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Nouvelles des missions

Nouvelles des missions Japon.
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    Nouvelles des missions

    Japon.

    TOKYO. Une Congrégation d'un genre particulier. La Congrégation de l'Immaculée Conception de Yokohama, fondée le 27 novembre dernier, fête de la médaille miraculeuse, au Collège Saint-Joseph de Yokohama, comprend bon nombre de membres non baptisés. On s'étonnera sans doute d'une telle sorte de Congrégation. Mais, écrit plaisamment le Directeur de l'oeuvre, en pays de Mission, nous sommes souvent forcés d'usurper la juridiction du Saint Père et d'appliquer le Dispensamus super omnia en vue d'un plus grand bien. En d'autres termes, pour gagner les âmes, nos confrères s'efforcent de mêler le plus possible leurs élèves encore catéchumènes à leurs camarades plus heureux qui ont déjà le bonheur d'être catholiques: par suite, les catéchumènes se pénètrent peu à peu de l'esprit catholique, et sont catholiques de coeur longtemps avant de l'être de droit. Et c'est ainsi que, chaque samedi, à 11 heures et demie, tout ce groupe d'élèves se réunit à la chapelle du Collège pour y réciter le Petit Office de l'Immaculée Conception et y entendre l'ardente exhortation du Directeur de la Congrégation. Nul doute que la Vierge Immaculée ne sourie aux efforts de ses enfants pour lui plaire : les baptêmes qui se font ou se préparent en sont la meilleure preuve.
    LApôtre de Marie.

    Le Saint Père a accordé au siège archiépiscopal de Tokio le privilège du pallium.

    NAGASAKI. Cette année, la retraite avait pour nos Soeurs du Saint Enfant Jésus de Chauffailles, un cachet particulier, puisqu'elles fêtaient le cinquantenaire de l'arrivée au Japon de trois d'entre elles : la Mère Provinciale, la Supérieure de Kumamoto et la Supérieure de Kobé. La Mère Provinciale débarquait en sa nouvelle patrie en l'année 1877... Grâce à son zèle et a son dévouement, la congrégation possède actuellement au Japon 7 maisons florissantes en oeuvres: écoles supérieures, écoles professionnelles, orphelinats, hôpital, dispensaires, magnifique témoignage une vie active et bien remplie. Malgré ses 78 ans, notre bonne. Mère reste vaillante et fort, ne reculant ni devant la besogne, ni devant... les cent ans qu'elle a bon espoir d'atteindre.
    Trop grande admiratrice et imitatrice de la vie privée du Saint Enfant Jésus, elle a voulu que ce jour solennel se passât dans l'intimité, réservant au Roi céleste le soin de publier les oeuvres de sa servante... Notre Saint Père le Pape a voulu témoigner son affection aux premières Soeurs du Japon, en leur envoyant une bénédiction qu'elles ont reçue avec bonheur et reconnaissance.

    HAKODATÉ. Le vénéré Mgr Berlioz s'est retiré à Nazareth. C'est une bénédiction pour notre chère maison de retraite. En acceptant sa démission sans parler de lui donner un successeur, Rome nous donne à penser qu'elle envisage un nouvel avenir pour la mission d'Hakodate.

    OSAKA. Les Dames du Sacré Coeur, venues dans la Mission d'Osaka en 1923, sont définitivement installées à Obayashi, à mi-chemin entre les deux grandes villes de Kobé et Osaka. Il a fallu un an complet pour édifier l'établissement scolaire conformément au plan approuvé par les Supérieurs de la Congrégation et en accord avec les multiples exigences du Ministère de l'Instruction publique japonais.
    Enfin, le 8 septembre dernier, Mgr d'Osaka a procédé à la bénédiction solennelle des bâtiments scolaires. Les missionnaires et prêtres japonais, qui avaient pu se rendre à la cérémonie, avaient voulu profiter de la circonstance pour exprimer par leur présence toute leur satisfaction pour l'oeuvre excellente entreprise par ces Dames. Les élèves catholiques, accompagnées de leurs familles, entouraient les bonnes Religieuses, fières de leur témoigner publiquement leur sympathique admiration pour avoir, en peu d'années, réussi à élever ce magnifique établissement. Le nouveau groupe scolaire ne craint, en effet, la comparaison avec aucun autre des établissements publics ou privés si nombreux en cette région.
    La nouvelle école du Sacré Coeur comprend toute la longue série des cours primaires, secondaires et supérieurs pour jeunes filles. Les Religieuses sont au nombre de 16, dont une japonaise. L'établissement compte actuellement 300 élèves. Sur ce nombre, il n'y a encore que 17 catholiques. Cette année, 4 pensionnaires ont reçu le baptême dans la chapelle de l'école. Parmi les externes, 5 autres, préparées par les Religieuses, ont été baptisées dans leurs paroisses respectives. En outre, l'école compte actuellement 12 catéchumènes, qui poursuivent leur instruction religieuse et à qui leurs parents ont déjà accordé la permission de recevoir le baptême. Si l'on veut bien noter que toutes ces jeunes filles appartiennent à des familles riches, on comprendra sans peine combien ces résultats sont consolants pour l'avenir de notre sainte religion en ce pays.

    Corée.

    SÉOUL. Annales des Soeurs de Saint-Paul.
    L'école ménagère, récemment ouverte, ne compte encore que 40 élèves.
    A l'occasion de la Fête-Dieu, la seule élève catholique du cours sollicita, pour elle et ses compagnes, la faveur de chanter des cantiques en japonais, durant le parcours de la procession. Sa demande ayant été agréée, on assigna une place à ce groupe : immédiatement avant les soeurs. En apprenant cette décision, la jeune chrétienne dansa de joie et réunit 8 à 10 personnes. Leur tenue fut irréprochable pendant le Saint Sacrifice de la Messe ; puis, très fières d'être admises dans le cortège, elles chantèrent de tout coeur : « Lauda Jérusalem Dominum » et en terminant : « Que cette voûte retentisse »!
    Que sera le rendement de ce grain semé sur la terre coréenne ? Attendons..., espérons... et nous verrons.

    Une prise d'habit. Le 30 juin dernier, dans la trop petite chapelle de la Communauté, avait lieu une cérémonie de vêture. Sa Grandeur, Mgr l'Archevêque qui avait daigné prêcher la retraite préparatoire, voulut bien encore présider la fête.
    Depuis ce jour, la blanche cornette des Filles de Saint-Paul abrite six nouvelles novices coréennes. Notons que la plus jeune de ces enfants est l'arrière-petite-fille d'un martyr ; son grand père échappa au supplice, mais rendit aux martyrs tous les services en son pouvoir; c'est lui-même qui mit dans la tombe le chef vénéré de Mgr Berneux, décapité pour la foi, en 1866.

    Chine.

    LES GRIEFS. Une des formules les plus usitées actuellement et les plus néfastes, c'est celle qui impute aux étrangers le triple grief, de chercher, depuis le siècle dernier, à envahir; à asservir la Chine « par »les armes, par le capital, par la culture »... Inutile que je m'arrête aux deux premiers points; mais il me faut insister sur le troisième, lequel est une des causes principales de l'effervescence suraiguë actuelle. Les Chinois sont des civilisés, c'est incontestable. Ils le furent même très longtemps avant les Européens et les Américains, et ils le savent. Outre leur civilisation, les Chinois ont leur forme de culture propre, très ancienne elle aussi et très élevée. A priori, émettre la prétention de les civiliser, de les cultiver, était donc une entreprise vouée à, l'échec et faite pour les exaspérer. Ce sont la terreur et l'horreur d'être cultivés par l'étranger contre leur volonté, de voir leur culture nationale remplacée par une culture étrangère, qui tourna les Chinois, d'abord contre les écoles protestantes surtout américaines. Il en sortait, de Yankees jaunes ! C'est la même crainte, qui les monta ensuite contre le christianisme, auparavant toléré ou même respecté. L'enseignement chinois moderne niant le caractère transcendant de la religion et en faisant une partie intégrante de la culture spéciale de chaque nation, lei christianisme devint odieux, comme intrusion d'une culture étrangère. C'est à. ce point de vue, et non au point de vue de ses dogmes, que la Jeune Chine le hait, que la Ligue antichrétienne cherche à l'exterminer...
    (Chine. Ceylan. Madagascar.)

    LES RÉSULTATS. Du petit Messager de Ning-po.
    A Laang-Keo, au Kiang-si, les étudiants obéissant, comme d'habitude, à des ordres venus d'en haut, se rendaient chaque dimanche à l'église et, sous prétexte de propagande, se livraient à toutes sortes d'injures et de provocations.
    Le jour de Paques, 17 avril, ces provocations furent plus nombreuses et plus insupportables. Les étudiants poussaient la hardiesse jusqu'à tapisser le ke-ting (salon) d'affiches injurieuses et menacer ensuite le P. Joseph Hou de toutes sortes de représailles (être conduit par le marché, lié) si l'on osait en déchirer une seule. Les chrétiens se voyant, eux et le prêtre, ainsi continuellement bafoués, éprouvaient des sentiments d'indignation et d'impatience; mais, comme toujours, ils se contenaient. Le soir de la fête, toutefois, le Père, craignant que les esprits ne se montent, jugea prudent de les réunir et de les exhorter à là patience, ce que tout le monde accepta de bon gré et se disposa à pratiquer.

    Le lendemain 18, les étudiants, ayant entendu dire qu'on avait déchiré des affiches placardées par eux aux murs de notre ke-ting, se présentèrent de nouveau à la Mission avec des intentions hostiles. Ils commencèrent leurs instilles comme d'habitude, mais dirigées spécialement contre le P. Hou, qu'ils avaient rencontré en arrivant. Le Père se retire alors au ke-ting sans rien répondre. Ils l'auraient sans doute poursuivi si des chrétiens qui se trouvaient là ne s'étaient- pas interposés. Mais voici que les étudiants s'en prennent aux chrétiens, qu'ils insultent et provoquent: Ainsi prit naissance une vive discussion qui, commencée dans la résidente, continua dans la rue. Des paroles on passe aux actes, et un étudiant reçut au-dessous de la hanche gauche une coule de couteau qui produisit une blessure de 3 à 4 centimètres. La blessure n'est pas du tout mortelle, commet on l'avait d'abord prétendu et comme on le voudrait encore faire croire.
    Le Père, qui était au ke-ting à lire, croyant qu'il s'agissait encore d'une dispute ordinaire, n'y attachait pas d'importance. Mais lorsqu'il vint à savoir qu'un étudiant avait été blessé, il envoya aussitôt sa carte au père du blessé pour le prier de venir à la résidence et tâcher d'arranger l'affaire- à,-l'amiable. Mais, comme celui ci s'y refusait, le P. Hou se rendit lui-même chez le préfet de police pour le mettre au courant de l'affaire. Des bandes d'étudiants s'en aperçurent, le poursuivirent et l'arrêtèrent au poste de police même. Il fut aussitôt garrotté et obligé ensuite de monter sur l'estrade des comédies publiques. Là le pauvre Père fut suspendu avec des cordes et offert en spectacle à la curiosité du public, qui peu à peu venait se masser autour de l'estrade. Le catéchiste du Père, ayant su la chose, alla aussi pour voir. D'aucuns le reconnurent, poussèrent des cris, s'emparèrent de lui et, après l'avoir ligoté, lui aussi, l'exposèrent en n'élue temps que le P. Hou sur l'estrade. Leur ignominie dura ainsi des heures. L'on fit des discours dont il est facile de deviner la teneur. Après cela il était déjà midi. Vers 3 heures, église et résidence furent pillées de fond en comble. Après midi, les prisonniers furent conduits en barque au tribunal de Wan-an. Tous les étudiants, professeurs et membres principaux du « tangpou » (soviet), suivaient sur deux barques. Ils arrivèrent ici vers 9 h. 10 du soir...
    Ils passèrent en jugement (?) le mardi, 19 avril. Comme le P. Hou niait, à bon droit, être l'instigateur du crime, il fut roué de coups sur la chair nue, d'abord par les satellites, ensuite par les étudiants. Les assistants, une centaine, tous des révolutionnaires, applaudissaient. Dès les premiers coups la chair vola en lambeaux et le sang jaillit jusqu'au visage des assistants plus rapprochés. Le pauvre Père, dans l'excès de la douleur, invoquait le saint nom de Jésus. Après lui, son suivant, accusé directement du crime, subit le même traitement et peut-être plus inhumain. A la fin on dut les transporter à la prison, ne pouvant plus marcher d'eux-mêmes. Le catéchiste du Père a nié être l'auteur du crime.
    Le 20, le P. Hou et son catéchiste, Lo-Si-li, furent exécutés vers 2 heures de l'après-midi.
    Il paraît qu'après le jugement sommaire des accusés le mandarin interrogea les autorités de la capitale sur ce qu'il devait faire. La réponse fut : « Faites la volonté du peuple». Cette volonté du peuple était la mort... Elle fut docilement accomplie.
    La tragédie dura plusieurs heures. D'abord ce fut la réunion, en grand, de toutes les nouvelles organisations : ouvriers, paysans, femmes, étudiants surtout, qu'on a évalués à plusieurs milliers. Ensuite on fit sortir les prisonniers de leur prison pour les faire marcher au lieu de l'exécution. En ce moment le P. Hou se tourna encore vers le mandarin pour lui demander justice. Pour toute réponse, celui-ci lui arracha de sa propre main les habits et le fit, ainsi que son catéchiste, dépouiller de tous ses vêtements, sauf le caleçon. Il les insulta tous deux et les fit lier. Le Père, se voyant complètement perdu du côté de la terre, se tourna vers Dieu et s'écria : « Jésus, Marie, Joseph, sauvez-moi ! » Ensuite il se mit à prier, ce qu'il ne discontinua de faire tout le temps que dura son long et douloureux chemin de croix.
    Les étudiants et les professeurs, qui les entouraient et flagellaient tout le temps avec des verges, s'en moquaient et ricanaient : « Puisqu'il appelle Jésus, pourquoi Jésus ne vient-il pas le délivrer? Allant déjà à la mort, faut-il encore prier » Lorsque le Père arriva au lieu de l'exécution, il se mit à genoux et reçut deux coups de fusil ; il est mort après plusieurs heures d'agonie. Des deux coups tirés sur le catéchiste, le second rata, et le premier ne l'ayant blessé qu'à l'épaule, le jeune homme, non seulement respirait encore, mais parlait même et avait toute sa connaissance quand on le mit dans le cercueil; à cause de cela les étudiants défendirent de le délier, tandis qu'on délia le P. Hou déjà mort. Ils furent ensevelis à fleur de terre. Le pauvre enfant fut enterré vivant, et des passants l'entendirent gémir clans son tombeau, recouvert d'un peu de terre seulement.
    Depuis le commencement de la réunion jusqu'à la fin de nos victimes, il y eut tout le temps une forte pluie et un grand vent, le ciel paraissait manifester sa réprobation. L'observation en fut faite tout haut par les païens eux-mêmes, mais les étudiants et les professeurs s'en moquaient, disant : « Que cela plaise ou non au ciel, il faut bien qu'ils soient exécutés ». Ce persistant mauvais temps eut au moins l'avantage de leur épargner plusieurs ignominies que la cruauté païenne peut seule inventer et qu'on leur avait préparées.

    ***

    MOUKDEN. Les chrétiens japonais de Mandchourie, et ceux de Dalny en particulier, ont salué avec une joie très vive l'événement qu'ils attendaient depuis longtemps : l'arrivée parmi eux d'un missionnaire. C'est le P. Tibesar, de Maryknoll, qui, venu d'Amérique l'an dernier, a d'abord passé un an à Tôkyô et se voit aujourd'hui désigné comme titulaire du poste de Dalny.

    Tchang Tso lin, qui a in tallé son gouvernement à Pékin, a fait les déclarations intéressantes qui suivent : « Les missionnaires étrangers dans les territoires sous ma juridiction n'ont jamais eu à se plaindre de mon attitude à leur égard. Je les ai toujours protégés. Je regarde la religion comme étant affaire d'opinions personnelles en certains cas, et de traditions dans les autres. Un missionnaire étranger qui vient en Chine ne peut mieux poursuivre son oeuvre et aider ses adeptes et ceux qu'il cherche à convertir qu'en limitant ses efforts aux affaires religieuses et à la conversion des gens, ou, encore mieux, en faisant des oeuvres humanitaires; mais s'il s'occupe de politique chinoise et mêle à ses travaux religieux la politique, il va en dehors de sa sphère, et, s'il se trouve ensuite en situation difficile, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.
    « Quant aux étrangers, a-t-il ajouté, nous n'avons aucune querelle avec eux. Eux, de leur côté, nous laissent tranquilles : mes frères toutefois sont les Chinois et ma politique doit être : « La Chine aux Chinois » Les étrangers qui viennent ici et entreprennent des affaires suivant la loi, sont les bienvenus, mais ceux qui sortent de cette voie peuvent facilement nuire. Les avis amicaux de la part des étrangers seront bien reçus, mais s'ils vont jusqu'à nous dicter notre conduite, nous devons y objecter, car le pays, après tout, appartient eux Chinois.
    Je ferai ce qu'il me sera possible pour encourager le commerce étranger : je reconnais que nous prospérerons ensemble, ou que nous ne prospérerons pas du tout. A son tour, le commerçant étranger doit reconnaître que, dans plusieurs cas, il jouit de privilèges, par suite des traités inégaux, que les Chinois eux-mêmes n'ont pas. Ces différences sont à abolir, paisiblement, de façon que nous soyons sur un même pied d'égalité... Entre le marchand étranger et le Chinois, il doit y avoir bonne intelligence et bonne volonté réciproque. Alors l'industrie en Chine sera florissante: je désire la développer, non point par des grèves, mais au contraire par la coopération mutuelle ».

    TCHONGKING. Mgr Jantzen a fait la visite pastorale à Che-kang-tchang, Pe-ko-chou et Choui-ia-tang. Les chrétiens accourus des différentes stations ont fait à S. G. la meilleure réception, témoignant par leur piété et leur enthousiasme combien la foi reste vive dans ce district dont plusieurs familles sont chrétiennes depuis un siècle et demi.

    KIENGTCHANG. Mgr Baudry vient enfin de recevoir (fin août) ses Bulles expédiées de Rome le 2 avril. En conséquence il a fixé son Sacre au dimanche 30 octobre (fête du Christ-Roi) à Tchengtou.
    En ville de Houi-li, le mouvement de conversions, commencé avec le regretté P. Sirgue, se continue. De nombreux retours se préparent et les païens, dit-on, vont suivre le mouvement.

    SWATOW. On nous écrit à la date du 8 octobre: « La chau de alerte dont les journaux ont peut-être parlé, a été d'autant plus chaude que plus rouge. Depuis le commencement de septembre on annonçait l'arrivée prochaine d'une armée rouge, débris des troupes rouges chassées de Hankéou après-le rejet du bolchevisme par les nationalistes. Ces troupes nous arrivaient par le Kiangsi où elles commirent bien de méfaits. A leur approche les éléments bolchevistes de la ville et de la campagne, matés en avril se remuèrent de nouveau, croyant que l'occasion était bonne d'installer pour de bon le régime soviétique. Pour notre malheur le gouvernement de la région de Swatow était divisé en 3 partis rivaux ; ne pouvant pas arriver à s'entendre pour s'opposer à l'armée rouge, chacun préféra se mettre à l'abri, l'un au Foukien, l'autre sur des bateaux de guerre chinois, le 3e dans les montagnes à l'ouest de Swatow. Aussitôt soviets de paysans et syndicats rouges installèrent le gouvernement des « Ouvriers et Paysans » et se mirent à la curée, c'est-à-dire à arrêter, piller, incendier, fusiller leurs anciens adversaires « blancs ». Les soldats qui arrivèrent deux jours après l'installation de ce gouvernement, se conduisirent en somme assez bien; leur but était de se rendre à Canton; ils ne demandaient que le logement et la nourriture et quelque « argent de poche »; pour cela ils s'adressèrent à la Chambre de commerce, sans d'inutiles vexations. Au bout de quelques jours, les bateaux de guerre qui avaient emmené un des partis du gouvernement, revinrent dans le port et simulant un débarquement réussirent à mettre la main sur un chargement d'argent (30.000 piastres) prêt à partir pour l'intérieur. Trois jours plus tard, le gros de l'armée rouge rencontra sur sa route vers Canton les troupes qui s'étaient retirées dans les montagnes et qui avaient reçu des renforts de Canton; épuisées par leur longue marche et surtout dépourvues de munitions, les troupes rouges ne purent tenir tête longtemps aux blancs; après deux jours de lutte elles s'enfuirent dans la direction de Canton, laissant plus de 2.000 morts sur le champ de bataille. Poursuivis par les blancs ils furent dispersés; beaucoup furent faits prisonniers ou se cachèrent dans les montagnes. Voyant la débâcle de cette armée rouge clans laquelle ils avaient mis tous leurs espoirs, les Soviets des «Paysans et Ouvriers » déguerpirent au plus vite, laissant la place vide aux blancs qui arrivèrent deux jours plus tard. Et maintenant c'est le tour de ceux-ci d'exercer leur vengeance contre les rouges qui pendant leur règne éphémère d'une semaine ont semé les ruines et surtout' la haine par toute la région.
    Nous devons remercier Dieu de sa protection toute spéciale dont. Il nous a entourés pendant cette semaine de terreur. En dehors de l'occupation passagère des écoles de 2 ou 3 stations, nous n'avons eu aucune autre vexation à supporter. Occupés à assouvir leur vengeance contre leurs adversaires du printemps dernier, les rouges n'ont pas eu le temps de créer des ennuis aux Chrétiens spécialement.
    L'avenir n'est pas encore bien rose; en dehors des deux partis qui se disputent la suprématie à Canton, nous avons ici le parti du Tchékiang qui se compose des hommes restés fidèles à Tsiang-kai-chek et qui n'a pas encore renoncé à cette partie du Kwang-ong limitrophe du Foukien qui est encore sous sa domination. Da pacem, Domine ! »

    CANTON. Vendredi 14 octobre à 7 h. du soir, une dizaine de brigands sont entrés chez les Petites Soeurs des Pauvres, armés de revolvers et de poignards. Ils envahirent la salle où se trouvaient réunies les religieuses, leur demandant leur argent tout en les menaçant. L'un d'eux saisit à la gorge la Révérende Mère supérieure et l'obligea à le conduire, lui et ses camarades, dans les différentes pièces de l'immeuble. Ils ouvrirent toutes les armoires. Ils y trouvèrent et s'approprièrent, en particulier : un calice, les divers petits dépôts d'argent des vieillards, se montant à 3 ou 4 dollars par personne, le produit de la quête du jour. Des Allemands, voisins des Surs, entendant pousser des cris, arrivèrent en hâte. Ils se rendirent en auto à Tongchan pour avertir la police, mais en vain, la police de Tongchan ne s'occupant pas de ce secteur! Le bureau central averti envoya six gendarmes qui, arrivés à 11 h. 1/2, repartirent le matin. Saint Joseph se chargea, le lendemain, de pourvoir aux besoins de la maison. Petit à petit, par l'intermédiaire des soeurs, il rendra à chaque vieillard le trésor de 3 ou 4 dollars qui doit servir à rehausser, à la mort, l'éclat des funérailles. Le Gouvernement a promis de faire le nécessaire pour que pareil désordre ne se reproduise plus. Les fêtes de la Toussaint ont été très pieusement célébrées à la cathédrale. Communions nombreuses aux différentes messes. Le jour des Morts, une foule considérable de chrétiens s'est rendue à To-kam-trung. Les tombes de nos anciens confrères, les PP. Bisch (1826-1859), Fontaine (1817-1859), etc. ont été restaurées.

    Indochine.

    HANOI. On nous écrit du Tonkin : « Nous venons de passer un été terrible : six mois de chaleurs atroces, sans pluie, sans orage qui auraient, comme d'habitude, apporté un peu de fraîcheur. Les autres années, le thermomètre a pu monter aussi haut, mais pour quelques jours seulement et bientôt une queue de typhon nous donnait un répit de quelques journées reposantes. Cette année, aucune détente, et c'est ce qui a été pénible. Le thermomètre a oscillé de 35 à 39° jour et nuit. Le mois d'octobre nous a ramené la fraîcheur ; les queues de typhon, trois typhons à grand orchestre se sont succédé rapidement et ont fait pas mal de dégâts dans le Nord Annam. Au Tonkin, nous avons eu la pluie torrentielle et... la grippe. Ces typhons, en effet, ont amené un abaissement de température considérable, de 35 à 20°. Beaucoup de gens ont été surpris, d'où la grippe à la quelle peu ont échappé. Pour mon compte, je me suis mis au traitement iodé que préconise le Dr Boudreau (77, rue du Commandant Arnould, Bordeaux). Je m'en suis bien trouvé, en suivant la formule : progressivement jusqu'aux doses massives, et j'ai ainsi évité la rechute habituelle de l'automne».

    HUNGHOA. La rentrée du Petit Séminaire de Hà-Thach s'est faite, comme d'ordinaire, à la mi-août, avec 56 élèves, répartis en trois classes. En vue de la construction prochaine des nouveaux bâtiments, il a fallu démolir plusieurs des anciennes paillottes, et le Père Quioc, Supérieur, a quitté un peu à regret la maison, qui l'abrita pendant 27 ans. Ce regret s'atténuera certainement au fur et à mesure qu'il verra s'élever le futur Séminaire.
    Nous avons, cette année, 26 grands séminaristes, soit : 9 théologiens au Grand Séminaire de la Mission de Hanoi, et 17 philosophes à Hung-Hoa.

    PHATDIEM. Nous venons de subir un violent typhon, accompagné d'un raz de marée formidable. La digue maritime au sud de Phat-Diem s'est rompue en plusieurs endroits, noyant nombre de personnes et détruisant les récoltes sur pied en inondant d'eau salée les rizières qui, de ce fait, resteront incultes pendant un certain temps. Rien que dans la paroisse de Van-Hai, nous avons perdu 14 chrétiens noyés.
    Au sud de la Mission, à Cua-Bang, où l'on a fêté voici quelques mois le troisième centenaire de l'arrivée du Père de Rhodes, il n'y a plus que dix maisons debout. Le probatorium seul a résisté, encore qu'un bâtiment, le parloir, ait complètement disparu. Sur toutes les diverses plages, la mer a rejeté de nombreux corps d'inconnus. Les dégâts sont sans précédents.

    BANGKOK. Les Religieuses de Saint-Paul de Chartres ont solennellement fêté le bi centenaire de leur venue en Mission par des offices religieux, présidés par sa Grandeur Mgr Perros, le 25 septembre, au couvent Saint-Joseph, et, le 29, au même endroit, par une séance récréative fort réussie, où se pressaient la Noblesse siamoise, des représentants du Corps Diplomatique, le Clergé, l'élite européenne et de nombreuses anciennes élèves. Monseigneur présidait, entouré de S. A. le Prince Dhani, Ministre de l'Instruction Publique et de Monsieur le Comte de Sercey, secrétaire d'Ambassade, faisant fonction de Ministre de France. Si les anciennes Soeurs de Saint-Paul, maintenant au ciel, méritent d'être louées pour leurs travaux de missionnaires, travaux dont les fruits se récoltent aujourd'hui, nous ne pouvons nous empêcher de mettre à l'honneur celles qui luttent encore ici-bas et dont les services rendus actuellement à l'Evangélisation sont à signaler. Daigne Dieu susciter de nombreuses vocations de Religieuses de Saint-Paul pour remplacer celles qui tombent, afin que ne s'éteignent ni la flamme du Souvenir ni celle de l'Apostolat Missionnaire de la France en- Extrême-Orient.

    LAOS. Une bonne nouvelle : la ville de Takhet nous a enfin ouvert ses portes. La Mission vient, en effet, d'y ériger un oratoire. Le 15 août, Monseigneur l'a inauguré en y célébrant la Sainte Messe. Toute la colonie européenne, le commissaire de la province en tête, vint assister à la cérémonie. Le P. Boher y avait conduit tous ses élèves catéchistes, et, sous sa direction, les chants donnèrent à la fête un joyeux relief. Toute la population en fut fort impressionnée.
    Thakhet a déjà un petit groupe de 30 à 40 chrétiens ; ce petit grain de sénevé deviendra un jour, nous n'en doutons pas, un grand arbre.
    En terminant, permettez-moi de vous signaler aussi la fête patronale de Sien-Vang, la Saint Joachim. Encore une belle et bonne journée! Monseigneur donna le sermon. A cette fête, nous avons eu le bonheur de voir, parmi l'assistance, le Gouverneur siamois de Lakhon, qui est catholique, le Phaya-Samut, accompagné de son médecin, catholique aussi, et le chef de la police... Combien de pays pourraient envier notre Laos !

    Inde.

    PONDICHÉRY. Le 24 juillet, Sa Grandeur Mgr l'Archevêque, descendant des Shevaroys Hills, s'arrêtait à Salem pour bénir la nouvelle église que le P. J. Bruyère y avait bâtie, au prix de quelles peines, Dieu seul le sait! Hélas ! Le vaillant ouvrier n'est plus là. Environ un mois auparavant, presque subitement, après trois ou quatre jours de maladie, dont les médecins n'ont pu établir un diagnostic certain, le Père Bruyère allait recevoir la récompense promise par le Père de famille au serviteur fidèle.

    ***

    Dernières nouvelles.

    Il était peut-être aisé de prévoir de nouveaux troubles à Canton dès que l'on a connu le retour de Wang Ching wei et de Hou seul man, tous deux fiers admirateurs de Borodine, tous deux ayant fait un pèlerinage à Moscou pour y apprendre le Bolchevisme intégral.
    Canton, depuis un an, avait évolué vers une politique plus modérée; les grévistes, ceux qui veillaient jalousement au boycottage du commerce anglais, avaient été dispersés, leur organisation avait été dissoute, et, sur les quais, les piquets ou surveillants grévistes avaient dû cesser leur mauvaise besogne. On ne les voyait plus rançonner les marchands et les voyageurs, taxer les marchandises et, trop paresseux pour travailler, vivre du fruit de leurs rapines.
    Le général Li Tchai Sun fut sévère pour tous ces écumeurs de rues : aussi, dès qu'ils eurent une occasion favorable de prendre leur revanche, ils le firent. Elle se présenta vendredi et samedi, 9 et 10 décembre, et par les télégrammes nous apprenions que les policemen étaient massacrés dans la rue, les bâtiments publics envahis et l'incendie, sur vingt points de la ville, dévorant sans aucun doute les quartiers où le pillage pouvait être fructueux.
    Ici encore les dépêches nous disent que les émissaires de Moscou ont organisé l'émeute et l'ont dirigée. Pour rétablir l'ordre, les soldats du général Li Fook Lam se sont battus pendant trois jours, et on annonce 3.500 morts ou blessés.
    C'est un bilan qui aurait pu être beaucoup plus mauvais.

    Dépêches des 16 et 17 décembre. Les communistes chinois ont tenté, le 16, dans la partie ouest de la ville de Canton, une seconde révolte. Mais ce mouvement a été rapidement réprimé par les autorités militaires. Cette répression se poursuit sans pitié ; toute femme ayant les cheveux coupés est suspectée d'être favorable aux communistes et traitée rigoureusement. On signale, qu'au moins 14 femmes et jeunes filles aux cheveux coupés ont été tuées par des soldats appartenant aux troupes anticommunistes.
    A Hankeou, la secrétaire de Borodine a été exécutée. Le consul général soviétique et une vingtaine de fonctionnaires des consulats ont été reconduits à Wladivostock. Epuration également de Ningpo et de Shangaï. Est-ce le commencement de la fin de l'emprise de Moscou sur la pauvre Chine ?...

    ***

    « Echos » de la rue du Bac.

    15 novembre 1927.

    Après l'imposante cérémonie du sacre de Mgr Hayasaka par le Saint Père assisté de NN. SS. de Guébriant et Chambon, le 30 octobre à Saint Pierre de Rome, l'Evêque élu et ses deux parrains ont été reçus par les Cardinaux Merry del Val et Van Rossum à la Sacristie de Saint Pierre où une collation leur a été servie.

    Le surlendemain, 2 novembre, en l'honneur de notre évêque japonais une charmante réception fort bien organisée par le P. Bouffanais aidé de nos sept aspirants romains et très obligeamment secondé par ces MM. de la Procure de St Sulpice, réunissait à la Procure des M.-E. , plusieurs cardinaux parmi lesquels LL. EE. Gasparri et Van Rossuin, plusieurs généraux d'ordre entre autres le T. R. P. Ledochowski, Général de la S. J., l'abbé Général des Cisterciens, le Supérieur Général des Barnabites, etc., les Ambassadeurs de France, de Belgique et de Pologne, de nombreux évêques et prélats dont Mgr de Beau séjour, Mgr d'Herbigny, NN. SS. Borgongini Duca et Pizzardo, etc. Bonne et franche manifestation de sympathie envers les M.-E., la Société, sa Procure à Rome et son Procureur si estimé de tous, le P. Garnier.

    Le séjour de Mgr le Supérieur à Rome s'est prolongé jusqu'au 6 courant et a été occupé par des visites à la Propagande, une réception par le Pape à la salle du Trône des Supérieurs et Procureurs d'instituts missionnaires, une « académie polyglotte » au Séminaire de la Propagande en l'honneur de Mgr Hayasaka, item un déjeuner à l'ambassade de France, une conférence aux 200 élèves du Séminaire Français, une visite au Musée Missionnaire de Latran, etc., etc.

    Les Acta Sae Sedis publient aujourd'hui le Décret d'érection du Diocèse de Fukuoka, en des termes très encourageants pour les M.-E. Oita et Miyasaki y sont cités comme partie intégrante aux PP. Salésiens qui y resteront.

    Mgr Chambon a quitté Paris samedi 12 novembre et s'est embarqué le même jour à Cherbourg vers 5 h. du soir. La veille, un dîner d'adieu offert par M. Kawaii, 1er Secrétaire d'Ambassade du Japon, avait réuni autour de S. G. qu'accompagnaient Mgr de Guébriant et le P. Chabagno, plusieurs Japonais du personnel de l'Ambassade. Mgr Chambon doit arriver à Montréal vendredi et prendre le 10 décembre à Vancouver un bateau qui l'amènera à Yokohama avant Noël.

    Mgr le Supérieur, rentré de Rome le 8 courant, a fait le jour même les appels pour l'ordination du 17 décembre. Il y aura 4 prêtres, 20 diacres (dont 2 à Rome), 3 sous-diacres, 24 minorés (dont 2 à Rome) et onze tonsurés dont 8 de Bièvres.

    Huit aspirants sont rentrés de la caserne après y avoir terminé leur service militaire. Cinq d'entre eux reprennent leurs cours dans notre maison de Paris, tandis que les trois autres retournent à Bièvres.

    1er Décembre 1927.

    Le 17 novembre, Mgr Hayasaka, arrivant de Milan avec les PP. Montagu et Papinot, a été reçu à la gare de Lyon vers 3 heures par Mgr Chaptal représentant le Cardinal Archevêque, Mgr de Guébriant, Mgr Boucher, Mgr le Chanoine Germain (OEuvre Apost.), etc. Après une journée consacrée aux visites les plus pressées, S. G., en compagnie de Mgr le Supérieur, se rendait à Vannes pour la clôture de la Semaine Missionnaire. Bien rares sont les personnes qui, habitant cette ville ou les environs n'ont pas pris part à ces manifestations. On a même vu les élèves du Lycée visiter en corps l'exposition. Ces journées missionnaires de Bretagne, surtout à Lorient et à Vannes, semblent tenir le « record » du genre au point de vue de l'affluence et de la tenue religieuse de la population. Mgr le Supérieur a parlé à la cathédrale, au Collège St François-Xavier, etc. L'activité du P. Depierre semble avoir battu elle aussi ses propres records.

    Rentré de Vannes par le Mans et Angers, Mgr de Nagasaki a eu à remplir un programme souvent très chargé et s'y est prêté avec la meilleure grâce du monde Le 26, réunion des « Asiatiques » chez Mme Massieu. Le dimanche 27, matinée missionnaire à Saint-Thomas-d'Aquin, paroisse des Demoiselles Bigard, fondatrices de l'OEuvre de Saint Pierre Apôtre, et quêtes remarquablement fructueuses, le tout suivi d'un grand déjeuner au presbytère, auquel prenaient part le général Gouraud, gouverneur de Paris, l'amiral Moreau, et plusieurs notabilités de la Marine, des Finances, de la presse, etc. Le même jour à 17 heures avait lieu la très belle réception à Notre Dame du 1er évêque japonais. Les journaux en ont abondamment parlé ainsi que du banquet donné le même soir par les « Amis des Missions au restaurant Ledoyen. Le Cardinal de Paris, le Nonce, le Chargé d'affaires du Japon, etc. y étaient présents. A noter que les aspirants de la communauté de Paris avaient été autorisés à assister à la cérémonie de N.-D.

    La réception organisée à l'Institut catholique par l'Union Missionnaire du Clergé n'a pas été moins intéressante. Les superbes projections en couleurs de M. Jean Brunhes, un très beau discours de Mgr Olichon et l'allocution lue par Mgr Hayasaka en remerciement de cet accueil et des riches cadeaux offerts par le Clergé (calice, anneau, etc.) ont été les clous de la fête. M. le Supérieur des Carmes retint ensuite à un dîner très cordial présidé pur le cardinal une quinzaine de convives.
    Depuis lors Mgr de Nagasaki accompagné par Mgr Olichon a entrepris une série de pèlerinages à Paray le Monial, Ars, Lyon, Lourdes, etc. et ne reviendra à Paris que vers la mi-décembre.
    Nos frères coadj ont fait à l'ordinaire leur retraite annuelle prêchée cette fois par le P. Nassoy, du 18 au 21 novembre. Un jeune homme envoyé de Suisse par le P. Guérin est entré au noviciat de Dormans.

    26 novembre. Un de nos aspirants a été ordonné diacre par Mgr Hayasaka.

    17 décembre. Mgr le Supérieur a ordonné prêtres. 19 diacres, 5 sous-diacres, 22 minorés, 11 tonsurés.

    1928/27-43
    27-43
    France et Asie
    1928
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