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Nos morts

Nos morts 9. FREYCHE Joseph Jacques, né à Seix, diocèse de Pamiers, le 25 septembre 1873, prêtre le 26 juin 1898, parti le 27 juillet suivant pour le Kouytchéou. 10. FORTIN Auguste Oscar, né à Anor, diocèse de Cambrai, le 20 juin 1877, prêtre le 22 juin 1902, parti le 23 juillet suivant pour le Yunnan. 11. CHAPUIS Auguste, né à Saint-Hostien, diocèse de Puy, le 20 avril 1869, prêtre le 24 septembre 1892, parti le 9 novembre suivant pour Pondichéry, coadjuteur de Mgr Bottero en 1911, évêque de Kumbakônam en 1913.
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    Nos morts

    9. FREYCHE Joseph Jacques, né à Seix, diocèse de Pamiers, le 25 septembre 1873, prêtre le 26 juin 1898, parti le 27 juillet suivant pour le Kouytchéou.
    10. FORTIN Auguste Oscar, né à Anor, diocèse de Cambrai, le 20 juin 1877, prêtre le 22 juin 1902, parti le 23 juillet suivant pour le Yunnan.
    11. CHAPUIS Auguste, né à Saint-Hostien, diocèse de Puy, le 20 avril 1869, prêtre le 24 septembre 1892, parti le 9 novembre suivant pour Pondichéry, coadjuteur de Mgr Bottero en 1911, évêque de Kumbakônam en 1913.
    12. BOYER Guillaume, né à Arlanc, diocèse de Clermont, le 19 février 1879, prêtre le 26 février 1905, parti le 26 avril suivant pour Pondichéry.
    13. OUVRARD Victor, né à Saint-Vincent-Puymaufrais, diocèse de Luçon, le 19 mai 1880, prêtre le 28 juin 1905, parti le 25 avril 1906 pour le Thibet.
    14. PETTIER Alfred Eugène, né à Châteaugiron, diocèse de Rennes, le 21 décembre 1843, prêtre le 6 juin 1868, parti le 15 juillet suivant pour le Japon.
    15. ABONNEL, Augustin, né à Saint-Bonnet-en-Champsaur, diocèse de Gap, le 17 octobre 1854, prêtre le 21 septembre 18'78, parti le 30 octobre suivant pour la Cochinchine occ. (Saigon).
    16. LAURENT, Jean-Pierre, né à Chazelles-sur-Lavieu, diocèse de Lyon, le 19 mai 1877, prêtre le 23 juin 1901, parti le 31 juillet suivant pour le Sutchuen occ. (Chengtu).
    17. LAURENT, François Jules, né à Breuches, diocèse de Besançon, le 20 janvier 1851, prêtre le 23 septembre 1876, parti le 30 novembre suivant pour la Birmanie septembre (Mandalay).
    18. OLMER, Louis Jacques, né à Paris, le 2 mai 1880, prêtre le 7 mars 1903, parti le 29 avril suivant pour le Tonkin mér. (Vinh).
    19. GRATUZE, Camille, né à Ols-et-Rignodes, diocèse de Rodez, le 7 février 1866, prêtre le 28 septembre 1890, parti le 26 novembre suivant pour le Cambodge.
    20. TIGNOUS, Henri-Pierre, né à Seix, diocèse de Pamiers, le 29 janvier 1872, prêtre le 30 juin 1895, parti le 15 août suivant pour Goimbatore.
    21. PAILLOT, Martial, né à Ménil-sur-Saulx, diocèse de Verdun, le 10 novembre 1856, prêtre le 30 juin 1881, parti le 19 septembre 1886 pour Pondichéry.

    ASSOCIÉS

    MESSE POUR LES DÉFUNTS

    Le troisième vendredi de chaque mois, une messe est célébrée par le Directeur de l'OEuvre des Partants pour tous les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    M. HOUGARD, père d'un missionnaire. Mme JEANJEAN.
    Mlle JONCHÉRY.
    Mme JAUBERT-DARTISSOL. Mlle GARRÉTO.
    M. BAUD. Mlle M. SELLIER.

    LES LEÇONS ASIATIQUES DU PASSÉ

    (A titre documentaire.)

    On commence de parler beaucoup de l'Exposition rétrospective coloniale, qui doit précéder la grande Exposition de 1931, et même se clore à Paris avant que l'autre s'ouvre à Vincennes.
    Qu'un esprit, toujours tourné vers les réalisations de demain, comme est celui du maréchal Lyautey, ait pris le soin, très net et très précis, de reprendre ab ovo, l'histoire coloniale française, cela prouve une fois de plus les vues d'ensemble et l'unité de conception qui a toujours guidé, dans son chemin glorieux, le créateur et l'animateur du Maroc. Mais ce serait mal remplir son désir, que de réduire cette rétrospective aux dimensions d'une exposition d'art et de curiosité de l'autrefois. La rétrospective coloniale du commencement de 1931 ne jouera complètement son rôle que si elle apporte à ses visiteurs et, par eux, à tous les Français soucieux de leur patrie les leçons de choses d'abord, les enseignements d'audace, d'énergie et de ténacité que la vieille histoire coloniale française présente à une puissance multipliée, et qui nous seront offerts, avec une réalité émouvante, par les beaux vestiges que notre race a généreusement laissés par le monde.
    L'Asie du Pacifique, où la France devait, à la fin du XIXe siècle, se faire un domaine de premier ordre moins vaste, mais peut-être mieux placé que celui que nous donna Dupleix et que Louis XV perdit est un exemple parfait du bénéfice que les jeunes générations peuvent ainsi recueillir du labeur lointain de leurs aînées.
    Aux Indes, c'est toute l'histoire de l'illustre et fatale compagnie qui culmine avec Dupleix et qui sombre avec Lally, et qui forme un tout complet qui est déjà construit dans tout l'ensemble de son superbe et tragique édifice.
    Et puis, il y a la Chine et l'Indochine.

    ***

    La Chine ? C'est toute l'oeuvre intellectuelle, spirituelle et savante, où nos missionnaires tiennent une place si importante qu'elle apparaît exclusive et unique.
    Depuis l'admirable et naïf récit du Père de Mailla, jusqu'aux émouvantes constatations du père Huc, en passant par cet étonnant et précis Alexandre de Rhodes, il demeure toute la bibliographie annaliste d'un geste magnifique per Francos. Et ce qu'il faut remarquer là, c'est que, ce que firent ces apôtres, jésuites et dominicains, jaloux de leurs succès religieux, tourne au profit de la France. Explorations du Tibet, établissements scientifiques en Chine, académiciens et savants à la cour de Pékin, astronomes de Zikawei, tout fut à la gloire et au bénéfice, moral et politique, des Fankoaï (Français). De ce labeur, tout au long des siècles, et parfois interrompu par de sanglants intermèdes, il reste aujourd'hui tout ce qui constitue encore, malgré les étonnements modernes, notre influence et notre prestige à l'intérieur de la Grande Muraille. Et ce prestige-là est fait du souvenir de tant d'intenses vertus, que c'est contre lui qu'est ameutée, au vingtième siècle, la rage révolutionnaire et bolcheviste. Où pourrons-nous, Français de l'après-guerre, recevoir de plus belles leçons d'énergie ?

    ***

    L'Indochine ? C'est le premier maillon de la chaîne qui lie aujourd'hui et d'une façon indiscutable, les destins de la République française et de l'empire d'Annam. La dynastie des Bourbons eut, en effet, cette fortune singulière, de préparer au pays, dans ses deux suprêmes crépuscules, l'Algérie et la Cochinchine. Les officiers envoyés au futur Gialong par le roi Louis XVI, ont construit, dans les deltas du Mékong et du fleuve Rouge, des citadelles à la française, où les derniers souverains d'Annam ont installé leurs camps militaires en cas de troubles intérieurs, et leurs magasins de riz en cas de famine. Ce sont ces retranchements qu'assaillirent, en 1810, les amiraux français : c'est sur leurs glacis que Francis Garnier tomba héroïquement : ce furent ces forteresses, en plaine et en montagne, qui ont illustré Courbet, Négrier et Dominé.

    (Dépêche Coloniale.) A. DE P.

    Sté Gle d'Imp. et d'Édit., I, rue la Bertauche. Sens 10. 30.

    1930/218-222
    218-222
    France
    1930
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