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Nos morts missionnaires

Nos morts missionnaires 1. M. BRUYÈRE Jean-Claude, né à St Denis sur Coise (Loire), le 1er décembre 1861, prêtre le 26 septembre 1886, parti le 17 novembre suivant pour la Mission de Pondichéry. 2. M. DABIN Georges Auguste, né à Nantes (Loire Inférieure) le 4 octobre 1849 prêtre le 29 juin 1874, parti le 10 janvier 1878 pour le Siam, en 1899 au Laos lors de la création de ce vicariat apostolique.
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    Nos morts missionnaires

    1. M. BRUYÈRE Jean-Claude, né à St Denis sur Coise (Loire), le 1er décembre 1861, prêtre le 26 septembre 1886, parti le 17 novembre suivant pour la Mission de Pondichéry.
    2. M. DABIN Georges Auguste, né à Nantes (Loire Inférieure) le 4 octobre 1849 prêtre le 29 juin 1874, parti le 10 janvier 1878 pour le Siam, en 1899 au Laos lors de la création de ce vicariat apostolique.
    3. M. MARIETTE Emile Albert, né à Avranches (Manche), le 28 mai 1863, prêtre le 26 septembre 1886, parti le 15 décembre suivant pour la Mission de Malacca, vicaire général de l'évêché de Malacca.

    ASSOCIÉS

    MESSE POUR LES DÉFUNTS

    Le troisième vendredi de chaque mois, une messe est célébrée par le Directeur de l'OEuvre des Partants pour tous les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    Mme MONFILS. M. VERLEY-CARY.
    M . PUGET. M. AUBRY.
    M. et Mme ROCHE, père et mère Mme DE BRIMONT.
    d'un missionnaire. Mme la Baronne DE TRETAIGNE.
    Mme la Marquise DE BROC. Mme Paul LEROUX.
    Mlle Odette DE CHAMPVANS Mlle DAGON DE LA CONTERIE.
    M. le Comle F. DE BRÉON.

    DIC UT HI DUO FILII MEI...

    Or, Jésus avait parlé d'un royaume... La mère des fils de Zébédée s'approche pressante: « Maître, dites-le, je vous prie, dites que mes deux fils que voici seront assis l'un à droite, l'autre à gauche de votre trône. » « O femme, sais-tu bien ce que tu demandes? » Oh ! Pauvre mère, si tu le savais !... Et vous, mes premiers disciples, u pouvez-vous boire au calice où je boirai », moi, votre maître ? « Oui, nous le pourrons », Seigneur, tant vous nous donnerez de vous aimer !
    Et Jésus exauce toujours la prière des mères, mais parfois en l'exaltant jusqu'à l'héroïsme, en la sublimisant jusqu'au divin... Elle ne voyait qu'un trône; il lui montre une croix. Et sur une croix, à la suite du Maître, Pierre et André moururent. Et, là-haut, dans le royaume, la mère des fils de Zébédée, se tenant près de celle qui, entre toutes les femmes, fut la Mère de douleur, elle voit ses deux fils, André près de Pierre, et Pierre à la droite de Jésus, car c'est à lui qu'il a été dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église... » Et si Jean est à la gauche du Maître, c'est qu'à la Cène d'amour il était déjà sur son coeur, lui, le disciple que Jésus aimait et que c'est à lui qu'il a été dit, du haut de la croix du Calvaire : u Jean, voici ta mère », la Mienne.
    Et c'est pourquoi, dans le rayonnement de la croix, nos mères chrétiennes savent mieux placer leurs ambitions pour ceux qu'elles donnent à Jésus. « O femme, sais-tu bien ce que tu demandes pour tes fils ? « Oui, Seigneur, parce que c'est Vous-même qui me l'avez inspiré : par la croix rédemptrice, toujours plus d'âmes sauvées et, par leur Calvaire de tous les jours, à défaut de l'autre martyre, mes fils plus près de Vous, à votre droite, à votre gauche, sur votre Coeur, et moi, leur mère, plus près de la Vôtre, la Reine des Apôtres, la Reine des Martyrs, au Ciel ! »

    ***

    « Je n'ai malheureusement que deux fils !... », m'est-il donné de lire dans une lettre que, sur mes instances réitérées et au nom de l'OEuvre des Partants, on a fini par me communiquer. Elle porte la signature d'une mère qui, tout récemment, écrivait à un de nos « sergents recruteurs », à un de ces vaillants qui, minés par le climat des missions et l'insalubrité de la brousse, cherchent au pays natal un renouveau de forces... en se vouant, corps et âme, à la recherche et à la découverte, par toute la France inlassablement parcourue, aux semailles, à la culture et à l'éclosion des vocations missionnaires : tant la moisson apostolique est grande et si rares les divins moissonneurs !
    « Je n'ai malheureusement que deux fils, dont vous avez si bien su captiver l'amitié pour les mener plus près de Celui qui vous a choisi tout spécialement pour Lui procurer des âmes voulant marcher sur vos traces en se dévouant tout entiers à l'amour divin. Que Dieu soit béni d'avoir conduit vos pas jusqu'à notre foyer et qu'Il veuille bien, dans sa bonté toute miséricordieuse, en choisir encore parmi mes trois filles, même toutes, si sa grande bonté nous accordait ces insignes faveurs. Une petite prière à ces intentions, n'est-il pas vrai, et soyez assuré des nôtres chaque jour au pied du saint Autel. Mon petit Pierrot est navré de penser que la lettre qu'il vous avait écrite il y a trois semaines n'avait pas été mise à la poste. La voici inclus ».
    Pierrot fréquente déjà une Ecole cléricale ; mais comme il n'a que 9 ans nous respectons ses fautes d'orthographe.
    « Mon Père, Je vous aime bien, je avai écri, maman a gardé la lettre pour la mettre elle même à la poste j'étais pas content quand j'ai su que ma lettre n'étais pas parti Monsieur l'abbé (G. nous a di que vous étiez décoré de la légion d'honneur je sai pas ça que ça veut dire légion d'honneur je comprendre seulement que vous êtes bien bon que nous vous aimons mes camarades et moi bien, que c'est bien juste qu'on vous décore parce que tout le monde vous aime bien. Je prie toujours le bon Dieu pour vous et vous embrassé bien fort me croyant encore sur vos genoux ».

    « Pierre ».

    Pierrot n'a donc que 9 ans : il bûche d'arrache-pied une syntaxe vraiment trop compliquée, à laquelle, confusément, il préférerait le chinois, l'annamite ou le japonais : c'est que Pierre a décidé d'entrer au Séminaire des Missions après le curriculum (ça c'est encore une autre langue, mais indispensable, lui a-t-on dit), le curriculum donc de la scolarité. Son grand frère, qui termine sa rhétorique, avec un bagage incroyable d'orthographe, de syntaxe, de latin, de grec, etc. (je sai pas ça que ça veut dire et coetera, murmure Pierrot intrigué), le grand frère donc sera 128, rue du Bac à la rentrée prochaine.
    A sa dernière visite à ses parents, « sa première parole, écrit sa mère, a été de me dire: Maman, bien vrai, tu me laisseras partir ? Va où Dieu te conduira, sa Volonté sainte est nôtre ».
    Quand, en Maître incontesté, le Coeur de Jésus règne dans un foyer, il y allume tous les héroïsmes.

    1928/88-91
    88-91
    France
    1928
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