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Nos morts

Nos morts 22. PELLETIER Emile, né à Sceaux sur-Huisne, diocèse du Mans, le 31 mars 1865, prêtre le février 1891, parti le 2 septembre suivant pour la Birmanie septentrionale. 23. GUIGNARD Pierre Théodore, né à Saint-Gaultier (Indre), diocèse de Bourges, le 4 mars 1864, prêtre le 5 mars '1887, parti le 20 avril suivant pour le Tonkin méridional. 24. CALENGE Louis, né à Notre-Dame-de-Cenilly, diocèse de Coutances, le 29 janvier 1882, prêtre le 24 septembre 1904, parti le 9 novembre suivant pour le Siam.
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    Nos morts

    22. PELLETIER Emile, né à Sceaux sur-Huisne, diocèse du Mans, le 31 mars 1865, prêtre le février 1891, parti le 2 septembre suivant pour la Birmanie septentrionale.
    23. GUIGNARD Pierre Théodore, né à Saint-Gaultier (Indre), diocèse de Bourges, le 4 mars 1864, prêtre le 5 mars '1887, parti le 20 avril suivant pour le Tonkin méridional.
    24. CALENGE Louis, né à Notre-Dame-de-Cenilly, diocèse de Coutances, le 29 janvier 1882, prêtre le 24 septembre 1904, parti le 9 novembre suivant pour le Siam.
    25. FERRAND Philippe Claudius, né à Crémieux (Isère) le 19 juin 1868, incorporé au diocèse de Mende, prêtre le 21 février 1891, parti le 25 novembre suivant pour Nagasaki, en 1912 à Tai-kou.
    26. SAUSSEAU Emile-Henri, né à Saint-Michel-le-Cloucq, diocèse de Luçon, le 14 juillet 1876, prêtre le 25 juin 1899, parti le 26 juillet suivant pour Malacca.

    ASSOCIÉS
    MESSE POUR LES DÉFUNTS

    Le troisième vendredi de chaque mois, une messe est célébrée par le Directeur de l'OEuvre des Partants pour tous les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    Mme R. OBERTHUR. M. le Chanoine BONNET.
    M. ALLART.

    DEDIÉ AUX FUTURS ASPIRANTS

    « ... Vous l'avez donc voulu, Seigneur... J'obéirai ;
    Lorsque retentira l'appel, je partirai,
    Vous le savez ce n'est donc pas que je me plaigne,
    Mais encor malgré moi mon coeur s'émeut et saigne,
    Et vous ne pouvez pas, ô Jésus, m'en vouloir
    Puisque vous-même avez pleuré, l'horrible Soir,
    En souffrant l'agonie au jardin de l'Olive...
    Je l'ai dit à mon tour : Que votre règne arrive !
    Je ne veux, ô mon Dieu, que ce que vous voulez ;
    Je ne regrette rien, puisque vous m'appelez ;
    Mais j'ai peur, malgré moi, car je suis trop indigne,
    Je ne méritais pas cette faveur insigne
    D'être choisi, de me donner sans nul retour
    Et d'avoir part à votre grâce, à votre amour...
    Pourquoi faire ce don à l'âme la moins pure,
    Choisir votre plus vile et faible créature
    Pour la combler aussi royalement, mon Dieu ? »

    « N'ai-je pas nom : Jésus miséricordieux ?
    C'est le plus grand bonheur de ma miséricorde
    Que de toucher les coeurs par les dons que j'accorde ».

    « Mais moi, Seigneur, je ne puis rien, je ne suis rien,
    Et je suis incapable, seul, du moindre bien,
    Vous ne savez donc pas ce que c'est que mon âme ? »

    « Je le sais. Je sais tout... Pourtant je la réclame
    Telle qu'elle est, enfant, car il importe peu
    De quelle essence soit le bois qui fait le Feu,
    Pourvu que le Feu brille, et réchauffe, et s'élève ».

    « Seigneur, si vous saviez tout ce qu'en moi soulève
    De crainte et de désir votre appel en mon coeur
    Tant de voix brusquement, déchaînent leur clameur
    Au fond de moi... L'orgueil se révolte et se dresse ;
    La luxure s'indigne et s'émeut la paresse;
    Puis le doute s'éveille, et son brutal afflux
    M'aveugle. Je ne vois plus rien. Je ne sais plus...
    Les arguments du coeur, mon esprit les réfute,
    Seigneur, je ne suis pas de taille pour la lutte;
    Vous êtes le Secours, la Force, la Bonté,
    Aidez-moi ! »

    DÉDIÉ AUX FUTURS ASPIRANTS

    « Le voilà, le cri d'humilité
    Auquel rien ne résiste, et qu'il faut que l'on jette
    Vers Moi, pour obtenir la paix, âme inquiète :
    « Aidez-moi! » Mais ce mot, enfant, c'est la clef d'or
    Qui te livre soudain le meilleur du trésor.
    « Aidez-moi! » Mais comment veux-tu que je résiste
    Au coeur humilier qui supplie et insiste
    En disant : « Aidez-moi! ». Ne suis-je pas Celui
    Qui relève, et console, et dissipe la nuit ?
    Ne l'ai-je pas voulu, dis, n'est-ce point mon rôle
    Que d'être le bras fort, le soutien et t'épaule
    Où peuvent s'appuyer les pauvres êtres las ?
    Et combien, cependant, combien n'en veulent pas...
    Si j'ai voulu ton coeur, est-ce pour autre chose ?
    Une aide, n'est-ce pas ce que je te propose ?
    Ce que tu ne fais pas c'est Moi qui le ferai,
    Ce que tu ne sais point, Moi je te l'apprendrai :
    Ne suis-je pas l'Amour dans sa Toute Puissance ?
    Ma Justice elle-même est-elle d'autre essence
    Que ma Miséricorde ? Un instant me suffit
    Pour épurer ton âme et le mal qu'elle fit...
    Laisse-Moi donc t'aimer, et livre-Moi ton âme ;
    Sois le bois sec et mort que l'on jette à la flamme
    Acceptant de brûler et de s'anéantir
    Pour que le Feu divin puisse mieux resplendir.
    Sois le canal obscur et soumis en qui passe
    L'eau vive de l'amour des âmes et leur grâce.
    Toi que j'aide, aide-les... Il faut avoir pitié...
    Or, c'est ne rien donné que donner à moitié ;
    Si je te demandais d'aller jusqu'à l'extrême,
    Que me répondrais-tu, maintenant ? »
    « Je vous aime ! »...

    M. A. DAGUET, 14 août 1930.

    1930/265-267
    265-267
    France
    1930
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