)

    Pillages.

    Depuis les victoires remportées par les armées nationalistes dans leur expédition contre le Nord, les partis extrémistes deviennent de plus en plus provocants. Ce sont surtout les « Unions de Paysans » qui se signalent par leurs violences contre les riches et contre ceux qui refusent de se joindre à eux.
    Au mois de novembre dernier, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution russe, puis du jour de naissance de Sun Yatsen, leur comité de Tonghang, résidence principale du P. Constancis, avait demandé à l'école de la Mission de contribuer aux frais de la fête et de prendre part au défilé. Ces manifestations ne servant que de prétexte à l'agitation contre les étrangers, la propriété et la religion, et étant du reste très mal vues de la population paisible de la campagne, nos écoles n'ont pas l'habitude d'y prendre part. Le 12 novembre donc, au moment du défilé, les manifestants, pour la plupart des « Paysans », entrèrent dans la cour de l'école, vociférant et insultant les quelques chrétiens qui se trouvaient là, puis cherchèrent à pénétrer dans l'école ; les portes ayant été fermées, ils se mirent à lancer des pierres et des briques sur la maison et à tirer des coups de fusil sur les portes et les fenêtres. N'ayant pu forcer l'entrée, ils se rendirent à la nouvelle église, située en face et pas encore complètement terminé, saccagèrent l'autel et les sacristies, brisèrent les statues, portes et fenêtres, et pillèrent tout ce qui ne put être emporté.
    Non contents de ces hauts faits, les meneurs profitèrent de cette occasion pour rallumer la campagne antichrétienne. Ils commencèrent par accuser les chrétiens d'avoir tiré des coups de fusil sur le défilé, blessant des manifestants qui passaient paisiblement, « les mains vides et les poings fermés ». En même temps, ils lancèrent des appels de secours à toutes les Unions révolutionnaires de la région de Swatow; de tous côtés des meetings furent tend, des pamphlets distribués, dans le but d'ameuter la population contre les chrétiens. Le gouvernement, intimidé par ces énergumènes ou de connivence avec eux, emboîte le pas.

    YUNNAN Fou (Yunnan).

    Brigandages. Arrestation d'un prêtre chinois.

    Les brigands sont toujours les maîtres de la région au nord et à l'ouest de Taly. Le P. Salvat vit au milieu d'eux ; il ne dort que d'un oeil, dit-il, et demeure sans cesse sur le qui-vive. Il a réussi jusqu'à présent à préserver ses oratoires et ses chrétiens : il est le paratonnerre de toute la région.
    A Peyentsin, le P. Ten, dans son zèle à préserver la ville des injustices et des atrocités des pirates qui l'occupèrent du 24 septembre au 18 octobre, a joué, à la demande des notables, le rôle de conciliateur. En récompense de ce service, il s'est vu l'objet de graves calomnies de la part du mandarin Ly et de quelques autres. Une accusation ayant été portée, le 31 octobre, devant le Maréchal Tang, le fait fut signalé à Mgr le Vicaire apostolique, qui protesta énergiquement de l'honorabilité du P. Ten et demanda qu'arienne mesure ne fut prise à son sujet avant qu'une sérieuse enquête n'ait eu lieu. Cependant le sous-préfet Kao, nouvellement en charge, a cité le P. Ten et reconnu le peu de fondement de l'accusation ; toutefois, par crainte du commandant de place, le colonel Ngeou Yang, qui soutient les accusateurs, il a retenu le Père en prison.

    NANNING (Kouangsi).

    Religieuses canadiennes.

    Le 28 novembre, 4 Soeurs canadiennes de la Congrégation de Sherbrooke sont arrivées à Nanning après un heureux voyage. Leur installation terminée, elles se sont mises à l'étude de la langue, tout en s'initiant graduellement aux oeuvres dont elles auront la charge.

    HANOI (Tonkin).

    M. le Gouverneur Varenne et l'enseignement libre.

    Dans un discours au Conseil du Gouvernement, M. Varenne a fait les déclarations suivantes :
    « Vis-à-vis de l'enseignement privé, je veux définir ici mon attitude. J'ai ressenti, je l'avoue, quelques inquiétudes dans la laïcité de mon coeur le jour où j'ai eu connaissance des arrêtés d'application du décret de 1924 sur l'enseignement libre. Heureusement j'avais auprès de moi M. le Directeur général Thalamas, à qui je confiai aussitôt les inquiétudes de ma conscience. Je reçus de lui tous les apaisements. Il me persuada que j'étais l'objet de fausses visions. Il m'assura que l'enseignement public avait dans l'enseignement privé un utile collaborateur, qu'il fallait encourager et lion pas inquiéter ni suspecter. Dans mon âme rassérénée je n'ai plus songé dès lors qu'à me féliciter de l'entente cordiale qui rapproche et unit sous ce ciel d'Orient, pour une oeuvre commune dans l'intérêt de l'influence française, les éducateurs de toutes origines et de toutes confessions...

    LÉGION D'HONNEUR

    Le Journal Officiel du 27 février dernier a publié le décret suivant.

    « Mgr Gendreau (Pierre-Jean), Vicaire, Apostolique du Tonkin Occidental. Grand exemple de dévouement désintéressé donné au peuple annamite pendant cinquante-trois ans. A rendu les plus grands services à la cause française en Extrême-Orient, dont il est l'un des défenseurs les plus éminents ».

    Mgr Gendreau est né le 26 novembre 1850 à Le Poiré-sur-Vie (Vendée); prêtre le 7 juin 1873, il est parti le 16 juillet suivant pour la mission du Tonkin Occidental.
    Nommé évêque de Chrysopolis et coadjuteur de Mgr Puginier le 26 avril 1887, il a été sacré à Keso le 16 octobre suivant. Il est devenu Vicaire apostolique du Tonkin Occidental le 25 avril 1892.
    Nous prions Mgr Gendreau de bien vouloir agréer nos plus respectueuses félicitations.

    1927/305-309
    305-309
    France et Asie
    1927
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