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Nouvelles de nos Établissements de France

Nouvelles de nos Établissements de France Avec le mois d'octobre, une nouvelle année scolaire vient de commencer pour nos aspirants missionnaires; mais au lieu d'être répartis en six années, ils ne le sont plus qu'en cinq; le séminaire de Bièvres, en effet, est toujours occupé par l'armée, et, à cause de l'exiguïté des locaux situés rue du Bac, il a été jugé préférable de diriger sur Beaupréau les élèves qui normalement auraient dû être en première année de philosophie à Bièvres.
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    Nouvelles de nos Établissements de France

    Avec le mois d'octobre, une nouvelle année scolaire vient de commencer pour nos aspirants missionnaires; mais au lieu d'être répartis en six années, ils ne le sont plus qu'en cinq; le séminaire de Bièvres, en effet, est toujours occupé par l'armée, et, à cause de l'exiguïté des locaux situés rue du Bac, il a été jugé préférable de diriger sur Beaupréau les élèves qui normalement auraient dû être en première année de philosophie à Bièvres.
    Mais, par suite de la réquisition du séminaire Théophane Vénard dans les derniers jours d'août, nous nous sommes demandé si nous pourrions mettre à exécution ce nouveau plan. La grande charité du diocèse d'Angers nous a tirés d'embarras : le petit séminaire de Beaupréau a accueilli nos jeunes gens, et un modus vivendi très apprécié de tous leur permet même une vie à part de celle du petit séminaire : les lectures spirituelles, les classes de première et de philosophie sont spéciales pour les postulants et aspirants missionnaires. Seuls, le P. Davias, supérieur, et le P. Choimet habitent au séminaire diocésain; les autres professeurs ont dû chercher en ville un logement où ils se trouvent tous ensemble en dehors des cours.
    Au séminaire de la rue du Bac, la vie a donc repris son cours normal sous la direction générale de notre vénéré supérieur, le T. R. P. Robert. Si ce n'était le peu de nouvelles que nous avons des missions et de nos chers missionnaires et la douleur de sentir encore trop des nôtres souffrir de la captivité en terre d'exil, nous pourrions croire qu'il n'y a pas grande chose de changé. Pour intéresser les amis et bienfaiteurs des missions, énumérons ici à leur intention les charges occupées par les uns et les autres tant dans l'administration centrale de la Société que comme directeurs au séminaire proprement dit.

    I. - CONSEIL CENTRAL

    REPRÉSENTANTS DES DIVERS GROUPES DE MISSIONS

    Etablissements communs
    P. Sy, premier assistant, archiviste, bibliothécaire et professeur d'histoire ecclésiastique au séminaire.
    Japon
    P. Chabagno, secrétaire du Conseil central et du Supérieur général.

    Corée et Mandchourie
    P. Gérard, procureur du séminaire (comptabilité générale).

    Chine occidentale
    P. Parmentier, second assistant, directeur des Frères coadjuteurs.

    Chine méridionale
    P. Cuenot, économe, directeur des Echos Missionnaires.

    Tonkin
    P. Gros, chargé de la direction et du recrutement des postulants.

    Cochinchine et Cambodge
    P. Ferrières, procureur des commissions.

    Inde et Indochine occidentale
    P. Bibollet, délégué de l'OEuvre de Saint Pierre Apôtre.

    II. - COLLABORATEURS A L'ADMINISTRATION

    CENTRALE

    PP. Schmitt, confesseur pour les fidèles de l'extérieur.
    Lefèvre et Cesselin, occupés au classement des archives.
    Beigbéder, assistant du procureur pour la comptabilité.
    Laurent, assistant temporaire de l'économe.

    III. SÉMINAIRE

    PP. Destombes, supérieur, professeur de droit canonique, d'ascétique et de liturgie.
    Hamon, assistant du supérieur, professeur de morale.
    Fouque, professeur pour les aspirants dits extravagants, c'est-à-dire ceux dont les cours à étudier ne correspondent pas avec ceux professés dans notre séminaire.
    Tessier, professeur d'Ecriturc sainte (A. T.) et de sciences.
    Anoge, professeur d'apologétique.
    Fuma, professeur de morale fondamentale.
    Dedeban, professeur de dogme, correspondant des aspirants missionnaires prisonniers et directeur de l'Union des Malades Missionnaires en zone occupée.
    Belleville, économe des aspirants et professeur d'Ecriture sainte (N. T.).
    Perrin, professeur de philosophie.

    IV. FRÈRES COADJUTEURS

    FF. Boittiaux, occupé aux commissions et à la conciergerie.
    Caharel, absorbé par le ravitaillement.
    Michelet, assistant du secrétariat.
    Bertin, bras droit de l'économe pour la cuisine et le personnel domestique. Petitdemange, chargé du jardinage.

    Quant à nos pauvres prisonniers, les PP. Pasteur et Lobez, ils sont heureux de pouvoir faire actuellement un peu de ministère dans les camps où ils sont internés. Nous n'avons plus maintenant que II missionnaires et 27 aspirants en captivité ; chaque jour nous songeons à eux, demandant à N. S. de nous les ramener bientôt sains et saufs et de leur donner force et courage en attendant. Quelques-uns sont revenus pour cause de santé : le Fr. Pierre Déglise se rétablit peu à peu au Centre d'hébergement pour blessés et invalides de guerre à Vélars sur Ouche (Côte-d'Or), et un aspirant, M. Cornic, est hospitalisé à l'Hôpital du Bon Secours à Paris.

    ***

    L'Ecole Missionnaire de Ménil-Flin a repris aussi sa vie normale, mais un peu plus tôt que les écoles officielles, afin de parer à la pénurie de charbon : pendant l'hiver, les vacances de Noël seront ainsi allongées, et les études n'y perdront rien. Par suite du retour du P. Peyrat dans le personnel professoral, le P. Beaudeaux lui a laissé les fonctions d'économe qu'il remplissait depuis le début des hostilités, ce qui permet à ce dernier de se consacrer davantage à la prédication et à la propagande missionnaire dans l'est de la France.
    A Marseille, la procure a de nouveau changé de titulaire. Le P. Milliet étant mort à Genève en septembre, c'est le P. Samson qui a été désigné pour le remplacer en Suisse. L'intérim sera fait à Marseille par le P. Bonhomme, assisté du P. Louis Valour, missionnaire de Tatsienlu.
    A Lille, le P. Benoît ne chôme pas : il continue à donner des retraites et des prédications dans le Nord, et les demandes ou invitations qu'on lui adresse ne peuvent être toutes acceptées.
    A Dormans, rien de changé : le P. Renou reste gardien, au milieu des troupes occupantes, des locaux qui servaient de noviciat aux Frères coadjuteurs.
    Le sanatorium de Montbeton, sous la direction du P. Lacroix, sert toujours d'hôtel des invalides pour les missionnaires atteints de graves infirmités ou de vieillesse. A côté de Mgr Cuaz, ancien évêque du Laos, des PP. Garnier, procureur général de Rome, Papinot, que tous nos lecteurs connaissent pour son dévouement à l'OEuvre des Partants, Grandjcan, ancien provicaire du Thibet, une quinzaine d'autres confrères attendent là-bas, clans le recueillement et la prière, l'heure où Dieu les appellera à la récompense promise aux bons serviteurs.
    Près de Toulouse, enfin, le P. Nassoy continue les fonctions d'aumônier qu'il a assumées à Notre Dame de la Motte depuis la fondation de l'Institut des Soeurs des Missions Etrangères. Ces religieuses ont commencé dans l'humilité l'OEuvre admirable entreprise par Mgr de Guébriant et le T. R. P. Robert ; elles nous excuseront de les mettre un peu en lumière dans ce fascicule des Echos Missionnaires : trop de jeunes filles les ignorent encore, alors que l'Institut mériterait d'être connu davantage.
    J.C.

    Institut des Soeurs des Missions Etrangères

    L'Institut des Soeurs des Missions Etrangères a été fondé le 22 juillet 1931 au château de la Motte, près Muret (Haute-Garonne), diocèse de Toulouse. Placé sous le haut patronage des évêques et supérieurs majeurs de la Société des Missions Etrangères de Paris, notamment sous celui de son Supérieur général d'alors, S. E. Mgr de Guébriant, et du T. R. P. Robert, Supérieur général actuel, cette Société naissante fut accueillie favorablement par S. S. le Pape Pie XI et érigée canoniquement par autorisation de la Sacrée Congrégation de la Propagande le 19 mars 1933.
    Le 12 janvier 1935, S. E. Mgr Saliège ; archevêque de Toulouse, Supérieur canonique de l'Institut, muni de tous pouvoirs par indult de la S. C. de la Propagande en date du 21 décembre 1934, recevait à la profession les premières novices, nommait la première Supérieure générale et approuvait les constitutions ad temple.
    Cet Institut est à voeux simples, temporaires d'abord, perpétuels ensuite, à Maison Mère et Supérieure générale ; vu sa destination, il relève de la S. C. de la Propagande.
    Il ne comporte qu'une seule classe de sujets, destinés aux missions pour s'y consacrer aux oeuvres missionnaires, d'après leurs aptitudes, les santés et les besoins. Leur champ d'action est celui de la Société des Missions Etrangères de Paris, c'est-à-dire les Indes et l'Extrême-Orient.
    Les occupations des Soeurs des Missions Etrangères comprennent tout ce qui se rapporte à la vie missionnaire : catéchismes, visite des malades, dispensaires, hôpitaux, léproseries, éducation des jeunes filles, formation des Soeurs indigènes, etc.
    Les aspirantes missionnaires sont admises à partir de 17 ans accomplis jusqu'à celui de 25 ans, exceptionnellement jusqu'à 30 ans.
    Le temps de préparation des Soeurs des Missions Etrangères à la vie apostolique est de six mois de pré postulat, six mois de postulat et deux ans de noviciat. Ce temps de préparation se passe à Notre Darne de la Motte, près Muret (Haute-Garonne).
    Pour l'admission, la jeune fille doit être présentée par une personne de confiance fournir les certificats de baptême et de confirmation, puis celui de mariage religieux des parents, et enfin présenter un certificat médical qui sera remis au médecin de la maison chargé d'examiner les postulantes à leur arrivée.
    La question de trousseau, de pension et dot est à traiter avec la Supérieure.
    Le règlement et les exercices religieux sont ceux de tous les Instituts religieux. Pour demeurer unies à la grand prière de l'Eglise et participer à la piété sacerdotale, les religieuses récitent en commun les petites Heures, Vêpres et Complies du bréviaire romain. Elles ajoutent à cette récitation les leçons da Matines lues le soit en français.
    A la cérémonie de vêture, les postulantes reçoivent un nom religieux, si possible le nom de leur 'baptême précédé de celui de Marie, en, l'honneur de la Très Sainte Vierge.
    Le costume des Soeurs professes est de laine gris clair : voile tombant à la manière de celui des infirmières, jupe plissée, ceinture romaine, scapulaire de la longueur de la jupe.
    L'Institut compte en France, la Maison Mère comprise, quatre établissements : l'un est en Lorraine à l'Ecole apostolique des Pères des Missions Etrangères ; un autre à Marseille, à l'Ecole Courbet des pupilles orphelins de la marine, sert de procure aux religieuses ; un quatrième, dans les Pyrénées, utilisé comme maison de repos pour les Soeurs, est en même temps, un centre d'évangélisation pour cinq petits villages de montagne par le catéchisme et la visite des malades.
    En 1937, les premières religieuses sont parties à Chinna Salem, diocèse de Pondichéry (Indes), commencer le grand travail apostolique : les Soeurs s'occupent d'enfants abandonnés qu'elles recueillent, ont un ouvroir et un dispensaire, parcourent les campagnes pour y secourir les malades et glaner les épis mûrs.
    L'esprit de l'Institut des Soeurs des Missions Etrangères est celui de la Société des Missions Étrangères de Paris, tel qu'il se traduit dans les Instructions aux Missionnaires (éditées par ordre de la S. C. de la Propagande le 19 février 1669) et son règlement général : esprit de droiture et de loyauté, de charité, d'énergie, de joyeuse simplicité et de surnaturelle confiance, esprit tout conforme aux traditions qu'ont établies ses Missionnaires et ses Martyrs, parmi lesquels se distingue la douce et énergique figure de Théophane Vénard.

    Pour tous renseignements, s'adresser à Madame la Supérieure des Surs des Missions Étrangères, à Notre Dame de la Motte, par Muret (Haute-Garonne) ; dans la zone occupée, écrire à Madame la Supérieure des Soeurs des Missions Etrangères, à l'Ecole Missionnaire de Ménil Flin (Meurthe-et-Moselle).
    1942/156-159
    156-159
    France
    1942
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